Par argali
9 septembre 2012, Manhattan. Un homme ordinaire reçoit une enveloppe anonyme et se met à marcher en direction du métro. À peine s’est-il arrêté sur le quai de la station qu’il explose, semant la mort autour de lui. Très vite, les mises en marche et explosions de ce genre se multiplient à une allure folle. Sam Pollack et Liz Mc Geary, les deux agents chargés de l’enquête, doivent admettre qu’ils sont confrontés à une attaque terroriste d’une envergure inouïe. Une attaque non revendiquée et d’autant plus difficile à contrer qu’elle transforme des innocents en bombes humaines, faisant d’eux les agents de ce scénario apocalyptique. Tous se sont vu implanter un pacemaker piégé dans les deux dernières années. Tous reçoivent ces fameuses enveloppes kraft et se mettent à marcher. S'ils s’arrêtent, la charge explosive se déclenche, où qu’ils soient. Quels que soient leur âge et leur couleur de peau. Grace, la propre fille de Sam Pollack, est concernée. Concerné aussi, un certain Stanley Cooper, président sortant des États-Unis, qui a caché à l'électorat son insuffisance cardiaque pour accéder au pouvoir… La cavale sans fin de ceux qu'on appelle les Death Walkers, les marcheurs de la mort, ne fait que commencer.
Mon avis :
Impossible d’échapper à ce roman. Il est partout sur les blogs depuis quelques mois. Si je ne le commente que maintenant, c’est parce que j’ai attendu longtemps l’envoi de la maison d’édition, suite au concours que j’ai gagné sur le blog de George. Merci George !
Arrivé après les fêtes, au moment de la reprise du travail, j’ai attendu d’avoir un peu de temps pour le lire. Je l’ai dévoré en trois soirées, repoussant sans cesse le moment d’aller me coucher. Inutile de dire que j’ai apprécié ce récit haletant et bien conçu, dynamique et agréable à lire.
L’auteur, que je lis pour la première fois, a une écriture fluide et concise qui ne s’embarrasse pas de détails inutiles. Même ses descriptions, qui nous plongent au cœur de l’action, ne nuisent pas au rythme. Elles confinent à l’hyperréalisme et scotchent le lecteur au récit. On sent derrière elle la pate du scénariste TV ayant peu de temps pour aller à l’essentiel.
Le côté thriller, qui est ce qui m’a séduite en premier, de cette histoire terrifiante et plausible (même si invraisemblable au premier abord) est doublé de notions de géopolitiques joliment documentées ! Constituant la trame de recherche des enquêteurs - de la police de New York à la Cia en passant par le FBI, la NSA et toutes les agences de sécurité dont nous abreuvent les séries américaines – elles sont exposées avec suffisamment de simplicité pour être comprises par le plus grand nombre et nous ouvrent des portes de réflexion vraiment intéressantes.
Menée tambour battant par des personnages nombreux mais à la personnalité bien construite (parfois un peu trop lisses mais toujours intéressants), l’enquête nous emmène au cœur même de la politique internationale et de l’Histoire récente. Ce récit, selon moi, est à lire au plus vite pour goûter au maximum l’intrigue, plongeant ses racines dans la situation politique, économique et sociale du monde de ces deux dernières années.
Si je devais cependant reléver un bémol, ce serait pour la chute, un peu confuse.
Grand merci à la maison Hachette pour cet envoi ; maison d’édition à laquelle j’aimerais demander pourquoi avoir choisi de publier ce roman dans une collection estampillée « pour ados ». Cela risque de le priver de lecteurs potentiels et c’est dommage.
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