Par argali
Fidèle à son humour corrosif et son franc-parler, Anne Gruwez nous décrit, affaire après affaire, son métier de juge d’instruction. Emaillé de références littéraires, sont récit nous fait parfois passer sans transition du rire à la stupéfaction.
Mon avis :
En Belgique, tout le monde connait Anne Gruwez. Elle a souvent été interviewée dans les émissions télévisées d’investigation et a reçu un Magritte pour sa participation au film « Ni juge, ni soumise », un long-métrage où on la suit durant 3 ans au cours des enquêtes criminelles, auditions et visites de scènes de crime qui font son quotidien.
Son franc parler plait ou dérange mais elle est honnête, intègre et directe. Pas de langue de bois avec elle mais des propos servis par une ironie caustique savoureuse.
Dans ce livre témoignage, elle nous relate son travail, les rencontres qu’elle a vécues avec des membres du grand banditisme ou de petits délinquants qu’elle tente toujours de remettre sur le droit chemin. Elle a une expérience réelle des heurs et malheurs de l’espèce humaine et apporte une analyse très fine des personnes et des situations.
J’ai apprécié découvrir la description qu’elle fait du métier de juge d’instruction, le respect qu’elle a pour chaque prévenu malgré ses agissements et l’humour caustique qui est le sien. Sans langue de bois, elle dénonce les lenteurs de la justice, l’insalubrité de certains locaux du palais de justice de Bruxelles, la lourdeur de l’administration et la paperasse à remplir…
J’ai été dérangée par le côté un peu « foutoir » de l’ouvrage qui manque de structure selon moi et peu desservir la réflexion qu’Anne Gruwez fait sur des sujets sensibles comme les féminicides, la pédophilie…
Enfin, j’ai apprécié sa plume, son style et les références littéraires qui émaillent l’ouvrage.
Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, une petite recherche sur internet vous permettra de la découvrir et d’écouter ce qu’elle a à dire. C’est toujours frappé au coin du bon sens.
Le blog d'Argali © - Hébergé par Eklablog
