• Accueil

    Spes messis in semine

     

    Mes auteurs favoris


    Fred Vargas
    Susie Morgenstern
    Philippe Delerm
    Arlette Cousture
    Amélie Nothomb
    Harlan Coben
    Frank Andriat
    Eric-Emmanuel Schmitt
     Gudule
    Yaël Hassan
    Patrick Senécal
    George Sand
    Victor Hugo
     Molière
    Stephen King
    Jean-Philippe Blondel
    Agatha Christie
    Ken Follett
    François Mauriac
    Chrystine Brouillet

      

    Je lis parce que lire me met à distance de moi-même et du monde. Je lis parce que lire me ramène à moi-même et au monde.

    Susie Morgenstern

      

    Challenge sur Berlin ici : http://argali.eklablog.fr/ich-bin-ein-berliner-recapitulatif-a46964735

  • Swap marque-page d'Harmo

    Pour la troisième fois, Harmo nous a préparé un swap marque-page. Il s’agissait d’échanger cinq marque-page et éventuellement une petite surprise avec son binôme.

    Pour l’occasion, j’ai eu Ennairod comme partenaire. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle m’a gâtée. J’ai reçu dix marque-page superbes, dont deux d’Amiens, une ville que j’aime beaucoup et un, fait maison, très raffiné. Elle y a ajouté un livre « Les yeux d’or » de Marie Desplechin que je souhaitais lire. Un tout grand merci Ennairod pour ta gentillesse et ta générosité. J’espère avoir l’occasion de refaire un swap avec toi dans l’avenir.

      

    Cliquez pour agrandir

    Swap marque-page d'HarmoSwap marque-page d'Harmo

     

     

    Blogmarks

    3 commentaires
  • Swap de Printemps, ouverture du colis

     

    Pour le deuxième Swap de Printemps proposé par Asphodèle, j’avais comme binôme, Anne (des mots et des notes). Anne est devenue une amie, nous avons eu l’occasion de nous rencontrer quelques fois et de faire plus ample connaissance au fil du temps. Ce fut donc bien agréable de concocter mon petit colis, sans trop de craintes de me tromper en choisissant ce qui lui ferait plaisir.

    Avec fébrilité, j’ai réceptionné son colis mercredi. Attendant impatiemment son feu vert pour l’ouvrir. Comme vous pouvez voir, j’ai été, une fois de plus, très gâtée par Anne. Elle a même poussé la délicatesse jusqu’à choisir du papier d’emballage vert, ma couleur préférée, et bleu, la sienne. J 

    Aidée de mon fils, qui piaffait à mes côtés, j’ai déballé avec curiosité chacun des paquets sur lesquels Anne avait collé un commentaire intriguant.

    Swap de Printemps, ouverture du colis

      

    Et j’ai découvert…

    Un très joli stylo fleuri dans des tons printaniers, un superbe foulard vert et bleu, un carnet PaperBlanks (je les adore), des jolis marque-page colorés, deux paquets de serviettes en papier dans les tons verts, dont un avec de jolies grenouilles annonciatrices de beau temps !!, un magnet représentant une Coccinelle fleurie, très sixties, un thé noir qui sent très bon et une boite de chocolats pour l’accompagner (Anne a aussi pensé à mes hommes), et enfin… trois livres pour moi et un pour mon fils « Murder Party », très gentille attention d’Anne qui l’a beaucoup touché.

    Swap de Printemps, ouverture du colisSwap de Printemps, ouverture du colisSwap de Printemps, ouverture du colis

    Cliquez pour agrandir.

      

    Rejoignent donc ma PAL, pour peu de temps, « Western Girl » d’Anne Percin, « La guerre des saints » de Michel Murgia et « L’ombre douce » de Hoai Huong Nguyen qu’Anne a eu la délicatesse de faire dédicacer à mon nom !! J’en étais toute émue.

    Un très beau colis, coloré et gai comme un jour de printemps. De belles surprises et de gentilles attentions. C'était mon anniversaire avant l'heure. Un tout grand merci à toi, Anne, pour ce superbe colis. (Cliquez sur Anne pour voir son billet)
    Et merci à Asphodèle qui a organisé tout ça !

     

     

     

     

     

    Blogmarks

    13 commentaires
  •  

     

    Et voilà. Il fallait bien qu’un jour cela tombe sur moi. J’ai été taguée par Phildes. Je dois répondre au Liebster award.

     

    Quel est le principe de ce nouveau tag

    1. Je dois écrire 11 faits sur moi.

    2. Je réponds aux questions que la personne qui m'a taguée a postés et je crée 11 questions destinées aux personnes que je vais taguer.

    3. Je choisis 11 personnes et je mets un lien vers leur blog dans mon post.

    4. Je les informe sur leur page. 

    5. Je ne peux pas taguer la personne qui m'a tagué.

    Courage ! Allons-y !

     

    Mes révélations

    1. J’ai une sœur cadette infirmière sociale.

    2. J’enseigne le français dans un établissement technique et professionnel, le même depuis 25 ans.

    3. Ma couleur préférée est le vert. J’aime aussi tous les tons chauds et particulièrement les teintes provençales.

    4. Chez moi, on trouve beaucoup d’ocre, de jaune, d’orange… et de vert.

    5. J’ai joué au Scrabble, en compétition, pendant quinze ans.

    6. Je suis allée quatre fois au Canada, un pays que j’adore.

    7. Je rêve de découvrir la Toscane et Rome que je ne connais pas encore.

    8. Nous allons essentiellement en vacances en France. J’ai un faible pour la Vendée, son climat, ses paysages et son accueil. Mais j’aime toutes les régions que j’ai visitées.

    9. Je suis soupe au lait. Je m’emporte vite mais je ne suis pas rancunière, l’énervement retombe très vite.

    10. A contrario, j’ai beaucoup de patience dans mon métier. Trop peut-être. J 

    11. J’aime beaucoup lire les réponses des autres lors des tags mais que c’est dur de parler de soi ! Je n’aime pas trop ça.

     

    Les 11 questions de Phil

    1. Si tu étais un poème ?

    Sans originalité, « Le cancre » de Prévert. Ce poème m’a toujours émue. Et j’en ai vu passé des petits « cancres » dans ma carrière. Souvent moins cancre qu’on ne croit !

    2. Quel est ton premier souvenir livresque ? Quel livre a marqué ta jeunesse ?

    Il y a deux questions là ! Tu exagères. La jeunesse et l’enfance, c’est différent !

    « Les petites filles modèles » ! Le premier Comtesse de Ségur que j’ai lu. Ma grand’mère, qui vivait chez nous, lisait mes livres et on en parlait ensuite. Ces petites filles sages et bien élevées me fascinaient. J 

    Dans ma jeunesse, le livre qui m’a le plus marqué est « L’étranger » de Camus.

    3. Si je te dis « école », tu penses à…

    « Motivation ». Ce qui manque le plus à mes élèves qui ont une vision très pessimiste de l’avenir. Arriver à les motiver, à les rendre curieux, intéressés est de plus en plus difficile, je trouve. C’est un combat de tous les jours.

    4. Adolescente, tu étais amoureuse de quelle vedette ?

    Ouh là ! C’est mon jardin secret, ça ! J Christian Delagrange. Mais personne ne s’en souvient aujourd’hui !

    5. Si tu ne pouvais emporter qu’un objet, ce serait… ?

    Un livre, sans hésiter. Mais lequel ? Probablement « Le livre de la jungle » de Kipling. Ce récit d’aventure initiatique est pour moi un chef d’œuvre. Un de mes favoris.

    6. Un livre que tu offres en cadeau ?

    J’ai offert deux fois « Dieu voyage toujours incognito » de Gounelle, car je pensais que cela pourrait aider. Et deux fois, ceux qui l’ont reçu m’ont remerciée d’avoir bien choisi. Sinon, je cherche à faire plaisir et à choisir en fonction des goûts de la personne.

    7. Un livre qui a (peut-être) changé ta vie ?

    Sans doute, « L’Amant » de Marguerite Duras, lu à sa sortie. Ce fut pour moi un voyage magnifique dans une contrée et une époque je ne connaissais pas du tout. Et puis, il y a tous les franchissements d’interdits, cette révolte calme et déterminée d’une toute jeune fille. Le tout sur fond de récit initiatique amoureux. Moi qui avais attendu presque 20 ans pour franchir certains interdits, j’étais très admirative de cette jeune adolescente. Et je le suis devenue de la femme qu’elle est devenue, libre et libérée des carcans des époques traversées.

    8. Une chanson que tu écoutes en boucle ?

    Tout dépend des moments, de mon état d’esprit. Mais j’adore Queen et Abba. Je peux les écouter des heures. 

    9. Ton film culte ?

    Le cercle des poètes disparus, un film sorti au tout début de ma carrière d’enseignante et qui m’a profondément marquée. Une pédagogie basée sur la réflexion individuelle, l’épanouissement personnel et l’union d’une tête bien faite et bien remplie. Un idéal que je chéris toujours.

    10. Si tu pouvais revivre ta vie (ou une partie), tu changerais quoi ?

    Je dirais à mes parents ce que je n’ai pas pu ou pas osé leur dire et que je ne pourrai jamais plus.

    11. Un rêve que tu aimerais voir se réaliser ?

    Etre débarrassée des contingences matérielles, ne plus se soucier des finances… Tu as dit un rêve…

      

    Hé, j’en suis venue à bout !!

     

     

    Je tags à mon tour, excusez-moi, Mo', Enna, Itzamna, Krol, Nahe, Liyah, Minou, Topinambulle, Opaline et tous ceux qui veulent répondre...

      

    Les onze questions que je soumets à mes copines blogueuses :

     

    1.    Quel est ton meilleur souvenir d’enfance ?

    2.    Si je te dis « plume » tu penses à…

    3.    Que contient essentiellement ta bibliothèque ? (romans, documentaires, jeunesse, essais, BD, livres d’art, guides de voyages, polars…)

    4.    Quel est ton écrivain préféré ? Pourquoi ?

    5.    Quel a été le pire jour de ta vie ?

    6.    Si tu étais une personnalité, tu serais…

    7.     Décris un moment idéal, parfait, pour toi. (lieu, atmosphère, occupation…)

    8.    Que ferais-tu si tu recevais inopinément mille euros ?

    9.    Quel est le dernier film que tu as vu au cinéma ?

    10.  Quel est ton plat préféré ?

    11.  Qu’est-ce qui peut te mettre en colère ? 

     

    Voilà. C’est tout.

     

     

     

     

    Blogmarks

    15 commentaires
  •  

    Challenge "Un classique par mois"

     

    En acceptant une lecture commune de Paikanne, à propos de « Les raisins de la colère » de Steinbeck, je ne savais pas que j’allais mettre le doigt dans un nouveau challenge.

     Ayant fait de mai, le mois des classiques sur mon blog, je me suis dit que je pouvais embrayer en m’inscrivant au challenge de Stephie « Un classique par mois ». D’abord, ce n’est pas contraignant, ensuite cela me permettra de lire quelques auteurs que j’ai négligés depuis la fin de mes études.

     Quelques règles à respecter :

    1.    La date maximale d’édition pour qu’un livre soit classé classique a été fixée à 1960.

    2.    On a le choix entre une participation régulière, tous les mois ou occasionnel, pour le plaisir de lire un classique et de partager sa lecture. On doit poster sur la page du challenge, le lien vers notre billet.

    3.    Enfin, Stephie nous demande d’apposer le logo du challenge sous notre chronique.

     Rien de bien difficile à suivre, vraiment.

     

     

    Challenges "Un classique par mois" et "La littérature fait son cinéma"

      

    Dans le même temps, Will relance son challenge "La littérature fait son cinéma". Le précédent ayant pris fin début avril. Pas de changement, il suffit de lire un roman, une nouvelle, une pièce de théâtre et de regarder son adaptation cinématographique puis de réaliser un commentaire sur chacun.

    Nous avons un an pour en lire et visionner le maximum, en toute liberté.

    Les deux premiers sont choisis. Il s'agira des "Raisins de la colère" dont la chronique est parue hier. Puis de "L'écume des jours" dans lequel je suis plongée.

    Pour les suivants, il faudra venir voir de temps en temps.

     

     

     

     

     

    Blogmarks

    3 commentaires
  • Interview de Michel DUFRANNE, chroniqueur de mauvais genres et scénariste de BDMichel Dufranne, on vous connaît comme chroniqueur de “Mauvais Genres” dans l’émission “Livrés à domicile” (et dans “Le Grand Mag’”). Mais vous avez aussi d’autres cordes à votre arc. Lesquelles ?

    Père de famille aimant et attentif… Et scénariste de bande dessinée.

    En quoi vos passions sont-elles complémentaires ? 

    Ce ne sont pas des passions, mais des emplois. Même s’il est intéressant de conserver la flamme de la passion dans mes deux activités professionnelles, ce sont d’abord et avant tout des boulots. On se lève le matin, on se force parfois, on se triture les méninges pour trouver l’angle d’attaque de la chronique ou de la page à scénariser… Généralement 7 jours sur 7, 365 jours par an. Même en vacances, il est difficile de déconnecter totalement son cerveau soit de la lecture, soit de la génération d’idées.

    Sont-elles complémentaires ? Aucune idée… Elles sont certainement deux facettes de mes obsessions (le rapport de l’Homme à son histoire et à la Société dans laquelle il vit).

    Lors d’un reportage, vous avez déclaré que “Dix petits nègres” d’Agatha Christie avait été le roman révélateur de votre passion pour le polar. Quels sont les autres romans coups de cœur qui ont suivi celui-là ? 

    Après Agatha Christie, ce fut le tour de TOUT Conan Doyle. Ensuite j’ai quitté, un temps, le policier pour bifurquer vers la fantasy (Moorcock et son cycle “Elric” ou Fritz Leiber pour son “Cycle des Épées”), le fantastique (TOUT H.P.Lovecraft, surtout “Le Cauchemar d’Innsmouth” et Graham “LE Portrait du Mal” Masterton) et la S-F (William Gibson pour “Neuromancien”, Walter Jon Williams “Câblé”, Georges Alec Effinger “Gravité à la manque” et Mike Resnick “Enfer/Paradis/Purgatoire”). Ensuite, retour à la case polar avec “Nécropolis” (Lieberman) et “Un tueur sur la route” (Ellroy).

    Avec le temps et la quantité de livres lus, votre esprit critique, vos goûts ont-ils évolué, changé ? En quoi ? Qu’attendez-vous d’un polar ou thriller aujourd’hui pour le trouver bon, qu’il vous plaise ? 

    Oui, mais l’âge aide aussi et l’évolution de la Société probablement encore plus… Mais, de nouveau, je tiens à préciser que lire est mon travail. Je lis donc avec un double filtre : comment vais-je en parler ? A quel type de lecteurs vais-je en parler ? L’idée étant de pouvoir naviguer entre des lectures découvertes, des lectures pointues et originales et des lectures accessibles à celles et ceux qui pensent ne pas aimer les littératures de “Mauvais Genres”. Bref, je dois essayer de garder un sens objectif – du moins le plus objectif possible – dans une activité hautement subjective ; je ne lis donc pas toujours selon mes goûts…

    Au plus profond de moi, je déteste le thriller, qui est une écriture “mécanique” car son objectif est de nous tenir en haleine ; j’aime en lire pour me reposer les neurones, mais je trouve peu d’idées fortes qui me font “jubiler”. Pour le reste, j’aime des personnages bien campés qui s’effacent et se font oublier au profit d’un regard “critique” sur le contexte social et les relations humaines. C’est l’apport du genre, qu’il soit fantasy ou polar ; sous prétexte de divertissement ces littératures remplacent le roman social déserté par les “vrais” écrivains.

    Si vous deviez conseiller à un ado de 16-17 ans, un auteur ou un roman policier à lire absolument pour découvrir ce genre, que lui conseilleriez-vous ? 

    Aucune idée ! C’est mission impossible comme question. La lecture est une expérience – et une pratique – individuelle. Un lecteur de 16 ans qui lit peu (voire ne lit pas… comme 75% de la population !) ne sera pas sensible aux mêmes textes qu’un lecteur qui dévore un livre par semaine depuis ses 10 ans. De même, je ne peux que projeter mes goûts d’ado dans mes choix, goûts qui doivent certainement être bien ringards et surtout mus par des problématiques de mecs boutonneux (dur de se mettre à la place d’une ado’). Lors de mes interventions scolaires, je viens généralement avec quelques livres que je trouve marquants et qui ouvrent vers d’autres lectures ou des discussions sur le sujet. Je vais donc me répéter… :

    J. Ellroy, Un tueur sur la route

    H.P.Lovecraft, Le Cauchemar d’Innsmouth

    A. Burgess, L’Orange mécanique

    D. Keyes, Des fleurs pour Algernon

    R.C.Wilson, Les Chronolithes

    G.Orwell, 1984

    Et, oui, pas beaucoup de polars dans ces choix. À des neveux “moyens lecteurs”, j’ai offert des romans issus de la collection Thriller de chez Rageot, à d’autres, plus heroic fantasy dans l’âme, j’ai offert du David Gemmel, et ils ont lu les livres et – me disent-ils – les ont appréciés. Donc…

      

    Tout autre chose. Par curiosité, je voudrais vous demander, au vu du nombre de “service presse” que vous recevez, si vous pouvez présenter librement vos coups de cœur dans LàD ou s’il y a parfois des obligations marketing.

    Je reçois beaucoup de SP et j’achète beaucoup de livres… J’ai beaucoup de mal à entrer dans une librairie et en ressortir les mains vides. Pour le reste, je travaille en Belgique, et cela fait toute la différence avec Paris (je ne dis pas la France !) ; je suis donc totalement libre de mes choix et je ne dois jamais me préoccuper des enjeux politico-éditoriaux, des amitiés, des opérations de promotion en cours, etc. Par contre, je me soumets à une dictature – qui me gonfle, mais c’est le jeu – celle de la “nouveauté” (ou du moins de la proximité de parution du titre). J’adorerais ne parler que de livres de poche – car les vrais lecteurs payent leurs livres et ont un budget limité – ou de “vieux” livres – bien que les livres n’aient aucune date de péremption (hormis les livres opportunistes sur un thème politique ou sportif, par exemple) –, mais cela risque de conduire à de nombreuses frustrations quand, chez son librairie, le lecteur ne trouve pas le livre tant recherché…

      

    Merci beaucoup, Michel Dufranne, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions de manière si détaillée. C’est très aimable à vous.

     

     

     

     

     

    Blogmarks

    8 commentaires
  • Jeunes auteurs où survivre dans la jungle...Ce week-end, j’ai participé à un Salon du livre dans un joli village condrusien, qui mettait en avant des auteurs régionaux de qualité, afin de leur permettre de rencontrer un public qu’ils cherchent parfois désespérément.

    Pour ces jeunes auteurs, l’important est de se faire connaitre. Et pour les lecteurs qui se déplacent à ce genre de manifestation, c’est de rencontrer de nouvelles plumes, de pouvoir les approcher, dialoguer avec eux et se faire dédicacer un livre qui sera peut-être la révélation de demain.

    Une dizaine d’auteurs étaient présents. J’en connaissais quatre dont j’avais déjà acheté un roman. J’en ai découvert d’autres et même si je n’ai acheté que deux romans, j’ai pu discuter avec les auteurs et m’informer sur leurs motivations, leurs goûts, leur écriture et c’est déjà beaucoup.

    « Deux livres, seulement », me direz-vous… Hélas oui. A vingt euros le livre, il est difficile de faire des folies.

    « Ils gagnent bien leur vie ces auteurs, quand même ? » Et non, pas tant que ça. D’abord il y a ceux qui éditent à compte d’auteur et doivent donc avancer la somme en espérant qu’ensuite leur livre se vendra suffisamment pour rentrer dans leurs frais. Ensuite, il y a ceux qui ont la chance de trouver une maison d’édition mais qui, une fois le livre édité, doivent prendre en charge sa promotion, sa présentation, la vente… Car dans ces petites maisons d’édition, une fois le livre sorti de presse, il n’y a pas de suivi, pas d’attaché de presse pour prendre des rendez-vous, chercher des émissions littéraires à démarcher, des journalistes à qui proposer le livre en service presse… Chez ces éditeurs, le client en fait, c’est l’auteur. Une fois qu’on a imprimé et édité son livre, qu’il en a, la plupart du temps, acquis une centaine à distribuer autour de lui pour se faire connaitre, l’éditeur est rentré dans ses frais et hop, on passe au client suivant. Si le livre décolle, c’est tout bénéfice pour la maison d’édition. Sinon, c’est le problème de l’auteur. Je caricature à peine.

    Alors l’auteur prend son bâton de pèlerin et court les foires, les salons, les rencontres… y dépensant temps et énergie qu’il préférerait souvent passer à écrire le roman suivant. 

    « C’est pour ça qu’il faut défendre les petites librairies ! Elles, elles défendent ces auteurs ! » Et non, là non plus. Les quatre ouvrages que j’ai achetés, je ne les ais jamais vus dans les librairies de ma ville, qui en compte quand même presque une dizaine. Un auteur m’expliquait qu’il avait fait le tour des libraires pour proposer sont livres. Là où il a été accepté, il a dû laisser des exemplaires en dépôt, lui-même. Les premiers jours, le livre était bien visible parmi les nouveautés. Puis au fur et à mesure, il a reculé devant les publications d’auteurs confirmés et des grandes maisons d’édition, pour se retrouver… en fond de table. Revenant chercher les invendus dans une des grandes librairies de la ville, un libraire lui a même fait le reproche de ne pas lui avoir envoyé de client. Il n’avait fait aucune démarche personnelle pour faire connaitre le livre. Comme l’auteur lui demandait s’il l’avait lu, il lui a répondu, agacé, qu’il n’avait pas le temps de lire tout ce qu’il recevait ! Si on peut comprendre pour une petite boutique où le libraire travaille seul, on s’étonne d’avantage là où cinq employés s’activent dans les rayons.

    J’ai trouvé ces échanges édifiants et symptomatiques d’une situation déjà évoquée sur de nombreux blogs, sites, pages Facebook… Pour s’en sortir, les auteurs doivent proposer leurs ouvrages à une vingtaine d’euros. Somme jugée élevée par d’éventuels lecteurs qui, il faut bien le dire, achètent un peu un chat dans un sac en leur faisant confiance. Tout le monde aurait intérêt à ce que ces ouvrages soient directement proposés en format de poche. Oui mais il faut avoir vendu au moins 4000 livres pour espérer être remarqué. Et cela ne signifie pas qu’on finira dans une collection de poche reconnue. Il faut encore passer le comité de lecture, parfois réduit à une seule personne, qui tranchera en fonction de ses goûts personnels…

    Et oui, on ne prête qu’aux riches… ou aux bancables ! Le tapis rouge est déroulé pour les auteurs confirmés ; que les autres se débrouillent !

    Il faudrait finalement une refonte complète du système. On pourrait imaginer que quelques centimes soient prélevés sur les ventes des gros vendeurs pour financer un fond qui prendrait le risque de publier de jeunes auteurs. Un système d’entraide mutuelle en quelque sorte. Utopique ?

    En attendant, c’est peut-être triste à dire, mais les romans que je n’ai pas trouvés en librairie, sont en vente… sur Amazon !

     

     

    Blogmarks

    11 commentaires
  • Il y a peu, je pensais ne plus participer à un swap. Il faut dire que le dernier m’a beaucoup déçue, mon colis envoyé pendant les fêtes, n’étant jamais arrivé chez mon binôme. Quand on prend le temps de choisir et de confectionner un colis personnalisé afin de faire plaisir à l’autre, c’est très frustrant. Cela m’a en tout cas attristée et refroidie.

    Mais deux propositions émanant de bloggeuses amies m’ont finalement incitée à retenter l’expérience.

    La premSwap de printemps et swap des notes et des motsière vient d’Asphodèle qui pour la deuxième année nous propose un swap de printemps. Ayant participé avec plaisir au premier, c’est sans doute le swap idéal pour renouer avec les échanges. D’autant qu’Anne, des mots et des notes, s’est proposée pour être mon binôme et que mon tout premier swap (organisé par Liyah) je l’avais partagé avec elle. Un signe, à n’en pas douter.

    Dans le colis devront se trouver :       deux livres

                                                           une douceur

                                                           un élément de papeterie

                                                           plus si affinité

    Ayant eu l’occasion de rencontrer Anne plusieurs fois, d’échanger des livres et des mails avec elle, je la connais bien mieux qu’il y a deux ans. J’espère arriver à la surprendre.

    Les colis seront ouverts sur le blog le 12 mai.

     

    Swap de printemps et swap des notes et des motsLa deuxième tentation émane d’Anne elle-même ! Initiatrice d’un challenge intitulé « Des notes et des mots » consacré aux livres évoquant la musique, elle nous propose, pour le clôturer en beauté un swap de fin. L’idée est originale et tentante à la fois. Bien sûr, le thème de ce swap sera musical.

    Ici, l’envoi comprendra :        

    un ou deux livres en rapport avec la musique

    un CD ou DVD musical

    un ou deux marque-page ou carte postale sur le thème

                                         quelques douceurs

                                         une surprise

    Cette fois, c’est ma copine Bretonne Jeenen qui sera mon binôme. Malheureusement, je ne l’ai pas encore rencontrée dans la vraie vie, mais nous avons eu plusieurs occasions de papoter par mails, notamment lors de la ronde bretonne. J’ai hâte de découvrir son univers musical.

    Publication des billets pour le 21 juin, fête de la musique.

     

     

     

     

     

     

    Blogmarks

    5 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique