Par argali
Ce troisième opus se déroule en 1947. L’Allemagne est vaincue, les Russes et les Américains se partagent le territoire, Berlin est détruite et les Allemands survivent tant bien que mal. Impossible de trouver le moindre travail sans un certificat de dénazification et cela ne vous assure pas encore de manger à votre faim. Marché noir, prostitution, vol, tout est bon pour survivre. C’est dans cette atmosphère apocalyptique que Bernie entame une troisième enquête. Contacté par un colonel russe, il lui est demandé de sauver Becker, un ex-collègue, accusé de l’assassinat d’un soldat américain. Pris en tenaille entre les deux camps, il lui faudra aussi sauver sa peau.
Mon avis :
En plein chaos, Berlin n’est plus que l’ombre d’elle-même. Bernie aussi a perdu de son arrogance et de son assurance. En proie à ses propres démons, il veut à tout prix mener à bien son enquête et quelque part se racheter à ses propres yeux, d’avoir laissé faire.
Ce roman rédempteur nous expose aux affres de l’après-guerre, aux prémices de ce qui deviendra « la Guerre froide » et aux exactions que commettent Russes et Américains pour asseoir leur hégémonie. Un climat glauque et un Bernie désabusé qui a du mal à croire encore en l’Homme.
Ici se clôture cette trilogie qui nous a entrainés au cœur de l’Allemagne des années 30 à 50, nous permettant de mieux appréhender la vie des Allemands de l’époque et de comprendre au-delà des turpitudes, des trahisons et de la déchéance ce qui fut leur quotidien.
Un roman sombre mais nécessaire. Un policier très bien construit et un environnement historique sans faille.
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