• Mes lecturesLa crise que nous vivons n'est pas simplement économique et financière, mais aussi philosophique et spirituelle. Elle renvoie à des interrogations universelles : Qu'est ce qui rend l'être humain heureux ? Qu'est-ce qui peut être considéré comme un progrès véritable ? Quelles sont les conditions d'une vie sociale harmonieuse ?

    Contre une vision purement matérialiste de l'homme et du monde, Socrate, Jésus et Bouddha sont trois maîtres de vie. Une vie qu'ils n'enferment jamais dans une conception close et dogmatique. Leur parole a traversé les siècles sans prendre une ride, et par-delà leurs divergences, ils s'accordent sur l'essentiel : l'existence humaine est précieuse et chacun, d'où qu'il vienne, est appelé à chercher la vérité, à se connaître dans sa profondeur, à devenir libre, à vivre en paix avec lui-même et avec les autres. Un message humaniste et spirituel, qui répond sans détour à la question essentielle : pourquoi je vis ?

     

    Mon avis :

     

    Historien des religions, Frédéric Lenoir s’interroge d’abord sur la réalité de leur existence. Il cherche ensuite les convergences. Ces trois fondateurs de « l’humanisme spirituel » s’interrogent sur le sens de l’existence et s’accordent sur l’essentiel.

    La première convergence étant l’enseignement oral (les discours ayant été écrits par leurs disciples). La deuxième, est l’immortalité de l’âme, enfin, ils ont chacun commencé tardivement leur enseignement, motivé par une inspiration divine.

    Chacun appréciera en fonction de SA vérité et de ses croyances, mais ce livre a le mérite de comparer trois personnages fondateurs de notre civilisation et de le faire avec la rigueur d’un historien.

    Qu'on choisisse de suivre «le message éthique» de Socrate, Jésus, Bouddha ou les trois, il s'agit surtout de «réussir sa vie».

     


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  • Mes lecturesSophie du Vivier, dite Madamedu, organise des dîners, dans son riche appartement du 7e arrondissement, comme des œuvres d'art. Rien n'est laissé au hasard. Afin de séduire son d’invité d’honneur, la maitresse de maison a convié ses amis les plus remarquables. Mais à la dernière minute, l’un d’entre eux se décommande. Le diner devant commencer, le nouvel invité est choisi au mépris de la bienséance. Une véritable transgression.

     

    Mon avis :

     

    Grammaticalement correct, linguistiquement irréprochable et d’un ennui profond. Du moins durant la moitié du roman. Certes, les tournures de phrases sont recherchées et le terme exact obsédant  - au point d’en devenir obséquieux - mais...

    La première action se produit à la septante-deuxième page quand, après une (trop) longue présentation des protagonistes, un des commensaux refuse de prendre place, prétextant qu’il y a treize convives à table. Et hop, la maîtresse de maison trouve, de mauvaise grâce, un quatorzième invité, que l’on voyait arriver depuis la lecture de la 4e de couverture.

    Le récit s’anime enfin. Mais je suis trop déçue par le début et le style ampoulé pour vraiment apprécier. Et déjà, le soufflé retombe.

     

    Pierre Assouline se gausse des diners organisés dans la grande bourgeoisie parisienne, où se joue une comédie des apparences tout en vanité et vacuité. Dommage que le trait soit forcé.

     


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  • Mes lectures«Le livre de sable» est un recueil de treize nouvelles écrites entre 1970 et 1975, où l'on retrouve les thèmes essentiels de l'œuvre de Jorge Luis Borges, comme la thématique du double, le fantastique, le doute, la reconstruction du monde à partir des valeurs de Borges...

    "Le livre de sable" est un conte ironique et assez pessimiste sur l’espèce humaine. Un colporteur vient frapper chez monsieur Borges et lui propose quelques livres anciens. Parmi ceux-ci, un étrange volume écrit en caractères illisibles, le livre sacré, explique-t-il, d'un lointain peuple d'Asie. On l'appelle le Livre de Sable parce que, comme le sable, il n'a pas de fin. Piqué par la curiosité, Borges accepte de céder une Bible ancienne en échange du livre, qu'il se met en devoir d'étudier. Comme il sent que cette étude l'entraîne peu à peu vers la folie, il décide de se débarrasser du volume en allant le poser sur un obscur rayon de la bibliothèque de Buenos Aires où, pense-t-il, il ne pourra jamais le retrouver.

    L’écriture est fine, riche et agréable. A lire pour se faire une idée personnelle.

     


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  • Mes lecturesPour Stéphane Hessel, le «motif de base de la Résistance, c’était l’indignation». Certes, les raisons de s’indigner aujourd’hui peuvent paraître moins nettes qu’au temps du nazisme. Mais «cherchez et vous trouverez». C’est pourquoi Stéphane Hessel en appelle à une «insurrection pacifique».

     

    Mon avis :

     

    Un "livre" (14p) sympathique mais pas de quoi réveiller les foules.

    Ce qui est dit ici n’est pas neuf. Le pouvoir de l'argent, tellement combattu par la Résistance, n'a jamais été aussi grand, insolent, égoïste. Les mauvais traitements infligés aux Roms, aux Sans Papiers, la misère des SDF et des familles précarisées… on le sait, on le vit ! Qui dit que nous ne nous en indignons pas ?

    J’adhère aux propos de l’auteur, je trouve son objectif noble et sa vie admirable mais je reste sur ma faim. On m’a tellement parlé de ce livre que j’espérais autre chose. Des idées neuves, des projets, des objectifs… que sais-je. Et je n’ai rien trouvé de tout ça.

    Quant au monde plus juste et plus fraternel, que chacun commence à le faire autour de lui, modestement, et il grandira !

      

     

    Dans le même esprit, et toujours rédigé par des personnes d’expérience ayant un âge certain, lire aussi « La Voie. Pour l’avenir de l’humanité » d’Edgar Morin et « Rue89 » de Susan George. Ils critiquent à la fois les errances d’un système économique qui génère pauvreté et inégalités et l'assoupissement démocratique qui semble avoir gagné les esprits.

     

     

     


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  • Mes lectures

    Colombes Barou est une femme sans histoire. Une de ces femmes auxquelles il n'arrive jamais rien. Comment peut-elle imaginer ce qui l'attend dans le nouvel appartement où elle vient d'emménager ? Sans raisons apparentes, à l'étage supérieur, un inconnu lui a déclaré la guerre. Seule l'épaisseur d'un plancher la sépare désormais de son pire ennemi...

     

    Mon avis :

     

    Sur les conseils d’amies, je me suis lancée dans la lecture de ce roman. J’avoue ne connaître de cet écrivain que « Elle s’appelait Sarah » et je me suis laissé convaincre par des spécialistes.

    Au début, le personnage de Colombe m’a passablement énervée. Je n’ai pu m’empêcher plus d’une fois de la traiter de cruche. Ayant connu un voisin du même acabit, son manque de réactivité m’agaçait. Mais je me suis sentie peu à peu happée par l’histoire et entrainée dans un tourbillon haletant. J’ai dévoré ce roman d’une traite.

    L’intrigue palpitante et bien menée distille l’angoisse de manière diabolique et le style soutenu rend la lecture vraiment agréable. Un bon moment de lecture.

     


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  • Mes lecturesJacques est instituteur dans l'école du petit village de Contulmo, au Chili, et traducteur pour le journal local. Il a hérité cette passion pour la langue française de sonpère, Pierre, qui, un an plus tôt et du jour au lendemain, est parti retrouver son pays d'origine, la France. Jacques et sa mère s'interrogent sur ce départ et attendent des nouvelles qui n'arrivent jamais.

    Mon avis :

    Un roman court, tendre, sensible, bienvenu après la noirceur de "La trilogie berlinoise". Ce roman, au style dépouillé, vous émeut et vous remue, surtout si, comme moi, votre relation au père est plutôt sensible.

    L'attente est le personnage principal de l'histoire, trainant avec elle, chagrin et souffrance qui creusent des sillons dans l'âme d'un jeune homme fragile. L'esquisse de la vie d'un petit village perdu aussi, où le quotidien des rares habitants n'est troublé par aucun événement et s'égrène entre habitudes et bavardages. 

     


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  • Mes lecturesUn livre rare que l’on quitte à regret.

    Les ouvrages qui paraissent sur l’enseignement n’ont de cesse de nous montrer le côté négatif et difficile de la profession. Ici, sans les nier et sans angélisme, Frank Andriat nous confie 20 ans d’anecdotes, de doutes, de joies, de réflexions sur son métier. L’auteur nous fait découvrir son parcours à ses débuts, jeune professeur diplômé de l'université qui commence son enseignement en école technique et nous montre ses expériences sur le terrain et ses constatations.

    Ce n’est pas un livre de recettes, l’auteur sait pertinemment qu’on n’apprend pas son métier dans les livres ! Ce n’est pas un ouvrage pédagogique non plus.

    Cela reste un livre que les formateurs d’enseignants devraient faire lire et analyser avec leurs élèves. Andriat ose d’ailleurs dire à quel point on prépare mal les futurs profs à leur métier.

    Le livre insiste beaucoup sur le côté humain et les relations qui se tissent avec les élèves, nous montrant que le dialogue résout bien des problèmes.

     

    Métier décrié, contesté, accusé sans cesse, métier qui demande une remise en question quasi permanente, tous les professeurs se retrouveront dans la description qu’en fait Frank Andriat.

    Je l’ai lu en quelques heures, enthousiasmée et rassurée. C’est un libre qui rebooste et donne une énergie incroyable.

     

     


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