• Duelle, Barbara ABELAbandonnée par sa mère à la naissance, Lucy a néanmoins vécu une enfance heureuse au sein dune famille dadoption aimante. Aujourdhui, elle mène une existence sans histoire entre son mari et leurs deux enfants. Mais le jour où léquipe de "Devine qui est là?" frappe à sa porte, son destin bascule.
    C
    est une émission de téléréalité qui se propose de réunir ceux que la vie a séparés. Comprenant que quelquun cherche à la retrouver, Lucy na aucun doute: il sagit de sa mère biologique. Elle a quinze jours pour se préparer à cette rencontre. Quinze jours dexcitation, dangoisse et dappréhension. Mais au fil du temps, la jeune femme nest plus sûre de rien… Et sil s'agissait de quelquun dautre? La rencontre aura bien lieu, surprenante, inattendue, qui fera éclater un bouleversant secret, conduisant Lucy aux confins de lenfer, là où le rêve devient cauchemar.

    Mon avis : 

    Il est difficile de parler de l’histoire de ce roman sans dévoiler quoi que ce soit. Du début à la fin, les apparences sont trompeuses et Barbara Abel joue avec le lecteur.

    Dans son 3e roman, de 2005, Barbara Abel géolocalise l’action à Bruxelles, chose rare. Une des caractéristiques de ses romans étant l’absence de précision géographie appuyant ainsi le côté ordinaire des histoires qu’elle raconte et qui pourraient se passer près de chez soi. A cette époque, une émission de téléréalité fait la une, « Y’a que la vérité qui compte » où des téléspectateurs tentent de retrouver des personnes de leur passé qu’ils ont perdu de vue. C’est le point de départ que choisit l’auteure.

    Première surprise, ce n’est pas sa mère biologique que Lucy va rencontrer mais sa sœur jumelle, Angèle. Quel choc de se découvrir une sœur, et jumelle, en plus. Si pour elle, c’est un vrai bonheur, une joie indicible, il n’en va pas de même pour son entourage qui se méfie de cette soudaine gémellité. Peut-on vraiment faire confiance à Angèle ? Est-elle sincère dans sa volonté de retrouver sa sœur ? Et Lucy ne devient-elle pas exagérément proche de cette inconnue ?

    La fascination que provoque toute gémellité est parfaitement mise en scène ici. Si physiquement les deux sœurs se confondent, mentalement elles sont pourtant différentes, ayant vécu une enfance diamétralement opposée. Barbara Abel nous le narre avec subtilité. Elle construit une histoire où jalousie et rancœur gâchent le bonheur que pourrait enfin construire les deux femmes.

    Les événements s’accélèrent alors et l’auteure parvient à nous bluffer plus d’une fois et à nous emmener là où on ne l’attend pas. Ces brusques revirements de situation maintiennent l’intérêt et le suspens jusqu’au bout et l’on termine quasiment en apnée. Seul bémol, l’épilogue, un peu convenu, qui tranche avec le jeu de chat et de souris que Barbara Abel impose au lecteur jusque là.

    On retrouve dans ce thriller psychologique des thèmes qui deviendront récurrents chez l’auteure : la maternité, la famille, les troubles du comportement. On aime aussi que l’auteure se joue de nous et de nos représentations.

    Un récit à la tension palpable qui plaira aux amateurs et permettra à ceux qui ne connaitraient pas encore l’auteure de découvrir son côté sombre et manipulateur.

     

    Duelle, Barbara ABEL3e

     

     

     

     

     

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  • Coup de froid, Patrick DELPERDANGENuit de neige. Le narrateur, à la recherche de la femme aimée qui l'a quitté, arrête sa voiture, harassé, dans une petite ville. Au bar, il fait la connaissance de Nick Volpone, alias Nick le Renard, un soi-disant garagiste qui propose de l'emmener prendre un verre à la maison. Il est des individus qui savent embobiner, l'engrenage se met en marche. Nick est cinglé, il a peut-être tué son frère, et il exerce des pressions si odieuses sur Catherine, sa belle-sœur, que le narrateur se sauve avec la jeune femme, elle aussi fort ambiguë. Débute alors, au cœur de forêts profondes, à travers des chemins pleins de neige et de boue, une nuit d'angoisse et de fuite ponctuée d'incidents, de coups de déveine et de fâcheuses rencontres... 

    Mon avis :

     


    Patrick Delperdange ne se perd pas dans les détails, dès les premières lignes, le lecteur est plongé au cœur de l’action. Il faut un moment pour reprendre ses esprits et se situer. Qui est ce « je » énigmatique ? Que fait-il là ? Qui est vraiment ce Nick qui l’aborde ? Et Catherine ? Que cachent-ils tous ?
    Il faudra patienter jusqu’au bout de la nuit pour que se lève un coin du voile et que tous les fragments d’histoire se mettent en place. Et pendant ce temps, on accompagne le narrateur de déconvenue en mésaventure. La nuit se fait de plus en plus profonde et l’angoisse monte. Où l’auteur nous emmène-t-il ? Que va-t-il arriver ? Pourquoi, bon sang, le narrateur a-t-il fait halte dans cette gargote ?


    Avec brio, Patrick Delperdange nous dépeint des personnages ordinaires être la proie du hasard et d’un destin tragique. Troubles, ambigus, les êtres rencontrés avancent en équilibre instable entre folie et lucidité. Un rien les ébranle et les fait verser dans la violence ou la cruauté. A moins qu’ils ne soient de brillants manipulateurs... L’atmosphère déjà alourdie par la tempête de neige devient tendue, glauque à souhait au fur et à mesure que la nuit passe. Qui est qui ? Qui ment ? Vers quelle issue l’auteur nous embarque-t-il ?


    Paru en 2013, ce roman d’atmosphère de Patrick Delperdange s’inscrit dans le style des romans noirs à l’américaine. Bien que jamais nommés, les lieux ressemblent aux villages perdus qui s’égrènent le long des nationales du nord des Etats-Unis. Cet anonymat les rend encore plus angoissants.


    Ce roman efficace, à l’ambiance étouffante à souhait vous mène d’un bout à l’autre et le rythme vous cloue au siège jusqu’au mot fin. Du bon Delperdange !


     

     

     

    Coup de froid, Patrick DELPERDANGE1

     

     

     

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  • Récit d'un avocat, Antoine BREAEn 1996, la cour d’assises du Jura condamne deux réfugiés kurdes, Ahmet A. et Unwer K., à trente ans de prison pour l’un, à la réclusion à perpétuité pour l’autre, pour des faits de viol aggravé, assassinat en concomitance, tortures et actes de barbarie perpétrés sur la personne d’Annie B., une jeune aide-soignante. Seize ans plus tard, le narrateur, jeune avocat anxieux, se voit chargé par une cliente de porter assistance à « ce pauvre Ahmet » qui purge toujours sa peine à la prison de Clairvaux. Le détenu craint d’être expulsé vers la Turquie après sa libération, ce qui selon ses dires le condamnerait à une mort certaine. Pas tout à fait sûr de ce qu’on attend de lui, notre narrateur prend connaissance du dossier, sans imaginer qu’il met le pied dans une affaire qui va totalement le dépasser.

    Mon avis :

    Originellement publié chez l’éditeur canadien Le Quartanier, ce récit d’un jeune Français, Antoine Brea, est un des premiers romans de la nouvelle collection « Cadre noir » des éditions du Seuil.

    En quatre parties, l’auteur nous relate une enquête menée par un jeune avocat, sous l’impulsion d’une magistrate honoraire à la retraite, Mme H. Entretenant une correspondance avec un détenu d’origine kurde, condamné pour meurtre, elle demande au narrateur de lui rendre visite en prison et de lui venir en aide. L’avocat s’informe d’abord sur le meurtre commis, découvrant les rouages qui l’ont mis en route, puis sur le procès et la peine infligée pour chercher à comprendre à quel point la culpabilité d’Ahmet est engagée et qui, éventuellement, tire les ficelles de tout cela.
    Ce qui commence comme un rapport judiciaire de fait divers sanglant se transforme peu à peu en enquête.

    Antoine Brea ne nous épargne rien des lenteurs judiciaires, des fastidieux recours que l’avocat dépose, de ses hésitations et de ses doutes. Quel pouvoir a-t-il vraiment dans cette histoire touchant de près à la politique ? Que peut-il faire, que peut faire la justice pour cet immigré, criminel de droit commun ? D’autant que nous n’avons pas affaire à un ténor du barreau, mais à un avocat hésitant, sans envergure et affligé d’une maladie invalidante, la phobie sociale. Laborieusement, il avance dans la vie et dans son affaire sans vraiment y croire, égaré entre mélancolie et solitude. Nous le suivons dans ses errements juridico-personnels où rien ne semble jamais s’arranger comme il le souhaiterait.

    Chaque mot est pesé soigneusement dans ce roman à la construction subtile qui nous fait très vite dépasser le fait divers pour aborder l’immigration, les filières de clandestins, le conflit turco-kurde, le code de l'honneur et les influences politiques internationales.
    A la fois thriller juridique et récit d’anticipation (l’histoire se termine fin 2017), ce récit sec et étouffant mêlent habillement réalité et fiction et plonge le lecteur dans un perpétuel sentiment de malaise. Il relate l’indicible, fait monter la peur mais la morale n’arrive pas, victorieuse, pour signer un happy end. Ce récit bouscule les règles du genre et nous propulse face à la réalité crue.

    Les fans du genre apprécieront sans aucun doute.

     

     

     

     

     

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  • Crachin, Eloïse SIMONCELLI-BOURQUEInterpellée par Charlotte Guillemin, médecin coopérante à Mixco au Guatemala, Élisa Morinelli, journaliste d’investigation, s’envole vers ce pays d’Amérique centrale. Malgré les réticences de ses proches, elle accepte d’enquêter sur Aura del sol, une puissante entreprise d’extraction aurifère dont les activités menacent la vie des populations locales. Aussitôt descendue de l’avion, elle apprend que son associé, demeuré à Montréal, est victime d’un accident. Les policiers du poste 22 soupçonnent une tentative de meurtre.
    En l’espace de ces quelques jours d’automne, Élisa Morinelli sera frappée par un crescendo de violentes émotions.
    Enchaînant enlèvements et homicides, ce récit en chassé-croisé nous plonge dans un monde où l’appât du gain et la corruption font loi, tout en remémorant les atrocités de la guerre civile guatémaltèque. 

    Mon avis :

    Ce premier roman d’Eloïse Simoncelli-Bourque, très bien documenté, nous propose une intrigue qui tient la route, riche en rebondissements et addictive en diable. Pas de super héros ici mais des personnages consistants, certains présentant des failles et des zones d’ombres, d’autres se débattant avec les aléas de la vie.

    Du roman noir, on retrouve une atmosphère pesante, miroir d’une société violente, gangrénée par la corruption, les massacres de paysans et la spoliation des plus pauvres. Du roman à énigme, il possède un enquêteur tout ce qu’il y a de plus classique, un lot d’indices disséminés tout au long du récit et une course contre la montre destinée à sauver une vie.

    Sous couvert de fiction, Eloïse Simoncelli-Bourque pose des questions pertinentes qui incitent à la réflexion et mettent en lumière les enjeux internationaux qui sous-tendent la création d’entreprises aux multiples ramifications. Elle dénonce également l’hypocrisie qui pousse nos sociétés occidentales à dénoncer les atteintes environnementales et dans le même temps à exploiter outrageusement les ressources naturelles des pays de l’hémisphère sud.

    Dans un style souple et fluide, l’auteure nous offre là un roman noir écologique original mêlant avec justesse, réalité et fiction. Un premier roman qui augure la naissance d’un écrivain de qualité, à suivre.

     

    Crachin, Eloïse SIMONCELLI-BOURQUE

     

     

     

     

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  • Le justicier d'Athênes, Petros MARKARISDe la ciguë. Comme pour Socrate. Tandis que chaque jour, Athènes, paralysée par des manifestations, menace de s'embraser, un tueur sème la mort antique. Mais en ciblant de riches fraudeurs fiscaux, d'assassin il devient héros populaire. Le stopper, c'est l'ériger en martyr; le laisser libre, c'est voir la liste des cadavres s'allonger. En bon flic, Charitos se doit de l'arrêter. En bon citoyen...

    Mon avis :

    Athènes 2013. La Grèce est plongée en plein marasme suite à une dépression qui dure depuis 2008. Les finances publiques sont au plus bas (le pays a perdu plus d’un quart de son PIB), l’Europe presse le gouvernement de trouver des solutions, les lignes de crédit lui sont coupées et toute une génération voit ses attentes, ses revenus et sa qualité de vie rétrogradés. Cette même génération qui avait pris l’habitude d’accéder à des crédits pas chers après l’entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001. C’est ce contexte qui a donné à Petros Markaris l’idée de son intrigue.
    Déjà, dans Liquidation à la grecque, tout allait mal. Ici, c’est pire.
    Le commissaire Charitos, un homme bougon et un peu rétrograde, tente de démasquer un justicier qui sème les cadavres derrière lui dans des lieux antiques chargés d’Histoire. Ses victimes se sont enrichies sur le dos du pays, en ne payant pas leurs impôts et en trompant le fisc depuis des décennies. Il a décidé de les faire payer, au sens propre, en leur envoyant un courrier détaillé des sommes dues et un ultimatum : payez... ou vous mourrez.

    Si l’intrigue est classique (un commissaire recherche un tueur en série), Petros Markaris multiplie une fois encore les péripéties, les personnages et les scènes de tension. Outre ces meurtres, Kostas Charitos est confronté à une série de suicides en lien avec la crise financière du pays et l’exil imminent de sa fille unique Katérina. Avec humour, souvent caustique, Markaris en profite pour dénoncer la politique grecque, les coulisses du pouvoir faits de corruption, de collusions et de fraudes et nous les faire comprendre.
    Un roman noir, habile, intelligent et fort qui nous permet d’appréhender un peu mieux cette Grande Dépression qu’a traversée la Grèce et dont elle n’est pas encore totalement sortie.

     

     

     

     

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  • Une vraie famille, Valentin MUSSOIl s'appelle Ludovic, c'est du moins le prénom qu'il a donné.
    Un jeune homme simple et sans histoires.
    En apparence.
    Les Vasseur, un couple de Parisiens retirés dans leur résidence secondaire en Bretagne à la suite d'un drame personnel, l'engagent pour quelques travaux de jardinage.
    Le mystérieux garçon sait rapidement se rendre indispensable et s'installe dans leur vie.
    Quand les Vasseur commencent à se poser des questions et à regretter de lui avoir ouvert leur porte, il est déjà trop tard.
    Mais ce qu'ils ignorent, c'est que leur cauchemar n'a pas encore commencé. Car la véritable menace qui pèse sur leur maison n'est pas du tout celle qu'ils croyaient.

    Mon avis :

    J’aime beaucoup Valentin Musso. Pourtant, ce thriller ne m’a pas enthousiasmée.

    Il a pourtant tout pour plaire : un mystère qui plane d’emblée, une structure de récit qui présente tour à tour les trois protagonistes, des rebondissements, des informations distillées au compte goutte qui nous font revoir notre jugement précédent, des non-dits qui pèsent sur le trio et une ambiance malsaine où l’on s’attend sans cesse à ce qu’un orage éclate.

    J’ai cependant trouvé le style assez convenu, sans surprise et moins enlevé que dans ses romans précédents. J’ai regretté certaines longueurs et redites qui ralentissent fortement le rythme. (Dommage pour un thriller.)

    Valentin Musso semble ne rien avoir laissé au hasard et cela donne un récit que j’ai trouvé trop réfléchi, trop construit, que ce soit dans la psychologie des personnages ou dans la succession des faits.

    Tout n’est cependant pas à jeter et on passe quand même un sympathique moment de lecture avec ce huis-clos pesant. Mais ce n’est certainement pas le meilleur de Musso.

     

     

     

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  • Je sais pas, Barbara ABELUne belle journée de sortie scolaire qui vire au cauchemar. Une enfant de cinq ans a disparu.
    Au bout d'une demi-heure, les forces de l'ordre sont alertées et l'équipe du capitaine Dupuis se déploie dans la forêt avec une redoutable efficacité. Et puis Emma réapparaît.
    Visiblement, il y a eu plus de peur que de mal pour la petite. Pourtant, la battue doit continuer avant la tombée de la nuit, car cette fois, c'est Mylène, l’institutrice, qui ne revient pas. Que s’est-il passé dans la forêt ?
    A cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme. Pourtant, ne dit-on pas qu’une figure d’ange peut cacher un cœur de démon ?

    Mon avis :

    J’aime beaucoup Barbara Abel (ça vous le saviez déjà) parce qu’elle m’a fait frissonner et plus encore avec ses romans précédents, parce qu’elle est belge et écrit des thrillers, parce que je l’ai reçue en classe et qu’elle est juste adorable.
    J’ai lu le pire comme le meilleur sur « Je sais pas » à sa sortie et j’ai donc choisi de me laisser le temps pour le découvrir. Je voulais oublier tout ce que j’avais lu et me faire ma propre opinion.

    Je me suis couchée à 22h avec l’intention de commencer ce thriller et j’ai éteint à 3h sans avoir pu le lâcher. Exactement comme ce fut le cas avec « Derrière la haine ». Alors, oui, c’est un cran en dessous mais cela reste quand même drôlement efficace. Qu’attend-on d’un thriller ? Du suspens, de l’émotion (même si c’est surtout de l’agacement que j’ai ressenti, cela a fonctionné) une attente qu’on voudrait voir finir en happy end ou une fin pas trop prévisible. Tout cela est bien au rendez-vous.

    Barbara Abel a choisi de camper ses intrigues et ses personnages dans le quotidien. De roman en roman, elle décrit la vie de personnes ordinaires qui voient un jour leur vie basculer. Comment peut-on passer de l’autre côté du miroir, du bien au mal ? Comment un petit grain de sable peut-il tout changer ? Pourquoi ? Barbara Abel n’a pas son pareil pour transformer une vie sans histoire en cauchemar.

    Dans la manière dont elle présente chacun des protagonistes ici, elle ne fait pas de concessions : aucun n’est vraiment sympathique. J’ai moi-même eu peu d’empathie pour eux. Cela participe au plaisir, on aime détester les personnages.
    Outre la disparition d’une enfant, l'auteure s’interroge sur le couple, les relations familiales, la capacité d’une enfant de 5 ans à provoquer sciemment certains incidents et pose la question de la connaissance des autres. Connaissons-nous vraiment bien notre entourage ?
     
    On peut trouver ce récit facile, trop évident... (tout dépend toujours de son niveau de maitrise du genre) mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un navet, comme je l’ai lu. Il comprend les caractéristiques du thriller, l’intrigue est bien construite, ça fonctionne, la tension s’intensifie et le récit reste crédible. Il a tout d’un roman que je pourrais faire lire sans souci à mes élèves et qui plairait. C’est déjà beaucoup.

    Barbara Abel n’est pas Vann, ni Harris, Mayeras ou Thilliez. Mais elle ne cherche pas à l’être non plus. Elle a trouvé son propre style et son créneau dans ces « thrillers domestiques » et elle y est bien.

    Faites-vous votre propre opinion sur « Je sais pas ». Il fait passer un agréable moment-lecture.

     

    Je sais pas, Barbara ABEL 17e

     

     

     

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