• Le voyage de l'éléphant, José SARAMAGO

    Le voyage de l'éléphant, José SARAMAGOEn 1551, le roi du Portugal Jean III offre à l'archiduc Maximilien d'Autriche, neveu de Charles Quint, un éléphant d'Asie, Salomon, qui vit depuis deux ans à Belém avec son cornac Subhro. De Lisbonne à la capitale autrichienne, en passant par les plateaux de la Castille, la Méditerranée, Gênes et la route des Alpes, Salomon, objet d'absurdes stratégies, traverse l'Europe au gré des caprices royaux, des querelles militaires et des intérêts ecclésiastiques, soulevant sur son passage l'enthousiasme de villageois émerveillés.

     

    Mon avis :

     

    Ce court récit avait tout pour me plaire. Une histoire originale basée sur des faits historiques, une écriture poétique et alerte, un sujet prétexte à dénoncer l’hypocrisie des relations humaines, hyper hiérarchisées… Cette fable fait de l’éléphant Salomon offert à l’archiduc d’Autriche par le roi du Portugal Joao III, le témoin des travers des grands de ce monde, des bassesses de certains et des manipulations en cascade. L’histoire se passe au 16e siècle mais pourrait très bien avoir lieu de nos jours avec peu d’aménagement.

      

    Alors pourquoi ne suis-je pas plus emballée ? Parce que la typographie de l'ouvrage est abominable !  Quelle est la volonté de l'auteur ? Je l’ignore. Mais il m’a été difficile de lire jusqu’au bout deux cents pages de texte continu, sans paragraphe au sein des chapitres, où la ponctuation fantaisiste place des virgules entre les phrases et où la mise en page ne distingue pas dialogue et récit. Sans parler des majuscules inexistantes quel que soit le nom propre utilisé.

    Certains trouveront peut-être cette raison futile, qu’ils essaient ! L’œil est gêné, la lecture malaisée et le plaisir de lire se dilue dans des efforts constants pour comprendre le sens des phrases courant parfois sur une dizaine de lignes.

    Si une belle écriture ne fait pas un bon livre, une excellente histoire est également desservie par une forme imparfaite.

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 21 Septembre 2011 à 14:42

    Si la grammaire est bafouée, alors, ce n'est pas pour moi. Voilà l'utilité des billets de lecture. Je suis averti et ne me laisserai pas prendre. Je sais que je ne supporterais pas!

    2
    basque
    Mercredi 21 Septembre 2011 à 15:44

    Cet auteur a pourtant reçu le Prix Nobel ! Vous critiquez un grand écrivain !!!

    3
    Mercredi 21 Septembre 2011 à 15:50

    Peut-être. Mais je n'ai pas aimé son style. Notez qu'Houllebecq a bien reçu le Prix Goncourt !! Cela en fait-il un grand écrivain ?

    4
    Jacqueline H
    Mercredi 21 Septembre 2011 à 22:30

    Un billet qui ne me donne pas envie de lire ce roman. Je suis allée "jeter un oeil" sur google et le style d'écriture qui te déplaît est, en effet, caractéristique des romans de cet auteur.

    Je cite : Saramago décrit avec ironie « la syntaxe chaotique, l'absence de point final, l'élimination obsessive des paragraphes, l'emploi erratique des virgules et, péché sans rémission, l'abolition intentionnelle et diabolique de la lettre majuscule » qui caractérisent son écriture.  La(les) raison(s) de ce style ???

    @ basque : pourquoi un auteur ayant reçu un "Prix" .... même le Nobel ... ne pourrait-il pas être critiqué ? Comme le dit, avec justesse, Jacques Salomé : "Un livre a toujours deux auteurs : celui qui l'écrit et celui qui le lit."


    5
    Jeudi 22 Septembre 2011 à 10:02

    Merci Jacqueline pour ces précisions. Je ne nie pas qu'il est sans doute un grand écrivain. L'histoire en elle-même m'a plu. Mais l'effort fourni pour lire un texte kilométrique à la ponctuation aléatoire est beaucoup trop important pour que j'y trouve du plaisir. Sans doute un défaut professionnel. Mais ça ne passe pas.

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