• Montreuil à l'étoffe des héros.Cette année, le thème du Salon du livre jeunesse à Montreuil est « l’étoffe des héros ». Indémodables depuis l’Antiquité, les héros peuplent depuis toujours les livres appréciés des enfants. Doubles d’eux-mêmes, ils les entraînent dans un monde merveilleux, les font voyager par des chemins semés d’embûches que le héros franchit au péril de sa vie.

    D’Ulysse à Naruto, en passant par Robinson, Gulliver, Mowgli, Heidi, Alice, Peter Pan, Matilda, Ewilan… ils aident chaque génération d’enfants à devenir adultes et chaque adulte à retrouver les sensations de son enfance.

    Il y avait foule ce samedi au Salon, jeunes enfants, adolescents, adultes… chacun prenant plaisir à rencontrer ses héros, qu’ils soient de papier ou parents de ceux-ci. Quel plaisir de déambuler dans les allées et les stands, de feuilleter des albums, des livres, de les lire, de faire la file pour rencontrer un auteur ou un illustrateur, d’entamer la conversation avec d’autres lecteurs, d’autres passionnés, de rencontrer des amies blogueuses et des attachées de presse et d’échanger quelques mots…

    Montreuil a l'étoffe des héros.

    Le plaisir de ce salon est de retomber en enfance l’espace d’une journée ou d’un week-end, de retrouver des sensations, des émotions oubliées. Ce salon c’est une aventure qui nous sort du quotidien et rompt avec la routine. C’est en tout cas le dépaysement garanti.

    Je vous relaterai tout cela demain, en détails et en photos.

     

     

     

     

     

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    Foire du livre belge

    La 11e Foire du livre belge s’est tenue dernièrement à Uccle. Elle présentait l’essentiel des publications belges, tous genres confondus. Une quinzaine de maisons d’édition belges étaient aussi présentes sur les lieux, comme Ker Editions, Chloé des Lys, 180°, Le Lombard, Le Coudrier, L’Ecole des loisirs pour ne citer qu’elles. Pendant trois jours, 70 auteurs se sont prêtés au jeu de l’interview puis aux dédicaces avec beaucoup de sympathie.

    Si le côté intimiste de ce salon permettait de flâner à l’aise dans les allées et de discuter avec les auteurs présents, il est à regretter que la publicité n’ait guère dépassé la commune d’Uccle et les environs. Bon nombre de copines bruxelloises n’avaient même pas entendu parler de ce rendez-vous. Que dire des provinciaux ?! A l’heure où chaque lecteur compte pour les auteurs et les librairies, il est dommage (voire dommageable) de ne pas donner davantage de visibilité à une telle organisation.
    Foire du livre belge

    Je n’ai cependant pas boudé mon plaisir, prenant note de nombreuses références qui sont venues alourdir ma liste de souhaits et craquant pour quatre ouvrages, dont deux me furent dédicacés.
    Tout d’abord, un très beau livre, joliment illustré « Bruxelles, Art nouveau et Art déco », de quoi organiser quelques balades à la découverte des joyaux de l’architecture bruxelloise. Une collection, Bruxelles ma belle, que j’ai découverte et pour laquelle je craquerai encore certainement.
    Ensuite, "Petits récits à pâlir la nuit", un recueil de nouvelles fantastiques signées Alain Magerotte, un sympathique Bruxellois avec lequel j’ai échangé quelques mots. Il ne devrait pas rester longtemps sur ma table de chevet.
    Un roman de Françoise Pirart « Sur l’océan de nos âges » des éditions Luce Wilquin. J’avais beaucoup aimé son précédent roman « Sans nul espoir de vous revoir » et en l’écoutant parler avec beaucoup de tendresse du personnage principal de celui-ci, je n’ai pu résister.
    Enfin, un roman qui me tente depuis quelques temps et qui vient en plus de recevoir le prix « Saga café » à Liège, « Le géranium de Monsieur Jean » de Michel Torrekens. J’ai raté la dédicace mais je ne désespère pas de rencontrer un jour cet écrivain avec lequel j’ai déjà eu l’occasion d’échanger par mails.

    Vraiment, nous avons une belle production littéraire, diversifiée et de qualité. Il est regrettable qu’elle soit si méconnue et si peu mise à l’honneur. J’ai rarement regretté un achat et j’ai très souvent apprécié mes lectures belges. J’espère vous convaincre de tenter l’aventure vous aussi.

     

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  • J’ai croisé Marion très récemment sur la blogosphère et pour mieux faire connaissance, elle m’a taguée. Je réponds volontiers car je perçois que nous avons une même sensibilité sur plusieurs points. C’est l’occasion de le vérifier.

     

    Ma plus grande réussite :
    Sans aucune originalité, mon fils. Il est beau, gentil, intelligent (ne pas trop lui dire hein) et nous passons d’excellents moments ensemble. Il est bavard et drôle et pas un jour ne passe sans qu’on échange un fou rire.

    Mon livre préféré :
    Il y en a deux, je les ai souvent mentionnés. D’abord « Le livre de la jungle » de Kipling. Ce récit d’aventure initiatique est pour moi un chef d’œuvre. Selon moi, Kipling est le précurseur de la littérature jeunesse, au sens où on l’entend aujourd’hui. Ce livre trouve aussi un écho dans ma propre vie puisque j’ai été Raksha pendant 6 ans dans une meute de louveteaux adorables.
    Et puis « Autant en emporte le vent » de Margaret Mitchell. Un roman lu à l’adolescence et qui a été le roman qui m’a transportée, fait voyager, rêver… et donner envie d’en lire toujours plus.

    Le pays qui m’a marquée :
    Le Canada bien sûr. J’en parle tout le temps, je lis tous les romans québécois qui me tombent sous la main, je rêve d’y retourner, encore et encore… Une population chaleureuse et accueillante, une vraie gentillesse naturelle partout où je suis allée… et des paysages à couper le souffle.

    Mon rêve le plus fou :
    J’ai déjà réalisé les principaux, ceux qui me tenaient vraiment à cœur… Disons pouvoir passer une journée en tête à tête avec mes écrivains préférés et parler littérature.

    La naissance de mon blog :
    C’était il y a trois ans. A la demande de collègues, j’ai centralisé mes avis de lecture jeunesse. Puis j’ai eu l’idée de créer un blog que mes élèves pourraient consulter pour choisir leurs lectures. Je me suis prise au jeu, et je l’ai étoffé en y incluant mes lectures et mes rencontres littéraires.

    La personnalité que j’aimerais être :
    J’ai une grande admiration pour ceux qui ont fait bouger les choses à leur époque, secoué les consciences, défendu une cause. Surtout lorsqu’ils ont défendu des gens modestes ou opprimés. Ou que leur cause concernait l’éducation. J’aurais aimé être, dans le désordre : Léonie de Waha, Don Bosco, Florence Nightingale, Sœur Emmanuelle, Isabelle Gatti de Gamond, Rosa Parks, l’abbé Pierre… 
    J’aimerais faire de même, à mon petit niveau, sans être pour autant une personnalité.

    Le don que j’aimerais posséder :
    Le don d’ubiquité. Il y a trop de choses à voir, de personnes à rencontrer, de livres à lire, de pays à visiter… et si peu de temps dans une journée.

    Le plus gros défaut de l’homme qui partage ma vie :

    Il n’a aucun ordre. Cela en est désespérant.

    Light ou pas light ? Bio ou pas bio ?
    Light. Et le plus naturel possible sans être forcément bio.

    La it de mon armoire :Tag Liebster Award
    Mes ensembles de la marque Héméra, une marque régionale, originale et dans laquelle je me sens bien.

    Combien de temps passé devant mon écran :
    Trop ! Je me dis chaque fois que je vais ouvrir juste vingt minutes, le temps de lire mes mails et puis je suis entraînée sur les blogs des copines, interpellée par des discussions sur FB… Je suis faible.


    Voilà. J'espère que j'aurais répondu à la curiosité de Marion et à la vôtre.
    Puisqu'il faut taguer à mon tour, je choisirais, pour mieux les connaître moi aussi :

    Eimelle
    La fée
    Krol
    MamzelleMelo


     

     

     

     

     

     

     

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    Swap du Nouvel-An chez Hérisson

    Cette année encore, je me suis inscrite au swap de Hérisson. Je le ferai avec Sophie, ma copine blogueuse belge.
    Pour ce Swap sur le thème du nouvel an, le colis devra contenir : 

      • 2 livres
        ~ 1 coup de coeur 2013 (de 2013 ou lu en 2013)
        ~ 1 livre autour du temps (selon les préférences de votre swappé : Science Fiction, Historique…) 
         
      • calendrier ou un agenda pour 2014 
      • 1 idée de bonne résolution (sous forme de carte, carnet, objet, livre… fait main ou non, à vous de voir!)  
        gourmandise (parce qu’un colis sans gourmandise… n’est pas un colis!)

    Les inscriptions ont lieu jusqu’au 20 novembre.

     Les colis seront envoyés entre le 14 et le 27 décembre. Déballage le 5 janvier. J’ai hâte !

     

     

     

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  • Ces derniers jours, je me suis posé la question de savoir si on pouvait tout écrire et si la liberté d’expression était prépondérante à la turpitude, l’illégalité, l’amoralité. Et de réfléchir au bien fondé de certains ouvrages.
    En cette période de prix littéraires, même si en Belgique, cela n’a pas fait la une, cela n’a pas échappé aux blogueurs que Gabriel Matzneff avait reçu le Renaudot essai pour son livre « Séraphin, c’est la fin ! ». Délivré en même temps que le Renaudot à Yann Moix et le Goncourt à Lemaitre, il aurait pu passer inaperçu. Mais voilà, Matzneff n’est pas n’importe qui. C’est un provocateur, pédophile notoire, qui, à 76 ans, a une longue bibliographie derrière lui. Nombre de ses ouvrages s’inspirent de sa vie amoureuse. Mais il a aussi écrit des ouvrages politiques intéressants comme « Le carnet arabe » réédité plusieurs fois.

    Il y a quelques jours, ayant dit ce que je pensais de cette récompense sur Facebook, je me suis fait incendier par un quidam qui me reprochait l’amalgame. Et de me dire qu’on peut aimer l’écriture de Céline et pas ses propos ou adorer « Lolita » de Nabokov sans être pédophile. Soit. Si je ne conteste pas les qualités littéraires de cet homme, je m’interroge sur l’opportunité de couronner CE livre.

    Je trouve cela assez déprimant et révélateur de notre société. Pour diverses mauvaises raisons, nous défendons des valeurs à géométrie variable. Et ceux qui applaudissent ce prix aujourd’hui auraient très bien pu, hier, requérir la peine de mort pour Dutroux ou Fourniret. Il y a le mal absolu, celui que l’on a vite fait d’identifier, et puis le reste, qui, au nom de l’art, échappe à toute critique. Est-on au-dessus des lois dès qu’on a un tant soit peu de talent ?
    Un enfant reste un enfant et nous, adultes, nous devons de le protéger, génie artistique ou pas. Et, comme le disait Denise Bombardier dans une émission de Bernard Pivot où était invité Matzneff, « la littérature ne doit pas servir d’alibi » On ne peut pas traiter de pervers un vieux monsieur qui attire un enfant avec des bonbons et juste de sulfureux un "artiste" qui l’attire avec sa réputation !
    Ce milieu intellectuel parisien qui s’auto-félicite, se congratule, et légitime le pire sous prétexte du génie n’a-t-il jamais honte ? Ces cultureux et ces « intellectuels » qui se croient d’essence supérieure en acceptant l’innommable.
    Que Matzneff fasse de la pédophilie un idéal de vie est déjà choquant en soi mais que d’autres l’élèvent au rang d’idéologie ou d’art est abominable.

    Gabriel Matzneff se qualifie lui-même d’amant des enfants, païen imprégné d’orthodoxie et esprit libre qui n’irriterait que les sots. Et bien, c’est pour moi un honneur d’être sot.

     

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    Prix littéraires : on aime, un peu, beaucoup, pas du tout...Novembre est, par tradition, le mois des prix littéraires. Les plus prestigieux des 2000 prix littéraires décernés chaque année en France (moins de 10 en Belgique) sont dévoilés ces jours-ci.

    Le Goncourt 2013, si vous l’ignorez encore, a été décerné à Pierre Lemaitre pour son roman « Au revoir là-haut », une fresque romanesque enlevée et captivante mettant en scène des rescapés de la Grande Guerre. Trop populaire pour les uns, il fait pourtant l’unanimité –ou presque- parmi les lecteurs et blogueurs qui l’ont lu dès sa sortie.
    Quant au Renaudot, attribué à Yann Moix, pour « Naissance », je n’en parlerai pas car je n’ai pu le lire jusqu’au bout, me décourageant après une cinquantaine de pages seulement.

    Me réjouissant hier de ce que le Goncourt revienne à Pierre Lemaitre, auteur que je lis depuis plusieurs années, quelle ne fut pas ma surprise de me rendre compte que certaines personnes autour de moi n’avaient jamais lu cet auteur mais n’avaient pas non plus entendu parler des sélections des différents prix de la rentrée. Si d’aucun pensent que les prix littéraires sont inutiles, désuets voire dépassés, je me dis qu’ils ont au moins le mérite de mettre en lumière des ouvrages et des auteurs, de faire parler de littérature et de faire acheter des livres ! Je ne serais pas étonnée d’entendre ces mêmes personnes, dans les semaines à venir, me dire qu’elles ont acheté « Au revoir là-haut » et même qu’elles l’ont lu !!
    Bien sûr, ces prix ont manqué et manquent de transparence. Pour qui vote-on en fait ? Un auteur ? Un roman ? Un éditeur ? Michel Tournier n’a-t-il pas parlé de « corruption sentimentale » entre les jurés et les maisons d’édition ? Et même si aujourd’hui Pierre Assouline prétend que ce n’est plus le cas et que l’on vote pour une œuvre, on peut, au vu des couronnés ces dernières années, se poser la question.

    Pour Sylvie Ducas, auteure de « La littérature à quel(s) prix ? » qui vient de sortir, « les prix littéraires sont le reflet de notre époque, qui tend à désacraliser l’écrivain et la littérature ». En effet, alors que le Goncourt a été crée par un écrivain qui y a consacré sa fortune afin de mettre à l’abri du besoin l’écrivain primé, choisi parmi une sélection comme étant le meilleur, on n’assiste plus aujourd’hui à une recherche de l’excellence mais «à une logique marchande et éditoriale qui rétrécit le pouvoir de l’écrivain devenu un produit marketing comme un autre. » Et donc aussi de la littérature dont la fonction sociale s’appauvrit.

    Alors utiles ou pas les prix littéraires ?

     

     

     

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  •  L'Art de LivreCe week-end se tenait le 2e Salon l’Art de Livre de Blegny, un salon dédié… aux livres, à leurs auteurs, éditeurs, illustrateurs, relieurs et amoureux des livres. Pour l’occasion, une centaine d’auteurs étaient réunis.

     

    Organisé par Henri Collignon, lui-même auteur du thriller « Retournements », ce salon a pour but principal de faire connaitre les jeunes auteurs à un public de lecteurs curieux et indépendants, capables de prendre le risque de la découverte. Une occasion de rencontrer les écrivains et de discuter avec eux de leurs idées, de leurs personnages ou de leurs rêves. Mais aussi des difficultés – pour un auteur débutant- de percer dans le monde littéraire et sur un marché déjà saturé, notamment par une abondante publication française qui dévore les parts de marché en Belgique, laissant peu de place aux auteurs autochtones.

      

    Tous les métiers du livre y étaient également représentés, jusqu’aux fabricants de bibliothèques. Heureuse idée car les vrais amateurs sont toujours en recherche de rangements.

     

    Un salon qui, pour sa deuxième édition, a doublé l’espace de rencontre. Un chouette but de promenade pour ce dimanche automnal.

     

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