• Accueil

    Retrouvons la joie enfantine de fêter Halloween.

    Sorcières, vampires, fées Carabosse sonneront sans doute à notre porte.

    Citrouilles, potirons et chats noirs, feront frémir le temps d'un soir.

     

    Pin It

    1 commentaire
  • J'ai dévoré son dernier roman. 

    Je ne suis pas vraiment objective car je suis fan. J'aime son œuvre même si tous ses romans ne me parlent pas de la même manière et parfois même me déplaisent.

    Ici, j'ai vraiment aimé le style, la phraséologie, le vocabulaire hors du commun (comme toujours) et précis. J'ai trouvé le sujet original ainsi que son traitement. C'est un tout bon Nothomb où l'écrivain ne s'est peut-être jamais tant livrée.

     

    Cela fait réfléchir sur notre propre manière d'aborder les autres et leurs différences, cela nous renvoie à nos images de la guerre, des soldats, de la correspondance, de la solitude, de l'obésité et d'autres sujets encore. 

    Mais Amélie Nothomb nous invite surtout à entrer dans son quotidien d'écrivain boulimique, à toucher cette forme de vie qu'est l'écriture. C'est un roman à tiroirs assez inattendu où lecteur et auteur croisent leur plume jusqu'à en inverser les rôles. Mapple est le lecteur idéal d'Amélie, le lecteur de sa vie. Celui dont chaque écrivain doit sans doute rêver. Et à travers son histoire, c'est un peu à tous ses lecteurs qu'elle rend hommage.

    On y trouve aussi une réflexion intéressante sur le besoin de protéger un territoire personnel, de se créer un no man's land. Non pour s'isoler mais pour se protéger de l'envahissement permanent. (Qui ne connait pas ça à un moment ou un autre ?) L'obésité de Melvin n'y concourt-elle pas ?

    Vraiment, je pense qu'il faut aller au-delà du 1er degré agaçant pour découvrir une réflexion de qualité.

     

      

    L’histoire en deux mots :

     

    Le roman commence ainsi : « Ce matin-là, je reçus une lettre d’un genre nouveau. » Un soldat américain en Irak, Melvin Mapple, lui écrit. « Je vous écris parce que je souffre comme un chien. J’ai besoin d’un peu de compréhension et vous, vous me comprendrez, je sais. » 

     D’abord, Amélie Nothomb croit que ce soldat de base n’a pas lu ses livres… Elle lui en envoie, en pensant contribuer à sa culture… et découvre, par ses lettres, qu’il a tout lu d’elle. « Je suis vraiment touchée que vous ayez lu tous mes livres. » Melvin Mapple lui écrit alors son histoire. 

     

     


    1 commentaire
  • C’est presque un rituel de septembre. A chaque rentrée, je lis le dernier Nothomb.
    Voyage d’hiver  de l'an dernierm’a laissé sur ma faim.  J’ai eu l'impression de lire une bonne nouvelle, pas un roman.
    C’est méchamment drôle, ironique, sarcastique et surréaliste… comme l’auteur. C’est innovant, inattendu, emballant et décevant tout à la fois. Décevant car on s'attend à plus : plus de suspens, plus de rebondissements, plus de pages aussi.

    Se basant sur l'une de ses expériences vécues à Paris alors qu'elle avait pour colocataire une femme à l'apparence normale, un agent EDF en visite, n'avait pas voulu croire que des deux femmes, Amélie Nothomb puisse être l'écrivain. De cette anecdote revisitée, elle en a imaginé son roman.

    L'histoire en deux mots :

    Un employé d'EDF tombe amoureux d'une femme très belle qui ne l'aime pas. Cette femme partage sa vie avec une auteure géniale mais autiste. Il va chercher à entre dans ce duo improbable pour mieux séduire la belle. Comment mieux lui prouver son amour qu'en réalisant pour elle un attentat ?


    votre commentaire
  • Mes lectures" Malgré moi, je la guette derrière la porte blindée.je la déteste d'avance." Mathilde avait espéré qu'elle échapperait à une treizième fille au pair, mais ses négociations ont échoué. Il y a eu Lucinda, Betsy, Laura, Sally, Anita, Carol, Phyllis, Nelly, Cynthia, Judy, Gloria, Marcia... et voilà Elsie. Elsie est une bourrasque noire américaine. La malle qui l'accompagne est deux fois plus grosse qu'elle. Elle regarde tout le monde droit dans les yeux. " Sleep ! " annonce-t-elle. Elle se couche tout habillée et dort sans interruption pendant trois jours.

    Mais quand elle se réveille... quel choc !

     

    Mon avis :

     

    C’est le premier roman de Susie Morgenstern que j’ai lu. Je l’ai dévoré. Son style alerte, sa fraîcheur de ton, sa spontanéité et la facilité avec laquelle elle appelle un chat un chat, sans jamais choquer, m’ont donné envie de découvrir d’autres romans.  

    Je propose l’Amerloque en 2e, lorsque j’ai des filles en classe. Celles-ci préfèrent ce genre de littérature aux garçons bien que ces derniers y trouvent aussi du plaisir. Ce roman débordant d’énergie est à lire et à faire lire. Un vrai vent d’optimisme et de bonheur souffle lorsqu’on le referme !

     

     

     

     

    Pin It

    votre commentaire
  • Mes lecturesUne jeune fille place un jour sur Internet, une photo de ses parents, sur un site qui permet de retrouver ses copains d'école. Elle est loin de se douter qu'elle vient de déclencher une véritable tempête qui va l'amener à risquer sa vie et celle de ses proches...

    Mon avis :

    Un bon thriller aux personnages attachants, une intrigue bien menée, des rebondissements mais pas trop. Un cocktail bien dosé qui donne envie de connaître le dénouement dès qu'on y a porté les lèvres. De plus, quand on parvient au bout de cette haletante intrigue, Marie-Aude Murail nous offre un bonus : un journal de création, qui relate au jour le jour le travail préparatoire du roman.

    Un livre que je conseillerai aux 12-15 ans mais tous peuvent y prendre plaisir.

     

    Pin It

    1 commentaire
  • Mes lectures4e de couverture :   Un «nouveau» concept de téléréalité va faire fureur sur vos écrans : une île (forcément) déserte, six adolescents livrés à eux-mêmes (sous l'oeil des caméras), tenus de surmonter les épreuves ensemble.
    Au final : de l'argent pour chacun, la gloire pour tous !
    Trois garçons et trois filles ont été choisis par Grave Production.
    Des tempéraments opposés, des caractères explosifs...
    Assurément, ça va saigner !
    Mais l'île déserte, au large d'une dictature, n'est pas si déserte.
    Les épreuves endurées ne seront pas celles élaborées par la production.
    Pour Vanessa, Bernadette, Aphrodite, Charles, Mickaël et Samir, la véritable aventure est inattendue, autrement palpitante, une question de vie et de mort...

    Mon avis :

    Une histoire à quatre voix, racontée tour à tour par des participants à l'émission et un membre de la production. Ce qui semblait être, au départ, une histoire de type Koh Lanta, va rapidement devenir plus politique et engager le lecteur dans une réflexion personnelle plutôt que dans  l'observation passive d'une émission de télé-réalité.

    L'histoire est parfois drôle parfois teintée d'émotion. Les personnages sont habilement décrits ainsi que leur manière d'assumer le regard des autres et l'image qu'ils donnent ou voudraient donner d'eux. Une belle réflexion aussi sur les médias et leurs dérives, la manipulation, étoffée par le rebondissement central.

    Une histoire qui devrait plaire à tous les adolescents.

     

    Pin It

    1 commentaire
  • Quand je repense à mon enfance et mon adolescence, et aux livres que je dévorais alors, je revois d'abord, les livres de la Comtesse de Ségur. Je les ai tous lus, parfois avec l'aide de ma grand'mère qui me faisait la lecture le soir au pied de mon lit.

    Viennent ensuite les Fantômettes, Club des Cinq, Clan des Sept, Signes de Pistes... Et enfin, les Sylvie (des éditions Marabout : tout un symbole), quelques Bob Morane puis la collection Travelling qui accompagna mon adolescence.

    Un foisonnement de récits d'aventures, éducatifs et initiatiques, à visée morale et assez éloignés du monde et des précoccupations des adultes. C'était alors une époque où l'enfant était considéré comme un être innocent à protéger. Les romans étaient donc plutôt édulcorés. Ce qui n'a pas empêché plusieurs générations d'enfants d'y trouver plaisir et délassement.

    Après la parution de Psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim (1976), les choses ne seront plus comme avant. Il convainc les éducateurs de l'époque que l'enfant a des angoisses existentielles et est capable de comprendre inconsciemment le message sous-entendu d'un récit pour donner du sens à sa propre existence.

    Que l'on adhère ou pas à cette vision des choses, force est de constater que désormais, la littérature de jeunesse va gagner en reconnaissance. Dès la maternelle, de bons albums, sensibles et intelligents seront proposés aux enfants. La littérature leur permettant de mieux comprendre le monde qui les entoure, de le rendre plus accessible et intelligible.

    Bien que le monde du livre soit en difficulté, la littérature de jeunesse est devenue un secteur phare de l'édition, l'un des plus dynamiques, et l'un des moins sinistrés en terme de ventes. Les adolescents d'aujourd'hui sont particulièrement gâtés par le choix qui s'offre à eux. Les bons auteurs se comptent par dizaines apportant leur touche et leur personnalité à divers genres littéraires. Les thèmes abordés sont vastes. Et les héros qu'on leur propose sont abordables.

    D'ailleurs, le fossé se comble entre les catégories, les tranches d'âge. Il y a trente ans, on entrait dans les livres "de grands" entre 14 et 18. Age où j'ai découvert la collection Travelling. Maintenant, la littérature jeunesse touche parfois des lecteurs plus âgés. Stephenie Meyer et sa saga peuplée de vampires est lue avec passion des pré-ados aux trentenaires. Marie Desplechin ou Agnès Desarthe écrivent à la fois des livres pour ados et des romans pour adultes. Anna Gavalda s'est aussi essayée avec brio à la littérature jeunesse.

    Si la Comtesse de Ségur était attachée à un objectif éducatif lorqu'elle écrivait pour ses petits enfants, il semble que cela soit moins le cas aujourd'hui. Mais les livres jeunesse de qualité conservent toutefois cette ambition.

     


    8 commentaires