• 15 ans de Mémoire d'encrier, Rodney SAINT- ELOI

    15 ans de Mémoire d'encrier, Rodney SAINT- ELOILors de la soirée inaugurale de la Foire du Livre, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Rodney Saint Eloi. En 2015 déjà, j’avais assisté à une conférence qu’il animait sur le thème « Que sont les Premières Nations devenues ? » Ce touche-à-tout littéraire, tour à tour poète, écrivain, essayiste… académicien depuis 2015, né en Haïti et vivant au Québec est également le fondateur et le directeur de la maison d’édition Mémoire d’encrier.

    A travers cette maison d’édition, fondée en 2003, il rassemble, publie et fait connaitre des auteurs de diverses origines afin de leur permettre de porter leur voix plus loin. Particulièrement dynamique, il défend ses auteurs et propage avec ardeur leur authenticité quel que soit le genre littéraire qu’ils servent.

    En effet, Mémoire d’encrier publie à la fois des romans, des nouvelles, de la poésie, du théâtre, des essais et des chroniques. Son catalogue est riche des diverses cultures et imaginaires que défendent et véhiculent ses auteurs qu’ils soient québécois, amérindiens, antillais, africains ou autres. Une belle diversité culturelle dont peu de maisons d’édition peuvent se prévaloir.

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    Invitée au petit-déjeuner du dimanche matin organisé par Rodney St Eloi pour les quinze ans de Mémoire d’encrier, j’ai eu le privilège de rencontrer certains auteurs et de me rendre compte de la richesse que représente leur diversité. Je connaissais déjà Natasha Kanapé Fontaine dont j’ai lu « N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures ». J’ai fait la connaissance de Capitaine Alexandre, poète et slameur camerounais dont la poésie évoque l’amour et la révolte, la générosité et la quête de l’humain et de Felwine Sarr, écrivain et économiste sénégalais récompensé par de nombreux prix littéraires.

    Mais le travail de Rodney St Eloi ne se limite pas à dénicher, publier et promouvoir ses auteurs. Il est aussi engagé dans la diffusion des savoirs et de la culture de ses auteurs. Plusieurs fois, il les a accompagnés dans des écoles haïtiennes, africaines ou amérindiennes afin de mettre en lien les jeunes de ces communautés, leur littérature et les écrivains qui la font vivre. Une belle manière de propager leur culture et de jeter des ponts entre générations. Il propose également au Québec des ateliers, des conférences et des rendez-vous littéraires auxquels je participerais volontiers si je le pouvais.

    Pour le coup de projecteur qu’il lance sur ces littératures méconnues, il mérite d’être davantage connu en francophonie où le monopole de la littérature française a tendance à faire de l’ombre aux autres littératures francophones jugées, à tort, de seconde zone. Il serait bon de rompre cette ligne éditoriale et d’oser enfin la multiculturalité au cœur même de la francophonie. Histoire de rassembler littératures et humains, au-delà des mers, au-delà des clivages et des peurs.

    Bref, oser abandonner le repli sur soi et s’ouvrir à l’autre pour construire un monde neuf.

     

    Ouvrages Mémoire d'encrier déjà chroniqués :
    Saison de porcs, Gary Victor
    Un thé dans la toundra, Joséphine Bacon

     

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