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    Scarrels, Marcus MALTERegency. Une cité où l’on ne vit que la nuit. Un groupe d’adolescents animé de rêves irréductibles, donc menacé. Des phrases insolites. L’espoir d’un monde meilleur.
    Un monde où nul n’aurait en tout cas songé à inventer les scarrels.

     

    Mon avis :

     

    Dans un monde non localisé, à une époque indéfinie, Luc et Jona vivent dans un quartier pauvre. Le bien le plus précieux est le maïs ; personne n’en a jamais goûté, c’est un produit de luxe, très rare. On y croise souvent des Anges -des faucons chargés de la sécurité- et des scarrels.
    Chaque nuit, les jeunes se retrouvent à Regency, une ville fantôme où il pleut en permanence et dont le centre est un pénitencier désaffecté où règne Zuchran et sa famille. Luc, le narrateur, Jona dont il est secrètement amoureux et Abel, son meilleur ami un peu simple, s’y rendent pour retrouver Steve, Tommy, le chef de la bande, Karen, une Perle née dans le pénitencier et qui ne l’a jamais quitté et Tina, sa poupée NoToy, qui parle et vit comme une vraie petite fille.

     

    Regency est repliée sur elle-même et la liberté que les jeunes croient vivre là n’est qu’un leurre. Un jour, de mystérieuses phrases apparaissent sur les murs. Elles ressemblent à des mises en garde ou des appels à la lutte mais personne ne semble les voir ou les prendre au sérieux. Excepté Tommy.

     

    Il m’est très difficile de parler de ce roman. Dès le départ, on sait qu’on entre dans un univers onirique et qu’il s’agit d’une critique de notre société mais Marcus Malte brouille les cartes, crée un mystère permanent, parle en métaphore et ne permet pas au lecteur de trouver facilement des repères dans ce récit. Longtemps, on avance à l’aveugle dans le récit. L’univers qu’il décrit est malsain, dérangeant, la violence est sans cesse latente, il ne se dévoile que très lentement et pourtant il nous happe.

     

    J’ai pris le temps de la découverte car ce n’est vraiment pas un récit qui s’offre sans résistance. Il est composé de trois parties qui apportent leur part de mystère et font voler en éclat ce qu’on avait cru comprendre. Les personnages sont ambigus et leur personnalité mouvante. Quant aux apparences, elles sont trompeuses d’un bout à l’autre.

     

    L’écriture de Marcus Malte est particulière, vive, poétique et rude. Ce livre est paru chez Syros, donc en jeunesse, mais il n’est pas à la portée de tous. Certaines références sont même inaccessibles aux moins de trente ans (Tutti rikiki maousse costo),

     

    Ce roman angoissant est pourtant d’une grande force et très intelligemment construit, Il jette un regard personnel et sans concession sur notre société et pose de bonnes questions. Le sujet est traité de façon implacable, froide, sans espoir. Je crains, hélas, que sa complexité et son style ne le mettent pas à la portée de tous les ados.
    Et je ne parle même pas de la chute.

     

     

     

     

     

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  • Cette étoile ne s'éteindra pas, Esther EARL, Lori et Wayne EARLLa vie et les mots d'Esther Grace Earl, la jeune fille qui a inspiré le personnage d'Hazel à John Green. Un livre poignant, regroupant écrits et documents sur Esther Earl, le personnage féminin de Nos étoiles contraires.
    « Sois... sois juste heureuse. Et si tu ne peux pas être heureuse, fais des choses qui te rendent heureuse. Ou alors ne fais rien, mais avec les gens qui te rendent heureuse. »

    Mon avis :

    J’aime beaucoup l’écriture de John Green et j’ai été très émue devant « Nos étoiles contraires ». Je n’aime pas trop les biographies par contre, surtout lorsqu’elle mette en évidence des faits douloureux comme la maladie, la mort, l’inceste, le viol... Elles me donnent l’impression de vouloir faire de l’argent avec la souffrance, la sienne ou celle des autres, et joue trop sur le pathos. Je ne suis donc pas entrée facilement dans ce journal que j’ai laissé dormir dans ma PAL plusieurs mois.

    L’histoire tragique d’Esther, atteinte d’un cancer de la thyroïde, a inspiré John Green qui l’avait rencontrée lors d’une convention Harry Potter alors que son roman était déjà en cours. Il a d’ailleurs préfacé cet ouvrage. Suite au succès du livre et en mémoire de leur fille, Mr et Mme Earl ont exhumé les journaux intimes d’Esther et ses vidéos pour en faire cette biographie. Les témoignages de ses amis et du médecin qui l’a suivie sont venus compléter le tout.
    Esther aurait aimé être écrivain et a ébauché plusieurs romans. Ses parents ont joint quelques extraits à la fin de l’ouvrage.

    On sent dès le début du livre sa détermination, sa volonté et son talent de création. L’ouvrage est illustré des dessins qu’elle réalisait sur sa correspondance ou dans son journal intime. Esther n’a jamais cherché à être plainte et a vécu jusqu’au bout dans la gaieté et le courage. C’est ce qui transparait le plus ici. Elle est drôle, caustique et a énormément d’autodérision.
    D’un bout à l’autre, elle nous montre que la vie a une fin inéluctable et que nous nous devons d’en profiter pleinement en lui donnant du sens. Pour Esther il passait par les autres, sa famille, ses amis et tous ceux qui l’ont aidée à supporter la souffrance.
    Une formidable leçon de vie.

    Ma chronique se concentre sur les faits, je m’en rends compte. Très certainement pour garder mes émotions à distance. Les fans de « Nos étoiles contraintes » ont probablement adoré cet ouvrage qui leur donne à connaitre un peu plus intimement Esther/Hazel. J’ai eu beaucoup de mal à le lire jusqu’au bout malgré l’humour qui le traverse d’un bout à l’autre et la force de l’héroïne. A la fois parce que je me sentais un peu voyeuse et parce que je me refusais à m’identifier à ses parents. Comment ont-ils pu supporter un tel chagrin ? J’admire leur courage et leur volonté de perpétuer sa mémoire à travers l’association TSWGO qui aident financièrement les familles dont un enfant est atteint du cancer. D’ailleurs, un euro est reversé à cette association à chaque achat.

    Ce récit est classé par Nathan en jeunesse. Il n’est cependant pas donné à tous de le lire. A chacun de savoir s’il est fait pour lui ou non.

     

     

     

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  • E.V.E, Carina ROZENFELDElle s’appelle EVE. Elle n’a aucune idée de son apparence. Elle ne ressent rien. Et pourtant le monde n’a pour elle aucun secret, parce qu’elle le perçoit à travers les yeux de millions d’êtres humains. 24 h sur 24, elle assiste à leur quotidien. Son rôle ? Surveiller la population et signaler en temps réel les crimes et les délits. EVE est infaillible… jusqu’au jour où elle assiste à l’agression de la jeune Eva Lewis sans parvenir à identifier le coupable. Pour comprendre ce qui s’est passé, EVE investit à l’insu de tous le corps d’Eva. Et découvre le plaisir grisant de la vie réelle.

    Mon avis :

    E.V.E est une machine, une entité de surveillance : Entité Vigilance Enquête ; dotée d’une intelligence artificielle, elle surveille la mégalopole de Citypolis où chaque habitant est muni d’une puce électronique insérée dans la moelle épinière de sa nuque. Grâce à cela, elle voit par leurs yeux ce qu’ils vivent, rencontrent, commettent et peut intervenir à chaque méfait. Ils sont d’ailleurs de moins en moins nombreux depuis l’installation de ce système. Toutes les images étant enregistrées, il est impossible d’échapper à la justice.
    Le jour où la jeune Eva Lewis est sauvagement agressée chez elle et que l’E.V.E chargée de la surveillance ne parvient pas à identifier le coupable, elle décide de la venger en prenant possession de sa puce et de là de son corps. Eva, déclarée en mort cérébrale, va reprendre vie à la grande surprise des médecins, et mener l’enquête sur son agression.

    La réflexion sur les avancées des nouvelles technologies, de l’ultra surveillance de la société, des progressions de l’IA sont intéressantes et bien dans l’air du temps. D’autant que pour progresser dans l’enquête, les deux identités d’EVE/EVA sont indispensables et complémentaires. Mais peut-on imaginer que cet être hybride puisse se généraliser ou être gérable à long terme ? Et que penser de cette machine qui échappe à tout contrôle humain ? Ces technologies ne menacent-elles pas nos libertés ? Ces questions sont au cœur de ce roman.

    Ces thèmes ne sont ni nouveaux ni originaux mais ce roman jeunesse mêle intelligemment ces réflexions avec l’enquête que mène E.V.E et la découverte de son humanité, de ses émotions et de ses sentiments, alors qu’elle n’est qu’une machine limitée par ses programmateurs.

    A la fois roman d’anticipation et polar, ce récit tient le lecteur en haleine jusqu’au bout et parvient à faire oublier son manque d’originalité dans les thèmes abordés. L’écriture est simple mais efficace et l’histoire rythmée. On se prend même, par moment, à éprouver de la tendresse ou de l’agacement pour cette machine. Touchant.

    Une lecture qui devrait plaire aux ados intéressés par le genre.

     

     

     

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  • NEED, Joëlle CHARBONNEAU«Désir : envie de posséder un objet ou de réaliser un rêve.
    Besoin : nécessité de détenir quelque chose ou d’accomplir un acte essentiel à votre vie.»

    Mon avis :

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que la plume et le style rythmé de Joëlle Charbonneau sont drôlement efficaces. Dès les cinquante premières pages, le lecteur est ferré et ne lâche pas le roman tant qu’il n’a pas compris le fin mot de l’histoire.

    Kaylee est une fille raisonnable, qui a la tête sur les épaules. Mais lorsqu’elle apprend que son frère est malade et a besoin à tout prix d’une greffe de rein, elle se laisse guider par ses émotions et perd toute mesure. Son obsession est de trouver un donneur compatible car sa mère et elle ne le sont pas. Quant à son père, il est parti quelques jours à peine après que le diagnostique ait été posé. Elle n’a donc plus qu’une idée en tête : le retrouver.

    Quand un nouveau réseau social apparait, proposant de répondre aux désirs et besoins des adolescents de son lycée, elle n’hésite pas une seconde à s’inscrire pour obtenir ce rein.

    La narratrice principale de ce roman est Kaylee. Mais plusieurs lycéens de Nottawa sont décrits. Chaque chapitre s’intéresse à l’un d’eux et le suit dans ses choix, ses réflexions et ses motivations. Les interventions régulières de Kaylee dans l’histoire servent à la fois de fil rouge et de progression du récit.

    Très vite, une réelle tension s’installe et maintient le lecteur en haleine. La psychologie des personnages est développée avec soin et les relations complexes que peuvent avoir les adolescents entre eux sont parfaitement décrites. Le choix des points de vue multiples met en lumière les réactions propres à chacun et les mobiles les plus secrets qui les poussent à agir.

    Plus l’on comprend l’effet machiavélique de ce réseau, plus les événements dramatiques s’enchainent et plus on se demande comment les jeunes vont bien pouvoir y mettre un terme.
    Ce réseau est d’autant plus pervers qu’il s’appuie sur les caractéristiques mêmes des adolescents : leur naïveté, leur envie d’être comme tout le monde, leur besoin de reconnaissance ou leur désir de vengeance. De plus, il sait comment les appâter. Obtenir ce qu’on désir, sans avoir à faire d’effort, en cherchant juste la facilité, est le genre d’éthique sur laquelle Need se base.

    L’adulte que je suis a compris, bien avant la fin, la majeure partie du dénouement mais l’auteure est suffisamment habile pour maintenir les rebondissements jusqu’à la dernière page. Les adolescents devraient adorer ce thriller psychologique.

    Ce roman permettra de travailler en classe les notions de désir et de besoin, d’effort et aussi de ce qu’on est prêt à faire pour obtenir ce que l’on veut. Sans oublier la problématique des réseaux sociaux et de leur emprise sur nos vies.

     

     

     

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  • L'Elite, Dernière épreuve, Joëlle CHARBONNEAUCia a découvert les secrets du Test.
    Aujourd’hui, elle veut y mettre fin. Mais elle ne peut le faire seule. En qui peut-elle vraiment avoir confiance ?
    Pour le savoir, elle n’a qu’une solution : mettre au point son propre test et y soumettre son entourage.

    Mon avis :

    La dernière épreuve clôt ainsi la trilogie « L’Elite ».
    Cia a vu disparaitre trop de jeunes depuis qu’elle a été sélectionnée pour entrer à l’université ; elle veut que cela cesse. Approchée par des Officiels qui pensent qu’elle pourrait être un atout majeur dans leur lutte pour mettre fin au Test, elle se voit confier une mission de la plus haute importance. Mais pour la mener à bien, il faudra qu’elle fasse des sacrifices et renonce à certaines de ses valeurs. Est-elle prête pour cela ? La fin justifie-t-elle les moyens ?

    Tout au long de ce troisième volet, Cia prendra à nouveau des risques et devra faire preuve de discernement. Les apparences sont trompeuses et il est difficile de savoir qui est un ami et qui est un ennemi. Elle ne peut décidément compter que sur elle-même. Et sur l’amour indéfectible de Tomas.

    Après deux tomes convaincants et palpitants, le troisième tome de cette dystopie originale ne faiblit pas. Nous retrouvons les mêmes personnages, les survivants, et ils seront tous à nouveau confrontés à de nouveaux obstacles à franchir mais plus atypiques cette fois. Alors que l’on pense savoir qui tire les ficelles, qui est fiable et qui ne l’est pas, Joëlle Charbonneau brouille les pistes et amène un rebondissement déroutant.

    Toujours aussi addictive, la lecture se fait en quelques heures, d’une traite, tant on a envie de découvrir comment chacun va s’en sortir et tirer son épingle du jeu. L’auteure est très forte pour maintenir le suspens tout au long des trois épisodes et garder l’attention du lecteur. De plus, ce qui ne gâche rien, la psychologie de ses personnages est précise et les rend crédibles et attachants.

    Les amateurs de dystopie trouveront ici un roman qui respecte les codes du genre tout en apportant une touche innovante. Les adolescents, friands d’aventure, seront comblés par ce récit post apocalyptique où l’action et la réflexion se disputent la première place. Joëlle Charbonneau n’a pas son pareil pour nous raconter une histoire et nous accrocher à sa plume jusqu’au mot fin. A moins que...

     

     

     

     

     

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  • L'Elite, Sous surveillance, Joëlle CHARBONNEAUAvant, Cia menait une vie simple auprès des siens.
    Et puis, il y a eu le Test. Cia l’a réussi. Elle est entrée à l’université, prête à appartenir à l’Elite.
    Mais elle sait. Elle sait que beaucoup sont morts, que le gouvernement condamne les plus faibles.
    Maintenant Cia doit faire un choix.
    Le bon.

    Mon avis :

    Cia a intégré l’Université ainsi que ses amis Tomas et Will. De nouveaux tests les attendent afin de déterminer quelle sera leur assignation. Cia qui se réjouissait d’intégrer la faculté de mécanique se voit choisie pour les sciences politiques. Un profond sentiment d’échec l’envahit. Peu à peu il sera remplacé par la colère et la révolte face à tout ce qu’ils doivent endurer avant d’être reconnus aptes à œuvrer pour la Communauté.

    D’autres épreuves attendent les jeunes héros, d’autres missions périlleuses, d’autres tests d’observation, d’autres pièges de plus en plus cruels et on a parfois le sentiment de redites. Je pense que le but de l’auteur est de montrer à quel point brutalité, intimidation et soumission font partie des moyens de pression de ce système politique.
    La deuxième partie du récit amène une réflexion pertinente sur la gestion de la société, le pouvoir, la politique, les luttes d’influence... La Communauté Unifiée s’est construite sur les ruines du passé en se jurant de ne plus commettre les mêmes erreurs que celles qui ont amené chaos et destruction. Mais le pouvoir corrompt certains et les intérêts personnels priment souvent sur le bien commun. Cia en prend peu à peu conscience et décide de lutter contre ça.

    Tout aussi addictif que le premier tome, dynamique et efficace, ce deuxième volet aurait pourtant pu renouveler un peu la structure de l’histoire. Ouvrage charnière, il insiste sur l’univers sombre et impitoyable de la Communauté Unifiée qui mènera les jeunes à la révolte décrite dans le troisième tome.

    Intelligemment construite, remplie de rebondissements, cette trilogie est un vrai « pageturner » et la fin de ce deuxième épisode oblige le lecteur à lire la suite pour découvrir le dénouement. Terriblement efficace !

     

     

     

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  • L'Elite, Résilience, Joëlle CHARBONNEAUAller à l’Université, c’est intégrer l’élite. Cia le sait. Cia le veut. Mais la sélection sera sans pitié. Bienvenue au Testing.
    Profil idéal : Etre déterminé. Compétent. Débrouillard. Et avoir de parfaites connaissances en sciences naturelles. Utile pour survivre.
    Objectif : Le Test récompense à la fois les guerriers et les sages. Les candidats qui ne réussiront pas les épreuves seront éliminés. Dans tous les sens du terme.
    Les candidats peuvent-ils renoncer à passer le Test ? Non. Une fois le Test commencé, une seule issue : réussir les épreuves.
    La sécurité des candidats est-elle assurée pendant le Test ? La Communauté Unifiée n’est pas en mesure de divulguer ce genre de détail.
    Est-il déjà arrivé que des candidats mesurent durant le Test ? La Communauté Unifiée n’est pas en mesure de divulguer ce genre de détail.

    Mon avis :

    Les Sept Guerres ont ravagé la Terre, l’ont dévastée et polluée suite à l’emploi de produits chimiques. Dans un futur apocalyptique, la population survivante est répartie en colonies assignées chacune à une tâche particulière afin de rendre la Terre un peu plus vivable. Chaque année, les meilleurs étudiants de chaque colonie sont envoyés à Tosu, la capitale dela Communauté Unifiée, afin de passer le Test qui leur ouvrira les portes de l’université, un privilège réservé aux meilleurs. La colonie des Cinq Lacs n’a plus eu de sélectionnés depuis près d’une décennie. Cia, 16 ans, vient de terminer sa scolarité et rêve d’être choisie pour passer le Test. Elle serait la première de la famille, après son père, ses quatre frères ne l’ayant pas été.

    Ce roman a toutes les caractéristiques d’une dystopie : monde futuriste qui interroge l’homme sur son rapport à la nature et à la violence, relations humaines limitées où seul compte la survie de l’espèce, manipulation de la population... mais il se distingue par son style soigné et son vocabulaire soutenu. Dans ce monde, le Test, qui porte sur les sciences, la logique, le sens politique et l’adaptabilité à des situations de crise, est un enjeu capital pour ceux qui espèrent accéder aux plus hautes fonctions. Mais les plus faibles seront éliminés, soit par leurs propres erreurs, soit par les autres. Les différentes réactions humaines sont très bien décrites : il y a les lâches, les fourbes, les opportunistes, ceux qui ne pensent qu’à eux et ne s’embarrassent pas d’aider les autres, ceux qui n’hésitent pas à se débarrasser des concurrents pour gagner, ceux qui prennent plaisir à se montrer supérieurs et violents et ceux qui tentent malgré les circonstances de conserver une part d’humanité. Quelle attitude sera payante auprès des officiels chargés d’évaluer les candidats ? Comment pourront-ils vivre après tout ce qu’ils ont vu... ou fait ? Leur sera-t-il facile de rester fidèle à leurs valeurs ?
    Ce qui m’a plu aussi dans ce récit, c’est que tout ce que les jeunes subissent et endurent à pour but de les mener à l’université. Tant d’épreuves et de dépassement de soi pour accéder aux études, au savoir !
    Enfin, Cia est une jeune fille forte, calme, posée et pragmatique. Elle est autant capable de briller en histoire, de réaliser des problèmes mathématiques que de mettre en pratique ses connaissances en mécanique, électricité ou sciences. C’est une personnalité qui a su me séduire.

    Ce premier tome de la trilogie est riche en rebondissements, pose des questions intéressantes et est très bien écrit. Il plaira aux adolescents friands du genre.

     

     

     

     

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