• Mes lecturesHoffman, New Jersey, une petite ville paisible, une communauté bourgeoise. Lorsque l'on apprend que le très estimé et séduisant docteur Avery a poignardé sa femme, c'est la stupeur. Rejeté par ses deux fils, il ne trouve de soutien qu'auprès de Nina, sa fille de seize ans, convaincue de son innocence. Quinze ans plus tard, libéré sur parole et décidé à retrouver le coupable, il revient à Hoffman. Mais la ville est-elle prête à l'accueillir, à lui pardonner ? Armée de ses seules certitudes, Nina n'a d'autre choix pour aider son père que d'explorer un passé familial douloureux.

     

    Mon avis :

     

    Je découvre ici Patricia MacDonald et mon avis est mitigé.

    J’ai aimé l’intrigue bien menée, le suspens et le rendu de la tension qui monte au fil du temps. On retrouve un vrai roman psychologique d’ambiance. Les événements se succèdent à un rythme régulier et sans s’appesantir sur des scènes de crime gore ou des techniques d’investigation d’experts scientifiques. L’intérêt est dans la relation des faits, des émotions, des hypothèses émises jusqu’à ce qu’un renversement de situation vienne nous montrer notre méprise.

    Les passionnés de Mary Higgins Clark ou de Maxime Chattam trouveront sans doute ce récit un peu fade. Ici, pas de longues descriptions morbides, de pathologie psychologique détaillée ou d’intrigue dans l’intrigue. Non. Tout est linéaire, simple, feutré. Peut-être un peu trop à mon goût.

    Il me faudra lire d’autres romans de l’auteure pour me faire un avis plus affiné.

     

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  • Mes lecturesUn torride été en Haïti. L'inspecteur Dieuswalwe Azémar se prépare difficilement au départ de sa fille Mireya. Tout va basculer quand il apprend que l'organisme qui s'occupe de l'adoption de sa fille, l'Église du Sang des Apôtres, est un refuge de malfaiteurs. Rien ne sera épargné afin de sauver sa fille et d'empêcher le pire. Entre-temps, l'inspecteur Azémar mène une lutte sans merci contre la corruption généralisée. La transformation de son adjoint Colin, en porc, lui fait comprendre qu'il vit une véritable saison d’enfer.

     

    Mon avis :

     

    Au départ, il y a eu méprise. J’ai acheté ce livre sur le stand du Québec à la FLB, publié chez un éditeur québécois. J’étais donc persuadée qu’il s’agissait… d’un auteur québécois. Mais dès les premières pages, j’ai eu un doute. Mon ami Google l’a confirmé : Gary Victor est un auteur haïtien !

    Qu’à cela ne tienne, cela n’a rien enlevé à la qualité de la prose ou au plaisir que j’ai eu de le lire. Au contraire, j’ai découvert un auteur de plus, originaire d’un pays dont tout le monde parle mais que peu connaissent vraiment.

     

    Empêtré dans un milieu corrompu et immoral, l’inspecteur Azémar se réfugie dans l’alcool. Il nous fait découvrir de manière désabusée, le vrai visage de son pays où se mêlent superstitions, trahison, corruption, vaudou… Ce portrait coloré est drôle et caustique tout à la fois. Mi conte, mi polar, il nous plonge dans un monde tragi-comique. On ne sait pas vraiment s’il faut en rire ou s’apitoyer, et cela fait une des forces du récit. Le style puissant et le souci de la description furent le point d’orgue d’une journée de lecture très agréable.

     

     

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  • Mes lecturesCe troisième opus se déroule en 1947. L’Allemagne est vaincue, les Russes et les Américains se partagent le territoire, Berlin est détruite et les Allemands survivent tant bien que mal. Impossible de trouver le moindre travail sans un certificat de dénazification et cela ne vous assure pas encore de manger à votre faim. Marché noir, prostitution, vol, tout est bon pour survivre. C’est dans cette atmosphère apocalyptique que Bernie entame une troisième enquête. Contacté par un colonel russe, il lui est demandé de sauver Becker, un ex-collègue, accusé de l’assassinat d’un soldat américain. Pris en tenaille entre les deux camps, il lui faudra aussi sauver sa peau.

     

    Mon avis :

     

    En plein chaos, Berlin n’est plus que l’ombre d’elle-même. Bernie aussi a perdu de son arrogance et de son assurance. En proie à ses propres démons, il veut à tout prix mener à bien son enquête et quelque part se racheter à ses propres yeux, d’avoir laissé faire.

    Ce roman rédempteur nous expose aux affres de l’après-guerre, aux prémices de ce qui deviendra « la Guerre froide » et aux exactions que commettent Russes et Américains pour asseoir leur hégémonie. Un climat glauque et un Bernie désabusé qui a du mal à croire encore en l’Homme.

    Ici se clôture cette trilogie qui nous a entrainés au cœur de l’Allemagne des années 30 à 50, nous permettant de mieux appréhender la vie des Allemands de l’époque et de comprendre au-delà des turpitudes, des trahisons et de la déchéance ce qui fut leur quotidien.

    Un roman sombre mais nécessaire. Un policier très bien construit et un environnement historique sans faille.

     

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  • Mes lecturesSeptembre 1938. Alors que Berlin attend l'issue des pourparlers de Munich, le détective privé Bernhard Gunther est appelé par  une importante éditrice, qui subit un chantage relatif à son fils, homosexuel. Une dénonciation signifierait pour lui le camp de concentration. Au même moment, un ami policier propose à Gunther une autre mission, difficile à refuser : travailler pour les services du tout-puissant responsable nazi Heydrich, qui le lance sur la piste d'un tueur en série.

    Au fil d'un thriller qui nous conduit des cliniques psychiatriques aux coulisses du pouvoir hitlérien, l’auteur de L’Eté de cristal ressuscite l'ambiance d'une ville où s'appesantit la folie totalitaire, avec une véracité et une précision saisissantes.

     

     

    Mon avis :

     

    On retrouve ici le héros de L’Eté de Cristal deux ans plus tard. Nous sommes en 1938 et la situation politique et sociale de l’Allemagne ne fait que se dégrader. Alors que Bernie avait quitté la police au début du nazisme, dégouté par les méthodes et la pensée unique qui s’installaient, il est contraint d’y revenir pour traquer un violeur et tueur en série. Ayant jadis connu son heure de gloire avec le même genre d’affaire, il semble être la personne idéale pour débusquer l’assassin. Même si sa liberté de pensée et d’action ne plaisent pas à beaucoup.

    Ce retour dans les forces de l’ordre est l’occasion de découvrir la police allemande de l’époque de l’intérieur. Rien de très réjouissant, on s’en doute. Heureusement, l’humour cynique de Bernie nous permettra parfois de relativiser.

    Outre les brutalités et la corruption, ce roman décrit aussi les luttes de pouvoir au sein du parti d’Hitler et nous amène à nous demander comment un tel système a pu dominer le pays et le monde aussi longtemps.

    Enfin, le côté polar est plus présent que dans le premier roman et l’intrigue nous tient en haleine jusqu’à la fin.

     

     

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  • Mes lecturesAncien policier, Bernie Gunther, trente-huit ans, est devenu détective privé, spécialisé dans la recherche des personnes disparues. Et le travail ne manque pas, à Berlin, durant cet été 1936 où les S.A., à la veille des jeux Olympiques, se chargent de rendre la ville accueillante aux touristes. C'est cependant une mission un peu particulière que lui propose un puissant industriel, Hermann Six : ce dernier n'a plus à chercher sa fille, assassinée chez elle en même temps que son mari, mais les bijoux qui ont disparu du coffre-fort. Bernie se met en chasse. Et cet été-là, l'ordre nouveau qui règne en Allemagne va se révéler à lui, faisant voler en éclats le peu d'illusions qui lui restent...

    Mon avis :

     

    Ce policier n’est pas un polar de plus. Il nous donne l’occasion de nous plonger dans l’Allemagne des années 30 et d’explorer les consciences de l’Allemagne nazie. On sent un réel travail d’historien derrière l’intrigue policière.

    La toile de fond est sombre : rafles, nationalisme, persécutions, propagande, corruption… et peur aussi. Une peur qui fait se comporter comme des salauds ceux qui ne partagent pourtant pas les idées en vigueur. Une peur qui annihile toute rébellion, toute opposition car seul compte l’espoir de rester en vie.

    L’intrigue peut sembler un prétexte mais elle est au cœur de l’histoire et rend la lecture palpitante. Le style est vif et précis, le héros sympathique, gardant un esprit lucide sur l’époque et ses distances par rapport aux autorités en place, les indices permettent de se créer une hypothèse personnelle mais l’auteur garde sous le coude des rebondissements qui tiennent en haleine.

     

    Une vraie réussite à tous les niveaux, aussi bien pour son contexte géographique et historique que pour le personnage de Bernie ou son intrigue.

    Un bémol : la foison des personnages - aux noms très proches, parfois - peut faire perdre le fil de l’histoire.

    Une question : pourquoi ne pas avoir gardé le titre original (Les Violettes de Mars) bien plus parlant que celui-ci.

     

     Ce roman est la 1e partie de "La trilogie berlinoise". Je suis plongée au coeur du 2e tome. Je reviens bientôt vous donner mon avis.

     

     

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  • Mes lectures160 millions de dollars ! Un cadeau de Noël inespéré pour les employés du supermarché de Branscombe qui ont décroché le billet gagnant.

    De quoi bouleverser la vie de la petite ville et exciter la convoitise d'escrocs prêts à tout pour détrousser les gens trop crédules... Heureusement, en vacances dans ce coin pittoresque du New Hampshire, Alvirah Meehan et le détective Regan Reilly, les héroïnes préférées de Mary et Carol Higgins Clark, vont prendre l'affaire en main. Disparitions mystérieuses, suspense, humour... une délicieuse fantaisie pour passer les Fêtes avec le sourire.

     

    Mon avis :

    Offert hier à Noël, ce petit roman sympa m’a tenu compagnie aujourd’hui. Idéal pour se remettre des petits excès de la veille. Un court récit sans prétention. 

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  • Mes lecturesÉtienne, séparé depuis peu, voit sa vie prendre un nouveau départ lorsque le cégep de Drummondville lui propose un poste de remplaçant pour un cours de littérature d'horreur. Étienne accepte le poste et fait l'aller-retour trois fois par semaine entre Montréal et Drummondville. Sur sa route, deux fois par semaine, il prend Alex, un autostoppeur de son âge avec qui il a des conversations très intéressantes. Jusqu'au jour où Étienne croit reconnaître en Alex un ami d'enfance, ami qu'il aurait oublié suite à un accident lorsqu'il avait 8 ans. Les choses déboulent à une vitesse folle pour Étienne et plus les jours passent et plus les événements prennent une tournure tragique.

    Mon avis :

    Ayant trouvé 5150, rue des Ormes, palpitant, je me suis laissé tenter par un autre roman de Patrick Senécal. Ici aussi, j'ai été prise dans l'histoire au point de ne pouvoir m'arrêter de lire avant d'avoir tourné la dernière page.

    Après avoir planté le décor calmement, Patrick Senécal nous entraîne dans une aventure où on assiste impuissant, à l'inexorable descente du héros dans l'horreur. L'horreur et la violence - latente au début - se font de plus en plus poignantes jusqu'à étouffer le héros et enchaîner le lecteur.

    Seul bémol, l'explication finale avec les parents manque d'originalité. On aurait pu amener la fin autrement même si la chute reste inattendue. Plus fin dans la psychologie des personnages, et mieux "mis en place" que 5150, rue des Ormes, c'est un roman troublant qui nous hante encore plusieurs jours après l'avoir refermé.

     Romans policiers

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