• La ceinture empoisonnée, CONAN DOYLE

    Romans policiersLe Pr Challenger pressent qu'une catastrophe dont l'origine serait une transformation de l'éther dans lequel flotte notre système planétaire, menace l'humanité. Déjà, une épidémie mystérieuse frappe les habitants de Sumatra. Le Pr Challenger invite ses amis de l'expédition dans Le monde perdu à le rejoindre. « Apporter l’oxygène » est le mystérieux que reçoivent ses invités. Bientôt, l'épidémie s'étend. Ils risquent fort de n'être plus qu'une arrière-garde condamnée à observer l'agonie de la planète avant de disparaître à leur tour...

     Mon avis :

     

    « La ceinture empoisonnée » est un livre de Sir Arthur Conan Doyle dont le titre original est The Poison Belt. Écrit en 1913, il fait partie du cycle des histoires mettant en scène le professeur Challenger, autre personnage de Conan Doyle mais cependant moins connu que Sherlock Holmes. J'ignorais en le commençant qu'il s'agissait de la suite du "Monde perdu". Venant de Conan Doyle, on s’attendrait à lire un policier mais il s’agit en fait d’un roman de science-fiction.

      

    L’histoire débute sur une nébuleuse affaire scientifique qui a mis l'irascible Professeur Challenger hors de lui. Il est question de brouillage des lignes de Frauenhofer, de l’atmosphère d’une comète qui se mêle à celle de la terre et d’un mal mystérieux qui frappe les nègres de Sumatra. « Nègre » n’est pas politiquement incorrect. L’appellation est courante à l’époque. Mais aujourd’hui, elle choque. Le récit est le reflet de son époque.

    Mr Malone, un jeune journaliste et ami de Challenger est le narrateur de l’histoire. Il nous relate 28h ahurissantes qu’il vivra en compagnie de Challenger, du Professeur Summerlee et de Lord Roxton, les héros du Monde perdu.

    Je ne suis pas fan de science-fiction et j’ai eu quelques difficultés à entrer dans l’histoire. Les nombreuses joutes oratoires des professeurs concernant des phénomènes scientifiques inexpliqués et sur lesquels ils n’étaient pas d’accord ne m’ont pas passionnée. Mais je reconnais à Doyle des qualités dans ce domaine et des idées originales. Par certains côtés, il m’a fait penser à Jules Verne. - Je ne me permettrai pas de pousser plus avant la comparaison étant assez béotienne dans ce genre. – Par contre, le style et l’écriture alerte m’ont plu. On y retrouve le Conan Doyle des romans policiers qui parsème de touches d’humour les passages les plus sérieux :

    -J’attends pour aujourd’hui la fin du monde, Austin.

    -Bien Monsieur. A quelle heure, Monsieur ?

    -Je ne sais pas Austin. Avant ce soir.

    -Très bien, Monsieur.

     

    Au final, une lecture découverte assez plaisante. Publiée en jeunesse et recommandée  dès 12 ans, je me pose cependant la question de savoir si les enfants d’aujourd’hui y trouveraient un réel intérêt.

      

     

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