• Mercredi 18h30, la Foire du Livre ouvre ses portes.
    Ici et là, on s'affaire aux dernières mises au point. La présidente d'honneur, Asli Erdogan, inaugure la 49e FLB au Théâtre des mots, rendant par la même occasion un vibrant hommage à ses confrères récemment condamnés à mort, Ahmet Altan notamment.
    Viennent ensuite, Grand Place du livre, les discours académiques dont celui d'Alda Gréoli. 
    A 19h15, la 49e Foire du Livre est officiellement ouverte.

    Je suis venue rencontrer les représentants et libraires du Québec. D'année en année, une véritable amitié s'est nouée avec certains libraires et c'est un réel plaisir de les retrouver durant quelques jours. Leurs précieux conseils sont toujours les bienvenus.


    Je discute longuement avec Billy des nouveautés, avec Jacques Côté de son dernier roman qui vient de paraître, je fais la connaissance de Morgane que je connais virtuellement depuis plusieurs années et que je rencontre enfin. Dominique et Ariane sont là bien sûr. Je discute aussi avec Rodney St Eloi qui représente la maison d'édition Mémoire d'Encrier.
    Un monde impressionnant se presse maintenant sur le stand et je décide d'aller faire un tour avec Marc, le collègue qui m'accompagne. Nous déambulons dans les allées, découvrant d'autres littératures et maisons d'édition : Luce Wilquin, Lilys, Weyrich, Livr'S, Ker et Kennes. Je croise Nathalie, Sophie, Lili, Stéphane... tous sur des charbons ardents en ces premières heures de foire. 

    Mais il est déjà 22h et il est temps de rentrer.

    Samedi, la journée commence par une conférence intitulée "Lire pour réussir, un enjeu de société". Intéressante en soi, elle a vite enfoncé des portes ouvertes. On nous reparle des difficultés de lecture des enfants en primaire, de l'incompétence des enseignants et de leur responsabilité dans ce constat, de l'inertie du politique... Heureusement, Virginie Tyou, Xavier Vanvaerenbergh et Xavier Bergen modèrent quelque peu ces propos. Mais la fracture semble cependant de plus en plus grande entre les acteurs de l'éducation. J'aurais certainement l'occasion de revenir sur cette rencontre.

    La présentation du recueil des œuvres de Maurice Carême, chez Espace Nord, vient ensuite mettre un peu de poésie dans cette matinée. J'y retrouve Cécile et Pascale avec joie. Même si la rencontre est brève.
    Il est temps d'aller manger, un pique-nique animé avec Anne, Mina, Nadège et Frédéric, la conversation étant évidemment tournée vers nos achats, nos coups de cœur et nos rencontres à venir.

    Il est déjà l'heure d'assister à la rencontre entre Asli Erdogan et Tahar Ben Jelloun sur le thème de l'écriture pour résister et témoigner, quelque peu gâchée par la médiocrité de la traduction. Heureusement, l'anglais d'Asli Erdogan est compréhensible et ses interventions bien plus riches que les traductions faites.

    La journée se termine avec l'entretien d'Olivier Guez venu nous parler de l'Europe, de son influence sur la littérature, sur ses écrits et sur l'idée européenne mise à mal en ces temps troublés.

    La soirée débute à la librairie Tulitu, autour d'un verre, en compagnie de la délégation québécoise, libraires et auteurs confondus. Une précieuse opportunité d'échanger plus librement loin de la foule et de faire plus ample connaissance. 
    Elle s'est achevée au restaurant en compagnie de Fabienne et Denis, venus de Normandie pour la Foire, et avec qui nous avons passé une excellente soirée.

     

    Dimanche, j'étais invitée à un petit-déjeuner organisé par les éditions Mémoire d'Encrier et Rodney St Eloi. Ce fut l'occasion d'entendre parler de la collection et de ses auteurs et d'en rencontrer certains. J'y reviendrai dans un billet spécial.
    Pendant que mon mari assistait au spectacle de Pierre Kroll, je suis allée saluer les auteures des éditions Luce Wilquin que je retrouve toujours avec grand plaisir. 
    A 13h, la foule devenant trop dense pour moi, j'ai quitté la foire pour rentrer me plonger dans les achats du week-end. Quelques beaux choix dont je vous parlerai très vite.

    Ainsi se termine cette 49e Foire du Livre.
    Bilan plus que satisfaisant sur le plan des rencontres et de la chaleur humaine. Mitigé quant aux propositions de conférences que j'ai trouvées moins riches cette année. 
    Vivement la 50e !

     

     

     

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  • Donner le goût de la lecture, éveiller la curiosité, faire lire nos élèves, nous essayons tous. Avec plus ou moins de bonheur.

    Les faire écrire, rédiger, oser l’imagination, ce n’est guère plus facile.

    Cette semaine, j’ai réalisé avec mes deuxièmes un exercice que j'avais donné l'an passé en 4e. A travers divers auteurs* de poèmes courts, haïku et tanka compris, j’ai essayé de leur montrer qu’en choisissant les mots justes, les émotions précises, on pouvait décrire un moment, un sentiment, une impression fugace ou même raconter une histoire en quelques mots à peine. Mais avant de les lancer dans le grand bain, nous y sommes allés pas à pas.

    J’ai emprunté des livres, j’ai demandé aux élèves de venir avec trois livres de chez eux et j’ai complété avec une bonne quinzaine des miens. Ainsi parés, je leur ai demandé de composer des poèmes de type haiku à l'aide des titres. (Les puristes se rendront compte que la structure 5-7-5 n’est pas toujours respectée, mais là n’était pas le but premier).

    Je ne m’attendais pas à tant d’enthousiasme et de bonne humeur. Certains agencements ont même donné lieu à de réels fous rires. Au fur et à mesure, ils prenaient ces haïkus en photo (chouette, on peut utiliser le GSM en classe) pour en garder une trace et me les envoyer ensuite. Nous avons presque de quoi réaliser un recueil de poèmes à notre tour.

    Non seulement, ils ont écrit de la poésie, sans s’en apercevoir, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, mais je les ai vus lire certaines 4e de couverture yes.

    Comme quoi, il suffit parfois d’un rien pour déclencher l’imaginaire et l’envie de lire.
    Prochaine étape, écrire seul un haïku...

     

    * Vincent Delfosse, Thierry Cazals, Thierry Werts, Ryokan Taigu

     

    (Pour voir les photos en grand, cliquez dessus)

     

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    Des sourires, pour chasser la tristesse, 
    De l’audace, pour que les choses ne restent jamais en place, 
    De la confiance, pour faire disparaître les doutes, 
    Des gourmandises, pour croquer la vie, 
    Du réconfort, pour adoucir les jours difficiles, 
    De la générosité, pour le plaisir de partager, 
    Des lectures, pour colorer les idées noires, 
    Du courage, pour continuer à avancer ! 


    Bonne Année à tous !

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    Bilan 2017 et coups de cœur de l'année

     

    Voici venu pour moi le temps des bilans.

    J’aime savoir, d’année en année, quelle part j’ai laissé à la lecture et me souvenir des romans qui ont su me toucher au point d’être des coups de cœur. J’ai lu beaucoup de belles choses cette année, des histoires intéressantes, distrayantes, bouleversantes… Mais ces romans avaient à mes yeux, quelque chose en plus ; que ce soit une écriture agréable, un sujet original, un point de vue particulier, un contexte intéressant ou un dénouement inattendu. 

    J’ai lu moins en 2017 et je compte bien me rattraper l’an prochain. Nonante ouvrages seulement (roman, BD ou essai). Et parmi eux, ceux qui m’ont particulièrement plu sont :

      

    Mes lectures :

    Vi, Kim Thuy

    L’ordre du Méchoui, Lionel Noël

    La gloire des maudits, Nicolas d’Estienne d’Orves

      

    Romans jeunesse

    Stabat Murder, Sylvie Allouche

    Le jardin d’Amsterdam, Linda Mayot

    Nous, Patrick Isabelle

    Les Sœurs Hiroshima, Mariko Yamamoto

    Le groupe, JP Blondel

      

    Romans policiers

    Reflex, Maud Mayeras

    Tu ne jugeras point, Armel Job

    Temps glaciaires, Fred Vargas

      

    Et vous ? Quels sont vos coups de cœur ?

     

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  • Il n'est pas toujours facile de faire lire les jeunes, surtout quand il s'agit de lectures imposées par l'école. L'acte de lecture n'est pas spontané ou inné chez mes élèves du qualifiant et je cherche sans cesse de nouveaux romans à leur proposer qui rencontrent leurs attentes, leurs goûts, leur imaginaire. En effet, si l'offre de lecture se limite aux mêmes valeurs, au même genre littéraire, au même corpus, l'élève n'aura pas beaucoup d'occasions de construire et façonner ses envies, ses goûts. C'est pourquoi je change au moins la moitié de mes propositions, chaque année.

    Il est encore moins évident de proposer des moyens variés de vérifier la compréhension de l'oeuvre et la construction du sens. C'est pourquoi j'aime bien leur demander de reformuler un passage ou le rôle d'un personnage. Mais il arrive que certains éprouvent des difficultés à verbaliser par écrit leur lecture (absence de projet de lecture, manque de vocabulaire, méconnaissance des codes, difficultés à paraphraser...)
    Pour faciliter leur compréhension et faciliter les représentations mentales, j'ai demandé cette fois à mes élèves de réaliser une étagère littéraire. Découverte il y a quelques années, grâce à ma copine Pascale, cette construction de sens sous forme poétique permet à chacun -pour peu qu'il s'en donne la peine- d'exprimer sa compréhension de l'oeuvre en la transposant. Mots, phrases, dessins, collages... le mélange des genres est encouragé. Construite au fur et à mesure de la lecture, cette tâche permet à l'élève de "soulager sa mémoire" dès que l'information devient abondante et de synthétiser l'essentiel du récit.
    Une fois terminée, l'élève devra la présenter en justifiant par écrit ses choix ou en explicitant oralement la procédure qu'il a mise en place pour la finaliser.

    Pour que vous puissiez visualiser ce dont il s'agit, voici quelques travaux portant sur le roman "L'Elite" de Joëlle Charbonneau. Les élèves devaient à la fois présenter des éléments essentiels de l'histoire et les caractéristiques inhérentes du genre dystopique. 

     

     

     

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  • TOP 10 de mes lectures québécoisesTOP 10 de mes lectures québécoises

     

     

    Pour ce mois québécois, il nous est demandé d’établir notre TOP 10 des lectures que nous avons aimées.

    Quel choix cornélien !

    D’autant que j’ai lu (j’ai fait le compte pour l’occasion) pas moins d'une centaine de romans et une quinzaine de BD ou romans graphiques. Et une dizaine attendent encore d’être lus et certainement de très bons romans.

    Alors après moultes hésitations, choix, changements… et pour des raisons qui me sont propres (allant de l’émotion ressentie à l’écriture et au style en passant par l’originalité, la véracité…) je vous livre le nom des dix romans qui m’ont le plus marquée. Mais j’aurais pu y mettre tant d’autres aussi. Je me sens frustrée de devoir m’arrêter à dix.

     

     

    Eux, Patrick Isabelle (et la suite, Nous)

     

    La petite et le vieux de Marie-Renée Lavoie

     

    Il pleuvait des oiseaux Jocelyne Saucier

     

    Nirliit, Juliana Léveillé-Trudel

     

    Le mur mitoyen de Catherine Leroux

     

    Brouillard d’automne Lionel Noël

     

    Vi, Kim Thuy 

     

    Traité de peaux, Catherine Harton

     

    Le passager, Patrick Senécal

     

    Violence à l’origine, Martin Michaud  

     

     

    Retrouvez-les à la rubrique Littérature québécoise et canadienne et vous aurez les liens vers mes chroniques.

     

     

     

     

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  • Livrés à domicile fait la fête aux lecteurs

    Depuis septembre 2011, il est, en Belgique francophone, une équipe de passionnés qui anime nos fins de soirée chaque lundi. Seule émission littéraire belge, Livrés à domicile et ses chroniqueurs ont révolutionné le genre, en choisissant de recevoir un écrivain chez un de ses lecteurs. Pari osé de vouloir mettre le lecteur au centre d’une émission ! Pour l’écrivain invité, c’est l’incertitude totale : la rencontre sera-t-elle agréable ? Le lecteur aura-t-il aimé son livre ? Si non, ce sont des milliers de téléspectateurs qui entendront son analyse. C’est parfois plus stressant que l’avis d’un chroniqueur.

    C’est, encore une fois, les lecteurs que l’équipe –des chroniqueurs au réalisateur Patrick Lemy, en passant par la script, le casteur, les divers techniciens...- a voulu mettre en évidence ce samedi 24 juin. Elle leur a donné rendez-vous à Liège pour les rencontrer et leur offrir une multitude d’ouvrages récents. Sympathique manière de fêter la lecture !

    Dès 10h30, l’équipe était au rendez-vous. Le réalisateur de l’émission, la script, les chroniqueurs Gorian Delpâture et Michel Dufranne attendaient les amoureux des livres de pied ferme. Accueil, présentation de chacun, échanges sur la face cachée et les anecdotes de tournage, rencontres avec des hôtes de l’émission, commentaires des téléspectateurs... rien ne fut tabou et toutes les questions ont trouvé réponses.

    Livrés à domicile fait la fête aux lecteursLivrés à domicile fait la fête aux lecteursLivrés à domicile fait la fête aux lecteurs

    Au départ, une immense chasse aux livres était prévue dans le magnifique parc de la Boverie. C’était sans compter sur un malheureux contretemps (un pneu crevé) qui a retardé Thierry Bellefroid et son précieux chargement.
    Qu’à cela ne tienne, c’est en toute simplicité que les livres ont été déposés sur des couvertures et partagés avec la cinquantaine de lecteurs présents. Sans bousculade, chacun a choisi, conseillé et négocié les titres qui le tentaient.

    Livrés à domicile fait la fête aux lecteursLivrés à domicile fait la fête aux lecteursLivrés à domicile fait la fête aux lecteurs

    Certains sont ensuite restés pour un pique-nique avec l’équipe quand d’autres rentraient se plonger dans leur lecture.

    Si je devais résumer ces trois heures en quelques mots, ce serait simplicité, joie, complicité. Non seulement l’équipe s’entend bien et cela se sent mais en plus les lecteurs ont vraiment eu l’impression d'en faire un peu partie.

    Merci à tous pour ces sympathiques et chaleureux moments ! Et longue vie à votre émission !

     

     

     

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