• Par-delà nos corps, Bérengère COURNUT

    Par-delà nos corps, Bérengère CORNUTElisabeth a vingt ans quand elle rencontre à paris Werner, lieutenant poète et peintre allemand. Mais la Première Guerre mondiale éclate… Des décennies après, Elisabeth adresse une lettre à Werner, en réponse à celle, pleine d’idéal, qu’il lui avait envoyée du front juste avant de disparaître. Elle y décrit ce que sa vie est devenue après leur rencontre et comment les épreuves ont fait d’elle une femme plusieurs fois aimante et aimée, traversée par le désir, le miracle de la maternité, la mort et l’absence.

     

    Mon avis :

     

    Lors d’une réunion de famille, ses membres trouvent une boite qui renferme trois lettres. Ils nous partagent celle d’Elisabeth, leur aïeule, en réponse à la missive d’un soldat allemand rencontré avant la guerre, il y a de ça vingt-cinq ans. *

    Dans une écriture délicate et raffinée, Elisabeth revient sur la rencontre que son mari et elle avait faite avec Werner. Elle décrit l’absence laissée par la mort de son jeune époux et la disparition de Werner dont la dernière lettre est arrivée peu après l’avis de décès. Cette absence, ce vide ont pris tant de place en elle qu’Elisabeth est partie au front pour tenter de les combler et de se confronter à ce qu’avait dû être leur souffrance.

    Puis elle a erré jusqu’à rencontrer Gorki qu’elle épouse et dont elle a des enfants. Elle raconte les pays parcourus, réels ou imaginaires, les océans traversés, l’immensité de la mer et celle de la forêt qui l’ont soutenue, aidée à se construire après ces départs.

     

    Ce court récit est merveilleux de poésie et d’onirisme. Il nous brosse le portrait d’une femme amie, épouse, amante et mère que les épreuves ont forgée et ancrée dans la réalité. Une femme libre qui a choisi la vie et trouvé l’amour après la perte et le deuil. Tout en nuance, ce texte sensible nous faire vivre une histoire d’amour par procuration, histoire jamais consommée et que le temps a rendue immortelle. Il magnifie aussi une jeune femme forte qui lutte contre la mélancolie et la tristesse et affronte la vie avec courage et optimisme.

    *En 2017, le texte de Werner avait été publié par Pierre Cendors aux éditions Tripode. Celui de Bérengère Cornut y répond. Je ne l’ai pas lu encore. Je vais me le procurer pour mieux appréhender ce témoignage amoureux.

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    Jeudi 1er Août 2019 à 18:14
    Anne (desmotsetdesno

    J'ai les deux mais je les garde pour l'automne.

      • Vendredi 2 Août 2019 à 00:27

        Tu aimeras certainement.

    2
    Jeudi 1er Août 2019 à 21:11

    Tu lis beaucoup de livres inconnus du grand public ! Ce sont des découvertes ! 

    Bonne fin de semaine. 

      • Vendredi 2 Août 2019 à 00:27

        Je me laisse guider par ma libraire et les 4e de couverture.

    3
    Lundi 5 Août 2019 à 18:03
    Alex-Mot-à-Mots

    Un sujet qui me parle. Je note ce titre.

      • Lundi 5 Août 2019 à 18:18

        Un beau portrait de femme.

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    4
    Mercredi 14 Août 2019 à 15:09
    Fanny

    Ce que tu dis me tente beaucoup.

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