• E.V.E, Carina ROZENFELDElle s’appelle EVE. Elle n’a aucune idée de son apparence. Elle ne ressent rien. Et pourtant le monde n’a pour elle aucun secret, parce qu’elle le perçoit à travers les yeux de millions d’êtres humains. 24 h sur 24, elle assiste à leur quotidien. Son rôle ? Surveiller la population et signaler en temps réel les crimes et les délits. EVE est infaillible… jusqu’au jour où elle assiste à l’agression de la jeune Eva Lewis sans parvenir à identifier le coupable. Pour comprendre ce qui s’est passé, EVE investit à l’insu de tous le corps d’Eva. Et découvre le plaisir grisant de la vie réelle.

    Mon avis :

    E.V.E est une machine, une entité de surveillance : Entité Vigilance Enquête ; dotée d’une intelligence artificielle, elle surveille la mégalopole de Citypolis où chaque habitant est muni d’une puce électronique insérée dans la moelle épinière de sa nuque. Grâce à cela, elle voit par leurs yeux ce qu’ils vivent, rencontrent, commettent et peut intervenir à chaque méfait. Ils sont d’ailleurs de moins en moins nombreux depuis l’installation de ce système. Toutes les images étant enregistrées, il est impossible d’échapper à la justice.
    Le jour où la jeune Eva Lewis est sauvagement agressée chez elle et que l’E.V.E chargée de la surveillance ne parvient pas à identifier le coupable, elle décide de la venger en prenant possession de sa puce et de là de son corps. Eva, déclarée en mort cérébrale, va reprendre vie à la grande surprise des médecins, et mener l’enquête sur son agression.

    La réflexion sur les avancées des nouvelles technologies, de l’ultra surveillance de la société, des progressions de l’IA sont intéressantes et bien dans l’air du temps. D’autant que pour progresser dans l’enquête, les deux identités d’EVE/EVA sont indispensables et complémentaires. Mais peut-on imaginer que cet être hybride puisse se généraliser ou être gérable à long terme ? Et que penser de cette machine qui échappe à tout contrôle humain ? Ces technologies ne menacent-elles pas nos libertés ? Ces questions sont au cœur de ce roman.

    Ces thèmes ne sont ni nouveaux ni originaux mais ce roman jeunesse mêle intelligemment ces réflexions avec l’enquête que mène E.V.E et la découverte de son humanité, de ses émotions et de ses sentiments, alors qu’elle n’est qu’une machine limitée par ses programmateurs.

    A la fois roman d’anticipation et polar, ce récit tient le lecteur en haleine jusqu’au bout et parvient à faire oublier son manque d’originalité dans les thèmes abordés. L’écriture est simple mais efficace et l’histoire rythmée. On se prend même, par moment, à éprouver de la tendresse ou de l’agacement pour cette machine. Touchant.

    Une lecture qui devrait plaire aux ados intéressés par le genre.

     

     

     

    Yahoo! Blogmarks

    1 commentaire
  • NEED, Joëlle CHARBONNEAU«Désir : envie de posséder un objet ou de réaliser un rêve.
    Besoin : nécessité de détenir quelque chose ou d’accomplir un acte essentiel à votre vie.»

    Mon avis :

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que la plume et le style rythmé de Joëlle Charbonneau sont drôlement efficaces. Dès les cinquante premières pages, le lecteur est ferré et ne lâche pas le roman tant qu’il n’a pas compris le fin mot de l’histoire.

    Kaylee est une fille raisonnable, qui a la tête sur les épaules. Mais lorsqu’elle apprend que son frère est malade et a besoin à tout prix d’une greffe de rein, elle se laisse guider par ses émotions et perd toute mesure. Son obsession est de trouver un donneur compatible car sa mère et elle ne le sont pas. Quant à son père, il est parti quelques jours à peine après que le diagnostique ait été posé. Elle n’a donc plus qu’une idée en tête : le retrouver.

    Quand un nouveau réseau social apparait, proposant de répondre aux désirs et besoins des adolescents de son lycée, elle n’hésite pas une seconde à s’inscrire pour obtenir ce rein.

    La narratrice principale de ce roman est Kaylee. Mais plusieurs lycéens de Nottawa sont décrits. Chaque chapitre s’intéresse à l’un d’eux et le suit dans ses choix, ses réflexions et ses motivations. Les interventions régulières de Kaylee dans l’histoire servent à la fois de fil rouge et de progression du récit.

    Très vite, une réelle tension s’installe et maintient le lecteur en haleine. La psychologie des personnages est développée avec soin et les relations complexes que peuvent avoir les adolescents entre eux sont parfaitement décrites. Le choix des points de vue multiples met en lumière les réactions propres à chacun et les mobiles les plus secrets qui les poussent à agir.

    Plus l’on comprend l’effet machiavélique de ce réseau, plus les événements dramatiques s’enchainent et plus on se demande comment les jeunes vont bien pouvoir y mettre un terme.
    Ce réseau est d’autant plus pervers qu’il s’appuie sur les caractéristiques mêmes des adolescents : leur naïveté, leur envie d’être comme tout le monde, leur besoin de reconnaissance ou leur désir de vengeance. De plus, il sait comment les appâter. Obtenir ce qu’on désir, sans avoir à faire d’effort, en cherchant juste la facilité, est le genre d’éthique sur laquelle Need se base.

    L’adulte que je suis a compris, bien avant la fin, la majeure partie du dénouement mais l’auteure est suffisamment habile pour maintenir les rebondissements jusqu’à la dernière page. Les adolescents devraient adorer ce thriller psychologique.

    Ce roman permettra de travailler en classe les notions de désir et de besoin, d’effort et aussi de ce qu’on est prêt à faire pour obtenir ce que l’on veut. Sans oublier la problématique des réseaux sociaux et de leur emprise sur nos vies.

     

     

     

    Yahoo! Blogmarks

    2 commentaires
  • L'Elite, Dernière épreuve, Joëlle CHARBONNEAUCia a découvert les secrets du Test.
    Aujourd’hui, elle veut y mettre fin. Mais elle ne peut le faire seule. En qui peut-elle vraiment avoir confiance ?
    Pour le savoir, elle n’a qu’une solution : mettre au point son propre test et y soumettre son entourage.

    Mon avis :

    La dernière épreuve clôt ainsi la trilogie « L’Elite ».
    Cia a vu disparaitre trop de jeunes depuis qu’elle a été sélectionnée pour entrer à l’université ; elle veut que cela cesse. Approchée par des Officiels qui pensent qu’elle pourrait être un atout majeur dans leur lutte pour mettre fin au Test, elle se voit confier une mission de la plus haute importance. Mais pour la mener à bien, il faudra qu’elle fasse des sacrifices et renonce à certaines de ses valeurs. Est-elle prête pour cela ? La fin justifie-t-elle les moyens ?

    Tout au long de ce troisième volet, Cia prendra à nouveau des risques et devra faire preuve de discernement. Les apparences sont trompeuses et il est difficile de savoir qui est un ami et qui est un ennemi. Elle ne peut décidément compter que sur elle-même. Et sur l’amour indéfectible de Tomas.

    Après deux tomes convaincants et palpitants, le troisième tome de cette dystopie originale ne faiblit pas. Nous retrouvons les mêmes personnages, les survivants, et ils seront tous à nouveau confrontés à de nouveaux obstacles à franchir mais plus atypiques cette fois. Alors que l’on pense savoir qui tire les ficelles, qui est fiable et qui ne l’est pas, Joëlle Charbonneau brouille les pistes et amène un rebondissement déroutant.

    Toujours aussi addictive, la lecture se fait en quelques heures, d’une traite, tant on a envie de découvrir comment chacun va s’en sortir et tirer son épingle du jeu. L’auteure est très forte pour maintenir le suspens tout au long des trois épisodes et garder l’attention du lecteur. De plus, ce qui ne gâche rien, la psychologie de ses personnages est précise et les rend crédibles et attachants.

    Les amateurs de dystopie trouveront ici un roman qui respecte les codes du genre tout en apportant une touche innovante. Les adolescents, friands d’aventure, seront comblés par ce récit post apocalyptique où l’action et la réflexion se disputent la première place. Joëlle Charbonneau n’a pas son pareil pour nous raconter une histoire et nous accrocher à sa plume jusqu’au mot fin. A moins que...

     

     

     

     

     

    Yahoo! Blogmarks

    votre commentaire
  • L'Elite, Sous surveillance, Joëlle CHARBONNEAUAvant, Cia menait une vie simple auprès des siens.
    Et puis, il y a eu le Test. Cia l’a réussi. Elle est entrée à l’université, prête à appartenir à l’Elite.
    Mais elle sait. Elle sait que beaucoup sont morts, que le gouvernement condamne les plus faibles.
    Maintenant Cia doit faire un choix.
    Le bon.

    Mon avis :

    Cia a intégré l’Université ainsi que ses amis Tomas et Will. De nouveaux tests les attendent afin de déterminer quelle sera leur assignation. Cia qui se réjouissait d’intégrer la faculté de mécanique se voit choisie pour les sciences politiques. Un profond sentiment d’échec l’envahit. Peu à peu il sera remplacé par la colère et la révolte face à tout ce qu’ils doivent endurer avant d’être reconnus aptes à œuvrer pour la Communauté.

    D’autres épreuves attendent les jeunes héros, d’autres missions périlleuses, d’autres tests d’observation, d’autres pièges de plus en plus cruels et on a parfois le sentiment de redites. Je pense que le but de l’auteur est de montrer à quel point brutalité, intimidation et soumission font partie des moyens de pression de ce système politique.
    La deuxième partie du récit amène une réflexion pertinente sur la gestion de la société, le pouvoir, la politique, les luttes d’influence... La Communauté Unifiée s’est construite sur les ruines du passé en se jurant de ne plus commettre les mêmes erreurs que celles qui ont amené chaos et destruction. Mais le pouvoir corrompt certains et les intérêts personnels priment souvent sur le bien commun. Cia en prend peu à peu conscience et décide de lutter contre ça.

    Tout aussi addictif que le premier tome, dynamique et efficace, ce deuxième volet aurait pourtant pu renouveler un peu la structure de l’histoire. Ouvrage charnière, il insiste sur l’univers sombre et impitoyable de la Communauté Unifiée qui mènera les jeunes à la révolte décrite dans le troisième tome.

    Intelligemment construite, remplie de rebondissements, cette trilogie est un vrai « pageturner » et la fin de ce deuxième épisode oblige le lecteur à lire la suite pour découvrir le dénouement. Terriblement efficace !

     

     

     

    Yahoo! Blogmarks

    2 commentaires
  • L'Elite, Résilience, Joëlle CHARBONNEAUAller à l’Université, c’est intégrer l’élite. Cia le sait. Cia le veut. Mais la sélection sera sans pitié. Bienvenue au Testing.
    Profil idéal : Etre déterminé. Compétent. Débrouillard. Et avoir de parfaites connaissances en sciences naturelles. Utile pour survivre.
    Objectif : Le Test récompense à la fois les guerriers et les sages. Les candidats qui ne réussiront pas les épreuves seront éliminés. Dans tous les sens du terme.
    Les candidats peuvent-ils renoncer à passer le Test ? Non. Une fois le Test commencé, une seule issue : réussir les épreuves.
    La sécurité des candidats est-elle assurée pendant le Test ? La Communauté Unifiée n’est pas en mesure de divulguer ce genre de détail.
    Est-il déjà arrivé que des candidats mesurent durant le Test ? La Communauté Unifiée n’est pas en mesure de divulguer ce genre de détail.

    Mon avis :

    Les Sept Guerres ont ravagé la Terre, l’ont dévastée et polluée suite à l’emploi de produits chimiques. Dans un futur apocalyptique, la population survivante est répartie en colonies assignées chacune à une tâche particulière afin de rendre la Terre un peu plus vivable. Chaque année, les meilleurs étudiants de chaque colonie sont envoyés à Tosu, la capitale dela Communauté Unifiée, afin de passer le Test qui leur ouvrira les portes de l’université, un privilège réservé aux meilleurs. La colonie des Cinq Lacs n’a plus eu de sélectionnés depuis près d’une décennie. Cia, 16 ans, vient de terminer sa scolarité et rêve d’être choisie pour passer le Test. Elle serait la première de la famille, après son père, ses quatre frères ne l’ayant pas été.

    Ce roman a toutes les caractéristiques d’une dystopie : monde futuriste qui interroge l’homme sur son rapport à la nature et à la violence, relations humaines limitées où seul compte la survie de l’espèce, manipulation de la population... mais il se distingue par son style soigné et son vocabulaire soutenu. Dans ce monde, le Test, qui porte sur les sciences, la logique, le sens politique et l’adaptabilité à des situations de crise, est un enjeu capital pour ceux qui espèrent accéder aux plus hautes fonctions. Mais les plus faibles seront éliminés, soit par leurs propres erreurs, soit par les autres. Les différentes réactions humaines sont très bien décrites : il y a les lâches, les fourbes, les opportunistes, ceux qui ne pensent qu’à eux et ne s’embarrassent pas d’aider les autres, ceux qui n’hésitent pas à se débarrasser des concurrents pour gagner, ceux qui prennent plaisir à se montrer supérieurs et violents et ceux qui tentent malgré les circonstances de conserver une part d’humanité. Quelle attitude sera payante auprès des officiels chargés d’évaluer les candidats ? Comment pourront-ils vivre après tout ce qu’ils ont vu... ou fait ? Leur sera-t-il facile de rester fidèle à leurs valeurs ?
    Ce qui m’a plu aussi dans ce récit, c’est que tout ce que les jeunes subissent et endurent à pour but de les mener à l’université. Tant d’épreuves et de dépassement de soi pour accéder aux études, au savoir !
    Enfin, Cia est une jeune fille forte, calme, posée et pragmatique. Elle est autant capable de briller en histoire, de réaliser des problèmes mathématiques que de mettre en pratique ses connaissances en mécanique, électricité ou sciences. C’est une personnalité qui a su me séduire.

    Ce premier tome de la trilogie est riche en rebondissements, pose des questions intéressantes et est très bien écrit. Il plaira aux adolescents friands du genre.

     

     

     

     

    Yahoo! Blogmarks

    votre commentaire
  • Piégés dans le train de l'enfer, Hubert BEN KEMOUN« Teddy s’assit, le sac rouge cadenassé bien posé sur le siège à côté de lui. Interdit d’ouvrir et d’ausculter ce bagage, il connaissait la règle. Un mulet transporte son chargement sans se préoccuper de ce qu’on lui a posé sur le dos. Il était 14h23 quand il prit place dans le wagon du train à destination de Toulouse. Celui-ci s’arrêterait à Bordeaux à 17h42. A peine plu de trois heures. Une affaire vite pliée. »
    Mais ce qui semblait tranquille, devient très vite un enfer...

    Mon avis :

    Je découvre ici Hubert Ben Kemoun dont j’ai entendu dire beaucoup de bien.

    Trois heures. C’est le temps du trajet en train de Teddy. C’est aussi le temps de la lecture de ce roman, un thriller haletant et bien construit, agréable à lire.

    Teddy a accepté de transporter des bagages dont il ignore le contenu et ne veut rien savoir. En échange, il est payé cent cinquante euros. Fils d’une mère célibataire, cela lui permet quelques extras. Ce jour-là, tout se passe comme d’habitude : il a récupéré le sac sans problème et a choisi le wagon de queue du train Corail en partance pour Toulouse.

    Dans ce wagon, sept autres personnes qui ne se connaissent pas : un couple de retraités suédois, un adolescent, une ingénieure d’une trentaine d’années, un homme vissé à son ordinateur et deux autres hommes. Tour à tour, on découvrira l’histoire de chacun et ce qui les a menés dans ce wagon, ce jour-là.
    On sent dès le départ que rien ne se passera comme prévu. Reste à savoir pourquoi.

    Roman idéal pour un voyage en train, il tient en haleine jusqu’au bout et accrochera les jeunes lecteurs. Du début à la fin, les actions s’enchainent sans temps mort ; cela devrait leur plaire.

    Bien sûr, l’efficacité dans l’action fait que les personnages souffrent un peu de superficialité. On voudrait en savoir plus sur eux d’autant que quelques pistes sont ouvertes que l’auteur ne suivra pas. On restera sur sa faim.

    Après une lecture en classe, une réflexion intéressante peut être menée sur l’importance de nos choix et leurs conséquences

    A découvrir.

     

     

     

     

     

    Yahoo! Blogmarks

    2 commentaires
  • Silence Radio, Alice OSEMAN« Je suis Frances, Frances la sérieuse, la solitaire, la discrète. Je passe mes jours à étudier. J’ai un objectif : entrer à Cambridge après le bac.
    Mais je suis aussi Frances, celle qui, la nuit, écoute les podcasts du mystérieux Silence Radio. Celle qui aime rire et dessiner.
    Et puis je rencontre Aled. Avec lui, je peux enfin être moi. Avec lui, je vais enfin avoir le courage de trouver ce qui compte vraiment pour moi. »

    Mon avis :

    J’avais été séduite par le premier roman d’Alice Oseman, L’année solitaire et ses accents de sincérité. L’humour était présent et le traitement du sujet était moins naïf et enfantin que je l’avais craint. Ce deuxième roman est dans la même veine.

    Une fille + un garçon + une rencontre improbable + des goûts communs = une histoire d’amour sur fond d’études en cours. Et bien non. J’avais tout faux. Une fois encore Alice Oseman surprend.

    Frances, jeune lycéenne de terminale, représentante des élèves, passe pour une intello que seules les études intéressent. Il faut dire qu’elle a tout sacrifié pour préparer l’examen d’entrée à Cambridge et ce n’est pas le genre de fille à faire les choses à moitié. Sa seule distraction est le podcast Universe City qu’elle suit chaque semaine et dont l’univers particulier la touche et la séduit.
    Aled, jeune homme réservé, est un solitaire. Il vit en face de chez Frances mais ne lui a jamais adressé la parole. Un concours de circonstances va les mettre en présence l’un de l’autre. Ils se découvrent alors de nombreuses choses en commun -ils vivent notamment seuls avec leur mère. Mais leur caractère respectif les pousse à rester prudents et distants l’un envers l’autre. Chacun garde une part d’ombres que l’autre aimerait comprendre sans dévoiler la sienne.

    L’histoire, racontée par Frances de manière rétrospective, se déroule sur deux années scolaires, à la fin du lycée. Deux années qui ont radicalement changé la jeune fille, elle ne le cache pas. Cette distance avec les faits lui permet d’être plus objective et moins dans l’émotion même si on sent que ce furent des mois difficiles à gérer pour elle.
    Son récit est touchant à plus d’un titre. D’abord, il décrit parfaitement son hésitation entre sa volonté de réussir son entrée à Cambridge pour laquelle elle a tant travaillé et l’envie de choisir une voix qui l’épanouisse et la rende heureuse, comme le dessin pour lequel elle est très douée. Ensuite, il aborde des thèmes sensibles comme le passage à l’âge adulte, les relations familiales, l’autorité, le sens de la vie, la découverte de soi et de la sexualité. Le tout est raconté avec beaucoup de sincérité et cela fait mouche.

    Cette fois encore, l’auteure nous offre un roman jeunesse consistant où les jeunes lecteurs ne sont pas infantilisés. Elle aborde des sujets qui les touchent et crée des personnages attachants et vrais, à la psychologie développée. Les jeunes s’y identifieront sans difficulté.

    Frances et Aled traversent diverses émotions au fil du temps et l’auteure parvient habilement à les faire vivre aux lecteurs. Sa plume d’une grande sensibilité touche et décrit avec justesse, en évitant la sensiblerie.

    Ce roman réaliste sur l’amitié, l’acceptation de soi et l’identité pose à chacun une question intemporelle : doit-on se conformer à ce que les autres attendent de nous ou écouter sa voix intérieure ?
    A chacun de construire sa propre réponse.

     

    Silence Radio, Alice OSEMAN

     

    Yahoo! Blogmarks

    5 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique