• Un bonheur si fragile, Les épreuves, Michel DAVID

    Un bonheur si fragile, Les épreuves, Michel TREMBLAYHiver 1918. Quand son Laurent, toujours aussi ivrogne et violent, n'est pas au chantier, Corinne, qui a maintenant 35 ans, doit protéger ses enfants de ses sautes d'humeur. Si l'aîné de ses fils, Philippe, ressemble étrangement à son père et possède un caractère fantasque, Norbert, par contre, a un don pour s'attirer toutes sortes d'ennuis. Pour sa part, Madeleine ressemble à sa mère qui parvient à la convaincre de devenir pensionnaire à Nicolet en vue de devenir enseignante.

    Mon avis :

    Ce tome 3 se déroule en 1918. Corinne a cinq enfants, son voisin Jocelyn Jutras s’est enfin casé et elle ne le voit plus guère, son beau-père est toujours aussi malcommode et son mari aussi immature. Ce bond dans le temps est une bonne idée, évitant un quotidien répétitif. Corinne gère cinq enfants dont trois adolescents. Un matin d’hiver, elle découvre dans sa grange un vagabond malade, Léopold. Elle le soigne, le nourrit et l’engage comme ouvrier agricole au grand dam de Philippe son ainé. Cette jeune femme courageuse n’a guère vu sa situation s’améliorer : un fils colérique et fugueur, un mari infidèle et ivrogne, une fille pour laquelle elle rêve d’un avenir meilleur... De nombreuses épreuves l’attendent.

    Ce tome nous plonge davantage dans l’Histoire que les précédents. Nous sommes en 1918, le Canada français enrôle les jeunes entre 18 et 32 ans dans le 22e bataillon. Beaucoup de conscrits se cachent pour échapper à ce conflit qui ne les concerne pas. Le 22e bataillon s’illustrera notamment dans la bataille de Vimy. En Ontario, la loi 17 régule l’usage du français. Il n’est plus autorisé dans l’enseignement. A l’automne, la grippe espagnole envahit la Province. Les morts ne se comptent plus à Montréal. Les premières automobiles font leur apparition à Saint-Paul-des-Prés

    Il arrive que certaines sagas s’essoufflent au fil des tomes. Ce n’est pas du tout le cas ici. J’ai pris le même plaisir à poursuivre ma découverte des habitants de ce village québécois.
    Je me suis souvent demandé pourquoi tant de romans québécois parlent de l’Eglise et du clergé mais quand on découvre le pouvoir quasi sans limite de ceux-ci sur le quotidien des gens à l’époque, on comprend mieux que certains aient besoin d’exorciser les démons du passé.

     

     Un bonheur si fragile, Les épreuves, Michel TREMBLAY

     

     

     

     

    Yahoo! Blogmarks

    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    1
    Vendredi 6 Novembre 2015 à 13:34
    yueyin

    Ah mais je ne connais pas du tout cette série, à tort visiblement :-)

    2
    Vendredi 6 Novembre 2015 à 15:21

    Oui. Une saga familial agréable et bien contée. Et parue en Belgique et France via Kennes éditions.

    3
    Lundi 9 Novembre 2015 à 08:24

    Je ne connaissais pas merci je note !

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :