• Sabordage, Nicolas ANCION & Le Collectif mensuel

    Sabordage, Nicolas ANCION & Collectif mensuel

    C’est l’histoire d’une île. D’une petite île. 21km² perdus en plein océan Pacifique. Tellement isolée que ses habitants n’imaginent même pas qu’il y a un monde ailleurs. Les ressources y sont abondantes, l’existence paisible, en accord avec la nature et les traditions ancestrales.

    Et puis, des étrangers débarquent. Des Européens. Ils apportent la « civilisation » et tout dérape. On défriche, on construit… jusqu’à ce qu’on découvre un véritable trésor : du phosphate ! A ce moment-là, c’est l’Australie qui est propriétaire de l’île, passée de mains en mains au fil des siècles.

    Ces mines de phosphate et leur exploitation vont propulser l’île au premier rang des pays les plus riches du monde. Qui dit riche, dit « confort » : supermarché, télévision, voiture, frigo… L’état dépense sans compter. Il est riche.

    Jusqu’au jour où…

     

    Mon avis :

     

    Faut-il encore présenter Nicolas Ancion (l’auteur) et Le Collectif mensuel (les acteurs et musiciens) ? Après les succès de L’Homme qui valait 35 milliards et Blockbusters on sait que leurs noms sur une affiche sont gage de qualité.

    Une fois encore, ils surprennent le public par des formes théâtrales innovantes qui mélangent les genres. Tout se fait en direct : le doublage, le bruitage, la musique… et soutient le jeu des acteurs dans un spectacle scénique et cinématographique à la fois.

    Cette histoire vraie, l’histoire de l’île de Nauru, pose une question plus large qui est celle de notre rapport à la Terre. Alors que le climat est aujourd’hui un enjeu majeur pour les jeunes générations, cette histoire nous montre que nos sociétés capitalistes croissent chaque jour en exploitant outrancièrement les ressources du sous-sol au détriment de l’environnement. Elle met aussi en évidence notre surconsommation irraisonnée et le recyclage bien insuffisant des déchets. L’argent appelle l’argent mais qui détruit pour l’argent mourra par l’argent.

    Le spectacle insiste aussi sur l’individualisation de nos sociétés et la volonté, exacerbée par la publicité, de posséder toujours plus d’objets. Tous ces thèmes extrêmement d’actualité n’ont pas manqué de questionner mes élèves.

    Alors que nous abordons la dystopie en classe, il leur a été facile de créer des liens entre les lectures faites, les extraits du film d’animation Wall-E analysés et Sabordage.

    Une majorité d'élèves a beaucoup apprécié ce spectacle qui, malgré la gravité et la complexité du sujet, est très abordable pour les spectateurs adolescents en raison de l’humour et des trouvailles scéniques dont je parlais plus haut.

    Un spectacle à voir absolument et à promouvoir autour de soi.

     

    Sabordage, Nicolas ANCION & Collectif mensuel

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 4 Octobre à 07:39
    eimelle

    j'espère qu'ils passeront près de chez moi!

      • Samedi 5 Octobre à 11:34

        Ils sont à Paris à Malakoff dès ce soir. Après ils tournent.

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