• Si c'est la fin du monde, Tommy WALLACH

    Si c'est la fin du monde, Tommy WALLACHAvant, on était définis par des étiquettes: le sportif, l'intello, la salope, le glandeur.
    Mais ensuite, tout a changé.
    La fin du monde a été annoncée.
    Un astéroïde arrivait dans deux mois.
    Il avait deux chances sur trois de faire exploser la Terre.
    Il ne restait que deux mois.
    Deux mois pour renoncer aux étiquettes.
    Deux mois pour réaliser ses rêves.
    Deux mois pour s'aimer, pour être libres, pour être heureux.
    Deux mois pour vivre.
    Pour vivre vraiment.

    Mon avis :

    Plus je lis des romans jeunesse américains, plus je me demande s’ils disposent de la même grille de construction pour rédiger leur histoire.

    Dans tous les derniers romans lus, on a affaire à un roman chorale – la grande mode. Les adolescents ont les mêmes profils type -si, si, allez voir dans vos lectures, on les retrouve tous ! Les adultes sont quasi inexistants dans leur monde – ou ce sont des cons finis- et le tout semble tellement formaté, américanisé, typé... que l’on (que j’ai) du mal à y croire.

    Pourtant, l’idée de départ n’était pas mal. Alors qu’une météorite s’approche de la Terre avec laquelle elle devrait entrer en collision, quatre amis de terminale voient leurs projets d’avenir voler en éclats. Ils sont en sursis pour deux petits mois. Doivent-ils continuer à y croire ou se préparer à la fin du monde ? Le futur n’existe plus semble-t-il. C’est alors un bouleversement profond qui s’installe autour d’eux : l’anarchie s’impose peu à peu. Pillages, vols, violences, fuites... deviennent le quotidien de tous. Alors que la nourriture commence à manquer, les adolescents s’interrogent sur la voie à suivre.

    Chacun étant typé, étiqueté dès le départ, on sait qu’ils réagiront de manière différente. Au fil de l’avancée du récit et des révélations de chacun, on touche du doigt leurs craintes, leurs espoirs, les sentiments contradictoires qu’ils traversent... On s’identifie soit à l’un, soit à l’autre. Parfois à tous à différents moments. Et on se demande ce qu’on ferait à leur place. Qui ne s’est pas posé une fois cette question : que ferai-je s’il ne me restait que deux mois à vivre ?

    On aurait pu avoir une belle réflexion sur le sens de la vie, la liberté, la réalisation des rêves, les priorités et valeurs de nos vies... mais, comme souvent, on reste à la surface des choses. L’auteur choisit -trop à mon goût- la facilité et au final, le roman manque cruellement de profondeur

    Bref, vous l’aurez compris, je ne suis pas sortie convaincue de cette lecture. Elle plaira sans doute à certains ados mais beaucoup risquent de la trouver trop superficielle et cousue de fil blanc malgré quelques rebondissements inattendus.

    Merci aux éditions Nathan pour cet envoi qui, malheureusement, ne m’a pas séduite.

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 2 Janvier 2016 à 13:02
    Moka

    Bon, je vais donc me passer de ce titre. Même si j'aime la couverture et que l'idée me paraissait intéressante. Dommage que tout cela soit si mal exploité.

      • Samedi 2 Janvier 2016 à 13:31

        Il n'y a pas d'originalité. C'est assez convenu.

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