• La Grande-Duchesse de Gérolstein, Jacques OFFENBACH

    La Grande-Duchesse de Gérolstein, Jacques OFFENBACH Opérette en 3 actes d’Offenbach, de 1867, « La Grande-Duchesse de Gérolstein » a été crée par la cantatrice Hortense Schneider pour l’Exposition Universelle.
    Fritz, un jeune et beau soldat peu enclin à partir se battre car il est amoureux, est remarqué par la Grande-Duchesse qui « aime les militaires ». Charmée, elle le nomme capitaine provoquant du même coup la jalousie de ses supérieurs et celle du prince Paul, héritier d’un pays voisin. Ce dernier est la risée de tous car son mariage avec la Grande-Duchesse est sans cesse reporté par celle-ci. Ils vont donc mettre au point une vengeance.

     

    Mon avis :

    Première œuvre théâtrale que je chronique dans le cadre du challenge d'Eimelle, elle s'inscrit aussi dans celui d'Anne, des notes et des mots.

    Stefano Mazzonis di Pralafera a été engagé pour mettre en scène cette opérette, spectacle des fêtes en cette fin d’année. Mais comment faire rire de la guerre aujourd’hui de la même façon dont on s’en moquait alors ? A la fin du Second Empire, c’était normal de se moquer de la guerre et des grands de l’époque. Le pastiche était alors prisé de tous. 

    Sur la suggestion de Maria Delogu, musicologue, il transpose l’histoire dans une émission de téléréalité de type « Master Chef ». Et la terminologie de la guerre est ainsi adaptée à celle d’un grand restaurant. Les combats deviennent des compétitions entre cuisiniers et l’armée une brigade de cuisine. Le champ de bataille, quant à lui, est devenu : « La Guerre des chefs ».
    Dans cette version moderne, seul le contexte est modifié. Le reste de l’histoire reste conforme à celle d’Offenbach, que j’avais déjà vue il y a une vingtaine d’années. La Grande-Duchesse est toujours aussi insupportable, frivole et autoritaire, pleine de contradictions. Fritz est un jeune naïf qui ne comprend rien à ce qui lui arrive. Le chef Boum est la caricature des grands chefs…
    L’esprit de fête, l’amusement sont également maintenus, notamment grâce aux ballets de l’ORW et les changements à vue des décors.

    Pourtant, je n'ai pas été séduite par cette originalité. Certains chants ont été modifiés pour coller au sujet, d'autres, comme l'air principal "J'aime les militaires" ont été gardés et perdent alors toute pertinence. Offenbach en soi est déjà gai, virevoltant, énergique, parfois même trop, inutile d'en ajouter encore. Vraiment, je ne comprends pas ce besoin de moderniser à tout prix des œuvres du XIXe que le public apprécie telles quelles. J'avais déjà regretté il y a une dizaine d'années que l'on transpose "La vie parisienne" dans les années 60, lors du salon de Paris. Cela rend-il une œuvre plus attrayante, plus compréhensible de la moderniser ? Je trouve plutôt que ça la dénature.
    Heureusement, les artistes ont des voix magnifiques à l’instar de Patricia Fernandez (la Grande-Duchesse), Sophie Junker (Wanda, la fiancée de Fritz) ou Lionel Lhote (Boum). Ils m'ont permis de passer un bon moment.


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  • Commentaires

    1
    Mercredi 8 Janvier 2014 à 20:48
    eimelle

    j'ai souvent du mal aussi avec les transpositions... Je garde un excellent souvenir d'une version "classique" de cette opérette vue il y a... un certain temps.... des rires...!

    2
    Mercredi 8 Janvier 2014 à 21:17
    Anne (desmotsetdesno

    Je préférerais voir aussi la version "normale" ! J'en entends souvent des extraits à la radio j'aimerais entendre et voir l'ensemble.

    3
    Amarylli
    Jeudi 9 Janvier 2014 à 09:32

    J'aime bien les opérettes. Une de mes préférées est "La Belle Hélène".
    Comme vous, j'apprécie peu la modernisation des œuvres.

    4
    Mercredi 12 Février 2014 à 14:11
    sous les galets

    en général, je suis plutôt preneuse des oeuvres modernisées (en théâtre hein, parce qu'en opéra/opérette je suis inculte), mais quand c'est raté , ça l'est complètement...

    5
    Mercredi 12 Février 2014 à 16:41

    Ce n'était pas raté ici, mais cela n'avait, selon moi, aucune pertinence. Même si la guerre ne prête pas à rire de nos jours, on ne doit pas prendre l'opérette au pied de la lettre ( le second degré, c'est bien aussi) et donc on aurait dû garder le propos de base.

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