• Juillet 1983… Sur l’autoroute 20, Benoit Ayotte et Sylvain Mailloux, deux voyous en provenance de Montréal, font du pouce vers l’est. Ayotte veut se terrer au chalet de l’oncle de Mailloux, à Rivière-à-Pierre, car, en mission pour son clan, il a abattu par erreur un innocent père de famille plutôt qu’un membre d’un gang rival. Mais dès leur arrivée dans la région de Québec, la mort s’invite dans le périple des deux malfrats…

    Mon avis : 

    Ce récit est très différent des « Cahiers noirs de l’aliéniste » du même auteur. Loin du policier historique qui nous plongeait en 1889, Jacques Côté nous emmène ici dans un policier noir où on retrouve son enquêteur vedette de la Sureté de Québec, Daniel Duval. Dès les premières pages, l’univers glauque, vulgaire et brutal d’Ayotte et Mailloux, deux voyous en cavale, nous saute au visage. Impatient, impulsif, incapable de contenir ses pulsions, Ayotte, véritable sociopathe, va additionner les dérapages et attirer l’attention alors qu’il souhaitait se faire oublier. Daniel Duval et son coéquipier Louis Harel sont sur sa piste. Une course contre la montre s’engage entre Cap-Rouge et la Beauce, rythmée par la musique anglo-saxonne des années 80 qu’écoutent tour à tour Duval et Ayotte. Tout le récit est d’ailleurs parsemé de références aux années 80 et, même si je ne les ai pas toutes comprises, j’ai trouvé sympathique de me replonger dans les souvenirs musicaux de mes vingt ans.

    L’alternance de point de vue permet aussi de percevoir la tension qui monte de part et d’autre et la nervosité de chacun. Le lecteur est balloté entre l’instinct de survie de l’un et la traque réfléchie de l’autre, entre l’individualisme forcené et le sens des responsabilités sociales jusqu’à ce que la cavale prenne fin.

    L’enquête alerte et le rythme enlevé nous plongent dès le départ dans ce roman très sombre où la société québécoise n’est pas montrée sous un très beau jour. Violence, meurtres, corruption, jeux d’influence… Jacques Côté dénonce d’une plume acérée les travers de sa Belle Province tout en nous contant le voyage d’un fou furieux.

    Un road trip haletant et sanglant où le lecteur est témoin des faits les plus horribles avant que la police en entende seulement parler. Une place de premier plan que j’ai apprécié tenir tout au long de ma lecture.

    Maintenant le suspense jusqu’au bout, Jacques Côté termine le 5e tome des enquêtes de Daniel Duval, d’une manière totalement inattendue, laissant penser que le 6e tome ne devrait pas se faire attendre aussi longtemps que celui-ci.

     

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  • Ring Est, Isabelle CORLIERLe corps d’un homme battu à mort est découvert sur une aire de parking non loin du Ring de Bruxelles. Aubry Daubancourt, juge d’instruction, est chargé de l’enquête. Une aubaine pour le magistrat qui compte bien tout faire pour que le mort emporte son secret dans la tombe.

    Mon avis :

    Automne 2009, alors qu’il jongle sur un fil entre sa vie familiale et sa vie professionnelle, Aubry Daubancour, jeune juge d’instruction, pète les plombs après qu’un chauffard lui ait coupé la route. En quelques secondes, sa vie vient de basculer. Le lendemain, on lui confie l’enquête. Est-ce la chance qu’il espérait ?

    Dès le départ, un peu comme dans les enquêtes de Colombo, on sait ce qui s’est passé et qui est le coupable. La question qui nous tient en haleine tout le long du récit est « Va-t-il échapper à la justice ? » et si oui, « comment ? ». Aidé par un jeune inspecteur perspicace et tenace, Zacharia Bouhlal, Daubancourt va faire mener tous les devoirs d’enquête nécessaires pour ralentir les choses tout en tentant d’être le plus naturel possible. Y aurait-il des crimes parfaits ?

    L’écriture alerte et naturelle d’Isabelle Corlier nous entraine d’une page à l’autre à travers Bruxelles qui est un personnage à part entière de l’histoire. L’auteure vit à Bruxelles et sa ville sert de décor à l’intrigue. Assumant pleinement sa belgitude, elle parsème son texte d’expressions brusselaires, de phrases en flamand et de belgicismes de bon aloi. Le récit, chronologique et linéaire, suit les faits et gestes de quatre personnages principaux dont trois essaient de comprendre et de découvrir la vérité alors que l’enquête ne dévoile que de bien maigres éléments.

    On assiste ici à un beau chassé-croisé, une sorte de jeu du chat et de la souris où toutes les pièces s’imbriquent de manière cohérente. Une partie d'échecs en somme entre un homme qui veut cacher sa responsabilité et celui qui veut à tout prix trouver le coupable. Aussi déterminé l'un que l'autre, ils vont devoir ruser. Isabelle Corlier maîtrise son sujet et au-delà d’une intrigue originale, elle nous offre des personnages consistants et crédibles et des procédures judiciaires qui le sont tout autant. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce récit sombre et efficace.

    Un premier roman réussi qui en appelle d’autres. A découvrir absolument.

     

     

     

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  • Anna, ici et là, Luc DUPONTAuxiliaire de police fraîchement nommée en milieu rural, Anna rencontre Matilda au milieu des vieilles pierres et des pieds de vignes. Riche propriétaire, Matilda gère un domaine qui attise les passions et suscite la convoitise. Peu à peu, un drame se noue, dans une atmosphère crépusculaire qui évoque celle des meilleurs romans policiers scandinaves.

    Mon avis :

    Luc Dupont signe ici son premier roman et c’est un coup de maître. Repéré lors du prix Fintro 2017, il ne l’a pas obtenu car les codes du noir ne sont pas strictement respectés mais la mention spéciale du jury n’est en rien usurpée. Ce roman est superbement écrit.

    Anna, une jeune femme libre et indépendante, est envoyée en stage en Toscane, au cœur d’une campagne profonde et inviolée où le temps s’égrène lentement. Ici, chacun connait le prix du travail et de la patience. Et même si la réussite de certains fait parler, on reconnait les mérites de ceux qui s’ouvrent les tripes pour entretenir leur patrimoine et conserver les valeurs de la région. D’une lenteur estivale bien rendue, ce roman met en scène de nombreux personnages aussi riches que diversifiés. On y retrouve toutes les composantes de la société humaine - du meilleur au pire.

    Par petites touches impressionnistes, l’auteur nous décrit des lieux, des sensations, des rapports humains qu’il nous faudra agencer au fur et à mesure de la lecture pour comprendre les rapports de force qui se jouent sous nos yeux. Rien n’est dit, tout est suggéré et c’est en soi une prouesse réussie.

    Quand le village est secoué par un meurtre, c’est l’occasion de mettre ensemble toutes les informations reçues en se glissant dans les pas d’Anna. Mais le dénouement n’est pas forcément celui auquel on s’attend.

    Professeur de français, Luc Dupont maîtrise la langue et crée, en quelques touches, un paysage, une atmosphère, une ambiance. Les premiers commentaires rapprochent son roman des policiers scandinaves ; je dirai que son style est personnel et, à mon sens, bien meilleur. Il emploie le mot juste, le terme rare et c’est un paysage qui prend vie sous sa plume, une chaleur étouffante qui nous fait manquer de souffle. Il porte un regard profond et clairvoyant sur les personnages qu’il fait vivre sous sa plume tout en se tenant à l’écart, sans juger ceux qu’il dépeint. Au lecteur de se faire sa propre vision, sa morale, de la scène qui se joue sous ses yeux et révèle la vraie nature de l’Homme.

    Un roman à découvrir et un auteur à suivre.

     

     

    https://vimeo.com/258051828

     

     

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  • Temps glaciaires, Fred VARGAS« Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur sa table, s’inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l’œil cette nuit, une de ses sœurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment.
    - La femme du 33bis ? demanda-t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m’emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin ? D’après les rapports internes, il s’agit d’un suicide avéré. Tu as des doutes ?

    Mon avis : 

    Fred Vargas est décidément un de mes auteurs préférés. Ses personnages complexes, ses références historiques d’une précision chirurgicale et jamais envahissantes donnent à ses romans une touche unique, reconnaissable entre toutes et je les trouve passionnants.

    Cette fois, tout commence à Paris. Une vieille dame en déambulateur avance péniblement dans la rue et s’écroule soudain, prise d’un malaise. Une passante lui porte secours et aperçoit une enveloppe qu’elle s’apprêtait à poster. Elle la glisse pour elle dans la boite pendant qu’on l’emmène à l’hôpital. Elle en sortira après une nuit d’observation. Mais 48h plus tard, on la retrouvera morte dans sa baignoire. C’est le début d’une intrigue qui mènera Adamsberg et Danglard jusqu’en Islande et au cœur d’une société secrète qui redonne vie aux grandes heures de la Révolution française.

    Outre l’intrigue, complexe à souhait mais qui jamais ne perd son lecteur, et les caractéristiques du genre (policiers à la personnalité particulière, équipe aux liens fort mais connaissant des tensions, enquête avançant par à-coups, suspects nombreux…) j’aime la qualité de la plume de Fred Vargas, dense, précise, ciselée. En une phrase, elle peut nous donner à voir trois hypothèses différentes. Elle embarque le lecteur dans un récit emberlificoté « comme une pelote d’algues » mais peu à peu tout se met en place de manière plausible, claire, évidente. Pour ne pas nous perdre, elle se sert à merveille d’Adamsberg, de son point de vue atypique et de ses réflexions qui semblent anodines ou sans lien avec l’affaire mais qui au bout du compte sont le fil d’Ariane qui mène à la lumière. Et cerise sur le gâteau, elle glisse de temps à autre des situations cocasses ou des répliques amusantes avec une aisance inouïe.

    Entre polar, roman historique et drame psychologique, « Temps glaciaire » est un tout bon Vargas qu’on savoure du début à la fin. C’est un roman policier mais la résolution de l’énigme compte moins que le chemin parcouru pour y arriver, empli d’humanisme, d’onirisme et d’Histoire. On aime ou pas. Moi, j’en suis fan.


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  • Crimes à la librairie, CollectifIls écrivent des polars. Des polars qu’on dévore. Et à la demande d’un lecteur passionné, Richard Migneault, ils se sont réunis autour d’un thème séduisant : crimes à la librairie.

     

    Mon avis :

    J’ai découvert ce recueil petit à petit, une nouvelle à la fois depuis un mois et je le termine à l’instant. Premier d’une série de trois, il essuie un peu les plâtres comme on dit chez nous, cherchant son lectorat en mettant en avant les auteurs québécois de romans policiers. Avant d’ouvrir cet ouvrage, j’avais déjà lu dix des auteurs participants ; il n’était donc pas vraiment question de découverte pour moi. A l’invitation de Richard Migneault, un lecteur-blogueur-passeur-de-littérature-québécoise, ex directeur d’école primaire, ils se sont prêtés au jeu de l’écriture sur un même thème : crimes à la librairie.

    Il n’est pas simple de plaire à tout le monde, d’autant que dans le monde du polar, les nuances et variétés sont multiples. Cet ouvrage réunit presque tous les styles, de l’enquête classique à la nouvelle de suspens, le tout agrémenté de mystère, d’horreur ou d’humour selon les auteurs.

    Seize courtes nouvelles sont donc réunies ici et chaque auteur est présenté par Richard en quelques mots. J’ai beaucoup aimé les nouvelles de Richard Ste Marie – à l’intrigue subtile - de Benoit Bouthillette que j’ai découvert et dont j’ai aimé l’inspecteur amérindien et celle de Mario Bolduc pour le contexte dans lequel il plonge ses personnages. Le crime surprenant de Jacques Côté a aussi retenu toute mon attention ainsi que la critique sociale qu’il fait. J’ai aussi découvert Sylvain Meunier et Florence Meney que je relirai avec plaisir. Et puis, il y a les autres, bien plus à l’aise dans leur univers personnel que dans cet exercice de style, comme Patrick Senécal qui fleurte une fois encore avec le fantastique et l’insolite ; Christyne Brouillet qui m’a laissée à distance de son texte même si c’est toujurs un plaisir de retrouver Maud Graham ou Ariane Gélinas que je n’ai pas sentie à l’aise dans ce cadre imposé.

    Le but de ce recueil est surtout de faire connaitre la richesse des auteurs québécois. En cela il est atteint puisqu’un troisième tome vient de sortir, mêlant des auteurs de la francophonie séduits à leur tour par la proposition. Grâce à ce recueil et à son plus fervent défenseur, Richard Migneault, le roman policier a montré ses richesses et la raison pour laquelle il est désormais dans la cour des grands.

     

    Crimes à la librairie, Collectif10 

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  • La disparition de Michel O'Toole, collectifCôte-Nord, mai 2015, Michel O’Toole, un journaliste québécois d’origine irlandaise, disparait sans laisser de trace alors qu’il roulait à moto sur la route 389, qui relie Fermont à Baie-Comeau. L’enquête policière n’ayant pas abouti, huit auteurs donnent leur version des faits.

      

    Mon avis : 

     

    Ce recueil de nouvelles est un ouvrage collectif auquel des écrivains québécois parmi les plus connus ont participé, comme Chrystine Brouillet, Stéphanie Pelletier, Tristan Malavoy, ou Patrick Senécal. Huit auteurs ont été sollicités afin de trouver les causes de la disparition du journaliste Michel O’Toole. Un texte d’introduction signé Malavoy nous explique d’emblée qu’il a disparu dans le cadre d’un reportage pour le magazine L’Actualité sur la route 389. D’origine irlandaise, cet homme dans la cinquantaine était un journaliste réputé réalisant la plupart de ses déplacements à moto. Elle n’a pas non plus été retrouvée.

     

    Avec leur style propre, leur enquêteur fétiche (j’ai croisé Maud Graham avec plaisir) ils construisent un passé à O’Toole, des amis et des ennemis, des raisons de disparaître… chaque histoire s’inspirant de ce qui a précédé. Les épisodes d’un récit écrit en italique nous font suivre le parcours d’un homme traqué ayant intérêt à quitter l’Irlande au plus vite. L’écriture vive, un peu fiévreuse, de Deni Béchard introduit ainsi les sept nouvelles de ses confrères.

     

     

    J’ai passé un moment agréable à découvrir ces histoires et la manière dont chacun a donné corps à ce Michel O’Toole. Hélas toutes ne sont pas du même niveau et si j’ai beaucoup aimé l’hypothèse de Tristan Malavoy -et découvert sous sa plume la ville fantôme de Gagnon- ou le passé trouble que Perrine Leblanc lui a imaginé de si belle façon, je suis restée sur ma faim pour d’autres et n’ai carrément pas compris où Mathieu Laliberté voulait en venir avec ses extraterrestres. Patrick Senécal, lui, clôture ce recueil dans un style tout personnel.
    J’aurais aimé découvrir des récits clairement plus policiers mais à la place, les auteurs ont préféré décrire la personnalité de Michel O’Toole et lancer des hypothèses sur sa fin de vie.

     

    Malgré tout, l’ensemble du recueil est cohérent et les nouvelles mises bout à bout dépeignent une vie tumultueuse et tout à fait plausible à ce mystérieux personnage. A tenter pour se faire un avis personnel.

     

     La disparition de Michel O'Toole, collectif8

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  • Revue Sang-froidJ’ai acheté récemment un ancien numéro de la revue Sang-froid et après lecture, je me suis décidée à m’abonner.

    Qu’est-ce ?

    Sang-froid est une revue trimestrielle (un mook) qui propose des articles de fonds sur la justice et le polar. Les articles, richement documentés, relèvent du journalisme d’investigation et nagent souvent à contre-courant. Son but est de relater les faits autrement, de prendre le temps de la réflexion dans ce monde où seul le scoop semble primer.

    La revue comporte deux grandes parties : une ancrée dans le réel et l’autre dans la fiction. Ainsi, dans le numéro 4 de l’hiver dernier, elle nous propose un dossier sur les nouveaux détectives, les filatures d’aujourd’hui et les à côtés du métier mais aussi sur les trafics d’influence qu’il y a parfois derrière les services demandés.
    Un article a particulièrement retenu mon attention, celui d’un attentat qui a eu lieu en France le 18 juin 1961 et qu’on a, à l’époque, fait passer pour un banal accident ferroviaire. Preuves à l’appui, l’auteur démontre que le déraillement du train Strasbourg-Paris qui a couté la vie à 28 personnes et en a blessé 170 autres est l’œuvre de l’OAS. L’article explique pourquoi cela n’a pas été divulgué, qui avait intérêt à taire les faits et à enterrer les preuves dans cette période agitée que fut la guerre d’Algérie.
    On trouve aussi dans ce numéro une intéressante enquête sur la Corse et « la piste agricole » première piste suivie par les enquêteurs après l’assassinat du préfet Claude Erignac en février 1998 et un reportage sur la police scientifique, ses méthodes, ses moyens, ses réussites, son coût... et les nuances qu’il y a entre réalité et fiction. Chaque numéro propose des thématiques qui ont marqué l’actualité des derniers mois.
    Ca, c’est pour le côté justice et investigations.

    Côté polar, la revue nous propose une rencontre avec Peter May, un portrait de Victor Dèl Arbol et une nouvelle originale de Marcus Malte, intitulée « Cocotte ». Enfin, une dizaine de nouveautés parues ou à paraitre sont présentées aux lecteurs. Dans chaque numéro, on retrouve au moins deux présentations d’écrivains et une nouvelle spécialement écrite pour la revue. Pour les fans de romans policiers, cette revue est une mine.

    Qui se cache derrière Sang-froid ?

    Des passionnés avant tout, qu’ils soient journalistes, spécialistes de l’un ou l’autre domaine judiciaire ou éditorial, photographes ou illustrateurs. Citons Yannick Dehée, directeur de publication et Stéphane Damian-Tissot, rédacteur mais aussi à la signature des articles Eloïse Fagard, Danielle Thiéry, Elizabeth Greenwood, Pierre Abramovici ou Frank Hériot entre autres.

    A l’époque où la presse écrite a du mal à survivre, il faut saluer cette audace de lancer sur le marché, une nouvelle publication aussi pointue. Espérons que cette revue, dont le 7e numéro paraitra à l’automne, trouvera son public et s’installera durablement dans les présentoirs des bonnes librairies.

     

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