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    Je lis parce que lire me met à distance de moi-même et du monde. Je lis parce que lire me ramène à moi-même et au monde.

    Susie Morgenstern

      

    Challenge sur Berlin ici : http://argali.eklablog.fr/ich-bin-ein-berliner-recapitulatif-a46964735

     

    Bonjour à vous, visiteurs de passage, et bienvenue sur mon blog.

    Vous trouverez ici, une présentation des livres que je lis et un commentaire personnel sur l’histoire et le style de l’auteur. Mon but est d’abord de garder trace de mes lectures, ensuite de les partager avec vous pour vous donner, peut-être, l’envie de les découvrir à votre tour.
    Ici vous êtes sur la page d’accueil. Dans cette rubrique, vous pouvez lire de courts articles concernant les à-côtés de la lecture, la vie des blogs, les échanges…

     

    Quatre rubriques présentent les livres que j’ai lus.

     -       Mes lectures (romans, essais, bd, ouvrages historiques… pour adultes)

     -       Romans jeunesse (romans, récits, albums… à destination des jeunes dès 10-11 ans)

     -       Romans policiers (polars, thrillers, romans noirs… bref mes mauvais genres)

     -       Littérature québécoise (une majorité de romans, d’auteurs québécois que j’apprécie)

    Enfin, si vous cherchez un livre pour illustrer un thème particulier, rendez-vous dans la rubrique « Thèmes » où sont classées mes lectures.
    Pour les curieux, la rubrique « Auteurs » présentent des comptes-rendus de rencontres, conférences, interviews… d’écrivains, auxquels j’ai assisté.

     

    Bonne découverte !

     

     

     

  • Visite d'Armel Job, un écrivain en classe...

    Dans le cadre du cours de français en 4e, j’ai pris l’habitude de recevoir un auteur belge en classe.
    D’abord, il me semble important que les élèves abordent la littérature belge et se rendent compte qu’elle a aussi ses lettres de noblesse et ses bons auteurs. Très souvent, ils ne lisent que des auteurs américains traduits ou de rares auteurs français mais sont incapables de citer un auteur belge, si ce n’est Simenon.

    Ensuite, j’aime leur montrer qu’un écrivain est quelqu’un d’abordable et qu’il est le mieux placé pour leur parler de ses ouvrages et répondre à leurs questions, de plus cela leur donne une motivation supplémentaire pour lire.

    Enfin, je pense qu’inviter un auteur c’est faire entrer la vie dans mon cours car chaque rencontre apporte son lot d’émotions et de plaisir et souvent aussi de fierté pour les élèves comme pour moi. Chaque rencontre vécue jusqu’ici ayant été une réussite et m’ayant permis de découvrir des facettes insoupçonnées de mes élèves.

    Ce matin, c’est Armel Job qui nous a fait le plaisir de nous rendre visite. Le élèves avaient lu « Tu ne jugeras point », un roman désarçonnant et quelque peu résistant en raison de sa construction non linéaire. Certains se réjouissaient de pouvoir questionner l’auteur afin de savoir s’ils avaient bien interprété tel passage ou bien compris le rôle joué par tel personnage. Et malgré un peu de fébrilité, chacun a osé poser les questions qui lui tenaient à cœur, encouragé en cela par un Armel Job bienveillant et disponible. Il a répondu à chaque question et écouté avec intérêt les réflexions des élèves concernant l’histoire contée.

    Alors que je le raccompagnais, il m’a confié son admiration face à la pertinence des remarques et la capacité des élèves à dépasser l’histoire pour se l’approprier.

    Quant aux élèves, ils ont vraiment apprécié ce moment de convivialité dû à une expérience hors du commun et la gentillesse d’Armel Job qui leur a donné l’impression d’être des lecteurs privilégiés, l’espace d’une heure.

    Un moment de félicité que je ne me lasse pas de revivre chaque année.


    Visite d'Armel Job, un écrivain en classe...Visite d'Armel Job, un écrivain en classe... 

     

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  •  Lire pour réussir - Un enjeu de sociétéLire pour réussir - Un enjeu de sociétéLire pour réussir - Un enjeu de société

    Première conférence écoutée à la Foire du Livre, cet échange sur les enjeux de la lecture aujourd’hui m’a passablement agacée. Pas seulement par les constats négatifs qu’il a véhiculés encore et encore mais par le fait que l’on a, une fois de plus, pointé du doigt les enseignants comme facteurs de ces échecs.

    Je vais ici relater le contenu de cette rencontre puis me permettre quelques réflexions personnelles sur le sujet qui s’appuient non seulement sur une expérience de trente ans mais sur de nombreuses lectures sur le sujet.

     

    Le postulat de départ était que la maîtrise de la langue est primordiale et indispensable à tout apprentissage.

    Madame Shillings, chargée de cours à l’ULG, nous a résumé les résultats d’une enquête concernant le niveau de lecture des enfants de 4e primaire. Un panel de 4623 élèves ayant été interrogés à partir de textes comptant entre 600 et 900 mots. Si l’on constate que l’apprentissage du code est assez performant en Belgique (2 ans pour l’installer et le maîtriser chez la majorité), la compréhension de l’écrit est une catastrophe. La Belgique se classe dernière des pays européens et au niveau mondial, seuls les pays moins développés nous suivent. Nos élèves en 4e ne sont pas capables de mettre en place un processus de compréhension de niveau expert, c’est-à-dire : collaborer, intégrer, évaluer, faire des liens et comprendre l’implicite.

    Selon madame Schillings, ces piètres résultats viennent du fait que les mécanismes de compréhension qui devraient être liés au décodage ne le sont pas. Pire, les stratégies de compréhension ne sont pas enseignées. Ni aux jeunes enfants, ni aux futurs enseignants. Cela a pour conséquence que 4 enfants sur 5 en Belgique francophone ne maîtrisent pas la langue.

    Que faire ?

    Elle insiste sur la nécessité de mieux former les maîtres, de rédiger des manuels qui tiennent compte des stratégies de lecture, d’enseigner aux enfants à expliciter leur compréhension, à verbaliser leurs démarches, mobiliser des processus et d’entraîner les élèves au maximum en les soutenant dans leurs activités et en les aidant à surmonter leurs difficultés.

    Elle insiste sur un dernier fait : l’Ecole ne compense pas les inégalités sociales et la lecture en est le point de départ.

     

    Je ne me permettrai pas de contester les résultats de cette enquête, même si, comme d’habitude, on ignore tout de l’origine géographique, sociale ou scolaire des enfants. Je serai cependant plus circonspecte sur les causes invoquées qui me semblent au mieux être simplifiées, au pire être fallacieuses. En effet, je ne connais pas d’enseignant du fondamental qui ne pratiquerait les prescrits évoqués ci-avant et nombre de facteurs sont négligés. (Sciemment ?)

    Mes réflexions sur la question : 

    Enseignante dans le qualifiant, je ne nie pas le fait que mes élèves du 1e degré lisent mal. Cependant, sur les quinze élèves qui composent ma 2S (élèves n’ayant pas obtenu leur CE1D) trois ont échoué à l’épreuve de français l'an dernier. Les autres ont réussi. Et les proportions sont sensiblement les mêmes chaque année. Ce qui a par contre posé problème, ce sont les épreuves de math et de langue. Certains me diront que c’est lié. Sans doute, mais pas que.

    Pour prendre les choses dans l’ordre, je rappellerai que lorsqu’un enfant s’engage dans l’apprentissage de la lecture, il devrait posséder une maîtrise signifiante de la langue orale. Or, force est de constater que ce n’est pas le cas.

    En 2005 déjà, Alain Bentolila, professeur de linguistique à l’Université de Paris V, dans une interview accordée au journal La-Croix, dénonçait le manque de vocabulaire des enfants. « Nos enfants, qu’on a cru nourrir de nos mots, utilisent un vocabulaire très restreint, réduit à environ 1 500 mots quand ils parlent entre eux – et à 600 ou 800 mots dans les cités. » Pour rappel, dans le développement du langage, on estime qu’un enfant de 3 ans comprend entre 400 et 900 mots et qu’un enfant de 6 ans devrait en maîtriser entre 2500 et 3000.

    Contrairement à ce que l’on a asséné aux instituteurs pendant trente ans, ce n’est pas le fait de déchiffrer qui est responsable d’une lecture empêchant l’accès au sens, mais c’est le déficit du vocabulaire oral qui empêche l’enfant d’y accéder.

    Divers facteurs expliquent ce déficit :

    D’abord, la non maîtrise de la langue orale courante. Nombre d’enfants arrivent à l’école avec une langue orale familiale très éloignée de celle qu’ils vont rencontrer en apprenant à lire et à écrire. Ils parlent une langue étrangère à celle sur laquelle leur apprentissage de la lecture va reposer. Premièrement, en raison de la pauvreté de leur vocabulaire, deuxièmement et surtout en raison des structures mêmes, de la syntaxe, des concordances de temps et des diverses articulations logiques de la langue. La langue familiale sur laquelle reposent les savoirs primitifs de ces enfants est souvent incompatible avec l’entrée dans le monde de la lecture et de l’écrit scolaire. L’écart entre les constructions grammaticales utilisées à l’oral par ces enfants et celles des premières phrases qu’ils vont devoir lire va exiger un effort accru de leur part, multipliant les échelons à gravir pour rejoindre le sens.

    Ensuite, on tiendra compte du peu d’occasions que certains parents prennent/ont pour parler avec leurs enfants après leur journée, réduisant les échanges au côté organisationnel du quotidien. Les échanges d’idées, les relations des événements ayant jalonné la journée, sont réduits au minimum.

    De plus, faute de temps ou d’envie, les moments de lecture plaisir à la maison qui permettent aux enfants d’entendre des mots nouveaux, peu usités, sont rares voire inexistants.

    Enfin, on peut ajouter à la liste, les émissions télévisées pour enfants qui ont perdu en qualité, étant donné qu’il coûte moins cher de diffuser un dessin animé japonais que de réaliser une émission intelligente dans un langage soutenu, comme l’était Bla-Bla par exemple.

    Alors, je suis d’accord que l’Ecole doit faire progresser tous les enfants, que l’école maternelle doit s’attacher à développer le stock lexical des enfants, à travailler sur le sens des mots en contexte et hors contexte mais elle ne peut pas à elle seule pallier les manques de la société.

     

    D’autre part, depuis deux décennies au moins, les programmes ont été alourdis en primaire, laissant moins de temps aux apprentissages de base, et énormément changés en secondaire, répondant en cela à des théories pédagogiques fumeuses visant à renoncer à transmettre un héritage classique. La culture étant alors envisagée comme un outil de domination bourgeoise. Ce fut l’époque de la déconstruction des savoirs, la mise en place de pédagogies alternatives qui, commençant à peine à montrer des effets, ont été abandonnées faute de moyens. Puis celle de changements à répétition concernant la terminologie de la langue et de la diminution des prescrits de lecture… jusqu’au nouveau programme du qualifiant dicté par le monde du travail et son fonctionnement. L’enseignement du français a donc été le premier à souffrir du déracinement culturel, transformant son apprentissage comme langue de communication et non plus comme langue littéraire. Cette manière de faire a accentué les difficultés en maîtrise de la langue et précipité une acculturation générale empêchant de nombreux jeunes d’entrer dans la littérature. Cela a entrainé une double réduction du champ lexical : en dehors de l’école pour les raisons mentionnées plus haut et à l’école suite à ces théories pédagogiques d’application dans l’enseignement.

    Si l’on veut accroitre le champ lexical de nos enfants, les aider à maîtriser l’orthographe et surtout la syntaxe, il faut revenir à une littérature de la fiction, de l’imaginaire. En cela, je rejoins Xavier Vanvaerenbergh, des éditions Ker, qui a dit samedi dernier « Lire de la littérature jeunesse est fondamental car on n’a jamais accès à LA Réalité ; on n’en a jamais que notre vision. La fiction permet d’aborder et d’appréhender la réalité hors des discours ambiants. » Et Virginie Tyou, philologue et auteure, d’acquiescer en ajoutant : « Le monde se renouvelle tellement vite qu’il faut pouvoir se créer une bulle permettant de revenir à nous, à nos émotions pour en débattre ensuite en classe. Il faut reprendre contact avec son imaginaire. Et se construire en classe, des références communes qui passent forcément par la langue et la lecture. Ce qui permet de se comprendre, de comprendre les autres, de s’intégrer et d’intégrer les autres. » Xavier Vanvaerenbergh a finalisé l’échange en précisant : « Il est temps, il est primordial de montrer que le livre est dans le monde et hors du monde, qu’il relie les hommes au monde, dans le temps et dans l’espace. »

    Je ne peux qu’être d’accord. Il faut rendre à la lecture de livres une place de choix. On ne peut espérer donner le goût de la lecture aux enfants, rêver les faire progresser dans la compréhension de la langue en ne leur donnant que des extraits, des schémas, des textes informatifs ou argumentatifs dont les qualités syntaxiques et orthographiques laissent très souvent à désirer.

    Durant des décennies, la littérature a été sacrifiée sur l’autel d’idéologies diverses et notamment celle qui ne voit dans la culture qu’une vision élitiste et non, comme je la conçois, un moyen d’émanciper les jeunes et surtout ceux qui n’ont pas accès à la culture dans la sphère familiale.

    Les politiciens et pseudo experts d’hier ont détricoté l’Ecole et aujourd’hui, ils accusent les enseignants de ne pas être à la hauteur. C’est trop facile. D’autant que les changements qui s’annoncent ont davantage une vision utilitariste de l’Ecole que celle d’une émancipation sociale.

    Errare humanum est. Perseverare diabolicum.

     

     

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  • Mercredi 18h30, la Foire du Livre ouvre ses portes.
    Ici et là, on s'affaire aux dernières mises au point. La présidente d'honneur, Asli Erdogan, inaugure la 49e FLB au Théâtre des mots, rendant par la même occasion un vibrant hommage à ses confrères récemment condamnés à mort, Ahmet Altan notamment.
    Viennent ensuite, Grand Place du livre, les discours académiques dont celui d'Alda Gréoli. 
    A 19h15, la 49e Foire du Livre est officiellement ouverte.

    Je suis venue rencontrer les représentants et libraires du Québec. D'année en année, une véritable amitié s'est nouée avec certains libraires et c'est un réel plaisir de les retrouver durant quelques jours. Leurs précieux conseils sont toujours les bienvenus.


    Je discute longuement avec Billy des nouveautés, avec Jacques Côté de son dernier roman qui vient de paraître, je fais la connaissance de Morgane que je connais virtuellement depuis plusieurs années et que je rencontre enfin. Dominique et Ariane sont là bien sûr. Je discute aussi avec Rodney St Eloi qui représente la maison d'édition Mémoire d'Encrier.
    Un monde impressionnant se presse maintenant sur le stand et je décide d'aller faire un tour avec Marc, le collègue qui m'accompagne. Nous déambulons dans les allées, découvrant d'autres littératures et maisons d'édition : Luce Wilquin, Lilys, Weyrich, Livr'S, Ker et Kennes. Je croise Nathalie, Sophie, Lili, Stéphane... tous sur des charbons ardents en ces premières heures de foire. 

    Mais il est déjà 22h et il est temps de rentrer.

    Samedi, la journée commence par une conférence intitulée "Lire pour réussir, un enjeu de société". Intéressante en soi, elle a vite enfoncé des portes ouvertes. On nous reparle des difficultés de lecture des enfants en primaire, de l'incompétence des enseignants et de leur responsabilité dans ce constat, de l'inertie du politique... Heureusement, Virginie Tyou, Xavier Vanvaerenbergh et Xavier Bergen modèrent quelque peu ces propos. Mais la fracture semble cependant de plus en plus grande entre les acteurs de l'éducation. J'aurais certainement l'occasion de revenir sur cette rencontre.

    La présentation du recueil des œuvres de Maurice Carême, chez Espace Nord, vient ensuite mettre un peu de poésie dans cette matinée. J'y retrouve Cécile et Pascale avec joie. Même si la rencontre est brève.
    Il est temps d'aller manger, un pique-nique animé avec Anne, Mina, Nadège et Frédéric, la conversation étant évidemment tournée vers nos achats, nos coups de cœur et nos rencontres à venir.

    Il est déjà l'heure d'assister à la rencontre entre Asli Erdogan et Tahar Ben Jelloun sur le thème de l'écriture pour résister et témoigner, quelque peu gâchée par la médiocrité de la traduction. Heureusement, l'anglais d'Asli Erdogan est compréhensible et ses interventions bien plus riches que les traductions faites.

    La journée se termine avec l'entretien d'Olivier Guez venu nous parler de l'Europe, de son influence sur la littérature, sur ses écrits et sur l'idée européenne mise à mal en ces temps troublés.

    La soirée débute à la librairie Tulitu, autour d'un verre, en compagnie de la délégation québécoise, libraires et auteurs confondus. Une précieuse opportunité d'échanger plus librement loin de la foule et de faire plus ample connaissance. 
    Elle s'est achevée au restaurant en compagnie de Fabienne et Denis, venus de Normandie pour la Foire, et avec qui nous avons passé une excellente soirée.

     

    Dimanche, j'étais invitée à un petit-déjeuner organisé par les éditions Mémoire d'Encrier et Rodney St Eloi. Ce fut l'occasion d'entendre parler de la collection et de ses auteurs et d'en rencontrer certains. J'y reviendrai dans un billet spécial.
    Pendant que mon mari assistait au spectacle de Pierre Kroll, je suis allée saluer les auteures des éditions Luce Wilquin que je retrouve toujours avec grand plaisir. 
    A 13h, la foule devenant trop dense pour moi, j'ai quitté la foire pour rentrer me plonger dans les achats du week-end. Quelques beaux choix dont je vous parlerai très vite.

    Ainsi se termine cette 49e Foire du Livre.
    Bilan plus que satisfaisant sur le plan des rencontres et de la chaleur humaine. Mitigé quant aux propositions de conférences que j'ai trouvées moins riches cette année. 
    Vivement la 50e !

     

     

     

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  • Donner le goût de la lecture, éveiller la curiosité, faire lire nos élèves, nous essayons tous. Avec plus ou moins de bonheur.

    Les faire écrire, rédiger, oser l’imagination, ce n’est guère plus facile.

    Cette semaine, j’ai réalisé avec mes deuxièmes un exercice que j'avais donné l'an passé en 4e. A travers divers auteurs* de poèmes courts, haïku et tanka compris, j’ai essayé de leur montrer qu’en choisissant les mots justes, les émotions précises, on pouvait décrire un moment, un sentiment, une impression fugace ou même raconter une histoire en quelques mots à peine. Mais avant de les lancer dans le grand bain, nous y sommes allés pas à pas.

    J’ai emprunté des livres, j’ai demandé aux élèves de venir avec trois livres de chez eux et j’ai complété avec une bonne quinzaine des miens. Ainsi parés, je leur ai demandé de composer des poèmes de type haiku à l'aide des titres. (Les puristes se rendront compte que la structure 5-7-5 n’est pas toujours respectée, mais là n’était pas le but premier).

    Je ne m’attendais pas à tant d’enthousiasme et de bonne humeur. Certains agencements ont même donné lieu à de réels fous rires. Au fur et à mesure, ils prenaient ces haïkus en photo (chouette, on peut utiliser le GSM en classe) pour en garder une trace et me les envoyer ensuite. Nous avons presque de quoi réaliser un recueil de poèmes à notre tour.

    Non seulement, ils ont écrit de la poésie, sans s’en apercevoir, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, mais je les ai vus lire certaines 4e de couverture yes.

    Comme quoi, il suffit parfois d’un rien pour déclencher l’imaginaire et l’envie de lire.
    Prochaine étape, écrire seul un haïku...

     

    * Vincent Delfosse, Thierry Cazals, Thierry Werts, Ryokan Taigu

     

    (Pour voir les photos en grand, cliquez dessus)

     

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    Des sourires, pour chasser la tristesse, 
    De l’audace, pour que les choses ne restent jamais en place, 
    De la confiance, pour faire disparaître les doutes, 
    Des gourmandises, pour croquer la vie, 
    Du réconfort, pour adoucir les jours difficiles, 
    De la générosité, pour le plaisir de partager, 
    Des lectures, pour colorer les idées noires, 
    Du courage, pour continuer à avancer ! 


    Bonne Année à tous !

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    Bilan 2017 et coups de cœur de l'année

     

    Voici venu pour moi le temps des bilans.

    J’aime savoir, d’année en année, quelle part j’ai laissé à la lecture et me souvenir des romans qui ont su me toucher au point d’être des coups de cœur. J’ai lu beaucoup de belles choses cette année, des histoires intéressantes, distrayantes, bouleversantes… Mais ces romans avaient à mes yeux, quelque chose en plus ; que ce soit une écriture agréable, un sujet original, un point de vue particulier, un contexte intéressant ou un dénouement inattendu. 

    J’ai lu moins en 2017 et je compte bien me rattraper l’an prochain. Nonante ouvrages seulement (roman, BD ou essai). Et parmi eux, ceux qui m’ont particulièrement plu sont :

      

    Mes lectures :

    Vi, Kim Thuy

    L’ordre du Méchoui, Lionel Noël

    La gloire des maudits, Nicolas d’Estienne d’Orves

      

    Romans jeunesse

    Stabat Murder, Sylvie Allouche

    Le jardin d’Amsterdam, Linda Mayot

    Nous, Patrick Isabelle

    Les Sœurs Hiroshima, Mariko Yamamoto

    Le groupe, JP Blondel

      

    Romans policiers

    Reflex, Maud Mayeras

    Tu ne jugeras point, Armel Job

    Temps glaciaires, Fred Vargas

      

    Et vous ? Quels sont vos coups de cœur ?

     

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  • Il n'est pas toujours facile de faire lire les jeunes, surtout quand il s'agit de lectures imposées par l'école. L'acte de lecture n'est pas spontané ou inné chez mes élèves du qualifiant et je cherche sans cesse de nouveaux romans à leur proposer qui rencontrent leurs attentes, leurs goûts, leur imaginaire. En effet, si l'offre de lecture se limite aux mêmes valeurs, au même genre littéraire, au même corpus, l'élève n'aura pas beaucoup d'occasions de construire et façonner ses envies, ses goûts. C'est pourquoi je change au moins la moitié de mes propositions, chaque année.

    Il est encore moins évident de proposer des moyens variés de vérifier la compréhension de l'oeuvre et la construction du sens. C'est pourquoi j'aime bien leur demander de reformuler un passage ou le rôle d'un personnage. Mais il arrive que certains éprouvent des difficultés à verbaliser par écrit leur lecture (absence de projet de lecture, manque de vocabulaire, méconnaissance des codes, difficultés à paraphraser...)
    Pour faciliter leur compréhension et faciliter les représentations mentales, j'ai demandé cette fois à mes élèves de réaliser une étagère littéraire. Découverte il y a quelques années, grâce à ma copine Pascale, cette construction de sens sous forme poétique permet à chacun -pour peu qu'il s'en donne la peine- d'exprimer sa compréhension de l'oeuvre en la transposant. Mots, phrases, dessins, collages... le mélange des genres est encouragé. Construite au fur et à mesure de la lecture, cette tâche permet à l'élève de "soulager sa mémoire" dès que l'information devient abondante et de synthétiser l'essentiel du récit.
    Une fois terminée, l'élève devra la présenter en justifiant par écrit ses choix ou en explicitant oralement la procédure qu'il a mise en place pour la finaliser.

    Pour que vous puissiez visualiser ce dont il s'agit, voici quelques travaux portant sur le roman "L'Elite" de Joëlle Charbonneau. Les élèves devaient à la fois présenter des éléments essentiels de l'histoire et les caractéristiques inhérentes du genre dystopique. 

     

     

     

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