• La Belgique de Simenon, Du journalisme à Maigret, M. CARLY & C. LIBENSIl y a quelques années, les éditions Weyrich ont publié un gros volume dédié à Simenon et son univers. Pour les trente ans du décès de l’écrivain, elles viennent de scinder cet ouvrage en 4 livres format poche, plus faciles à manipuler et à emporter partout. Ils sont proposés par « Soir Mag ». Signés Michel Carly et Christian Libens, ils nous proposent une approche originale de l’auteur en resituant dans la réalité quelque 101 « scène de crime » et scènes de vie tirées de ses romans et de sa vie privée.

     

    Mon avis :

     

    J’ai lu le tome 2 intitulé « Du journalisme à Maigret ». Il nous propose trois itinéraires sur les pas de Simenon. Le premier présente quatre scènes de crime qui ont eu lieu dans sa ville natale, Liège. Ces crimes ont donné lieu à quatre romans dont le célèbre « Pendu de Saint Pholien ». Les auteurs nous relatent le crime tel qu’il s’est passé, l’illustrent de photos noir et blanc d’époque, même celle d’un cadavre à l’autopsie. A l’époque, George travaille comme pigiste et est détaché sur les lieux. Il se servira de ces affaires dans ses romans. Les auteurs présentent les libertés que Simenon a prises avec la réalité des faits et ce qui est rigoureusement exact.

    Le deuxième itinéraire nous relate la jeunesse de Simenon, ses débuts à « La Gazette de Liège », les lectures qu’ils aiment et l’inspirent, notamment les aventures du célèbre « Fantomas » ou encore Fenimore Cooper ou Walter Scott. Ils décrivent aussi les lieux où il aimait s’asseoir pour s’imprégner de la vie locale et trouver l’inspiration pour ses articles : cafés, marchés, ruelles, place St Lambert, commissariat… Une galerie de portraits des acteurs ayant incarnés Maigret à l’écran et une collection d’affiches des adaptations de ses romans clôturent cet itinéraire. Le troisième évoque la vie privée et amoureuse de Simenon, grand séducteur. Nous y découvrons Silvie, l’initiatrice qui jouera un rôle dans sa vie et son œuvre et Régine qui deviendra sa femme. Le chapitre nous emmène sur les pas des amoureux dans la ville qu’il nous présente en une dizaine de photos, d’époque ou contemporaines.

    J’ai aimé redécouvrir le jeune Simenon, qui n’est pas encore ce romancier cosmopolite qu’on connait, dans la ville où il a débuté. On sent que ses observations liégeoises ont façonné la description des décors de ses romans et nourri les sensations qu’il a décrites. C’est lors de ces années qu’il se forge un caractère et une personnalité d’adulte, lui qui étouffe dans sa famille et rêve d’indépendance. Son regard acéré sur son environnement s’est affiné, construit, durant toute cette période. Fin 1922, il quitte Liège définitivement.

    On sent que Michel Carly et Christian Libens connaissent bien Simenon, sa vie, ses œuvres. Les documents rassemblés pour illustrer l’ouvrage sont nombreux, variés et particulièrement intéressants, comme des lettres ou les photos des scènes de crimes. L’univers de l’auteur est bien rendu tout en étant vu sous un angle nouveau à travers les lieux traversés et les personnes rencontrées.

    Les itinéraires proposés peuvent être suivis aujourd’hui encore. Une belle manière de découvrir le Liège de Simenon, une façon originale de voir la ville.

     

    La Belgique de Simenon, Du journalisme à Maigret, M. CARLY & C. LIBENS

     


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  • Madonna en 30 secondes, Billy ROBINSONInterprète, compositrice, productrice, philanthrope, actrice, femme d’affaires, auteure, réalisatrice, mère… La liste des qualificatifs ne cesse de s’allonger lorsqu’on parle de Madonna, véritable bombe d’énergie qui a marqué l’histoire de la musique. De Like a Virgin à Rebel Heart, en passant pas Erotica, Music ou Confessions on a dance Floor, la Reine de la pop demeure aussi géniale que provocante.

     

    Mon avis :

     

    Sans être une fan absolue comme Billy Robinson, auteur de cet album, j’aime beaucoup Madonna car elle me fascine. Dès les premières lignes, je me suis laissé entraîner dans son univers. Après une préface signée par Michel Laprise, metteur en scène de la tournée MDNA en 2012, on entre dans l’univers de la star, monstre sacré de sa génération, à la carrière longue, riche et éclectique.

     

     

    Sept chapitres composent et rythment l’ouvrage : La famille, les influences, la sexualité (et les controverses qu’elle entraîne), les amours, le cinéma et le théâtre, les tournées, la femme d’affaire et la femme engagée. Nous avons là un brillant résumé du parcours de l’artiste, originale, provocante, dérangeante et de celui de la femme qu’elle est, à la fois amoureuse, mère et femme défenseure des causes qui lui tiennent à cœur. Par la lecture de cet ouvrage, j’ai appris que Madonna avait des origines québécoises par ses arrières grands-parents et qu’elle avait fait du théâtre à Broadway je l’ignorais.

     

     

    L’album présente un résumé d’une page pour chaque thématique ou sujet abordé -54 rubriques au total - illustré par des photos de Nathalie Duperré. Bien documenté, il permet de découvrir toutes les facettes de la star et d’embrasser sa carrière en un rien de temps.

     

     

    Derrière les descriptions et les renseignements fournis, on sent l’ardente admiration que l’auteur porte à Madonna, lui qui a fondé en 1996, le premier site Web francophone consacré à la chanteuse. A n’en pas douté, elle a rythmé les grands moments de sa vie. Et de la nôtre car qui ne se souvient pas d’avoir dansé sur Like a Virgin ou chanté dans sa chambre Don’t cry for me Argentina après avoir vu le film où elle interprétait très justement Eva Peron. (Madonna recevra d’ailleurs pour ce rôle, le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie musicale)

    Culottée, créative, provocante, en avance sur son temps… les adjectifs ne manquent pas pour décrire la Reine de la pop. On aime ou pas mais force est de constater qu’elle n’a jamais rien fait à moitié, repoussant ses limites à chaque nouvel album, chaque nouvelle tournée. Sans parler de ses prises de position politiques et sociales. Parler de Madonna, c’est aborder tout cela. Mais aussi de son engagement pour la cause homosexuelle, les organismes caritatifs qu’elle a fondés, l’adoption d’enfants du Malawi… On se demande où elle puise l’énergie pour mener de front tous ses engagements sans cesser de réinventer sa carrière, sa musique et ses choix.

     

    Un ouvrage qui nous la montre sous toutes ses facettes et qui a le mérite d’être complet et précis sans être long et redondant. Bravo à Billy Robinson pour cette synthèse parfaite de Madonna.
    Ouvrage paru chez Hurtubise

     


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  • Des traversées et des mots - RecueilCes voix racontent les traversées – de pays, de mers, de frontières ou d’enfers – qui, presque toujours, aboutissent à l’exil. Ces voix sont celles d’hommes et de femmes qui ont vécu, subi ou accompagné les fuites, les cheminements, les tortures et les rêves, brisés parfois. Et qui les écrivent. Ces voix sont celles d’écrivains (d’Irak, de Syrie, du Nigeria, du Congo, d’Espagne, de Belgique ou d’ailleurs) qui disent, de toute la force de leurs mots écorchés, la puissance de l’espoir. Et l’irréductible besoin de fraternité.

     

    Mon avis :

     

    Ce recueil paru aux éditions Mardaga a été réalisé dans le cadre du projet « Ecritures migrantes » de la Foire du Livre de Bruxelles. Il donne une voix aux auteurs muselés par les circonstances de la vie qui se retrouvent chez nous, en Belgique.

    Il rassemble des nouvelles, des poèmes, des témoignages… d’auteurs d’ici et de là-bas. La préface est signée par Victor Del Arbol, auteur espagnol bien connu et Geneviève Damas, Xavier Deutsch ou Françoise Lalande signent un texte comme d’autres auteurs réfugiés.

     

    « Je n’ai qu’une seule nationalité. C’est l’Humanité » écrit Ali Talib, auteur irakien qui pensent que l’avenir ne peut se construire que sur le partage et les échanges. Telle est la philosophie de ce recueil.

    Ces textes sont empreints d’émotion, de force et d’espérance à l’image de leurs auteurs. Ces hommes et ces femmes que la vie a malmenés, déchirés, transformés en voyageurs malgré eux. Ils nous donnent à entendre le récit de traversées parfois insensées ; de voyages dangereux dans le but de simplement survivre. Pour que la vie gagne toujours.

     

    Un recueil que je vous conseille, notamment si vous êtes enseignants. Les bénéfices de la vente seront reversés à « Médecins du Monde » pour ses programmes destinés aux personnes migrantes en Belgique.

     

     

     

     


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  • Onnuzel, Thierry ROBBERECHTOnnuzel, c’est un gamin de huit ans. Il vit dans le Molenbeek des golden sixties avec sa mère et sa petite sœur. Onnuzel ne comprend rien au monde, mais il se pose beaucoup de questions, du genre : où est mon père ? pourquoi est-il parti ?

     

    Mon avis :

     

    Drôle de titre me direz-vous. Effectivement.

    N’étant pas Bruxelloise, je n’avais jamais entendu ce mot avant de recevoir le livre choisi sur Masse Critique.

     

    « L’onnuzel, ignore tout, ne comprend rien, mais il est obstiné... ; » nous dit l’auteur. Onnuzel, c’est une expression bruxelloise très proche de « fada », qui vient du flamand et signifie « imbécile ».

    Le gamin de 8 ans dont il est question ici est un peu niais, naïf et pas très futé. Mais il observe et cherche à comprendre ce qu’on lui cache. Ce que sa mère lui cache. Ce qu’il veut comprendre lui c’est pourquoi elle méprise autant les hommes. Où est son père ? Pourquoi est-il parti ? Qui était-il ? Qu’est-il arrivé quand il était petit et dont il ne se souvient pas ? Il a l’impression que s’il savait, s’il retrouvait ce père absent, sa vie changerait car ne pas savoir le bloque, le mine et occupe toutes ses pensées. Et la douleur que sa mère affiche chaque jour se dissiperait sans doute. « Il a disparu le père, mais il est partout. » Cette mère désespérée et désespérante, tellement enfermée dans ses remords et ses déceptions qu’elle élève ses enfants dans la haine du père disparu tout en donnant aux apparences celle d’une mère parfaite, se sacrifiant pour ses enfants. Pauvres petits déjà investis d’un si lourd passé qu’ils doivent porter malgré eux.

     

    Le récit se passe dans les années 60, à Molenbeek, bien loin des « Golden Sixties ». Baudouin est roi, le Congo est indépendant depuis peu et les anciens, ceux qui y ont vécu, sont d’une grande nostalgie quand ils évoquent ces années-là. Thierry Robberecht dresse le portrait triste mais juste d’une société et d’une famille sans joie, terne, vivant de souvenirs et de regrets. A l’image de la mère qui a fait un mauvais mariage et se retrouve perdue, seule dans la vie.

     

    Le roman est raconté d’un point de vue de l’enfant, exposé à la condescendance des uns et à l’hostilité des autres. Un enfant à qui les adultes ont volé l’insouciance par leur non-dit étouffants et leurs reproches incessants.

    Ce très court roman flirte avec le journal intime mais il est raconté à la 3e personne. C’est sans doute ce qui m’a gênée. Le récit lie intimement le regard naïf de l’enfant et celui de l’adulte a posteriori, le style haché, bref, d’une narration enfantine et les belles tournures, les figures de style léchées de l’adulte. C’est déstabilisant.

     

    Cependant ce roman évoquant une relation toxique d’une mère enfermée en elle-même reste émouvant et fort tant le besoin d’amour et la haine restent proches d’un bout à l’autre.

     


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  • La vérité sur "Dix petits nègres", Pierre BAYARDAucun lecteur sensé ne peut croire en la solution invraisemblable proposée à la fin du célèbre roman policier « Dix petits nègres ». En donnant la parole au véritable assassin, ce livre explique ce qui s’est réellement passé et pourquoi Agatha Christie s’est trompée.

     

    Mon avis :

     

    Pierre Bayard est professeur de littérature française à l’Université de Paris 8 et psychanalyste. Dans la première partie de cet essai, il se met dans la peau du vrai coupable et reprend le déroulement des événements du récit en les résumant. Il mène ensuite sa contre-enquête rigoureuse afin de souligner les impossibilités et les invraisemblances qui selon lui rendent ce récit irrationnel.

    Une troisième partie tente de nous expliquer ce qui a aveuglé les millions de lecteurs les empêchant d’accéder à la vérité.

    Enfin, le dénouement nous expose ce qui s’est vraiment passé sur l’île.

    J’ai lu le célèbre roman d’Agatha Christie à l’adolescence et ai été totalement bluffée par l’ingéniosité de l’auteure. Je l’ai relu deux fois ces dix dernières années pour des raisons professionnelles. Je pensais le connaitre mais Pierre Bayard parvient encore à attirer l’attention sur des détails non perçus à la lecture. Citant de nombreux extraits, il permet cependant au lecteur de suivre ses déductions sans avoir pour autant une connaissance pointue du roman. L’auteur est très fort pour recréer l’ambiance de l’île si particulière et il démonte magistralement la construction littéraire du récit. Il recrée une intrigue parallèle et parvient à garder notre attention jusqu’au bout.

    Il y a beaucoup de dérision dans cet ouvrage et une parfaite maîtrise du sujet notamment dans ses comparaisons avec des récits de Poe, Leroux ou Kafka, qui ont, eux aussi mis en évidence les îles mystérieuses et leurs imaginaires. C’est brillant et ludique.

    Mais personnellement, je ne vois pas bien l’utilité de tout ça.

     


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  • Là où les chiens aboient par la queue, Estelle-Sarah BULLEDans la famille Ezéchiel, c'est Antoine qui mène le jeu. Avec son "nom de savane", choisi pour embrouiller les mauvais esprits, les croyances baroques et son sens aigu de l'indépendance, elle est la plus indomptable de la fratrie. Ni Lucinde ni Petit Frère ne sont jamais parvenus à lui tenir tête. Mais sa mémoire est comme une mine d'or. En jaillissent mille souvenirs-pépites que la nièce, une jeune femme née en banlieue parisienne et tiraillée par son identité métisse, recueille avidement. Au fil des conversations, Antoine fait revivre pour elle l'histoire familiale qui épouse celle de la Guadeloupe depuis les années 40 : l'enfance au fin fond de la campagne, les splendeurs et les taudis de Pointe-à-Pitre, le commerce en mer des Caraïbes, l'inéluctable exil vers la Métropole.

     

    Mon avis :

     

    J’ai beaucoup aimé m’imprégner des odeurs et des paysages de Morne-Galand, ce tout petit village où Antoine est née, d’un père Guadeloupéen et d’une mère béké. Antoine, c’est son nom de savane. Son nom de baptême est Apollone. Son caractère fort, elle l’exprime dès sa naissance, elle, la métisse, et plus encore quand, à 16 ans, elle quitte sa famille en cachette pour se rendre à Pointe-à-Pitre. Acte que sa sœur et son frère ne sont pas prêts de lui pardonner.

    Des années plus tard, sa nièce, née à Créteil, cherche à connaitre et comprendre cette tante dont on lui dit sans cesse qu’elle lui ressemble. C’est elle la narratrice. Commence alors un récit polyphonique où se mêlent la voix de tous ces protagonistes. Il nous entraîne des années 30 à aujourd’hui à travers trois personnages d’une famille et autant de destins.

    J’ai aimé découvrir la Guadeloupe, les iles, les mentalités, la vie là-bas… le tout raconté dans une langue colorée, matinée de créole et de mots chantants, quand Antoine raconte ; plus acérée, plus dure quand Lucinde, sa sœur, a la parole. Quant à « Petit-frère », lui qui a fait des études, il s’exprime dans un français châtié et soutenu où on sent encore poindre le ressentiment.

    C’est aussi l’histoire d’un pays qui a façonné Antoine, l’a enchantée et déçue au point qu’elle quittera tout pour échouer dans la banlieue parisienne grise et froide, sans odeur… Déterminée, elle marchera droit devant, comme toujours, nostalgique parfois mais décidée à ne jamais regarder en arrière. L’auteure dresse le portrait de la société guadeloupéenne dans tous ses aspects, des plus positifs aux plus sombres. On découvre aussi la désastreuse gestion économique de l’ile où les Français s’enrichissent aux détriments des autochtones, jusqu’à mai 67 où les jeunes se rebellent contre cette injustice. Un an avant Paris, ils ont pris en main leur avenir et… on n’en a jamais entendu parler.

    Si ce récit nous raconte la Guadeloupe et les Antilles, il touche au cœur de tous ceux qui sont nés loin du pays d’origine de leurs parents et connaissent peu de choses de leur histoire familiale.

    Une grande tendresse émane de cette histoire, parfois triste, parfois drôle, toujours chaleureuse et vraie. Un premier roman qui mérite d’être découvert.

     

    Là où les chiens aboient par la queue, Estelle-Sarah BULLE10e


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  • La meilleure des vies, J. K. ROWLINGInvitée à prononcer le traditionnel discours lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année à l’université Harvard, J.K Rowling a transformé ce rituel convenu en un témoignage très personnel, dont nous pouvons tirer une véritable leçon de vie. Puisant directement aux sources de sa propre expérience, dont elle nous confie des épisodes méconnus, l’auteure dégage ici avec émotion, acuité et ironie des principes qui aideront toute personne à la croisée des chemins à méditer sur le sens de l’existence en général et de sa vie en particulier.

     

    Mon avis :

     

    Ce petit ouvrage de 82 pages, joliment illustré, reprend donc l’intégralité du discours prononcé par J.K. Rowling devant les finalistes de l’université Harvard en 2008. Intitulé « Des bienfaits insoupçonnés de l’échec et de l’importance de l’imagination », l’auteure bien connue y parle de son expérience de vie, des rêves qu’elle chérissait quand elle était à la place des étudiants vingt ans plus tôt, du dénuement dans lequel elle a vécu ensuite. Ce dénuement qui fut le moteur de sa réussite, elle ne dit pas que ce fut un bien mais que c’était pour elle moins redoutable que l’échec. Cependant l’échec permet de se dépouiller de tout ce qui n’est pas essentiel et décuple la détermination. Il doit être un moteur pour rebondir et non un frein. Cette façon de parler de l’échec m’a plu car elle est rassurante à une époque où l’échec n’est pas autorisé par notre société qui n’aime que les gagnants.
    Elle encourage également les jeunes à laisser libre court à leur imagination, à l’origine de notre capacité à ressentir de l’empathie envers les autres et à créer un monde meilleur.

    Merci à Cécile qui m’a offert ce livre lors du swap de Noël. Il est non seulement intéressant mais c’est aussi un bel objet illustré par Joël Holland et dont les bénéfices vont à l’association Lumos, fondée par J.K. Rowling pour les enfants défavorisés et à un fond qui soutient les étudiants de Harvard.

    Un moment de lecture agréable grâce à un discours percutant et humaniste.

     

     


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