• Grand Procès du Festival du Film Policier de Liège : Violette Nozière

     

    Grand Procès du Festival du Film Policier de Liège : Violette Nozière

    Les faits :

    En 1933, Violette a 18 ans. Son père, Baptiste Nozière, est mécanicien dans les chemins de fer. Avec sa mère, Germaine, son père et elle, ils vivent dans un minuscule appartement. Ses parents, de condition modeste, rêvent pour Violette d’une existence autrement plus brillante que la leur. La fille, étouffée par cette atmosphère petite-bourgeoise, s’enfuit la nuit, fréquente des étudiants. Elle ne tarde pas à contracter la syphilis. C’est le scandale. Violette est exaspérée par l’attitude lâche de ses parents. Elle tente une première fois de les empoisonner.

    Mais Violette tombe amoureuse d’un garçon médiocre, Jean Dabin, qui rapidement profite d’elle. La fille vole les économies de ses parents. Sa famille lui est de plus en plus insupportable. Violette empoisonne Baptiste et Germaine qui, elle, est sauvée. Sa fille indigne est arrêtée. Le procès mobilise la presse et l’opinion.

    Violette déclare qu’elle ne désirait pas la mort de sa mère mais celle de son père parce que ce dernier aurait abusé de sa vertu. Germaine accuse néanmoins sa fille d’une double tentative de meurtre.

    Grand Procès du Festival du Film Policier de Liège : Violette NozièreGrand Procès du Festival du Film Policier de Liège : Violette Nozière

     

    Le procès :

    Dans le cadre du Festival du Film Policier de Liège, ce grand procès qui défraya la chronique il y a 82 ans a été reconstitué ce week-end à la Cour d’Assises de Liège, transposé à notre époque avec des professionnels du barreau et de la magistrature.
    Relu et réécrit par Maître Franchimont, ce célèbre procès a rassemblé outre ce dernier, dans le rôle de l’avocat de la partie civile : Madame Germaine Nozière, Maitre Moureau, avocat de Violette, Maitre Lejeune, avocat général, le juge Warnon et d’autres magistrats, médecin légiste et policiers, dans leur propre rôle.

    Pendant 2h30, nous avons écouté l’histoire de Violette, ses réponses aux questions du président de la Cour d’Assises, assisté aux témoignages des témoins puis aux plaidoyers et réquisitoires des magistrats.
    Pendant que le jury, choisi parmi les spectateurs, (composé d’un quart d’hommes seulement alors qu’en 1934 il ne comptait aucune femme) se retirait pour délibérer, Maitres Lejeune, Moureau et Franchimont ont répondu à nos questions sur l’histoire de Violette Nozière et sur la Cour d’ Assises d’aujourd’hui. Des échanges, francs, clairs et sans langue de bois. Merci à eux.

    Alors qu’en réalité, Violette a été condamnée à mort en 1934 à Paris avant que le président de la République, Albert Lebrun, ne commue la peine en travaux forcés à perpétuité puis que le maréchal Pétain ne la réduise à 12 ans, le jury de Liège en 2016 l’a reconnue coupable de meurtre sur la personne de son père et de tentative de meurtre sur celle de sa mère. Mais au vu des circonstances, jugées comme atténuantes, il l’a condamnée à 15 ans de prison ferme.

    Les années précédentes, j’ai malheureusement raté le procès de Dominici et celui de Ranucci, je suis ravie d’avoir pu assister à celui-ci.

    Un excellent moment, une organisation parfaite et des magistrats très à l’aise dans la peau de comédiens.

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 24 Avril 2016 à 11:23

    Super idée et réalisation

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