• Comment devenir écricain quand on vient de la grande plouquerie internationale ? Caryl FEREY

    Comment devenir écricain quand on vient de la grande plouquerie internationale ? Caryl FEREYComment devenir écrivain quand on habite Montfort-sur-Meu et qu’on excelle exclusivement dans les batailles de crachats ? Depuis les après-midi avec mémé Marthe qui lui racontait des histoires, jusqu’à Gallimard, il y aura quelques marches à gravir, des déboires et des détours, il y aura les petits boulots, les voyages au bout du monde, le RMI, les potes, les éditeurs qui promettent et ne tiennent pas, et puis la bonne étoile. La bonne étoile d’un écrivain hors normes, doté d’une détermination et d’un humour à toute épreuve. 

    Mon avis :

    J’ai acheté ce récit afin de découvrir Caryl Férey dont tout le monde parle depuis le succès de Zulu et Mapuche, que je n’ai pas lus. Le titre m’a amusée et je m’attendais à un récit humoristique. Il est assez déjanté, en effet. Notamment la première partie.

    Le livre se compose de deux parties. Dans « L’âge de pierre » l’auteur nous raconte son enfance et son adolescence et ses rapports avec son frère, d’un an son ainé. J’ai failli arrêter ma lecture après le premier chapitre : onze pages et une seule phrase ! Que de lourdeur ! Je me suis accrochée, découvrant ses rapports conflictuels avec son frère, les colères de ce dernier et leurs oppositions multiples. Bref, ce qui l’a aidé à construire sa personnalité, à façonner son caractère entier et résolu. Mais cela m’a paru redondant et terriblement long.

    Dans « L’âge de fer », il aborde enfin l’apprentissage de l’écriture au lycée -que j’ai trouvé désopilant. Fort de ses expériences professionnelles multiples, de ses voyages et de ses relations dans divers milieux, il avait une source d’inspirations variées à sa disposition. Il évoque ensuite son parcours du combattant pour trouver une maison d’édition. On y découvre les dessous peu nets des pratiques d’éditeurs parisiens et les aléas de la vie d’un auteur en mal de reconnaissance. En passant, il rend hommage à mémé Marthe qui lui a donné le goût de la lecture et des belles histoires, à ses amis… le tout avec un humour truculent. J’ai adoré cette seconde partie que j’ai lue d’une traite.

    Au vu de ce que j’ai lu à propos des romans de Caryl Férey, ce récit n’est pas représentatif de ses écrits mais il donne à connaitre l’auteur. Bouleversé par la lecture d’Ellroy, charmé par Djian puis Fante, il semble que l’élève s’approche des maîtres. Cette biographie avant l’heure (il n’a que 46 ans) me donne très envie de faire la connaissance de l’écrivain.

     

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