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Tu ne jugeras point, Armel JOB

Tu ne jugeras point, Armel JOBLorsque l'enfant disparaît...
Lorsque, ce jour-là, Denise Desantis entre dans un magasin, elle est pressée et elle laisse son dernier-né dans la poussette, devant la porte.
Lorsqu'elle ressort, la poussette est vide. Les investigations du juge commencent par l'interrogatoire de Denise Desantis, la mère. C'est une femme ordinaire, effacée.
Mère de quatre enfants. Tout prouve son innocence. C'est une femme sans histoires. Et pourtant...

Mon avis :

Je découvre seulement ce roman d’Armel Job paru en 2009 et réédité aux éditions Mijade.
Le Vendredi Saint, David, quatrième et dernier enfant de la famille Desantis disparait. Très vite, deux opinions s’affrontent : celle du juge d’instruction qui pense à un enlèvement, celle de l’inspecteur Harzée qui penche pour la culpabilité de la mère.

Très vite, et cela perdurera tout au long du récit, le lecteur hésite entre ces deux thèses. Denise est une femme pauvre mais digne, une bonne épouse et une mère de famille exemplaire. Mais elle a pourtant laissé le petit de treize mois dans sa poussette, devant le magasin, au lieu de le rentrer. Les enfants sont bien élevés, bien traités, aimés. Pourtant, il n’existe aucune photo de David.

Nous assistons à ce triste week-end pascal où l’enquête se met en place. La procédure lente et méticuleuse interroge les uns et les autres, les réinterroge, les confronte. Vient ensuite la reconstitution, bouleversante. On doute, on est à l’affût du moindre indice et  on se met à la place de cette mère en détresse, on compatit à sa douleur et à celle de la famille.

Au départ d’une histoire simple et tragique, Armel Job joue avec les nerfs du lecteur avec finesse. Il devait jubiler en écrivant cette histoire caustique à souhait où la psychologie des personnages est précise et détaillée. Et ce sont ces personnages terriblement humains qui font la force du roman. Ces êtres simples, ces hommes et femmes ordinaires sont vrais et ambigus, sincères et dissimulateurs. Ils ont des forces, des failles et nous renvoient très souvent à nous-mêmes. L’atmosphère est donc lourde et terriblement réaliste.

A la fois dramatique et intimiste, ce roman nous offre une intrigue qui tient en haleine jusqu’au bout, notamment en raison de nombreux malentendus qui le parsèment parce que les apparences sont trompeuses, parce que notre vécu nous pousse à tenir pour vrai l’un ou l’autre fait, même illogique ou insensé, parce que nous sommes prompts à juger trop vite.

Armel Job a décroché le prix des lycéens de littérature en 2011, pour ce roman. Ce n’est pas un hasard.
Il contient la part de mystère que nous aimons tous et réveille en nous la part d’ombre qui sommeille. Je vous le recommande chaudement à mon tour.


Tu ne jugeras point, Armel JOB7e

 

 

 

 

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P
Je l'ai lu, mais je ne m'en souviens plus que vaguement...<br /> Un auteur que j'apprécie.<br /> Bon mercredi. 
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A
"Il devait jubiler en écrivant cela" c'est ce que j'ai ressenti aussi en lisant Le Conseiller du roi. Tu ne jugeras point est un de mes préférés.
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A
J"aurais pu écrire la même chose à propos de celui que j'ai lu "les fausses innocences". Décidément, c'est un auteur à suivre.
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L
Ce sera sans doute mon prochain titre d'Armel Job! il a l'air différent de ceux que j'ai déjà lus et qui ne m'ont pas laissé de traces indélébiles (Les fausses innocences et De regrettables incidents).
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J
Un beau billet pour mon roman préféré de cet auteur ...... Quelle émotion à la fin !!!
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