• Rosalinde Miller, Stanislas COTTON

    Rosalinde Miller, Stanislas COTTONLe facteur Melville Tournepierre profite des beaux jours pour gravir le col de la Flèche au guidon de sa bicyclette et distribuer le courrier aux habitants du plateau. Il y grimperait deux fois s’il le fallait car cet été une jeune femme a élu domicile dans la maison de sa tante. Mais ce matin-là, quelque chose cloche… Un pied ravissant apparaît dans l’entrebâillement de la porte, et le facteur découvre le corps sans vie de Rosalinde Miller. Au même moment, Georges Conte, le boulanger, se tue au volant de sa voiture. Le Commissaire Santino Cuffaro, dont l’arrivée récente fut remarquée dans la cité – sa compagne est transsexuelle – est chargé d’enquêter. Au début de l’après-midi, deux jeunes désœuvrés membres d’un groupe d’extrême droite, les Fils de l’Aigle, perdent accidentellement la vie, l’un se tue à mobylette, l’autre est défenestré. Et chaque fois Melville se trouve sur les lieux…

    Mon avis :

    Les éditions Luce Wilquin font partie des éditions belges où je puise le plus de romans à lire. Grâce à elle, j’ai découvert nombre d’auteurs belges débutants ou aguerris.
    Ici, c’est non seulement un auteur que je découvre, mais une collection que je ne connaissais pas : « La série noire ». Le roman est paru en « Noir pastel » en 2014.

    Rosalinde Miller est le premier roman policier de Stanislas Cotton. Né en 1963, il a reçu le Premier Prix d’art dramatique au Conservatoire royal de Bruxelles et travaillé une douzaine d’années comme comédien avant de se consacrer entièrement, depuis une vingtaine d’années, à l’écriture dramatique.
    Un fou dans la manche, suite des aventures du Commissaire Cuffaro est paru en 2015.

    Un meurtre, quatre morts accidentelles, un village. Un facteur. Il pédale avec vigueur. Tenir le rythme. On compte sur lui. La journée passe. Les morts s’égrainent. Le même jour. Concours de circonstances ?
    Cadre spatio temporel concis : 24h dans un village de basse montagne du sud de la France. Une énigme : y a-t-il un lien entre toutes ces personnes ? Qui a tué Rosalinde Miller ? Les accidents en sont-ils vraiment ?
    Impression mitigée.

    L’histoire se lit facilement et la question en suspens ne trouve sa réponse qu’à la fin du récit. Cependant, la 4e de couverture en dit tellement qu’il n’y a plus grand-chose à découvrir. De plus, je n’ai pas du tout adhéré au style de l’auteur. Ses phrases courtes, minimalistes, souvent nominales, le style haché, ce n’est pas pour moi. Sans doute y a-t-il une volonté de raconter l’urgence, de donner du rythme à l’ensemble. 24h, c’est court. Mais je ne m’y suis pas sentie à l’aise. Et le langage familier ne m’a pas davantage séduite. Là aussi, on pense : « Cela colle aux personnages, des êtres frustes, grossiers... » Mais on tombe dans la vulgarité gratuite à certains moments. Trop is te veel. En tout cas, pour moi.

    Je vous invite malgré tout à découvrir cet auteur non seulement parce qu’il est belge mais parce que ce style plaira sans doute à d’autres.

     

    Rosalinde Miller, Stanislas COTTON8e

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 26 Avril à 12:45
    Anne (desmotsetdesno

    En même temps nous avons tellement à lire que passer sur celui-ci ne sera pas grave... si on n'en a pas envie.

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