• LLe Belge, Jusqu'à preuve du contraire... Kosma & Lecreniere Belge est belge. Soit.
    Mais qui se cache derrière le Belge ? Difficile à dire. Le Belge, c’est lui.
    Mais n’est-il pas aussi un peu chacun de nous ? En chaque Belge réside une part du Belge. Et comme le Belge n’est pas toujours belge, on peut penser que le Belge est un être universel. Ou presque.

    Mon avis :

    Tout commence par un discours royal qui nous parle des Belges et de leurs diversités. -Quoi de plus normal vu que la monarchie est probablement l’ultime trait d’union du pays (avec bien sûr, les Diables Rouges)- Il introduit une série de planches où l’on découvre que le Belge est unique. Et pas forcément belge d’origine. Mais est ce important ?

    Organisées en « chapitres » séparés par les traditionnelles pauses bière-cigarette, chaque planche nous présente une particularité, un attrait, un aspect de notre personnalité. Les Belges vus par le petit bout de la lorgnette en somme. Les deux auteurs décrivent avec beaucoup d’autodérision nos petits travers, nos habitudes, nos expressions, nos dissensions ... Bien sûr, c’est bourré de clichés mais n’y a-t-il pas un fond de vérité derrière tout ça ?

    Décalé, absurde, caricatural, ce livre parle des Belges aux Belges –qui s’y reconnaitront à coup sûr- mais aussi aux autres, aux curieux, qui voudraient en savoir plus sur nous. Paru planche après planche dans « Le Vif » au moment où le pays vivait une crise politique puis changeait de roi, le fil rouge du recueil est sans conteste une interrogation identitaire. Le sous-titre « Jusqu’à preuve du contraire » le confirme.
    Les dessins clairs, épurés sont en noir et blanc agrémentés de quelques notes de jaune et de rouge  bien sûr, belgitude oblige.
    Pour terminer, un lexique Wikibelga « le belge pour tous » explique avec humour à nos amis francophones nos spécificités linguistiques.

    « Le Belge » est à la fois léger et sérieux, irrévérencieux et respectueux. Il joue avec l’absurde, le surréalisme et tout ce qui fait notre identité complexe. C’était le cadeau idéal à déposer au pied du sapin. Il a fait l’unanimité.

     

     Le Belge, Jusqu'à preuve du contraire... Kosma & Lecrenier

     

     

     

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  • Joker, Benjamin ADAMTous les dimanches, depuis des années, trois cousins se retrouvent pour griller trois poissons et jouer aux cartes. Plus précisément, à une variante du huit américain. Dans la version classique, celui qui pose un 8 peut échanger son jeu avec celui d'un adversaire. Herb, Jed et Hawk ont ajouté un paramètre : celui qui pose un joker peut échanger son jeu et sa vie entière jusqu'au dimanche suivant.
    De cet échange initial en découleront d'autres, telle une réaction en chaîne : on y verra deux sœurs s'enfuir, un oculiste inquiet, un petit garçon partir et revenir, un homme prendre la foudre, un journal se créer et une entreprise vaciller.

    Mon avis :

    Ce roman graphique séduisant paru aux éditions de La Pastèque est un petit bijou de précision et d’humour caustique. Bien que le départ de cette histoire soit sordide, l’ironie et le second degré parsèment l’album.

    Les héritiers d’une grosse entreprise de construction sont retrouvés morts. Leurs veuves et leurs nombreux enfants prennent la fuite. Les voisins s’interrogent et cherchent à comprendre. Quant aux protagonistes du drame, ils vont déclencher une réaction en chaine qui va assez vite leur échapper. Est-on toujours conscient des conséquences des choix que l’on pose ?

    Benjamin Adam a choisi pour son récit une construction narrative incroyable, donnant la parole à chacun des personnages et faisant appel à de nombreux flash back. On pourrait craindre que cela ne crée une certaine confusion mais il n’en est rien. Tout est parfaitement maîtrisé.

    Ce roman-puzzle tout en noir et blanc est palpitant d’un bout à l’autre. De péripéties en péripéties, l’intrigue se complexifie introduisant l’un après l’autre, divers acteurs. Leurs récits s’imbriqueront l’un dans l’autre influant sur l’histoire et ajoutant une pièce au tableau final. Le rythme est enlevé et ne faiblit jamais maintenant le lecteur en haleine jusqu’au bout.
    Le dessin épuré, élégant et équilibré ajoute un plus indéniable à l’histoire. Cette surprenante bande dessinée savamment construite, au sens aigu du détail et au lettrage soigné, est à découvrir absolument.

     

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  • Les carillons du bonheur, Luanne RICENoël, pour beaucoup, c’est le parfum du sapin, les lumières qui scintillent, la joie et la présence de ceux qu’on aime. Pour d’autres, le moment de grâce a un arrière-goût de nostalgie. C’est le souvenir de ces moments passés et qui ne sont plus, le vide affectif et cette solitude qui rappellent sans cesse l’absence de ceux qui ont disparu ou que l’on a fait fuir.
    Ainsi, pour Catherine Thierney, Noël célèbre depuis trois ans la mort de son mari. Quant à Christopher Byrne, veuf et père de deux enfants, la vie n’a plus vraiment le même sens depuis que son fils Danny, à la suite d’une dispute, s’est enfui sans laisser de traces.
    Pourtant, cette année, les carillons de Noël semblent rejouer la mélodie de l’espoir lorsque les destins de ces deux êtres sont amenés à se croiser.
    Une romance contemporaine qui nous réconcilie avec l’idée que le bonheur peut toujours renaître.

    Mon avis :

    Sur nos petits écrans, les chaines rivalisent en ce moment pour nous offrir des contes de Noël, gentilles comédies romantiques où tous les problèmes se résolvent la nuit de Noël, comme par enchantement. On a beau trouvé ça naïf, on se laisse prendre au jeu, à l’ambiance et on regarde. Ne dites pas non, je parie que vous avez déjà vu trois fois « Love actulally »

    « Les carillons du bonheur » ressemble en tous points à ces comédies romantiques.
    Chaque année en décembre, Christy quitte sa Nouvelle Ecosse natale pour venir vendre ses sapins à New York, dans Chelsea. Durant un mois, il laisse femme et enfants à la maison pour réaliser son chiffre d’affaires annuel. Onze mois de dur labeur récompensés par les beaux bénéfices engrangés. Quand son épouse décède, il est contraint d’emmener les enfants avec lui. Alors que pour lui, cette grande ville glaciale et indifférente n’est qu’un lieu de vente, ses enfants vont tomber sous le charme de sa grandeur, de ses guirlandes... de tout ce qu’ils n’ont jamais connu en Nouvelle Ecosse. Le choc sera rude.

    Agréable à lire, ce roman empreint de bons sentiments est la lecture idéale de ce temps de Noël. Tout y est construit pour se plonger dans la magie du moment : la famille, les épreuves, les joies, l’espoir, les rivalités, le décor de Noël... et surtout l’amour. Celui qui vous fait avancer malgré l’adversité et celui qui vous coupe les ailes quand il s’en va.

    Bien qu’il manque un peu de profondeur et de relief, ce récit est une lecture sympa, faisant appel à de vraies valeurs, pas étonnant que ce soit un best-seller aux Etats Unis. Choisi par mon club de lecture, il m’a fait passer un agréable moment dans cette semaine surchargée. Mais je pense que le souvenir en sera fugace.

     

     Les carillons du bonheur, Luanne RICE

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  • La Terre qui penche, Carole MartinezBlanche est morte en 1361 à l'âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort ! La vieille âme qu'elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu'elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent. L'enfance se raconte au présent et la vieillesse s'émerveille, s'étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l'y attend. Veut-on l'offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais ?

    Mon avis :

    Quel bonheur de retrouver la plume de Carole Martinez et son art de la narration !

    Blanche a onze ans et rêve de découvrir le monde et de lire. Ecrire aussi, elle qui ne sait tracer que le B de son prénom dans la terre. Mais son père considère qu’une fille instruite attire le diable. Et pour lui passer le goût d’apprendre et en faire une future épouse soumise, il la bat allègrement de sa badine. Jusqu’au jour où on l’habille de neuf, on la coiffe pour un voyage qu’elle fera en compagnie de son père. Il la conduit à Haute-Pierre, au domaine des Murmures, où elle est promise à Aymon, un jeune garçon de treize ans, simple d’esprit. Cette petite sauvageonne ne pense d’abord qu’à se sauver mais la promesse d’apprendre à lire et à écrire la retient. D’autant que cette terre qui penche, sa forêt et surtout la Loue, sa rivière, l’ont conquise au premier regard. Déterminée et forte, elle voit tous les avantages qu’elle peut avoir à épouser Aymon, si gentil, si doux, et qui la laissera libre.
    Etrange histoire que nous raconte là Carole Martinez. Deux voix s’entremêlent pour nous parler de Blanche : celle de la fillette d’abord, morte à douze ans, et celle de la vieille âme qu’elle est devenue par delà la mort. Dans ce XIVe siècle secoué par les guerres, la peste, les famines, il n’est pas simple de grandir femme. Blanche en a déjà pleinement conscience.

    Continuant à vivre dans les souvenirs de son âme fatiguée, elle nous livre son enfance, sa condition de femme, ses rêves, ce qu’elle perçoit du monde et des adultes qui l’entourent.

    Ce récit envoutant, entre roman initiatique et conte onirique, est tout empreint de poésie. Telle une chanson de geste, son histoire nous conte la valeur martiale de cette toute jeune fille luttant contre son père, le diable, Aymon mais aussi contre elle-même et l’éveil de ses sens, dans une région austère où le merveilleux tient une place de choix.
    Comme à son habitude, Carole Martinez fait cohabiter sous sa plume la magie, le rêve et la violence la plus sombre et nous entraine dans un univers singulier et féérique dont on ne voudrait pas revenir.

    Un magnifique roman, sensible et fort que j’ai pris beaucoup de plaisir à déguster. Mon 5e coup de cœur de cette rentrée.

    Merci à Prince Minister pour cet envoi dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire.

     

     La Terre qui penche, Carole Martinez16e

     

     

     

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  • Guerre à la guerre, Bruno DOUCEYCette anthologie de poèmes engagés rassemble 46 poètes qui crient leur aversion de la guerre et leur goût de vivre.
    Rimbaud et la guerre contre la Prusse, Apollinaire et la guerre 14-18, Machado en Espagne, Aragon, Éluard, Desnos, Max Jacob, Charlotte Delbo, Primo Levi, Marianne Cohn lors de la Seconde Guerre mondiale, Boris Vian et Jean Sénac pendant la guerre d’Algérie, le Liban de Georges Schehadé, la Syrie de Maram al-Masri, l’Afrique du Sud d’Ingrid Jonker, le Cameroun de François Sengat-Kuo, sans oublier Hermann Hesse, Victor Jara, Yannis Ritsos, Nâzim Hikmet, Ronny Someck… Des poèmes du monde entier pour refuser l’horreur de la guerre et nourrir le pacifisme des jeunes.

    Mon avis :

    Les guerres sont des périodes effroyables, barbares, inhumaines où parfois l’homme ordinaire peut se transcender et réaliser des actes héroïques dont il ne se serait jamais jugé capable. C’est en cela qu’elles me passionnent et me poussent à lire des récits, de fiction ou non, sur ces périodes tourmentées. J’ai donc été de suite intéressée par cette anthologie proposée par Masse critique de Babelio.

    Elle reprend des poèmes du monde entier essentiellement empruntés aux littératures du XXe et XXIe siècle ponctués parfois de courts textes et de citations. L’auteur de cette anthologie a connu la guerre. Par les histoires racontées par ses grands parents, par celle que son père a faite en Algérie, par celles qu’il a vues dans les médias. Il compile donc les plus beaux textes pour tenter de convaincre les hommes de dire non à la guerre. Fragile espoir de voir le monde devenir meilleur.

    Les textes sont rassemblés par thèmes : « J’ai rendez-vous avec la mort », « Quand parlent les armes », « L’enfant qui voulait simplement jouer au soleil »... Et quelques pages blanches à la fin pour dire soi-même « guerre à la guerre ».
    J’ai beaucoup aimé les poèmes choisis ; j’en connaissais finalement peu (ceux d’Apollinaire, Vian, Desnos... les classiques) Mais l’intérêt ce sont tous les auteurs méconnus, oubliés et étrangers. Quelle vérité chez l’Algérienne, Anna Greki ou le Turc Nâzim Hikmet qui mettent en avant la souffrance des enfants.
    Le recueil se termine par quelques explications destinées aux plus jeunes (les poètes des tranchées, la guerre d’Espagne...) qui éclairent sur les circonstances dans lesquelles ces poèmes ont été écrits.

    Un très beau livre paru le 6 novembre en même temps qu’un deuxième sur la liberté. Le début d’une collection à suivre.

    Guerre à la guerre, Bruno DOUCEY16e

     

     

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  • Petite histoire des relations adelphiques à travers les plus belles lettres de personnages célèbres ou anonymes présentées par Didier Lett.
    De Marie-Antoinette à Maxime Le Forestier, en passant par Stendhal, Vincent Van Gogh ou encore Friedrich Nietzche... Découvrez les plus belles lettres de relations adelphiques de personnages célèbres et anonymes.

    Mon avis :

    Ce recueil de texte m’a été envoyé par Masse critique de Babelio. "Mots Intimes" est la nouvelle collection consacrée à l'art épistolaire et à l'amour des mots, publiée avec le concours du site deslettres.fr, et qui fait son entrée dans le catalogue des éditions Le Robert.

    Si tout le monde connait la chanson de Maxime Leforestier « Mon frère », on sait moins que Stendhal et Balzac écrivirent à leur sœur. Ce recueil nous propose vingt-deux textes entre frère et sœur, célèbres ou non. Vingt-deux textes qui mettent en lumière les relations parfois passionnelles, faites d’amour sincère, de haine, de jalousie, de respect ou de responsabilité lorsque les parents disparaissent prématurément.

    La lettre, support privilégié, est souvent le moyen d’oser dévoiler des sentiments que la proximité ne permettrait pas. Elle donne un accent de sincérité aux confidences et témoignages qu’elle contient. Et même si le langage usité est un peu désuet, ces lettres apportent un éclairage intéressant sur l’histoire familiale de chacun mais aussi sur l’Histoire, ainsi la lettre désespérée de Marie-Antoinette à son frère Léopold, un mois avant sa mort, qui ne recevra aucune réponse.

    Ce recueil est l’occasion de (re)découvrir certains personnages sous un angle différent, dans l’intimité de leur correspondance adelphique. La brève note biographique qui précède les lettres est la bienvenue pour éclairer la relation fraternelle qui va nous être dévoilée et situer le personnage. Il permet aussi de juger l'évolution de l'écriture au fil du temps, passant d'une rhétorique rigide et calibrée à un langage libéré de tout carcan formel.

    Un coup de cœur, ancien déjà, pour la chanson de Maxime que je me passais en boucle à l’adolescence et un pour la lettre de Saul Stein, un soldat de l’armée canadienne qui raconte à ses frères et sœurs, l’horreur qu’il vient de découvrir dans les camps le 30 avril 1945.

    Un recueil qui me donne envie de découvrir la suite de la collection avec, outre les lettres à ma mère, à mon père... des lettres d’amour, érotiques ou de Noël.

     

     

     

     

     

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  • Un bonheur si fragile, Les épreuves, Michel TREMBLAYHiver 1918. Quand son Laurent, toujours aussi ivrogne et violent, n'est pas au chantier, Corinne, qui a maintenant 35 ans, doit protéger ses enfants de ses sautes d'humeur. Si l'aîné de ses fils, Philippe, ressemble étrangement à son père et possède un caractère fantasque, Norbert, par contre, a un don pour s'attirer toutes sortes d'ennuis. Pour sa part, Madeleine ressemble à sa mère qui parvient à la convaincre de devenir pensionnaire à Nicolet en vue de devenir enseignante.

    Mon avis :

    Ce tome 3 se déroule en 1918. Corinne a cinq enfants, son voisin Jocelyn Jutras s’est enfin casé et elle ne le voit plus guère, son beau-père est toujours aussi malcommode et son mari aussi immature. Ce bond dans le temps est une bonne idée, évitant un quotidien répétitif. Corinne gère cinq enfants dont trois adolescents. Un matin d’hiver, elle découvre dans sa grange un vagabond malade, Léopold. Elle le soigne, le nourrit et l’engage comme ouvrier agricole au grand dam de Philippe son ainé. Cette jeune femme courageuse n’a guère vu sa situation s’améliorer : un fils colérique et fugueur, un mari infidèle et ivrogne, une fille pour laquelle elle rêve d’un avenir meilleur... De nombreuses épreuves l’attendent.

    Ce tome nous plonge davantage dans l’Histoire que les précédents. Nous sommes en 1918, le Canada français enrôle les jeunes entre 18 et 32 ans dans le 22e bataillon. Beaucoup de conscrits se cachent pour échapper à ce conflit qui ne les concerne pas. Le 22e bataillon s’illustrera notamment dans la bataille de Vimy. En Ontario, la loi 17 régule l’usage du français. Il n’est plus autorisé dans l’enseignement. A l’automne, la grippe espagnole envahit la Province. Les morts ne se comptent plus à Montréal. Les premières automobiles font leur apparition à Saint-Paul-des-Prés

    Il arrive que certaines sagas s’essoufflent au fil des tomes. Ce n’est pas du tout le cas ici. J’ai pris le même plaisir à poursuivre ma découverte des habitants de ce village québécois.
    Je me suis souvent demandé pourquoi tant de romans québécois parlent de l’Eglise et du clergé mais quand on découvre le pouvoir quasi sans limite de ceux-ci sur le quotidien des gens à l’époque, on comprend mieux que certains aient besoin d’exorciser les démons du passé.

     

     Un bonheur si fragile, Les épreuves, Michel TREMBLAY

     

     

     

     

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