Par argali
Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans.
Mon avis :
On a beau savoir que lire Amélie est dangereux, on s’y laisse toujours prendre.
Difficile de se faire une opinion avec une quatrième de couverture aussi laconique. Mais ce qu’on devine très vite, c’est que Pétronille rime avec pétille. Ne comptez pas sur moi pour vous en dévoiler davantage, un roman d’Amélie Nothomb se doit d’être un saut dans l’inconnu.
Et même si le mot roman est bien en vue sur la jaquette, on ne peut s’empêcher de se demander où s’arrête la fiction et où commence la réalité. Elle balade en effet le lecteur le laissant croire à un récit autobiographique alors qu’il s’agit d’une réelle fiction. C’est à mon avis ce mélange subtil qui fait l’originalité et l’intérêt de l’histoire.
On connait le style nothonien, ses caractéristiques et pourtant, on est pris au jeu. On accepte les règles et on joue. Et malgré notre connaissance de l’auteure, ses thèmes de prédilection, elle arrive encore à nous surprendre. Originale, atypique, narcissique et adepte de l’autodérision à la fois, elle joue de son anticonformisme pour le plaisir de ses fans. Pétronille, sanguine, alcoolique, entière, entraine l’auteur dans une aventure rocambolesque et une relation tumultueuse. Le rythme est enlevé, vif et plaisant et on entre de plain pied dans ce récit qui nous livre de belles assertions sur l’ivresse.
Que ses détracteurs se rassurent, cette fois encore il y a matière à critique : ils ne s’en priveront pas. Moi j’ai pris un réel plaisir à me plonger dans ce roman pétillant d’autant que je l’ai lu au fond d’un lit d’hôpital. Idéal pour oublier le quotidien et se laisser griser de ses mots.
Oubliez le rationnel, la prudence et plongez dans sa passion champenoise en bon convignon. Vous passerez un agréable moment de douce folie.
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