• L'Etoile de l'Est, Christophe COLLINS

    Romans policiersPar un froid matin d’automne, le corps d’une inconnue est retrouvé dans les brumes d’un parc liégeois, au pied de la Citadelle. Crime crapuleux ? Œuvre d’un fou ? Ou Grand Œuvre du premier serial-killer de la Cité ardente ? Lancé sur les traces d’un assassin retors, le commissaire Sam Chappelle (oui avec deux «p») plonge tête la première dans les embrouilles: proxénétisme, violence, double jeu, sensualité et... rituels symboliques. L’ombre de la franc-maçonnerie plane sur l’enquête. Le Frère Chappelle pourra-t-il faire la part des choses ? Devra-t-il choisir entre justice et fraternité ?

     

    Mon avis :

     

    Ce premier polar de Christophe Collins, un auteur liégeois, est très agréable à lire. L’intrigue est soutenue par une écriture vive et un rythme cadencé ; le propos est original et le personnage du commissaire Chappelle bien campé.

    Débutée dans le milieu de la prostitution, des maisons closes et des Clubs Privés, l’enquête nous emmène assez vite dans celui de la Franc Maçonnerie. Tout comme le héros de Giacometti et Ravenne, le commissaire Marcas, Chappelle est franc-maçon et son attention est très vite attirée par des traces spécifiques trouvées sur le cadavre d’une jeune femme sauvagement poignardée. Il n’aura de cesse de comprendre le sens de cette mise en scène. Hasard ou volonté de nuire à l’Ordre ?

    Sans trop en dévoiler sur la Franc Maçonnerie, l’auteur tente de démythifier malgré tout une société secrète qui a, de tout temps, fait couler beaucoup d’encre. Il semble ici vouloir remettre l’église au milieu du village et couper les ailes à certaines idées préconçues.

     

    Comme le montre explicitement la couverture, le récit se passe à Liège et, pour ceux qui connaissent la ville, il est très plaisant de se glisser dans un décor familier. Par contre, pour ces mêmes lecteurs, les nombreuses descriptions explicatives destinées aux non initiés, sont lourdes et à mon sens superflues. De même, quand Lambert, un crétin fini, lance au commissaire :

    Tu feras moins le malin quand j’aurai mis la petite frappe responsable de tout ce merdier derrière les barreaux… et qu’il n’aura pas l’air d’Archibald Kelter !

    est-il nécessaire de préciser qu’il s’agissait d’Hannibal Lecter ? Sinon par crainte que le lecteur ne soit trop crétin, lui aussi, pour l’avoir compris tout seul ?

     

    Ce roman est le premier d’une série et franchement, il est très bon. Je l’aurais sans doute trouvé excellent si ce n’était ces petits détails qui gâchent un peu le plaisir. Mais c’est un avis tout à fait subjectif !

     

     

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  • Commentaires

    1
    kastor
    Mardi 19 Avril 2011 à 18:18

    Je ne connais pas bien Liège, mais j'ai aussi été gêné par les innombrables détails explicatifs que l'auteur ajoute dès qu'il cite un lieu. Ce n'est pas utile. On ne retrouve ça dans aucun autre polar qu'il se passe à Oslo, San Francisco ou Paris. C'était inutile. A moins qu'il ne soit sponsorisé par l'Office du Tourisme...

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