• Mes lectures

    Même si je lis beaucoup de littérature jeunesse afin de choisir les titres les plus appropriés à mes élèves, je lis aussi pour mon plaisir. Des romans surtout. Mais pas seulement.

    Derrière le mot roman se profilent des textes bien différents : romans de gare, romans épistolaires, romans policiers, romans réalistes, romans d'aventures... Le roman est pluriel et il existe donc de multiples raisons de s'y engouffrer.

    Le roman séduit, émeut ; il propose l'original, l'inattendu, l'éphémère, le sensuel, le hasard d'une rencontre, la violence des sentiments... Il permet de se trouver tour à tour dans la peau d'une empoisonneuse, d'un détective, d'une amoureuse, d'un aventurier, d'un dictateur... Il nous met en contact avec la complexité de nos propres vies et de celles des autres. Il nous renvoie à nous-mêmes tout en nous donnant à sortir de nous-mêmes. Il parle à notre coeur autant qu'à notre intelligence.

    Lire un roman c'est un peu prendre rendez-vous avec soi-même.

    Je conterai donc ici mes rendez-vous. Je partagerai mes coups de coeur et mes déplaisirs. Vous verrez, je suis une éclectique.

     

     

  • Indice des feux, Antoine DESJARDINSCe recueil de nouvelles est empreint d’une vision désenchantée du monde. Il nous met en garde sur le fait que cela pourrait même s’aggraver. Pas de catastrophisme pour autant mais un regard froid et lucide sur la situation actuelle avec toutefois des touches d’humour pour alléger un peu le propos d’Antoine Desjardins et des perspectives de changement possibles.

    Alors que dans la société, tout ou presque oppose les gens, l’auteur suggère de créer des ponts, de s’entraider pour surmonter la crise écologique qui a déjà commencé et ne fera que grandir.

     

    Ce recueil se compose de sept nouvelles dont les personnages sont différents. Plusieurs sont confrontés à la mort (celle d’un arbre, de l’enfance ou d’un humain) et la perte est omniprésente tout au long de l’ouvrage, fil conducteur entre les textes. En toile de fond, on retrouve la crise écologique, le dérèglement climatique, la mise à mort des espaces verts, la fuite des espèces, leur disparition… et ce qu’on appelle la solastalgie ou éco-anxiété. Rappelez-vous, c’est ce sentiment qu’on a tous ressenti en assistant, impuissants, à la fuite et à la mort des koalas lors des incendies en Australie.

     

    Mais rassurez-vous, ce n’est pas un ouvrage scientifique que vous tiendrez entre les mains. Antoine Desjardins raconte de vraies histoires, dans une langue douce ou forte, résistante, vernaculaire et toujours ancrée dans son époque. Ses protagonistes sont directement ou indirectement touchés par cette crise. Mais son but est de proposer des alternatives, d’ouvrir des perspectives, d’entrer en empathie. Pas d’être inutilement alarmiste mais bien de mettre en mouvement. Comme Louis, dans Feux doux qui pense qu’il est temps de renouer notre relation au vivant et d’en prendre soin.

    Ma nouvelle préférée, pour la nostalgie qui s’en dégage, est Ulmus americana. L’histoire d’un vieil homme, Grand, qui fait traiter son orme plus que centenaire, dans l’espoir de le sauver d’une maladie. Prendre soin. C’est le maitre mot de ce recueil. Prendre soin même quand le pire semble advenir.

     

    Ce recueil doit être lu par tous. Pour une prise de conscience et une envie de se bouger pour que cela change. Pour jeter des ponts et croire en l’avenir même s’il est fragile. Une lecture à partager.

     

     


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  • Un monde en suspens, Barbara ABEL & François DE BRIGODE« Aujourd’hui commence une des périodes les plus étranges, les plus imprévisibles, les plus surréalistes, les plus incertaines que nous ayons vécues depuis le nouveau millénaire. On ne le sait pas encore, mais plus rien ne sera comme avant. Jamais. Il y aura désormais le monde d’avant et le monde d’après. Celui d’hier, celui de demain. »

     

    Mon avis :

     

    Ce livre raconte le passage d’un monde à l’autre, à travers les regards croisés que Barbara Abel et François De Brigode ont choisi de porter sur la drôle de parenthèse que le monde s’est imposée dès le 13 mars 2020. Trois mois de repli sur soi suivi d’un lent retour à la vie, une curieuse pause dans le tumulte de nos existences.

    Barbara Abel commente les photos prises par François de Brigode, journaliste à la RTBF. Par cet ouvrage atypique, ils jettent un regard particulier sur ces trois mois qu’on pensait derrière nous mais dont on sait qu’ils ont changé notre regard sur le monde, les choses, les autres… Ils ont aussi voulu venir en aide aux journalistes indépendants privé de travail par le Coronavirus car les bénéfices sont versés à une associations de soutien.

     

    François de Brigode photographie la vie comme elle va : un jardin en fleurs, la vitrine d’un magasin fermé, une file devant un autre, un boulevard bruxellois vide, des banderoles aux fenêtres pour remercier le personnel soignant, des bus dans lesquels une place sur deux est condamnée, des travailleurs et des promeneurs… Et toujours, la distanciation sociale.

    En une série d’instantanés, ils racontent 90 jours entre incrédulité et angoisse, 90 jours qui ont permis à certains une remise en question de leur mode de fonctionnement, ont bouleversé nos habitudes, que ce soit au travail, à l’école, en famille ou entre amis.

    Cela ne devait être qu’une parenthèse. Mais depuis, le confinement a repris. Pas tout à fait comme au printemps, les magasins sont ouverts et on peut circuler plus librement... mais pas hors frontières. Pour le reste, c’est une deuxième rupture sociale, sans culture, sans lieux de rencontres, avec un couvre-feu… Et toujours la distanciation sociale.

     

    En regardant ce bel album, en lisant les textes pertinents et percutants de Barbara Abel, on ne peut s’empêcher de se demander si on en sortira… et quand ?

     

     

    Un monde en suspens, Barbara ABEL & François DE BRIGODEUn monde en suspens, Barbara ABEL & François DE BRIGODE

     

     

     

     


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  • La mémoire est une corde de bois d'allumage, Benoit PINETTEAvec bonté et résilience, Benoit Pinette retourne à son enfance – un pays en soi, une trajectoire – et pose le doigt sur ses instants douloureux, étudie l’équilibre des époques. Il construit de là sa compréhension des glissements du passé et sa volonté à faire mieux, à offrir le meilleur aux siens. Ce texte lance l’allumette dans le foin sec ; il carbonise des histoires anciennes, des angoisses, des corps pourris. La mémoire est une corde de bois d’allumage représente un chantier d’inquiétudes et de certitudes éphémères, mais parions que l’amour l’emportera sur la tâche à accomplir. 

     

    Mon avis :

     

    Ce recueil me tentait depuis longtemps et je l’ai reçu avec plaisir en service presse.

    De très courts poèmes et pensées parlent de l’enfance de l’auteur, de famille, de transmission aussi. Bien que courts, ces textes en prose sont denses et j’ai lu deux fois ce recueil pour savourer et comprendre chacun.

    On sent que l’auteur a l’habitude de manier la plume. Ses textes sont forts et ses phrases ciselées. Tous ne sont pas accessibles à la première lecture car Benoit Pinette joue beaucoup de l’image et de la métaphore. Sans doute le public québécois qui le connait bien en tant qu’artiste comprendra-t-il plus facilement ce qu’il évoque.

     

    L’auteur lance une allumette dans ses souvenirs d’enfance, dans les cendres de son passé. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il a choisi comme exergue la phrase de St Exupéry « On est de son enfance comme on est d’un pays ». Il réfléchit au rapport à l’enfance et à l’impact qu’elle a sur nous à l’âge adulte. Ses souvenirs sont durs, ravageurs. J’ai perçu une certaine rudesse dans ses souvenirs, de la violence peut-être. Et j’ai reçu son recueil comme une victoire sur son passé, une revanche. Ne connaissant pas l’auteur, j’espère ne pas extrapoler et avoir bien compris.

     

    Parmi ses textes, j’ai aimé ceux-ci :

    Ne me demande jamais / qui je suis / je n’en sortirais pas vivant.

     

    Il y a sous mes pieds / une souche / comme une main tendue / qui définit mieux que quiconque / le périmètre de l’existence.

    Elle me retient / me lie / contre mon gré / aux nouvelles pousses / des fantômes malveillants.

    Comment éteindre / ce qui brûle depuis toujours / quand nous sommes tous constitués / de tisons / qui refusent de mourir ?

     


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  • Ellis Island, Bienvenue en Amérique, Ph. CHARLOT & MIRASEllis Island est la porte d’entrée pour le rêve américain. Tonio y débarque en 1907, plein d’illusions. C’est en portant assistance à Giuseppe, un compagnon de voyage qu’il est refoulé à cause de son handicap. Tonio se retrouve à la merci de Vitto, un avocat mafieux lui faisant miroiter un dossier d’appel qui pourrait autoriser son entrée sur le continent.

     

    Mon avis :

     

    Pour les Européens émigrés aux Etats-Unis, le nouveau monde est l’Eldorado. Ils s’attendent à découvrir des rues pavées d’or et une nouvelle vie pleine d’espoir. Mais quand on ne voyage pas en 1re ou 2e classe, le passage par Ellis Island est une étape obligée. Cette île où transitent les migrants est, pour certains, la fin du rêve. Malades, handicapés, trop vieux… et vous êtes renvoyés d’où vous vous venez. D’autres sont en attente dans cette prison que ne dit pas son nom, stationnés comme du bétail pour une période indéterminée, dans l’espoir d’être enfin accepté comme futurs américains.

     

    Dans ce premier de deux tomes, nous suivons deux Siciliens arrivés en 1907 et en attente sur l’ile. Giuseppe est plutôt débrouillard et vif, Tonio naïf. Ce dernier se voit rapidement contacté par un Sicilien qui semble avoir pignon sur rue et se dit avocat. Il lui propose de l’aider à faire avancer son dossier. En échange, il jouera les rabatteurs auprès des arrivants, proies faciles. Tout le village de Tonio compte sur lui pour améliorer l’ordinaire grâce à l’argent qu’il enverra au pays. Il se sent coincé. Doit-on vraiment en passer par là pour devenir Américain ?

     

    Ce premier tome n’est pas sans rappeler la situation actuelle des migrants, leur conditions d’accueil et les camps dans lesquels ils sont parfois parqués. Le titre « Bienvenue en Amérique » n’en est que plus cynique.

    Miras dessine des cases denses, grouillantes de vie et de personnages typés, très expressifs. Les traits sont un peu forcés, notamment pour la populace, mais les scènes de foule sont très réalistes et les couleurs franches mettent en évidence la distorsion entre les diverses catégories sociales. Très documentée, cette reconstitution de l’ile et des conditions de vie est d’une grande fidélité. Le dossier de quelques pages qui clôt l’album permet aux lecteurs de visualiser l’endroit tel qu’il était au début du siècle et de comprendre ce qu’était Ellis Island grâce à des documents photographiques et des archives.

    Merci aux éditions Grand Angle et à Masse critique pour cet envoi. J'ai hâte de lire la suite.

     

     


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  • Modifié, Sébastien L. CHAUZUUne province du Canada où la neige tombe jour et nuit.

    Une détective au caractère bien trempé et à la carrière peu glorieuse.

    Un mari conciliant, ses deux chiens et sa fille insupportable.

    Un ado différent qui surgit de nulle part, aime déblayer les allées, rêve de conduire un chasse-neige et qui répond au nom de Modifié.

    Un meurtre ; une enquête dans un lycée et un riche héritier à sauver.

    Bienvenue dans le roman le plus tendre et le plus loufoque de l’histoire du New Brunswick.

     

    Mon avis :

     

    Martha Erwin est membre d’une riche famille d’industriels mais n’en a jamais tiré gloire et honneur. Indépendante avant tout, elle vivait sereine loin du monde, aimant le whisky et le silence. Elle est devenue détective. Et même si la société Erwin emploie ses services en secret, elle n’a pas renoué avec la famille pour autant. D’ailleurs, la famille, ce n’est pas son truc. Et l’encombrante fille de son mari ne lui donne aucune envie d’en fonder une.

    Un jour cependant, Modifié va arriver dans sa vie sans crier gare et s’y imposer peu à peu. Ennuyée, encombrée, rarement aimable avec lui, Martha ne peut malgré tout se résoudre à s’en débarrasser. Modifié l’apaiserait-il ?

     

    J’ai beaucoup aimé cette histoire. Intriguée par les présentations de ce roman sur Instagram, je me suis lancée à mon tour et je ne le regrette pas. C’est une histoire touchante que propose ce premier roman. Drôle, tendre, empathique, elle touche au cœur et change le regard qu’on peut porter sur les autres. Revenue de tout, cynique, Martha est une anti-héroïne ; tout comme Modifié. Ils ne mâchent pas leurs mots, ne témoignent pas de leurs sentiments, sont indépendants... La première est incapable d’être heureuse et positive, le second prend la vie comme elle vient et ne se plaint jamais des misères qu’elle lui fait. Il accepte même son sobriquet qui lui vient du programme « modifié » qu’il suit à l’école. Il va être un détonateur dans le quotidien désabusé et la routine de Martha.

     

    Pour un premier roman, je l’ai trouvé vraiment abouti et subtil. J’ai aimé l’écriture, l’emploi du passé, tellement plus agréable selon moi. J’ai adoré le côté cynique de Martha et l’humour décalé de l’auteur. J’ai apprécié aussi que les personnages secondaires aient de l’épaisseur et ne soient pas seulement des faire-valoir. Et puis, j’ai adoré que cela se passe au Canada, vous vous en doutez.

    Bouleversant et drolatique, tendre et mordant à la fois, « Modifié » fait partie des histoires qu’on n’oublie pas. D'ailleurs, Modifié me manque déjà.





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  • On ne touche pas, Ketty ROUFJoséphine est prof de philo dans un lycée de Drancy. Elle mène sa vie entre Xanax, Tupperware et injonctions de l’Education nationale qui lui ôtent le sentiment d’exister.

    Sauf que.

    Chaque nuit, Joséphine devient Rose Lee. Elle s’effeuille dans un club de striptease, se réapproprie sa vie, se réconcilie avec son propre corps et met à adorer le désir des hommes et le pouvoir qu’elle en retire, conciliant ainsi glamour et grisaille.

    Mais de jouer avec le feu, Rose Lee pourrait bien finir par se brûler les ailes.

     

    Mon avis :

     

    Philosophe, Ketty Rouf a bifurqué vers la danse pour être aujourd’hui professeur d’italien. Elle nous narre dans « On ne touche pas » une histoire tellement vraisemblable, tellement vivante, qu’elle est vraisemblablement la sienne.

     

    Loin des conventions, des bienpensants et de la rigueur attendue d’un prof de philo, Joséphine qui suit des cours d’effeuillage chaque vendredi décide un jour de sauter le pas et de se lancer dans une boite de striptease. L’enseignement la déçoit, le manque d’intérêt et de curiosité des élèves l’éteignent et elle traine les pieds à chaque rentrée minée par une dépression qu’elle ne veut pas nommer. Elle fuit donc ces conditions de vie et de travail en réalisant un fantasme, dans une boite branchée des Champs-Elysées où elle devient Rose Lee. Cette double vie l’épanouit rapidement. Elle se découvre séduisante, sûre d’elle et semble enfin avoir le contrôle sur sa vie. Pour la première fois, elle jette sur elle-même un regard bienveillant et positif et commence même à s’aimer.

    On comprend entre les lignes que Joséphine a une revanche à prendre sur la vie, sur son éducation, ses blessures. Le monde de la nuit que d’aucun méprise lui fait découvrir une vraie solidarité féminine, une famille ainsi que les faiblesses et les failles des hommes. Sans jamais juger ces derniers, elle écoute, rassure, donne, vend du rêve et s’épanouit psychologiquement en même temps qu’elle s’éreinte physiquement dans cette double vie.

     

    « On ne touche pas » est un livre généreux et touchant que je ne m’attendais pas à aimer autant. Le début est un peu lent et Joséphine n’est guère avenante, trainant sa misère dès le saut du lit. Son regard sur l’école me paraissait aussi d’une extrême caricature. Mais au fil des pages, le ton change, les clichés se gomment un peu et le portrait déprimant du milieu éducatif prend les allures d’un plaidoyer pour un vrai changement dans l’Education Nationale. Et on ne peut que lui donner raison dans les critiques qu’elle formule sur le système, son extrême bureaucratisation, les programmes incohérents et vidés de leur substance qui poussent au désenchantement de profs désormais désabusés. Sans parler des efforts importants qu’il faut déployer pour continuer à éveiller les jeunes, les pousser à réfléchir, à apprendre pour eux-mêmes et allumer dans leurs yeux l’étincelle d’un avenir positif.

     

    Entre légèreté et profondeur, dans une langue impeccable et cyniquement drôle, ce roman nous incite à l’introspection pour répondre à la question existentielle du sens de la vie. Et comme Marc Aurèle réfléchir à cette sentence pour ne pas avoir de regret : « Ce qui dépend de toi, c’est d’accepter ou non ce qui ne dépend pas de toi. ».

     

     

     

     


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  • L'anomalie, Hervé LE TELLIEREn juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris-New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte.

    Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai.

     

    Mon avis :

     

    Un jour de juin un Boeing d’Air France traverse de grosses turbulences. Kennedy Airport refusant son atterrissage, il est contraint de se poser sur une base militaire. Les passagers y sont retenus par les services secrets américains. Trois mois plus tôt, et dans les mêmes conditions de vol, le même avion avait atterri à New York. Les passagers du premier vol sont persuadés d’être en mars ? Pourquoi ? D’où viennent ces turbulences ? Quel rapport y a-t-il entre ces deux incidents ? Et pourquoi la CIA enquête-t-elle ?

     

    Première déception de l’année.

    J’avoue humblement être passée à côté de ce roman. Les phrases alambiquées, les questions métaphysiques, la mise en abîme, le grand nombre de personnages parfois caricaturaux (un tueur à gages, un couple à la dérive, un écrivain, une fillette intelligente, un chanteur gay nigerian, une avocate aux dents longues…), le mélange des genres (psycho, policier, espionnage…), les anecdotes, les cours de géopolitique… m’ont lassée.

     

    L’idée de base est intéressante, cela partait bien, puis… Je n’incrimine pas l’auteur. Sans doute n’étais-je pas bien disposée, n’avais-je pas l’esprit libre pour entrer dans l’histoire. J’ai pourtant goûté les clins d’œil littéraires et les références cinématographiques. Le thème du double est intéressant, la mort à soi-même, le miroir, l’avenir de nos sociétés, l’évolution technologique, la loi de Moore… aussi, mais j’ai trouvé ça touffu, trop melting-pot. Et puis je n’y ai lu aucune émotion. C’était froid.

    Ce genre littéraire oulipien n’est pas fait pour moi.

     

     

     


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