Par argali
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« Tant mieux : la version joyeuse du sang-froid »
Que dire du dernier roman d’Amélie Nothomb qui n’ait pas déjà été dit ?
On commence par faire la connaissance d’Adrienne, 5 ans, envoyée chez son acariâtre grand-mère qu’elle ne connait pas, pour éviter les bombardements de Bruxelles. Nous sommes en 1942. Au petit déjeuner, elle doit avaler des harengs au vinaigre et au déjeuner des pommes de terre à l’eau alors qu’elle achète de la sole à son chat !
A la maison, ses parents affirment qu’ils s’aiment mais se disputent souvent et elle se rend compte que chacun mène une double vie sans même le cacher à l’autre. Une situation bien lourde pour une enfant. Une enfance qui formera l’adulte et la mère qu’elle deviendra à son tour.
C’est l’enfance d’Adrienne qui prend le plus de place dans le récit. N’est-ce pas ce qui est le plus fondateur ? Elle n’aborde que brièvement les années d’épouse et mère et termine pas sa fin de vie, difficile.
Amélie vouait un grand amour à sa mère et cela se sent à chaque phrase. On ressent ses émotions au fil du récit, sa colère, sa révolte également. Comme à chaque fois qu’elle se livre personnellement, ce récit, beau et cruel, nous touche.
Un récit fort, sur la famille, l’enfance, l’héritage – conscient ou non – la transmission. Un récit court qui touche en plein cœur tant Amélie s’y livre en filigrane. Un roman que j’ai beaucoup aimé, un de plus. Et c’est tant mieux.
#lisezvouslebelge
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