Par argali
Le système financier mondial vient de s’écrouler. Il ne s’en relèvera pas, plongeant toute une civilisation dans le chaos. Lawrence Newton a accepté sa destinée. Il a renoncé à ses espoirs, à ses convictions, et à l’amour de sa vie pour suivre les traces de son père au sein du consortium HONOLA. Samson Bimda est le chef d’un village au nord de l’Ouganda. Les semences OGM vendues par la compagnie ruinent ses champs et ne lui permettent plus d’assurer sa subsistance.
Clara, Hakim et Louise sont trois militants au sein du mouvement écologiste GreenForce. Au hasard d’une de leurs actions, ils tombent sur des documents compromettants qui vont modifier radicalement la face du monde.
À la veille du plus grand sommet européen déterminant l’avenir de millions de personnes, chacun doit défendre ses intérêts, quitte à en payer le prix le plus lourd.
Mon avis :
Waouw ! Bluffant !
On pourrait résumer ainsi mon impression une fois la dernière page lue. Mais c’est un peu court, jeune homme !
Thriller financier haletant, « On ne peut pas lutter contre le système » nous plonge dans l’univers des ONG et dans celui du monde de la finance. Les premiers luttent pour dénoncer les scandales sanitaires et humains perpétrés par les seconds qui sous couvert de progrès scientifiques et d’humanisme ne pensent qu’à dominer le marché et s’enrichir sur le dos des plus faibles.
Lawrence Newton, héritier de l’empire familial et amoureux d’une altermondialiste, tente de conjuguer son métier et ses aspirations profondes.
Le récit alterne chapitre dans le présent et dans le passé, pour nous expliquer au mieux la genèse de ce qui est en train de devenir le plus gros scandale du siècle. Nous faisons connaissance des protagonistes les uns après les autres et peu à peu le puzzle se met en place. Mais alors même qu’on a toutes les pièces en mains pour comprendre, un retournement de situation se produit, nous plongeant dans la plus complexe perplexité.
J.Heska réussit ici un coup de maître en nous entrainant dans les arcanes du pouvoir et de la lutte d’influences de manière simple et compréhensible. Le récit, bien écrit, est fluide et trépidant. Il se lit presque d’une traite (335 pages quand même) tant les chapitres sont courts et poussent à découvrir ce qui va advenir ensuite. L’auteur fait aussi appel à divers types de narration afin de garder intacte l’attention du lecteur. Et cela fonctionne !
En phase, hélas, avec l’actualité, ce roman nous permet de mieux comprendre le combat altermondialiste et les implications financières qui parasitent les décisions politiques. Vous me direz qu’on le savait déjà mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal. Cela nous permet de garder notre acuité aux aguets.
C’est en lisant l’avis de George sur son blog, il y a quelques mois que j’ai pris contact avec l’auteur pour acheter ce roman. Franchement, je ne le regrette pas. Non seulement, il en valait la peine mais l’auteur est charmant, répond personnellement à ses mails et s’inquiète même du genre de dédicace que vous souhaiteriez recevoir.
Je ne peux que vous encourager à prendre contact via la page Facebook de l’auteur, vous ne le regretterez pas.
Voici les articles de George sur le sujet : chronique et rencontre avec l'auteur
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