• Mes lecturesJacques est instituteur dans l'école du petit village de Contulmo, au Chili, et traducteur pour le journal local. Il a hérité cette passion pour la langue française de sonpère, Pierre, qui, un an plus tôt et du jour au lendemain, est parti retrouver son pays d'origine, la France. Jacques et sa mère s'interrogent sur ce départ et attendent des nouvelles qui n'arrivent jamais.

    Mon avis :

    Un roman court, tendre, sensible, bienvenu après la noirceur de "La trilogie berlinoise". Ce roman, au style dépouillé, vous émeut et vous remue, surtout si, comme moi, votre relation au père est plutôt sensible.

    L'attente est le personnage principal de l'histoire, trainant avec elle, chagrin et souffrance qui creusent des sillons dans l'âme d'un jeune homme fragile. L'esquisse de la vie d'un petit village perdu aussi, où le quotidien des rares habitants n'est troublé par aucun événement et s'égrène entre habitudes et bavardages. 

     

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  • Mes lecturesUn livre rare que l’on quitte à regret.

    Les ouvrages qui paraissent sur l’enseignement n’ont de cesse de nous montrer le côté négatif et difficile de la profession. Ici, sans les nier et sans angélisme, Frank Andriat nous confie 20 ans d’anecdotes, de doutes, de joies, de réflexions sur son métier. L’auteur nous fait découvrir son parcours à ses débuts, jeune professeur diplômé de l'université qui commence son enseignement en école technique et nous montre ses expériences sur le terrain et ses constatations.

    Ce n’est pas un livre de recettes, l’auteur sait pertinemment qu’on n’apprend pas son métier dans les livres ! Ce n’est pas un ouvrage pédagogique non plus.

    Cela reste un livre que les formateurs d’enseignants devraient faire lire et analyser avec leurs élèves. Andriat ose d’ailleurs dire à quel point on prépare mal les futurs profs à leur métier.

    Le livre insiste beaucoup sur le côté humain et les relations qui se tissent avec les élèves, nous montrant que le dialogue résout bien des problèmes.

     

    Métier décrié, contesté, accusé sans cesse, métier qui demande une remise en question quasi permanente, tous les professeurs se retrouveront dans la description qu’en fait Frank Andriat.

    Je l’ai lu en quelques heures, enthousiasmée et rassurée. C’est un libre qui rebooste et donne une énergie incroyable.

     

     

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  • Mes lecturesOffert à Noël, ce guide de Barcelone invite le lecteur-voyageur à explorer, en compagnie de Carlos Ruiz Zafon, l'univers et les lieux évoqués dans L'Ombre du vent. Des extraits du roman, des photos, des détails historiques ou touristiques ainsi que les commentaires de l'auteur nous font découvrir ou retrouver certains quartiers de cette ville magique. Une flânerie littéraire qui prolonge le plaisir de la lecture et vous mènera peut-être, qui sait, vers le Cimetière des Livres Oubliés !

    Mon avis :

    J'aurais bien aimé disposer de cet ouvrage en avril dernier. Je m'étais également baladée dans les quartiers décrits, le roman à la main. J'étais en pleine lecture alors.

    Ce petit guide tout plat, facile à glisser en poche, décrit les quartiers et bâtiments cités, et les illustre quelques fois par une photo sépia. Les encadrés surmontés d'une lanterne reprennent une citation du livre, ceux surmontés d'un dragon sont des extraits des conversations entre les auteurs du guide et Carlos Ruiz Zafon. Intéressant et agréable à lire même à posteriori, il donne envie de retourner faire un tour à Barcelone, se perdre dans ses ruelles.

    "Cette ville est une sorcière Daniel. Elle se glisse sous votre peau et vous vole votre âme, sans même que vous en preniez conscience."

     

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  • Mes lecturesEmma est vétérinaire de campagne. À quarante-trois ans, au beau milieu d’une vie rude, autarcique et solitaire, elle voit débarquer le jeune Giovanni, adolescent fugueur de quatorze ans, dont elle a autrefois connu les parents, Micol et Raphaël. Ce qui s’est joué entre elle et les parents de Giovanni, elle a voulu l’oublier, l’enfouir au plus profond. Elle souhaiterait que Giovanni parte, mais il reste. Et s’installe peu à peu entre eux une histoire tendre, fiévreuse et maladroite.

    Lorsque Micol revient chercher son fils, elle croit comprendre l’irréparable, la liaison entre Emma et Gio. Il y aura procès. Il y aura vengeance. Mais de quoi, et de qui, se venge-ton ? D’un amour qui reste tabou ? Ou d’un passé dont les blessures ne se sont pas refermées ?

    Mon avis :

    Ce roman, dans la veine du "Blé en herbe" et du "Diable au corps", raconte avec subtilité et délicatesse, la vie d'Emma. A travers sa voix, celle d'une femme sensible et forte à la fois, on découvre avec pudeur sa liaison, presqu'incestueuse, avec le jeune Giovanni. Mais ce court roman ne parle pas que d'un amour interdit. Il nous livre aussi la vie et les tourments d'une femme de 47 ans, qui vieillit, seule, et qui assume sans ciller ses rides, sa sensualité, le temps qui fuit inexorablement. Un très bon roman de femme, sur une femme, écrit avec beaucoup de sensibilité.

     

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  • Mes lectures« C'était un petit Pierrot bancal, grossier, mal peint, au regard ourlé de noir, au sourire de mystère et de mélancolie, une larme figée à son œil gauche, un pantin à trois sous que l'on vendait dans les rues jadis. Alors il sentit, en même temps que le pantin paraissait le fixer lui, et lui seul, comme il n'aurait pu fixer personne d'autre, même si des milliers, des centaines de milliers d'hommes et de femmes eussent été dans le même lieu, il sentit s'ouvrir dans sa chair une immense déchirure, comme si d'un coup et sous l'effet du regard de ce Pierrot de bois, tout son être se fendait en deux, jusqu'à l'âme. »

     

    Mon avis : 

     

    Les trois nouvelles proposées ici sont inspirées par l’industrie du jouet en bois. Un hommage à la région de Franche-Comté où cette industrie a disparu après avoir fait les heures de gloire du pays.

    Trois hommes ordinaires, trois vrais personnages, ancrés dans l’Histoire et dans la vie, vont voir leur destin bouleversé par un jouet. Philippe Claudel nous conte ici, avec grâce, ces trois tranches de vie.

    Son écriture grave et poétique fait revivre avec tendresse le passé laissant poindre un peu de nostalgie. Les mots parviennent aisément à trouver un écho en nous et on est fasciné par le rapport de l’homme à un objet. Objet qui cristallise les émotions vécues à un moment précis. Ce lien secret, si particulier, que l’homme est le seul à connaitre, ne l’avons-nous pas tous ressenti un jour ?

     

    Un recueil tendre et sensible qui se lit d’une traite.

     

     Mes lectures

     

     

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  • Mes lectures 

    Un homme est chaviré par un nouvel amour à Venise. Est-ce l’amour d’une femme, celui des itinéraires secrets de la cité des Doges, celui des délices de la lagune ou est-ce celui du sang ?

    Confronté au meurtre, comment se comportera-t-il dans les brumes hivernales s’évaporant des canaux ? Il l’ignore, mais il a quelques âmes à sauver de la marée montante…

     

     

    Mon avis :

     

    Ecrivain verviétois méconnu, Philippe Groulard nous livre son 4e ouvrage. Architecte de formation, il laisse ici libre cours à sa passion, l’écriture.

    Si ce sont les frustrations des hommes qui les poussent à écrire, on peut s’interroger sur celles qui hantent l’écrivain.J

     

    Cette histoire trouble où amour et meurtres se mêlent, nous dresse le portrait d’un homme qui, après avoir subi sa vie de longues années, perd pied peu à peu.

    L’écriture est agréable, fine, imagée. Crue aussi, parfois. Le récit semble glisser sur les eaux de la lagune, avec grâce, puis nous entraine vers le sordide pour finalement nous laisser entrevoir un peu d’espoir. Ephémère ?

    Au final, l’histoire d’un homme, une histoire remplie de doutes où amour, maladresse et respect agrémentent une intrigue plaisante.

    Un bon moment de lecture, une histoire bien construite mais un peu trop ponctuée par le sexe à mon gout.

     

     

     

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  • Mes lecturesÉcrit à la première personne, le roman relate les deux jours durant lesquels Holden Caulfield vit seul dans New York, après avoir été expulsé de son école Pencey Prep.

     Dans les premiers chapitres, il évoque ses rencontres avec des étudiants de Pencey qu'il qualifie de superficiels. Après avoir été renvoyé du collège, Holden fait rapidement ses bagages et s’en va en plein milieu de la nuit. Ayant pris un train pour New York, il se refuse à regagner directement l'appartement familial et préfère réserver une chambre dans un hôtel sordide. Il passe la soirée à danser avec trois jeunes filles de Seattle (dont seulement une est jolie selon lui) et rencontre une prostituée...

    Je ne suis pas allée au-delà...

     

     

    Méconnaissant la littérature classique américaine, j’ai envie de combler mes lacunes. Conseillée par un amateur éclairé, j’ai acheté ce roman, grand classique s’il en est, qui fit scandale dans les années 60 pour son ton libertin et les thèmes abordés. L’antihéros qu’est Holden devait déplaire à la société bien pensante de l’époque.

    Personnellement, le sujet ne m’a pas effrayée ni choquée. L’innocence désenchantée, je la côtoie souvent, hélas. Mais le style familier, le langage parlé, les répétitions lassantes et le peu de saveur de la prose m’ont vraiment déplu.  

    Sans doute le fait d'entendre quotidiennement s'exprimer de cette façon me fait-il fuir ce langage en littérature. Je recherche l’évasion, le beau, des tournures de phrases agréables, des métaphores, des jeux de mots, de l’humour… Bref ce qui rend si belle notre langue et me donne envie de la défendre chaque jour davantage.

     

    Je sais que ce livre est considéré comme un chef d’œuvre (rassurez-moi, pas grâce à la forme ?) je sais qu’il a inspiré des dizaines d’auteurs, chanteurs, réalisateurs... Je peux comprendre que dans les années soixante il a ouvert des portes et dévoilé des possibles… Mais je n’ai pas été sensible à son charme.

     

     

     

     

     

     

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