• Le béton qui coule dans nos veines, Laurence SCHAAK

    Le béton qui coule dans nos veines, Laurence SCHAAK1981, New York. Prince G, jeune graffeur au talent fou, s'engouffre dans un souterrain du métro avec ses bombes de peinture. Quelques instants plus tard, il meurt, renversé par une rame de métro. La police conclut au suicide. Mais, dix ans après, ses amis ne comprennent toujours pas les raisons de sa mort. Il est l'heure pour chacun d'entre eux de découvrir la vérité...

     

    Mon avis :

     

    Voici un roman jeunesse bien sympathique et qui leur est vraiment destiné.

    Le jour du 10e anniversaire de la mort de Prince G, ses amis, dont un seul réside encore à New York, se souviennent de lui. C’est un reportage au journal télévisé qui les a replongés dix ans en arrière. Chacun a fait sa vie mais aucun n’a oublié. Ni ce jour funeste, ni leur jeunesse et l’amitié qui les liait tous. Chaque chapitre nous présente le point d’un personnage. Ainsi, les pièces de puzzle s’imbriquent peu à peu jusqu’à la révélation finale…

    Edité dans la collection « Backstage » de Nathan, ce roman est avant tout un prétexte pour nous parler de la musique Hip Hop et de son évolution. Chaque roman de cette collection présente, en effet, un courant musical précis. Après le roman, un lexique reprend la liste des chanteurs et musiciens évoqués, une ligne du temps comparant l’évolution du Hip Hop et les événements historiques importants de la même période puis une explication assez pointue du courant musical, de sa naissance, de ses leaders et de ses forces.

     

    Déjà grande à la naissance du Hip Hop, je me souviens très bien des premiers pas de ce nouveau style issu du Bronx des premiers artistes de break dance, de cette musique initiée par des jeunes, pour des jeunes et qui apportait une fraîcheur nouvelle parmi les vedettes confirmées du disco.

    Je me souviens aussi de l’émission HIP HOP, présentée par Sidney dans les années 80 et qui a contribué à diffuser cette culture en France. De grands noms de cette musique américaine furent d’ailleurs régulièrement invités.

     

    La Zulu Nation, créée par Afrika Bambaataa pour canaliser l’énergie des jeunes de son quartier et l’influence du DJ Kool Herc vont favoriser le développement de la culture Hip Hop qui s’opposait à la violence des quartiers défavorisés, des grandes villes américaines. La culture Hip Hop émerge aussi de celle des graffitis qui, après avoir été sévèrement réprimés dans le métro newyorkais, ont commencé à s’exprimer sur les murs des grandes villes.

     

    Le roman nous conte tout ça, cette période où tout semblait possible à ces jeunes issus de milieux défavorisés, peu attirés par l’école qui ne correspondait pas à leur attente et près à tout donner pour leur art. Il couvre une période d’une dizaine d’années, à l’âge d’or de la culture Hip Hop.

    Bien écrit, bien documenté, juste même dans le ton et n’édulcorant rien, ce récit intéressera tous les jeunes fans de cette musique ou désireux de la découvrir.

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