Par argali
L’écrivaine et psychanalyste Jacqueline Harpman est décédée à l’âge de 82 ans, ce jeudi, des suites d’une longue maladie.
Jacqueline Harpman est née à Etterbeek le 5 juillet 1929.
Elle doit quitter la Belgique pendant la Deuxième Guerre mondiale pour se réfugier avec son père, un juif d’origine néerlandaise, à Casablanca au Maroc où elle effectuera ses études secondaires. C’est là-bas qu’elle se passionne pour la littérature, notamment pour Balzac, Proust et Freud.
Elle rentre en Belgique lors de l’automne 1945 avant d’entamer des études de médecine qu’elle abandonnera après deux ans en raison de la tuberculose. Elle passera ainsi près de deux années au sanatorium d’Eupen pour se soigner.
Sa carrière littéraire démarre en trombes avec son premier roman, “Brève Arcadie”, publié en 1959, qui remporte le Prix Rossel.
En 1963, elle épouse Pierre Puttemans, architecte, critique d’art et poète, avec qui elle a deux filles.
Son deuxième roman n’ayant pas eu le succès escompté, elle abandonne l’écriture et entame des études de psychologie. Elle obtient son diplôme en 1970.
Elle revient à l’écriture en 1985 avec « La Mémoire trouble ». Suivront « La plage d’Ostende » en 1991, Prix Point de Mire (certainement le plus connu) puis « Moi qui n’ai pas connu les hommes » en 1995, nommé pour le Prix Fémina, et « Orlanda » en 1996 qui recevra le Prix Médicis.
« La dormition des amants » parait en 2003 suivi de « Ce que Dominique n’a pas su » en 2007. Ce sera son dernier roman.
Chevalier de la Légion d’Honneur, Chevalier des Arts et Lettres, Jacqueline Harpman était aussi membre de la Société Belge de Psychanalyse et de l’Association Psychanalytique internationale.

Le blog d'Argali © - Hébergé par Eklablog