• Mes lecturesQue doit-on dire ? Roman polyphonique ? Roman chorale ?
    5 voix se mèlent pour nous livrer leur vécu, leur douleur, leur espoir, le jour où l'ouragan Katrina a déferlé sur la Louisiane.
    5 voix : celle d'une vieille négresse, Joséphine Linc. Steelson, celle d'un évadé de prison, celle d'un prêtre dont la raison s'égare, celle d'un homme qui veut retrouver la femme aimée complétée par celle de cette femme.
    Ces voix vont s'enchaîner, se heurter, se téléscoper pendant 48h environ. 5 destins nous sont ici présentés.

    J'ai aimé le style différent, vif. Un style auquel il faut être attentif pour ne pas s'y perdre car les personnages se succèdent à allure irrégulière.

    Un très bon livre, une histoire (des histoires) cruelle, sans pitié, sans happy end. Sans doute comme le fut l'histoire des habitants de la Louisiane en 2005.

     


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  • Mes lecturesFin des années 60, un professeur d’histoire aux Etats-Unis essaie de faire comprendre à ses élèves comment les atrocités de la 2e Guerre mondiale ont pu avoir lieu. Documentaires d’époque et cours magistral laissent ses élèves incrédules face à l’inertie de la population. Il lui vient alors l’idée de tenter une expérience avec sa classe. Il va montrer à ses élèves comment l’être humain peut réagir face à la soumission à l’autorité. Très vite, l’expérience va lui échapper…

    Mon avis :

    Ce roman n’est pas à proprement parlé un roman jeunesse. Mais depuis de nombreuses années, il est donné à lire aux adolescents. Basé sur une histoire vraie, il aborde de manière assez pédagogique la soumission et le libre arbitre. D’un vocabulaire simple et d’une lecture facile, il éclaire bien mieux qu’un long discours comment le sentiment d’appartenir à une élite peut galvaniser certains. Finalement, le mal séduit toujours…

    A lire dès 14-15 ans.

     


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  • Mes lecturesSur les conseils d'une amie, j'ai acheté ce livre. Je ne le regrette vraiment pas. J'ai adoré.

    L'histoire est sombre et assez pessimiste mais elle est sensible et bien racontée et le style est subtile. Les personnages sans fard, présentés avec leurs forces et leurs faiblesses, sont attachants. L'auteur nous dépeint dans ce roman, une facette de l'Amérique et de la façon dont sont traitées les minorités.

    L'histoire en quelques mots :

    James Hunt est un cowboy Noir qui a perdu sa femme dans un accident de cheval. Il vit seul avec son oncle dans un pays où il restera toujours le « cowboy noir ». Même pour ses amis blancs.
    Sa vie se déroule paisiblement malgré tout, entourée par les chevaux, jusqu’au terrible meurtre d’un homosexuel. S'enchaînent alors des incidents mineurs mais interpellants qui ne font pourtant bouger personne ou presque dans cet état sauvage du Wyoming.
    Quasiment seul, il luttera à sa façon contre l'injustice et l'intolérance.

     


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  • Accueil

    Retrouvons la joie enfantine de fêter Halloween.

    Sorcières, vampires, fées Carabosse sonneront sans doute à notre porte.

    Citrouilles, potirons et chats noirs, feront frémir le temps d'un soir.

     


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  • J'ai dévoré son dernier roman. 

    Je ne suis pas vraiment objective car je suis fan. J'aime son œuvre même si tous ses romans ne me parlent pas de la même manière et parfois même me déplaisent.

    Ici, j'ai vraiment aimé le style, la phraséologie, le vocabulaire hors du commun (comme toujours) et précis. J'ai trouvé le sujet original ainsi que son traitement. C'est un tout bon Nothomb où l'écrivain ne s'est peut-être jamais tant livrée.

     

    Cela fait réfléchir sur notre propre manière d'aborder les autres et leurs différences, cela nous renvoie à nos images de la guerre, des soldats, de la correspondance, de la solitude, de l'obésité et d'autres sujets encore. 

    Mais Amélie Nothomb nous invite surtout à entrer dans son quotidien d'écrivain boulimique, à toucher cette forme de vie qu'est l'écriture. C'est un roman à tiroirs assez inattendu où lecteur et auteur croisent leur plume jusqu'à en inverser les rôles. Mapple est le lecteur idéal d'Amélie, le lecteur de sa vie. Celui dont chaque écrivain doit sans doute rêver. Et à travers son histoire, c'est un peu à tous ses lecteurs qu'elle rend hommage.

    On y trouve aussi une réflexion intéressante sur le besoin de protéger un territoire personnel, de se créer un no man's land. Non pour s'isoler mais pour se protéger de l'envahissement permanent. (Qui ne connait pas ça à un moment ou un autre ?) L'obésité de Melvin n'y concourt-elle pas ?

    Vraiment, je pense qu'il faut aller au-delà du 1er degré agaçant pour découvrir une réflexion de qualité.

     

      

    L’histoire en deux mots :

     

    Le roman commence ainsi : « Ce matin-là, je reçus une lettre d’un genre nouveau. » Un soldat américain en Irak, Melvin Mapple, lui écrit. « Je vous écris parce que je souffre comme un chien. J’ai besoin d’un peu de compréhension et vous, vous me comprendrez, je sais. » 

     D’abord, Amélie Nothomb croit que ce soldat de base n’a pas lu ses livres… Elle lui en envoie, en pensant contribuer à sa culture… et découvre, par ses lettres, qu’il a tout lu d’elle. « Je suis vraiment touchée que vous ayez lu tous mes livres. » Melvin Mapple lui écrit alors son histoire. 

     

     


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  • C’est presque un rituel de septembre. A chaque rentrée, je lis le dernier Nothomb.
    Voyage d’hiver  de l'an dernierm’a laissé sur ma faim.  J’ai eu l'impression de lire une bonne nouvelle, pas un roman.
    C’est méchamment drôle, ironique, sarcastique et surréaliste… comme l’auteur. C’est innovant, inattendu, emballant et décevant tout à la fois. Décevant car on s'attend à plus : plus de suspens, plus de rebondissements, plus de pages aussi.

    Se basant sur l'une de ses expériences vécues à Paris alors qu'elle avait pour colocataire une femme à l'apparence normale, un agent EDF en visite, n'avait pas voulu croire que des deux femmes, Amélie Nothomb puisse être l'écrivain. De cette anecdote revisitée, elle en a imaginé son roman.

    L'histoire en deux mots :

    Un employé d'EDF tombe amoureux d'une femme très belle qui ne l'aime pas. Cette femme partage sa vie avec une auteure géniale mais autiste. Il va chercher à entre dans ce duo improbable pour mieux séduire la belle. Comment mieux lui prouver son amour qu'en réalisant pour elle un attentat ?


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  • Mes lectures" Malgré moi, je la guette derrière la porte blindée.je la déteste d'avance." Mathilde avait espéré qu'elle échapperait à une treizième fille au pair, mais ses négociations ont échoué. Il y a eu Lucinda, Betsy, Laura, Sally, Anita, Carol, Phyllis, Nelly, Cynthia, Judy, Gloria, Marcia... et voilà Elsie. Elsie est une bourrasque noire américaine. La malle qui l'accompagne est deux fois plus grosse qu'elle. Elle regarde tout le monde droit dans les yeux. " Sleep ! " annonce-t-elle. Elle se couche tout habillée et dort sans interruption pendant trois jours.

    Mais quand elle se réveille... quel choc !

     

    Mon avis :

     

    C’est le premier roman de Susie Morgenstern que j’ai lu. Je l’ai dévoré. Son style alerte, sa fraîcheur de ton, sa spontanéité et la facilité avec laquelle elle appelle un chat un chat, sans jamais choquer, m’ont donné envie de découvrir d’autres romans.  

    Je propose l’Amerloque en 2e, lorsque j’ai des filles en classe. Celles-ci préfèrent ce genre de littérature aux garçons bien que ces derniers y trouvent aussi du plaisir. Ce roman débordant d’énergie est à lire et à faire lire. Un vrai vent d’optimisme et de bonheur souffle lorsqu’on le referme !

     

     

     

     


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