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    Spes messis in semine

     

    Mes auteurs favoris


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    Chrystine Brouillet

      

    Je lis parce que lire me met à distance de moi-même et du monde. Je lis parce que lire me ramène à moi-même et au monde.

    Susie Morgenstern

      

    Challenge sur Berlin ici : http://argali.eklablog.fr/ich-bin-ein-berliner-recapitulatif-a46964735

     

    Bonjour à vous, visiteurs de passage, et bienvenue sur mon blog.

    Vous trouverez ici, une présentation des livres que je lis et un commentaire personnel sur l’histoire et le style de l’auteur. Mon but est d’abord de garder trace de mes lectures, ensuite de les partager avec vous pour vous donner, peut-être, l’envie de les découvrir à votre tour.
    Ici vous êtes sur la page d’accueil. Dans cette rubrique, vous pouvez lire de courts articles concernant les à-côtés de la lecture, la vie des blogs, les échanges…

     

    Quatre rubriques présentent les livres que j’ai lus.

     -       Mes lectures (romans, essais, bd, ouvrages historiques… pour adultes)

     -       Romans jeunesse (romans, récits, albums… à destination des jeunes dès 10-11 ans)

     -       Romans policiers (polars, thrillers, romans noirs… bref mes mauvais genres)

     -       Littérature québécoise (une majorité de romans, d’auteurs québécois que j’apprécie)

    Enfin, si vous cherchez un livre pour illustrer un thème particulier, rendez-vous dans la rubrique « Thèmes » où sont classées mes lectures.
    Pour les curieux, la rubrique « Auteurs » présentent des comptes-rendus de rencontres, conférences, interviews… d’écrivains, auxquels j’ai assisté.

     

    Bonne découverte !

     

     

     

  • Il n'est pas toujours facile de faire lire les jeunes, surtout quand il s'agit de lectures imposées par l'école. L'acte de lecture n'est pas spontané ou inné chez mes élèves du qualifiant et je cherche sans cesse de nouveaux romans à leur proposer qui rencontrent leurs attentes, leurs goûts, leur imaginaire. En effet, si l'offre de lecture se limite aux mêmes valeurs, au même genre littéraire, au même corpus, l'élève n'aura pas beaucoup d'occasions de construire et façonner ses envies, ses goûts. C'est pourquoi je change au moins la moitié de mes propositions, chaque année.

    Il est encore moins évident de proposer des moyens variés de vérifier la compréhension de l'oeuvre et la construction du sens. C'est pourquoi j'aime bien leur demander de reformuler un passage ou le rôle d'un personnage. Mais il arrive que certains éprouvent des difficultés à verbaliser par écrit leur lecture (absence de projet de lecture, manque de vocabulaire, méconnaissance des codes, difficultés à paraphraser...)
    Pour faciliter leur compréhension et faciliter les représentations mentales, j'ai demandé cette fois à mes élèves de réaliser une étagère littéraire. Découverte il y a quelques années, grâce à ma copine Pascale, cette construction de sens sous forme poétique permet à chacun -pour peu qu'il s'en donne la peine- d'exprimer sa compréhension de l'oeuvre en la transposant. Mots, phrases, dessins, collages... le mélange des genres est encouragé. Construite au fur et à mesure de la lecture, cette tâche permet à l'élève de "soulager sa mémoire" dès que l'information devient abondante et de synthétiser l'essentiel du récit.
    Une fois terminée, l'élève devra la présenter en justifiant par écrit ses choix ou en explicitant oralement la procédure qu'il a mise en place pour la finaliser.

    Pour que vous puissiez visualiser ce dont il s'agit, voici quelques travaux portant sur le roman "L'Elite" de Joëlle Charbonneau. Les élèves devaient à la fois présenter des éléments essentiels de l'histoire et les caractéristiques inhérentes du genre dystopique. 

     

     

     

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  • TOP 10 de mes lectures québécoisesTOP 10 de mes lectures québécoises

     

     

    Pour ce mois québécois, il nous est demandé d’établir notre TOP 10 des lectures que nous avons aimées.

    Quel choix cornélien !

    D’autant que j’ai lu (j’ai fait le compte pour l’occasion) pas moins de soixante-deux romans et une quinzaine de BD ou romans graphiques. Et une dizaine attendent encore d’être lus et certainement de très bons romans.

    Alors après moultes hésitations, choix, changements… et pour des raisons qui me sont propres (allant de l’émotion ressentie à l’écriture et au style en passant par l’originalité, la véracité…) je vous livre le nom des dix romans qui m’ont le plus marquée. Mais j’aurais pu y mettre tant d’autres aussi. Je me sens frustrée de devoir m’arrêter à dix.

     

     

    Eux, Patrick Isabelle (et la suite, Nous)

     

    La petite et le vieux de Marie-Renée Lavoie

     

    Il pleuvait des oiseaux Jocelyne Saucier

     

    Nirliit, Juliana Léveillé-Trudel

     

    Le mur mitoyen de Catherine Leroux

     

    Brouillard d’automne Lionel Noël

     

    Vi, Kim Thuy 

     

    Traité de peaux, Catherine Harton

     

    Le passager, Patrick Senécal

     

    Violence à l’origine, Martin Michaud  

     

     

    Retrouvez-les à la rubrique Littérature québécoise et canadienne et vous aurez les liens vers mes chroniques.

     

     

     

     

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  • Livrés à domicile fait la fête aux lecteurs

    Depuis septembre 2011, il est, en Belgique francophone, une équipe de passionnés qui anime nos fins de soirée chaque lundi. Seule émission littéraire belge, Livrés à domicile et ses chroniqueurs ont révolutionné le genre, en choisissant de recevoir un écrivain chez un de ses lecteurs. Pari osé de vouloir mettre le lecteur au centre d’une émission ! Pour l’écrivain invité, c’est l’incertitude totale : la rencontre sera-t-elle agréable ? Le lecteur aura-t-il aimé son livre ? Si non, ce sont des milliers de téléspectateurs qui entendront son analyse. C’est parfois plus stressant que l’avis d’un chroniqueur.

    C’est, encore une fois, les lecteurs que l’équipe –des chroniqueurs au réalisateur Patrick Lemy, en passant par la script, le casteur, les divers techniciens...- a voulu mettre en évidence ce samedi 24 juin. Elle leur a donné rendez-vous à Liège pour les rencontrer et leur offrir une multitude d’ouvrages récents. Sympathique manière de fêter la lecture !

    Dès 10h30, l’équipe était au rendez-vous. Le réalisateur de l’émission, la script, les chroniqueurs Gorian Delpâture et Michel Dufranne attendaient les amoureux des livres de pied ferme. Accueil, présentation de chacun, échanges sur la face cachée et les anecdotes de tournage, rencontres avec des hôtes de l’émission, commentaires des téléspectateurs... rien ne fut tabou et toutes les questions ont trouvé réponses.

    Livrés à domicile fait la fête aux lecteursLivrés à domicile fait la fête aux lecteursLivrés à domicile fait la fête aux lecteurs

    Au départ, une immense chasse aux livres était prévue dans le magnifique parc de la Boverie. C’était sans compter sur un malheureux contretemps (un pneu crevé) qui a retardé Thierry Bellefroid et son précieux chargement.
    Qu’à cela ne tienne, c’est en toute simplicité que les livres ont été déposés sur des couvertures et partagés avec la cinquantaine de lecteurs présents. Sans bousculade, chacun a choisi, conseillé et négocié les titres qui le tentaient.

    Livrés à domicile fait la fête aux lecteursLivrés à domicile fait la fête aux lecteursLivrés à domicile fait la fête aux lecteurs

    Certains sont ensuite restés pour un pique-nique avec l’équipe quand d’autres rentraient se plonger dans leur lecture.

    Si je devais résumer ces trois heures en quelques mots, ce serait simplicité, joie, complicité. Non seulement l’équipe s’entend bien et cela se sent mais en plus les lecteurs ont vraiment eu l’impression d'en faire un peu partie.

    Merci à tous pour ces sympathiques et chaleureux moments ! Et longue vie à votre émission !

     

     

     

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  • Boulevard du Polar, 1er numéro.Ce week-end avait donc lieu la première édition du Boulevard du Polar.
    Dans un endroit méconnu, l’atelier Coppens, place du Nouveau Marché aux Grains, il regroupait cinquante-trois (excusez du peu) auteurs et dessinateurs de polars, thrillers, romans noirs et autres mauvais genres.

    A l’entrée, un tapis rouge invitait chacun à pénétrer dans le saint des saints afin de rencontrer, dans une atmosphère feutrée et chaleureuse, des écrivains connus ou qui ne demandent qu’à le devenir. Auteurs de bandes dessinées, écrivains, éditeurs, libraires accueillaient les visiteurs dans une grande pièce centrale. Dès les premières heures, certains fans étaient en attente de leur chouchou, livres lus à la main. D’autres déambulaient à la découverte des visages de ceux qui hantent leurs pires cauchemars. Et à de rares exceptions près, il faut bien dire que ces auteurs de mauvais genres ont tous une mine bien sympathique. Détendus, accueillants, ils bavardent avec le même naturel avec les lecteurs convaincus ou ceux qui n’ont pas encore franchi le pas.

    Dans une pièce annexe, le Compartiment Auteurs proposait de s’asseoir autour d’un verre pour écouter une série de rencontres, d’interviews, d’interrogatoires même. J
    Samedi, c’est la marraine de l’événement, Nadine Monfils qui a ouvert le bal au bras de Todd Robinson. J’ai ainsi fait la connaissance de ce Newyorkais aussi impressionnant, que charmant. Videur dans une boite de nuit, c’est son métier qui l’a inspiré pour écrire les aventures de Boo et Junior (Cassandra et Une affaire d’hommes, parus chez Gallmeister en NeoNoir)

    Boulevard du Polar, 1er numéro.Boulevard du Polar, 1er numéro.Boulevard du Polar, 1er numéro.Boulevard du Polar, 1er numéro.

    Barbara Abel et Karine Giebel ont enchainé un pas de deux sous le regard amical de Marc Bailly, particulièrement en verve. Ces deux amies ont répondu avec bonne humeur à ses questions sur le métier, leur style, leurs histoires.

    Alors que Christophe Collins discutait genre et style avec deux auteurs belges, Jean-Louis Aerts et François-Xavier Dillard, je suis allé saluer mon ami Richard Sainte-Marie. Venu tout spécialement du Québec pour l’événement, il était en compagnie de Patrick Senécal sur le stand de la libraire Tulitu. Un vrai plaisir de les revoir à Bruxelles cette année.

    Après une pause repas, j’ai encore entendu Sire Cédric et Kid Toussaint discuter des adaptations de romans en bandes dessinées, Carlos Zanon et Hannelore Cayre partager leurs impressions sur la société actuelle qu’ils décrivent dans leurs romans noirs et Tim Willocks évoquer avec Benjamin Legrand le siège de Malte de 1565. Ce fait historique est au cœur du roman « La religion » de Tim Willocks, paru en 2009 et traduit puis adapté en BD par Benjamin Legrand. Une rencontre particulièrement intéressante et érudite.

    Boulevard du Polar, 1er numéro.Boulevard du Polar, 1er numéro.Boulevard du Polar, 1er numéro.Boulevard du Polar, 1er numéro.Boulevard du Polar, 1er numéro.

    Une troisième rencontre « roman-bd » entre Marcus Malte et Pierre-Henry Gomont a évoqué les qualités nécessaires à une adaptation réussie. « Les nuits de Saturne » est l’adaptation en bande dessinée de « Carnage constellation » de M. Malte.

    Enfin, j’ai écouté mon duo préféré raconter diverses anecdotes à propos de leur métier et de leur entrée sur le Vieux Continent. Patrick Senécal et Richard Sainte-Marie, auteurs bien connus au Québec, ont tout à prouver ici. Ils ont comparé les deux continents sur l’édition, les habitudes de lecture, les rencontres, les lecteurs... Ce fut très plaisant, comme toujours.

    Outre ces rencontres, deux projections cinématographiques ont eu lieu : celle du court métrage « Caïds » de François Troukens et le thriller de Nabil Ben Yadir « Angle mort ».

    En ce qui me concerne, je pourrais aussi vous parler des rencontres amicales partagées avec Sylvie Allouche (Stabat Murder) et Emilie de Lilys éditions, des formidables échanges avec Marcus Malte à propos de son roman « Les Harmoniques » que j’ai adoré et de son livre jeunesse « Scarriels » que j’ai acheté ou de la découverte de la revue « Sang froid » que je lirai avec plaisir cet été. Je pourrais aussi vous parler des files patientes devant Bernard Minier, Sire Cédric, Karine Giebel ou Barbara Abel et de deux auteurs que je ne connais pas du tout mais dont la gentillesse a séduit mon époux et moi-même : Pierre Pouchairet (policier à la retraite) et Véronique Sousset (avocate puis directrice d’une prison actuellement).
    Juillet sera noir cette année, à n’en pas douter.

    J’espère sincèrement que 2018 nous proposera une nouvelle édition de ce sympathique salon. Mais, si je peux me permettre, il serait bon qu’il ait lieu une ou deux semaines plus tôt. Beaucoup de lecteurs et de blogueurs sont dans l’enseignement et ce week-end est le plus chargé de l’année.

     

    Boulevard du Polar, 1er numéro.Boulevard du Polar, 1er numéro.

     

     

     

     

     

    Boulevard du Polar, 1er numéro.

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  • Boulevard du Polar, Festival International TransmédiaL’an dernier avait lieu dans le prestigieux bâtiment de la Bourse à Bruxelles, l’édition zéro du festival Boulevard du Polar. Ce festival se veut un rendez-vous de passionnés et de curieux, un peu dans l’esprit des Quais du Polar : un lieu à taille humaine, des auteurs disponibles et accessibles afin de favoriser de belles rencontres avec leurs lecteurs et un ensemble d’animations gravitant autour du polar et de ses différentes déclinaisons.

    Après quelques petits ajustements, la première édition du Boulevard du Polar aura lieu ces 16, 17 et 18 juin prochain à l’atelier Coppens, dans le quartier Dansaert, à deux pas de la Bourse. Le modiste Christophe Coppens avait installé son atelier place du Nouveau marché aux grains, il en a gardé le nom. De style Art Déco, le bâtiment dessiné en 1932 par l’architecte E. De Boelpaepe est un cadre exceptionnel pour un tel rendez-vous.

    Festival international transmédia, Boulevard du Polar se déroulera chaque année dans un endroit différent de Bruxelles afin de faire découvrir à tous, les petits coins cachés de la capitale. En plus des classiques séances de dédicaces, il proposera des rencontres et conférences, des tables-rondes, des concerts, des projections, une librairie éphémère, un lieu de restauration et des expositions, le tout dans le thème, bien sûr.

    Nadine Monfils et Patrick Raynal ont accepté, cette année encore, de parrainer cette édition où seront présents Barbara Abel, Sylvie Allouche, Franck Bouysse, Hannelore Cayre, Sire Cédric, Victor Del Arbol, Patrick Delperdange, Pascale Fonteneau, Karine Giebel, Marin Ledun, Marcus Malte, Bernard Minier, Jean-Bernard Pouy, Richard Sainte-Marie, Patrick Senécal, Mark Zellweger et bien d’autres.

    Dans un esprit de convivialité et de simplicité et avec le professionnalisme qu’on leur connait, Ana Garcia et Roberto Cassol vous accueilleront deux jours et deux soirs, pour rendre hommage à un genre qui fait battre les cœurs et agite les neurones.

    Amateurs de frissons, rendez-vous donc les 17 et 18 juin, de 10 à 19h, et le 16 en soirée, afin de passer un agréable moment au cœur d’une intrigue dont vous serez le héros.

     

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  •  Festival International du Film Policier de Liège

    Le Festival International du Film Policier de Liège vient de connaitre sa onzième édition. Pendant quatre jours, la ville a vibré au rythme des projections des courts métrages en compétition, des avant-premières, des documentaires, des films et d’un grand procès d’assises.

    Huit films étaient en compétition et c’est le film espagnol « May God save us » de Rodrigo Sorogoyen qui a reçu le prix du jury officiel, présidé par Jean-Pierre Mocky, mais aussi le prix du jury jeune, celui de la critique et le prix du meilleur acteur pour Roberto Alamo. « Kills on wheels » du Hongrois Attila Till a aussi été primé par le jury jeune Europe Direct et pour le meilleur scénario.
    Le prix du public est allé à « Strangled », autre film hongrois, du réalisateur Arpad Sopsits.

    Alain Delon, primé par le Festival pour l’ensemble de sa carrière, a annoncé lors de la remise de son prix, qu’il tournerait à l’automne sous la direction de Patrice Leconte, son tout dernier film. Il a ajouté que celui-ci, écrit spécialement pour lui, lui permettrait de donner la réplique à Juliette Binoche.

    Festival International du Film Policier de Liège


    Le FIFP s’intéresse aussi à la littérature policière. A côté du Cinéma, le festival tient à couronner les auteurs de polars en décernant la Plume de Cristal au meilleur roman noir édité durant l’année précédant la manifestation. Des auteurs de tous horizons y ont participé et plus d’une centaine de romans noirs, policiers et thrillers sont parvenus aux organisateurs du concours. Le jury littéraire a récompensé cette année « Prendre les loups pour des chiens » d’Hervé Le Corre, aux éditions Rivages.

     

     

    Festival International du Film Policier de Liège

    Dans le cadre du FIFP, et pour la 9e année, la reconstitution d’un grand procès a eu lieu ce week-end à la Cour d’Assises de Liège. Cette année, maître Franchimont a scénarisé et transposé à notre époque, le procès de Marguerite Japy, épouse Steinheil.
    Le 16 février 1899, Félix Faure, sixième président de la IIIe République, trouve la mort dans les bras de Marguerite Steinheil, fille de l’industriel Edouard Japy et femme du peintre Adolphe Steinheil, son aîné de vingt ans. Dix ans plus tard, en 1908, Marguerite Steinheil est à nouveau impliquée dans deux décès très médiatisés : sa mère et son mari sont retrouvés morts à son domicile, impasse Ronsin. Accusée de ce double meurtre, « la connaissance du Président » sera jugée aux assises de la Seine et acquittée en novembre 1909, sous les applaudissements d’une foule subjuguée par sa beauté.

    Festival International du Film Policier de LiègeDurant 3h, le jury populaire s’est employé à comprendre les circonstances de ce drame et à débroussailler les déclarations de l’accusée qui donna pas moins de huit versions différentes des faits. Selon elle, la confusion due au choc subi lors de l’agression puis les interrogatoires musclés dont elle fut victime, l’ont passablement perturbée, lui faisant dire tout et son contraire.

    Comme en 1909, et vu le manque d’élément probant, le jury de Liège en 2017 a déclaré l’accusée non coupable des charges qui pesaient contre elle. Elle a été acquittée et remise en liberté.

    Une fois encore, cette reconstitution fut un excellent moment. Les magistrats jouant soit leur propre rôle, soit celui de témoins étonnent chaque fois par leur naturel et leur crédibilité. Glissant ça et là des allusions à l’actualité ou se permettant quelques bons mots, ils apportent humour et bonhomie dans une situation où des faits graves et sordides sont jugés.

     

    Festival International du Film Policier de Liège

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  •  Comment utiliser la BD en classe de français ?

       J’ai toujours beaucoup aimé la bande dessinée que j’ai découverte avec Le journal de Mickey puis Spirou avant de découvrir les albums des Aventures de Sophie et enfin Tintin et tous les classiques de la BD belge. C’est donc tout naturellement que je la donne à lire à mes élèves et que je l’utilise en classe.

       Aujourd’hui, la bande dessinée n’est plus considérée comme une distraction enfantine, une étape avant de découvrir la vraie littérature. Les temps changent et les préjugés s’estompent. Il est temps.
     

       -Mais que peut-on faire avec une bande dessinée ? 

       Pour les élèves lecteurs moyens, je propose en bandes dessinées, les romans classiques que d’autres liraient dans le texte (Victor Hugo, Agatha Christie, Edgar Allan Poe...) La liste des romans adaptés en bande dessinée est longue. La qualité des adaptations est diverse. En effet, il n’est jamais facile de résumer un roman de trois cents pages en une quarantaine de planches aussi pertinentes et précises soient-elles. Il est donc important de définir ce que l’on veut faire avant de choisir.
    Ainsi, l’album de Morvan et Druet, Double assassinat dans la rue Morgue, est idéal pour introduire le roman policier. Si l’histoire et la résolution de l’énigme dans ce roman sont complexes, le dessin de Druet rend admirablement bien le Paris des années 20. Les décors sont précis et documentés et la situation initiale représentée par quatre planches sans texte est particulièrement bien amenée.

       Il est toujours intéressant de travailler la compréhension d’une planche de BD à partir de l’observation de l’image et judicieux d’amener les élèves à proposer des hypothèses.
    En 4e, ils ont travaillé des extraits de Le sang des Valentines de De Metter et Catel. Cette BD qui relate l’histoire et le retour d’un poilu à la maison est faite d’aquarelles d’une grande force d’évocation. Et aussi de C’était la guerre des tranchées de Tardi, un autre excellent album dont les dessins en noir et blanc parlent d’eux-mêmes.

       Avec les plus jeunes, je travaille surtout les strips : trois cases, juste ce qu’il faut pour raconter une petite histoire, avec quelques bulles. C’est le gabarit d’une BD comme Snoopy, Le Chat ou Calvin et Hobbes. Un strip obéit à des règles de narration qu’il est facile de comprendre. Une fois les caractéristiques dégagées, les élèves s’essaient à leur tour à réaliser un strip.

       On peut également travailler l’imaginaire en effaçant les textes d’une planche : que disent les personnages ? Quel ton emploient-ils ? Quels liens y a-t-il entre images et textes ? Quel est le registre de langue idéal ?... Tout le monde l’a déjà fait.

       Il m’arrive aussi d’étudier le schéma narratif avec Tokyo Home de Cyrielle et Gloris ou le premier tome de La guerre des Lulus d’Hautière et Hardoc. Autrefois, je travaillais Silence de Comès, mais les élèves y sont moins réceptifs, malheureusement.

       Ou encore de travailler la comparaison BD-cinéma grâce au Magasin des suicides de Collardey et Ka ou Un hiver de glace de Renard.

       Enfin, les bandes dessinées et romans graphiques font partie des listes de livres que je propose chaque année. ODESSA de Dufranne et Peka, Un hiver de glace de Renard et Woodrell, Darkroom, Mémoires en noirs et blancs de Lila Quintero Weaver, Deuxième génération de Michel Kichka ou Le cas Alan Turing de Liberge et Delalande sont de ceux-là.


      
    Lire une bande dessinée n’a rien d’un choix de facilité. La plupart de mes élèves lisent des mangas mais les autres univers graphiques et narratifs leur sont très souvent étrangers et ils ne disposent pas des codes de lecture. Si, en plus, l’œuvre est élaborée ou fait appel à des notions historiques ou culturelles, la compréhension n’est pas immédiate. Mais l’étude simultanée du texte et des images permet de renforcer diverses compétences : le savoir lire, la représentation de l’espace, l’étude de la temporalité, des retours en arrière, des anticipations ou simultanéités... Sans parler des notions de cadrages, de plans et des éléments propres au genre en lui-même.
      La bande dessinée est un support pédagogique très riche. J’espère vous avoir donné envie de le faire vôtre.

     

    Comment utiliser la BD en classe de français ?

     

    * Article rédigé pour répondre à la question de Maud. Elle se reconnaitra.

    ** Et aussi Dernière station avant l'autoroute de Mako, Daeninckx et Pagan, Le Sauvage de Almon et MCKean, Le Labo de JY Duthoo, Idées reçues et corrigées de Lejeune, Turalo, Peyraud, Le bar du vieux français de Stassen et Lapiere Le marchand d'éponges de Fred Vargas et Baudoin, Demain, demain de Maffre et tant d'autres à trouver si vous êtes curieux.

    *** Cliquez sur les titres pour rejoindre les chroniques. 

     

     

     

     

     

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