• Les Soeurs Hiroshima, Mariko YamamotoHiroshima, 6 août 1945.
    Le soleil brille, les cigales chantent. Akiko, 15 ans et sa grande sœur s’apprêtent à prendre leur petit-déjeuner quand un violent flash de lumière, suivi d’une détonation assourdissante, les surprend brutalement.
    Quand Akiko reprend ses esprits, tout semble irréel. Le soleil n’est plus qu’un disque de papier rouge découpé et collé dans le ciel.

    Mon avis :

    Ce court récit de 140 pages édité chez Bayard est celui d’une journée particulière et funeste dans la vie de deux sœurs vivant à Hiroshima en 1945 : Akiko la cadette de 15 ans et sa grande sœur de 22 ans. Mais c’est aussi le récit de leur complicité, de leurs souvenirs d’enfance, de la vie au Japon avant la guerre…

    En suivant leur errance durant 24h, nous découvrons de l’intérieur l’ampleur de la catastrophe avec des mots choisis. Leur monde est ravagé mais rien n’effacera leurs jeux, leur complicité, leurs secrets et ce qui les a nourries et fait grandir. Même dans l’adversité la plus terrible, les valeurs familiales reçues restent dans leurs préoccupations.

    Ce récit est celui d’Akiko. Une des personnes rencontrées par Mariko Yamamoto auprès desquelles elle a recueilli les souvenirs afin de transmettre la mémoire de ce terrible conflit dans des « récits populaires de guerre ». Il a fallu deux ans pour qu’Akiko parvienne à se confier puis à accepter que ses souvenirs soient publiés. Sa plus grande peur était qu’un tel témoignage ne contribue à relancer une polémique voire un conflit avec les Etats-Unis. La première parution au Japon date de 1973. Le livre a ensuite fait l’objet de nombreuses rééditions car tout le monde s’accorde sur le fait que les jeunes doivent découvrir ce trésor de mémoire que les adultes doivent transmettre dans l’espoir que cela n’ait plus jamais lieu.

    J’ai beaucoup aimé ce récit accessible à tous. Il est juste magnifique. C’est un concentré de bonheurs tout simples, d’émotions et de sourires. Les descriptions sont celles d’une adolescente qui ne comprend pas ce qui lui arrive et raconte ce qu’elle voit et ressent ; ce qu’elle voudrait faire sans y parvenir. Tout est juste.
    On entend encore longtemps après l’avoir terminé la voix de ces deux sœurs.

     

    Merci à Masse Critique et aux éditions Bayard pour cet envoi.

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  • Ne t'attache pas, Morgane BICAILAlexie, seize ans, mène une vie rangée. Ce n’est pas le cas de son voisin, le séduisant et ténébreux Jérémy, qui ne vit que pur le risque et ne tarde pas à l’entrainer dans les défis les plus insensés.
    Mais quel avenir y a-t-il pour une relation placée sous le signe de l’adrénaline et vouée à la clandestinité ?
     

    Mon avis : 

    Il est de ces rencontres qui me font dire que rien n’arrive pas hasard et ce livre en est une. Il est tombé à point nommé, au moment où j’abordais en classe la prise de risque.

    Alexie, 16 ans, fait la connaissance de son voisin Jérémy et tombe rapidement sous le charme de ce mauvais garçon énigmatique et secret. J’ai rapidement compris vers où l’auteure m’emmenait, mais sa force est d’être arrivée à me garder ferrée à l’histoire et à me surprendre.

    Malgré sa jeunesse, Morgane Bicail impressionne par sa justesse de ton et son écriture fluide, sans mièvrerie aucune. On sent dès le départ que cette amitié forte va évoluer et qu’elle risque de déraper. Alexie est trop naïve et sous l’emprise de Jérémie pour pouvoir lui résister et celui-ci, en bon manipulateur, en profite. Pourtant, au départ, Alexie semble être bien dans sa peau, déterminée et lucide. Mais sa gentillesse et sa naturelle candeur ne l’ont pas armé à s’opposer à quelqu’un qui, comme lui, carbure à l’adrénaline et fait de sa vie une prise de risque constante. Parviendra-t-elle à freiner cette mise en danger ou succombera-t-elle, elle aussi, à la tentation de frôler la mort ?

    A l’époque des défis lancés sur les réseaux sociaux, dont la célèbre baleine bleue, il me semble intéressant et utile d’aborder cela dans un roman jeunesse. Certaines scènes auraient cependant pu, à mon sens, amener plus de développement et de réflexion, mais l’ensemble se lit bien et rend le lecteur curieux de connaitre le dénouement. Les personnages sont cohérents, même si Alexie aurait pu être un peu plus consistante, et l’histoire est touchante. Sans doute la jeunesse de l’auteure, elle a 16 ans, y est-elle pour beaucoup mais je pense qu’en vieillissant, elle corrigera d’elle-même ces défauts. 

    En résumé, malgré des points améliorables, j’ai apprécié ce récit et le proposerai à mes élèves qui, j’en suis sûre, y trouveront de quoi s’identifier aux héros.

    Merci aux éditions Lafon pour cet envoi.

     

     

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  • Nous, Patrick ISABELLEDans Nous, on retrouve l’adolescent de « Eux », condamné et incarcéré pour crime. On pénètre avec lui dans le centre jeunesse où il purge sa peine, et, petit à petit, se révèle l’humanité de certains délinquants et intervenants. Malgré la violence qui y règne, on décèle entre ces murs une tendresse contenue, compactée comme de la poudre dans un bâton de dynamite.

    Mon avis : 

    Nous suivons le personnage principal dans sa descente aux enfers. Après avoir été victime de harcèlement trop longtemps, il a un jour pété les plombs et est venu à l’école avec une arme. Il voulait que ça s’arrête, il voulait obliger son agresseur à s’excuser et stopper son acharnement. Mais cela a dérapé.

    Aujourd’hui, le criminel est dans un centre de jeunes délinquants en attendant son procès. Là, il côtoie d’autres jeunes, tous plus fragilisés les uns que les autres, plus sauvages les uns que les autres. En entrant là, on perd son identité, on est « neutralisé ». Chacun porte les mêmes vêtements, se voit raser les cheveux et vit en cellule individuelle, sans fenêtre. On ne se côtoie que dans la salle de classe, pour ceux qui y ont droit. Et là, il faut à nouveau montrer qui on est si on ne veut pas se faire manger. Cercle vicieux.

    Nous sommes immergés dans cet univers carcéral où les jeunes délinquants, parfois très dangereux, sont parqués, parfois oubliés de tous. Le narrateur a encore épisodiquement la visite de son père mais beaucoup ne voient personne. On vit de l’intérieur cet enfermement grâce au récit qu’il nous livre. Car pour résister, calmer ses peurs et sa violence, il écrit. Il noircit des dizaines de pages au fil des jours, confiant son quotidien, son ressenti, ses angoisses et ses petites joies. Il nous présente ses codétenus, les surveillants, le docteur Psycho, son avocate et Sophie. La seule qui est nommée, avec Cynthia la surveillante en chef. Sophie est enseignante et elle pose sur ce jeune un regard différent. Elle l’encourage, le pousse à écrire et développer ses talents. Cynthia, elle, représente le respect de l’ordre, la force. Mais derrière son rôle, on perçoit sa tendresse pour le narrateur, l’espoir qu’elle met en lui, pour qu’il s’en sorte. Cela en ferait au moins un.

    Dans un style dur et épuré, Patrick Isabelle nous plonge dans la noirceur de ces vies d’ados, dans la violence du centre de jeunesse et il y va franco. On s’immisce dans les pensées les plus intimes du personnage principal, ses questionnements et sa profonde détresse. Son passage à l’acte a libéré sa colère et toute la violence qu’il contenait jusque-là. Comment éviter d’y replonger à la moindre provocation ou contrariété ?

     

    Nous, comme Eux, devrait être lu par tous les adolescents. C’est un roman essentiel.

     

     Nous, Patrick ISABELLE2

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  • Je me suis réveillée en hurlant.
    Jamais de ma vie je n’avais poussé un tel cri, jamais. J’ai coupé court aux questions de mes parents qui ont déboulé dans ma chambre. D’instinct, j’ai su que ce rêve serait un secret. Mais il était là, parfaitement gravé dans ma mémoire.

    Mon avis :

    Et si les anges gardiens existaient ? Et s’il était possible d’entrer en télépathie avec quelqu’un du bout du monde ?

    Lorsque Julie, 15 ans, se réveille brusquement ce matin-là, elle a le sentiment confus qu’elle n’a pas fait un cauchemar mais que ce qu’elle a vu était bien réel. Elle n’a qu’une envie, replonger dans le sommeil et retrouver son rêve. Si c’était un rêve, elle n’y parviendra pas. Mais voilà. Elle retourne dans cette forêt de l’île japonaise de Hokkaido dont elle n’avait jamais entendu parler jusque-là. Quel sens cela a-t-il ? Que lui arrive-t-il ? Pourquoi a-t-elle l’impression d’être dans le corps d’un petit garçon et de pouvoir influer sur ses décisions ? Au risque de sa vie, Julie va tout tenter pour le sauver de cette forêt où il s’est perdu.

    Inspiré d’un fait divers, ce récit d’Eric Pessan mêle drame, psychologie et fantastique et maintient la tension jusqu’au bout de ses 132 pages. Tout est crédible. L’atmosphère est pesante, la forêt angoissante et le désespoir poignant. J’ai retrouvé ici un peu de l’oppression ressentie dans « La petite fille qui aimait Tom Gordon » de Stephen King.

    Eric Pessan parvient a intégré subtilement le fantastique à son récit, au point de nous convaincre que tout cela est possible. C’est finement joué.

    J’ai apprécié ce roman jeunesse, abordable dès quatorze ans et qui ravira bons et moins bons lecteurs. Outre l’abandon et la disparition, il aborde les relations familiales, les non-dits et l’immigration. Le seul regret : je suis restée sur ma faim quant au personnage du gamin dont ne saura rien, ni le nom, ni la raison de son abandon.

     

    Peut-être l’occasion de demander aux élèves de les imaginer…

     

    9e

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  • Le grand saut 2, Florence HINCKEL Depuis l’accident d’Alex, le groupe des six amis inséparables a volé en éclat. Paul et Iris ne s’adressent plus la parole, Alex s’isole, Marion s’enferre dans une nouvelle relation d’amitié empoisonnée, Rébecca aime Alex qui ne l’aime pas, Iris découvre un nouveau secret perturbant, Paul ne va plus au lycée, et Sam ne se sent nulle part à sa place. Pour couronner le tout, le bac approche avec son lot d’angoisses et de promesses de liberté… Réussiront-ils à recoller les morceaux de cette amitié qui leur donnait des ailes ? Et à trouver, chacun, la force d’affronter obstacles et rêves les plus fous ? 

    Mon avis :

    Dans le premier tome, nous avons fait la connaissance d’Iris, Rébecca, Marion, Paul, Alex et Sam, élèves de Terminale et amis depuis la 6e. L’accident d’Alex a fait voler leur groupe en éclat. Sans surprise, ce deuxième tome les regarde évoluer chacun de leur côté. Une question se pose : leur amitié sera-t-elle la plus forte ?

    Je m’attendais à une suite un peu plate, ce n’est pas tout à fait le cas mais les réactions des adolescents sont, hélas, souvent prévisibles. Nous découvrons le point de vue d’Alex qui a vu sa vie changer le soir d’Halloween, six mois plus tôt. Mais aussi celui de Sam et Marion. Le bac est proche mais rien ne va plus entre les membres du groupe. Alex n’est plus le garçon doux et rêveur qu’il était ; il est devenu plus sombre et révolté. Sam se démène pour tenter d’arranger les choses et recoller les morceaux. Quant à Marion, elle est malmenée par une relation d’amitié toxique et une vie de famille difficile. Cela fait beaucoup.

    Bref, un roman qui parle d’adolescents pour des adolescents qui se reconnaitront sans doute dans les préoccupations des personnages mais qui n’apporte pas grand-chose d’autre qu’un moment de détente. Heureusement, l’écriture et le style sont agréables.

     

     

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    Scarrels, Marcus MALTERegency. Une cité où l’on ne vit que la nuit. Un groupe d’adolescents animé de rêves irréductibles, donc menacé. Des phrases insolites. L’espoir d’un monde meilleur.
    Un monde où nul n’aurait en tout cas songé à inventer les scarrels.

     

    Mon avis :

     

    Dans un monde non localisé, à une époque indéfinie, Luc et Jona vivent dans un quartier pauvre. Le bien le plus précieux est le maïs ; personne n’en a jamais goûté, c’est un produit de luxe, très rare. On y croise souvent des Anges -des faucons chargés de la sécurité- et des scarrels.
    Chaque nuit, les jeunes se retrouvent à Regency, une ville fantôme où il pleut en permanence et dont le centre est un pénitencier désaffecté où règne Zuchran et sa famille. Luc, le narrateur, Jona dont il est secrètement amoureux et Abel, son meilleur ami un peu simple, s’y rendent pour retrouver Steve, Tommy, le chef de la bande, Karen, une Perle née dans le pénitencier et qui ne l’a jamais quitté et Tina, sa poupée NoToy, qui parle et vit comme une vraie petite fille.

     

    Regency est repliée sur elle-même et la liberté que les jeunes croient vivre là n’est qu’un leurre. Un jour, de mystérieuses phrases apparaissent sur les murs. Elles ressemblent à des mises en garde ou des appels à la lutte mais personne ne semble les voir ou les prendre au sérieux. Excepté Tommy.

     

    Il m’est très difficile de parler de ce roman. Dès le départ, on sait qu’on entre dans un univers onirique et qu’il s’agit d’une critique de notre société mais Marcus Malte brouille les cartes, crée un mystère permanent, parle en métaphore et ne permet pas au lecteur de trouver facilement des repères dans ce récit. Longtemps, on avance à l’aveugle dans le récit. L’univers qu’il décrit est malsain, dérangeant, la violence est sans cesse latente, il ne se dévoile que très lentement et pourtant il nous happe.

     

    J’ai pris le temps de la découverte car ce n’est vraiment pas un récit qui s’offre sans résistance. Il est composé de trois parties qui apportent leur part de mystère et font voler en éclat ce qu’on avait cru comprendre. Les personnages sont ambigus et leur personnalité mouvante. Quant aux apparences, elles sont trompeuses d’un bout à l’autre.

     

    L’écriture de Marcus Malte est particulière, vive, poétique et rude. Ce livre est paru chez Syros, donc en jeunesse, mais il n’est pas à la portée de tous. Certaines références sont même inaccessibles aux moins de trente ans (Tutti rikiki maousse costo),

     

    Ce roman angoissant est pourtant d’une grande force et très intelligemment construit, Il jette un regard personnel et sans concession sur notre société et pose de bonnes questions. Le sujet est traité de façon implacable, froide, sans espoir. Je crains, hélas, que sa complexité et son style ne le mettent pas à la portée de tous les ados.
    Et je ne parle même pas de la chute.

     

     

     

     

     

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  • Cette étoile ne s'éteindra pas, Esther EARL, Lori et Wayne EARLLa vie et les mots d'Esther Grace Earl, la jeune fille qui a inspiré le personnage d'Hazel à John Green. Un livre poignant, regroupant écrits et documents sur Esther Earl, le personnage féminin de Nos étoiles contraires.
    « Sois... sois juste heureuse. Et si tu ne peux pas être heureuse, fais des choses qui te rendent heureuse. Ou alors ne fais rien, mais avec les gens qui te rendent heureuse. »

    Mon avis :

    J’aime beaucoup l’écriture de John Green et j’ai été très émue devant « Nos étoiles contraires ». Je n’aime pas trop les biographies par contre, surtout lorsqu’elle mette en évidence des faits douloureux comme la maladie, la mort, l’inceste, le viol... Elles me donnent l’impression de vouloir faire de l’argent avec la souffrance, la sienne ou celle des autres, et joue trop sur le pathos. Je ne suis donc pas entrée facilement dans ce journal que j’ai laissé dormir dans ma PAL plusieurs mois.

    L’histoire tragique d’Esther, atteinte d’un cancer de la thyroïde, a inspiré John Green qui l’avait rencontrée lors d’une convention Harry Potter alors que son roman était déjà en cours. Il a d’ailleurs préfacé cet ouvrage. Suite au succès du livre et en mémoire de leur fille, Mr et Mme Earl ont exhumé les journaux intimes d’Esther et ses vidéos pour en faire cette biographie. Les témoignages de ses amis et du médecin qui l’a suivie sont venus compléter le tout.
    Esther aurait aimé être écrivain et a ébauché plusieurs romans. Ses parents ont joint quelques extraits à la fin de l’ouvrage.

    On sent dès le début du livre sa détermination, sa volonté et son talent de création. L’ouvrage est illustré des dessins qu’elle réalisait sur sa correspondance ou dans son journal intime. Esther n’a jamais cherché à être plainte et a vécu jusqu’au bout dans la gaieté et le courage. C’est ce qui transparait le plus ici. Elle est drôle, caustique et a énormément d’autodérision.
    D’un bout à l’autre, elle nous montre que la vie a une fin inéluctable et que nous nous devons d’en profiter pleinement en lui donnant du sens. Pour Esther il passait par les autres, sa famille, ses amis et tous ceux qui l’ont aidée à supporter la souffrance.
    Une formidable leçon de vie.

    Ma chronique se concentre sur les faits, je m’en rends compte. Très certainement pour garder mes émotions à distance. Les fans de « Nos étoiles contraintes » ont probablement adoré cet ouvrage qui leur donne à connaitre un peu plus intimement Esther/Hazel. J’ai eu beaucoup de mal à le lire jusqu’au bout malgré l’humour qui le traverse d’un bout à l’autre et la force de l’héroïne. A la fois parce que je me sentais un peu voyeuse et parce que je me refusais à m’identifier à ses parents. Comment ont-ils pu supporter un tel chagrin ? J’admire leur courage et leur volonté de perpétuer sa mémoire à travers l’association TSWGO qui aident financièrement les familles dont un enfant est atteint du cancer. D’ailleurs, un euro est reversé à cette association à chaque achat.

    Ce récit est classé par Nathan en jeunesse. Il n’est cependant pas donné à tous de le lire. A chacun de savoir s’il est fait pour lui ou non.

     

     

     

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