• Vous retiendrez mon nom, Fanny ABADIE

    Vous retiendrez mon nom, Fanny ABADIEUn matin, entre deux voitures, Karim découvre le corps sans vie de Zineb, couverte de bleus et pieds nus. Zineb était pourtant une fille sans histoire.

    Deux jours plus tard, Sublime, un ami de Karim, disparait en lui laissant un mot d’adieu et un souvenir encombrant : l’un des escarpins que Zineb portait le soir de sa mort. Sublime a-t-il quelque chose à voir avec le meurtre ?  Et quel est le secret que les copines de Zineb semblent vouloir taire à tout prix ? Pour comprendre, Karim va mener sa propre enquête et, peu à peu, ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure.

     

    Mon avis :

     

    Karim vit dans un pavillon à côté de la cité et de ses barres d’immeubles. Mais ses potes et son club de boxe en font partie. Malgré tout, il n’est pas accepté par tous. Le jour où il découvre le corps inerte de Zineb et prévient la police, il devient suspect pour certains. Zineb était belle, souriante, intelligente. Elle avait la vie devant elle.

    Au même moment, Sublime, un jeune migrant devenu copain avec Karim, décide de rejoindre Calais pour tenter la traversée vers l’Angleterre. Y aurait-il un lien entre les deux événements ?
    La mort de Zineb bouleverse Karim qui ne peut effacer l’image de sa mémoire. L’enquête progresse peu, personne n’a rien vu, personne ne parle. Le jour où il découvre ce qui est sans doute l’arme du crime, il décide de mener l’enquête à son tour.

    On est très vite plongé dans le vif du sujet. Le roman commence par une manifestation musclée dans la cité. On remonte ensuite quelques jours plus tôt pour découvrir la raison de tout cela. Mais ensuite, le rythme ralentit et on voudrait plus de tonus dans le récit et ses avancées. L’enquête passe au second plan et l’auteure s’attarde sur les relations entre jeunes, les mensonges, les trafics, le quotidien des banlieues… Le côté policier du roman en perd de sa force d’autant que, selon moi, bien qu’il colle à la réalité, il véhicule, malgré tout, quelques clichés. Je citerai notamment le langage jeune utilisé par les protagonistes et qui m’a semblé plusieurs fois sonner faux. Ce langage urbain n’est pas du tout celui de mes élèves qui sont pourtant du même âge que les héros et du même milieu pour beaucoup d’entre eux. Il me semble toujours mieux que le langage employé soit universel.

    En revanche, la solidarité entre familles après le décès de Zineb et les envies d’ailleurs de certains jeunes sont réalistes et colorent l’histoire du ton de l’espérance. Le personnage de Karim a aussi une psychologie fouillée et bien décrite et il est attachant. Je trouve que c’est le point fort du roman de Fanny Abadie.

    Enfin, parmi mes déceptions, il y a la fin mais je n’en dirai pas plus.

    Un récit qui m’aura moyennement plu mais qui devrait trouver son public auprès des jeunes. Il rejoindra la liste proposée à mes 4e.

    Merci aux éditions Syros pour cet envoi.

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  • Commentaires

    1
    Mardi 25 Janvier à 07:36
    eimelle

    Dommage pour les bémols! A voir ce que les ados en penseront! 

     
      • Mercredi 26 Janvier à 18:16

        Je l'ai prêté à une élève lectrice pour savoir ce qu'elle en pense.

    2
    Mercredi 26 Janvier à 21:26
    gambadou

    Je passe

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