• La Misère des laissés-pour-compte, Maxime HOUTE

    La Misère des laissés-pour-compte, Maxime HOUTEQuand le téléphone sonne aux alentours de minuit, ce sont rarement de bonnes nouvelles...
    De fait, Fernand Dubois, un des indics de Coveleski, se dit suivi par deux individus louches et il craint pour sa vie. Stan file donc au Nite Cap, où ils ont convenu de se retrouver, mais Dubois y brille par son absence, contrairement aux deux individus !
    L'échange de questions sans réponse qui s'ensuit - Où est Dubois ? Où est la marchandise ? - se termine par un passage à tabac... du moins pour le détective. Heureusement, Stan a quelqu'un pour panser ses blessures : Paméla, la veuve du docteur Du Sablon, rencontrée alors qu'il enquêtait sur l'assassinat de son mari.

    Mon avis :

    Après les récits contemporains de Martin Michaud ou Richard Ste Marie, je me suis plongée dans ce polar des années 50. Je ne connaissais pas Maxime Houde ; il m’a été conseillé à la FLB. Une occasion d’étoffer mes découvertes d’auteurs québécois.

    L’enquêteur est un privé dans la veine de Philip Marlowe : bagarreur, fripé, un art consommé de se mettre dans les ennuis mais alcoolique repenti et moins cynique. Intègre, détestant la corruption et la brutalité de certains flics, il est réglo et sait se montrer reconnaissant. Stan Coveleski a de la classe.

    Alors qu’il enquête sur la disparition de son indic principal, ayant visiblement voulu arnaquer la pègre, Stan est chargé d’une autre enquête par Viateur Cormier, le père de son amie Paméla. Celui-ci souhaite qu’il travaille en toute discrétion, loin de la police de Montréal. Il faut dire qu’elle a la réputation de tremper dans des histoires pas très nettes et que deux de ses inspecteurs sont particulièrement brutaux et bornés. Il lui est demandé de retrouver des documents volés dans le coffre de l’entreprise de Cormier. Deux affaires en apparence anodines.
    Entre chasse aux indices et fuite en avant pour éviter flics et voyous, Coveleski aura fort à faire pour résoudre ces deux énigmes tout en sauvant sa peau.

    Ce roman est le septième mettant en scène ce privé cool et efficace. Une descente dans le Montréal paupérisé de l’après guerre qui change un peu.

    J’ai bien aimé cette histoire bien ficelée, aux péripéties nombreuses tout en faux semblants. Le personnage de Coveleski est attachant en héros inattendu et intègre évoluant au cœur d’un milieu interlope. De plus, ce qui ne gâche rien, il a de l’humour.

    Maxime Houde écrit bien, avec rythme, et dans une langue truculente qui permet de souffler quelque peu au cœur de l’intensité dramatique de son récit. Le tout se dévore en quelques heures.

    Une belle découverte, en ce qui concerne l’auteur et le personnage principal.

    A lire !

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 27 Février 2016 à 08:04

    Prévois-tu des vacances au Canada? 

      • Samedi 27 Février 2016 à 09:52

        C'est toujours en projet. J'y suis déjà allée quatre fois. J'aimerais y retourner dans deux ans. Tout dépend des finances et des imprévus.

    2
    Lundi 29 Février 2016 à 12:06
    Alex-Mot-à-Mots

    Une découvert qui a l'air fort sympathique.

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