• La toute première fois, Cameron LUND

    La toute première fois, Cameron LUNDKeely vient d’avoir 18 ans et elle est la seule de ses amies à ne jamais “l’avoir fait”. Quand elle rencontre Dean, elle en a envie mais a terriblement peur de paraître inexpérimentée. Un plan presque parfait prend alors forme dans sa tête : demander à son meilleur ami, Andrew, d’être sa toute première fois et de lui apprendre les règles du jeu. Mais c’est bien connu : en amour, il n’y a pas de règles qui tiennent… 

     

    Mon avis :

     

    Bien installée à l’ombre du noyer, j’ai dévoré ce roman en une journée.

    Quand les éditions Michel Lafon ont proposé ce partenariat, je me suis dit que cela pourrait plaire à mes élèves. Ce n’est pas un roman que j’étudierais en classe mais le citer et en parler oui, certainement.

     

    Sur un ton qui sonne juste du début à la fin, l’auteure nous raconte la vie et les pensées d’une bande d’étudiants de terminale. C’est leur dernière année de lycée, ils ont des rêves plein la tête, des espoirs et des préoccupations semblables à celles de tous les lycéens du monde : l’amitié, l’amour, la jalousie, le job d’été, le (ou la) cavalier pour le bal de promo et la tenue idéale... Dit comme ça, cela peut paraître superficiel mais derrière cette légèreté, il y a des réflexions intéressantes sur ces thèmes et sur… le sexe. Car c’est bien de cela qu’il s’agit ici. Le titre est très explicite. Quand, comment, avec qui… ? Toutes ces inquiétudes que chacun a connues une fois dans sa vie au moins.

     

    Keely et Andrew sont très liés depuis la maternelle, comme deux frères et sœurs. Et cela permet à l’auteure d’aborder les avis des deux sexes car ils en parlent librement, Keely étant en plus acceptée dans la bande des garçons par son statut de « presque jumelle » d’Andrew.

    Sans forcer le trait, sans juger, elle présente les avis des uns et des autres sur l’autre sexe, sur les « convenances » sur ce qu’on doit faire et ne pas faire, sur la pression sociale qui diffère suivant le groupe auquel on appartient… Et c’est très intéressant. Intéressant car cela permet de se rendre compte qu’en fait, rien ne repose sur des faits mais plutôt sur des impressions, le diktat des apparences et surtout sur l’incompréhension qui existe bel et bien entre filles et garçons justement en raison de ces « normes » qui ne forment qu’un carcan dont il est bien difficile de s’affranchir.

     

    Construit comme un scénario qui enchaînerait des scènes courtes, le roman a un rythme soutenu et dynamique qui permet de tourner les pages sans s’en rendre compte. J’ai avalé ces 400 pages en quelques heures et y ai pris du plaisir même s’il y a bien longtemps que mes dix-huit ans sont révolus. Je me permets de citer la traductrice Anne Souillac qui est aussi pour beaucoup dans le plaisir de lecture.

    Un roman qui rassurera certains jeunes lecteurs, fera sourire d’autres et permettra à tous de passer un moment agréable cet été.

    Merci aux éditions Michel Lafon pour cet envoi.

     

     


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  • Commentaires

    1
    Samedi 27 Juin à 20:44

    La littérature jeunesse a bien changé, elle est beaucoup plus proche de ce que vivent les jeunes maintenant. 

    Bon dimanche à toi. 

      • Samedi 27 Juin à 23:00

        Oui c'est tellement vrai. J'adorais la collection Travelling mais tous les romans portaient sur des sujets adultes.

    2
    Lundi 29 Juin à 21:41
    gambadou

    Trop 'sex" pour des collégiens je pense, non ?

      • Mardi 30 Juin à 00:27

        Pour des 3e, ce serait bon. On en parle indirectement, ce n'est pas explicite ni cru.

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