• Albert sur la banquette arrière, Homer HICKAM

    Albert sur la banquette arrière, Homer HICKAMC’est l’histoire d’un couple où l’un aime et l’autre pas. 
    C’est l’histoire de Homer, honnête mineur de Virginie, d’Elsie, sa jeune épouse aux rêves déçus, et d’Albert. 
    Mais qui est donc Albert ?
    Un alligator. Un cadeau de mariage qu’Elsie a reçu du grand amour de sa vie quand elle s’est résignée à épouser Homer. Une petite bête facétieuse et un peu cruelle,  qui s’interpose sans cesse entre elle et son mari.  
    Que fait Albert sur la banquette arrière ?
    On le ramène chez lui. Exaspéré par les tours féroces que lui joue l’alligator, Homer pose un ultimatum à Elsie : c’est Albert ou lui…

    Mon avis :

    Cet étrange récit n’est pas sans rappeler l’histoire du fakir dans l’armoire Ikea. Ce road trip burlesque aux nombreux rebondissements s’inspire de l’histoire des parents de l’auteur. L’histoire d’un couple de Virginie en route vers la Floride pour rendre la liberté à un alligator.

    Volontairement naïf et loufoque, ce récit mêle souvenirs de famille, faits réels, histoires rapportées et fiction. On le sait dès le départ ; on s’attend donc à ce qu’il soit surréaliste. Et de ce côté-là, on n’est pas déçu. Si le loufoque n’est pas votre tasse de thé, passez votre chemin. Si vous pouvez aller au-delà, vous prendrez plaisir à cette lecture atypique où il se passe toujours quelque chose.

    L’auteur aurait pu cependant limiter les rebondissements et approfondir certaines situations. Mais malgré tout, j’ai apprécié cette histoire fluide, cocasse, parfaite pour une lecture d’été.

    Au-delà du récit de voyage, il y a l’histoire de ce couple qui se découvre peu à peu, au fil des kilomètres. La relation tendue au début se relâche, chaque situation nouvelle révélant un aspect inattendu de la personnalité de l’autre. Sortis du quotidien, ils semblent laisser leur vraie nature affleurer.

    Le cadre spatio-temporel est également intéressant. Nous sommes aux Etats-Unis, dans les années trente, la Grande Dépression fait rage. Les mineurs travaillent dur pour un salaire de misère, les usines font faillite car la population n’a pas les moyens d’acheter plus que le strict nécessaire -un quart de la population active est au chômage. Dans ce climat de crise, les premiers syndicats se mettent en place et certains Américains tentent de s’enrichir avec la contrebande d’alcool. Ce petit côté roman noir est ce que j’ai le plus apprécié.

    Une fable sur l’amour conjugal, les obstacles de la vie, l’espérance, le tout dans un style léger empreint d’une fantaisie bienvenue en ces temps moroses.

    Merci à Masse critique de Babelio et aux éditions Mosaïc pour cet envoi.

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 5 Août 2016 à 11:50
    Anne (desmotsetdesno

    Mouais... je ne pense pas être cliente de ce genre de livre...

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