• Lecture plaisir, plaisir de lecture

    En tant qu’enseignante et maman, j’ai toujours pensé que la lecture était primordiale pour les jeunes. C’est un divertissement et cela devrait être un plaisir. C’est aussi une manière d’apprendre, de s’informer, de s’évader, de s’identifier aux héros, de développer son esprit critique et tant d’autres choses encore.

    Les lectures scolaires peuvent parfois être rébarbatives, hélas. Les jeunes ne lisent pas tous couramment, n’aiment pas tous lire et n’ont pas les mêmes goûts. Il faut donc jongler avec tout cela pour leur proposer des romans de qualité, des thématiques intéressantes et des genres variés.

    Pour leur donner le goût de lire, je varie les médiations de lecture et les formes de réalisation. Je tente d’exploiter au maximum leurs talents et de leur montrer qu’ils en ont.

    Dans cette rubrique, je rassemblerai donc les travaux réalisés, les rencontres vécues et les activités faites en classe autour de la lecture.

     

    « Les livres sont des miroirs et l’on y voit ce que l’on porte en soi. » Carlos Ruiz Zafon.

     

  • Transposer UAA 5

     

     

    Le mois dernier, mes élèves ont lu « La cérémonie d’hiver » d’Elise Fontenaille.

    Lors de l’analyse commentée, ils ont fait émerger les divers thèmes abordés dans le récit et réalisé que ce roman était un hymne à la liberté.

     

    Partant de là, je leur ai demandé de rédiger un poème, en vers ou en prose, se basant sur l’histoire d’Eden. Leur poème devait être aussi un hymne à la liberté.

    Leur texte devait être mis en page de manière soignée sans autre consigne.

     

    Malgré quelques réticences au départ, je dois dire qu’ils se sont investis dans cette rédaction et ont réalisé de bons travaux. J'ai été très agréablement surprise.

    Je vous en présente quelques-uns.

     

     

    La cérémonie d'hiver - Hymne à la libertéLa cérémonie d'hiver - Hymne à la liberté

    La cérémonie d'hiver - Hymne à la libertéLa cérémonie d'hiver - Hymne à la liberté

     La cérémonie d'hiver - Hymne à la liberté

     

    Yahoo! Blogmarks

    4 commentaires
  • Un livre - Une rencontre - Une exposition

     

    "Un grand chantier lecture a été réalisé en classe, durant cette période. 

    Nous, élèves de 2S avons lu, en décembre, le roman de Nicolas Ancion « Momies et compagnie ». A partir de cette lecture, nous avons travaillé le schéma narratif, fait des recherches géographiques et historiques à propos des divers lieux cités et décrits dans le roman et abordé la lettre pour inviter l’auteur à venir en classe nous rencontrer. Ensuite nous avons découvert l’Egypte ancienne, à partir de textes, de photos et de vidéos, en vue de préparer la visite de l’exposition Toutankhamon.

    Ce fut une longue séquence mais variée."

     

    Pour terminer, nous avons dû présenter le roman en le mettant en scène comme le font les instagrammeurs sur bookstagram. Nous vous présentons ici quelques-unes de nos réalisations.



    Nicolas Ancion et ToutankhamonNicolas Ancion et Toutankhamon

    Nicolas Ancion et ToutankhamonNicolas Ancion et Toutankhamon

     

     

    Yahoo! Blogmarks

    6 commentaires


  • Passionnée de lecture, j’invite et j’encourage mes élèves à lire régulièrement.
    En 2e, je lis parfois en classe avec eux ou je lis deux chapitres pour lancer leur lecture.

    Aujourd’hui, lors de la journée du livre, nous avons lu une heure en classe. Quel calme !

    A refaire très vite.

     

     Le 23 avril, tout le monde lit !Le 23 avril, tout le monde lit !

     

    Yahoo! Blogmarks

    6 commentaires
  • Visite d'Armel Job, un écrivain en classe...

    Dans le cadre du cours de français en 4e, j’ai pris l’habitude de recevoir un auteur belge en classe.
    D’abord, il me semble important que les élèves abordent la littérature belge et se rendent compte qu’elle a aussi ses lettres de noblesse et ses bons auteurs. Très souvent, ils ne lisent que des auteurs américains traduits ou de rares auteurs français mais sont incapables de citer un auteur belge, si ce n’est Simenon.

    Ensuite, j’aime leur montrer qu’un écrivain est quelqu’un d’abordable et qu’il est le mieux placé pour leur parler de ses ouvrages et répondre à leurs questions, de plus cela leur donne une motivation supplémentaire pour lire.

    Enfin, je pense qu’inviter un auteur c’est faire entrer la vie dans mon cours car chaque rencontre apporte son lot d’émotions et de plaisir et souvent aussi de fierté pour les élèves comme pour moi. Chaque rencontre vécue jusqu’ici ayant été une réussite et m’ayant permis de découvrir des facettes insoupçonnées de mes élèves.

    Ce matin, c’est Armel Job qui nous a fait le plaisir de nous rendre visite. Le élèves avaient lu « Tu ne jugeras point », un roman désarçonnant et quelque peu résistant en raison de sa construction non linéaire. Certains se réjouissaient de pouvoir questionner l’auteur afin de savoir s’ils avaient bien interprété tel passage ou bien compris le rôle joué par tel personnage. Et malgré un peu de fébrilité, chacun a osé poser les questions qui lui tenaient à cœur, encouragé en cela par un Armel Job bienveillant et disponible. Il a répondu à chaque question et écouté avec intérêt les réflexions des élèves concernant l’histoire contée.

    Alors que je le raccompagnais, il m’a confié son admiration face à la pertinence des remarques et la capacité des élèves à dépasser l’histoire pour se l’approprier.

    Quant aux élèves, ils ont vraiment apprécié ce moment de convivialité dû à une expérience hors du commun et la gentillesse d’Armel Job qui leur a donné l’impression d’être des lecteurs privilégiés, l’espace d’une heure.

    Un moment de félicité que je ne me lasse pas de revivre chaque année.


    Visite d'Armel Job, un écrivain en classe...Visite d'Armel Job, un écrivain en classe... 

     

    Yahoo! Blogmarks

    14 commentaires
  • Donner le goût de la lecture, éveiller la curiosité, faire lire nos élèves, nous essayons tous. Avec plus ou moins de bonheur.

    Les faire écrire, rédiger, oser l’imagination, ce n’est guère plus facile.

    Cette semaine, j’ai réalisé avec mes deuxièmes un exercice que j'avais donné l'an passé en 4e. A travers divers auteurs* de poèmes courts, haïku et tanka compris, j’ai essayé de leur montrer qu’en choisissant les mots justes, les émotions précises, on pouvait décrire un moment, un sentiment, une impression fugace ou même raconter une histoire en quelques mots à peine. Mais avant de les lancer dans le grand bain, nous y sommes allés pas à pas.

    J’ai emprunté des livres, j’ai demandé aux élèves de venir avec trois livres de chez eux et j’ai complété avec une bonne quinzaine des miens. Ainsi parés, je leur ai demandé de composer des poèmes de type haiku à l'aide des titres. (Les puristes se rendront compte que la structure 5-7-5 n’est pas toujours respectée, mais là n’était pas le but premier).

    Je ne m’attendais pas à tant d’enthousiasme et de bonne humeur. Certains agencements ont même donné lieu à de réels fous rires. Au fur et à mesure, ils prenaient ces haïkus en photo (chouette, on peut utiliser le GSM en classe) pour en garder une trace et me les envoyer ensuite. Nous avons presque de quoi réaliser un recueil de poèmes à notre tour.

    Non seulement, ils ont écrit de la poésie, sans s’en apercevoir, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, mais je les ai vus lire certaines 4e de couverture yes.

    Comme quoi, il suffit parfois d’un rien pour déclencher l’imaginaire et l’envie de lire.
    Prochaine étape, écrire seul un haïku...

     

    * Vincent Delfosse, Thierry Cazals, Thierry Werts, Ryokan Taigu

     

    (Pour voir les photos en grand, cliquez dessus)

     

     Lire et écrire de la poésie en classeLire et écrire de la poésie en classeLire et écrire de la poésie en classeLire et écrire de la poésie en classe

     

     Lire et écrire de la poésie en classeLire et écrire de la poésie en classeLire et écrire de la poésie en classeLire et écrire de la poésie en classe

     

    Lire et écrire de la poésie en classeLire et écrire de la poésie en classeLire et écrire de la poésie en classeLire et écrire de la poésie en classe

    Yahoo! Blogmarks

    5 commentaires
  • Il n'est pas toujours facile de faire lire les jeunes, surtout quand il s'agit de lectures imposées par l'école. L'acte de lecture n'est pas spontané ou inné chez mes élèves du qualifiant et je cherche sans cesse de nouveaux romans à leur proposer qui rencontrent leurs attentes, leurs goûts, leur imaginaire. En effet, si l'offre de lecture se limite aux mêmes valeurs, au même genre littéraire, au même corpus, l'élève n'aura pas beaucoup d'occasions de construire et façonner ses envies, ses goûts. C'est pourquoi je change au moins la moitié de mes propositions, chaque année.

    Il est encore moins évident de proposer des moyens variés de vérifier la compréhension de l'oeuvre et la construction du sens. C'est pourquoi j'aime bien leur demander de reformuler un passage ou le rôle d'un personnage. Mais il arrive que certains éprouvent des difficultés à verbaliser par écrit leur lecture (absence de projet de lecture, manque de vocabulaire, méconnaissance des codes, difficultés à paraphraser...)
    Pour faciliter leur compréhension et faciliter les représentations mentales, j'ai demandé cette fois à mes élèves de réaliser une étagère littéraire. Découverte il y a quelques années, grâce à ma copine Pascale, cette construction de sens sous forme poétique permet à chacun -pour peu qu'il s'en donne la peine- d'exprimer sa compréhension de l'oeuvre en la transposant. Mots, phrases, dessins, collages... le mélange des genres est encouragé. Construite au fur et à mesure de la lecture, cette tâche permet à l'élève de "soulager sa mémoire" dès que l'information devient abondante et de synthétiser l'essentiel du récit.
    Une fois terminée, l'élève devra la présenter en justifiant par écrit ses choix ou en explicitant oralement la procédure qu'il a mise en place pour la finaliser.

    Pour que vous puissiez visualiser ce dont il s'agit, voici quelques travaux portant sur le roman "L'Elite" de Joëlle Charbonneau. Les élèves devaient à la fois présenter des éléments essentiels de l'histoire et les caractéristiques inhérentes du genre dystopique. 

     

     

     

    Yahoo! Blogmarks

    12 commentaires
  •  Comment utiliser la BD en classe de français ?

       J’ai toujours beaucoup aimé la bande dessinée que j’ai découverte avec Le journal de Mickey puis Spirou avant de découvrir les albums des Aventures de Sophie et enfin Tintin et tous les classiques de la BD belge. C’est donc tout naturellement que je la donne à lire à mes élèves et que je l’utilise en classe.

       Aujourd’hui, la bande dessinée n’est plus considérée comme une distraction enfantine, une étape avant de découvrir la vraie littérature. Les temps changent et les préjugés s’estompent. Il est temps.
     

       -Mais que peut-on faire avec une bande dessinée ? 

       Pour les élèves lecteurs moyens, je propose en bandes dessinées, les romans classiques que d’autres liraient dans le texte (Victor Hugo, Agatha Christie, Edgar Allan Poe...) La liste des romans adaptés en bande dessinée est longue. La qualité des adaptations est diverse. En effet, il n’est jamais facile de résumer un roman de trois cents pages en une quarantaine de planches aussi pertinentes et précises soient-elles. Il est donc important de définir ce que l’on veut faire avant de choisir.
    Ainsi, l’album de Morvan et Druet, Double assassinat dans la rue Morgue, est idéal pour introduire le roman policier. Si l’histoire et la résolution de l’énigme dans ce roman sont complexes, le dessin de Druet rend admirablement bien le Paris des années 20. Les décors sont précis et documentés et la situation initiale représentée par quatre planches sans texte est particulièrement bien amenée.

       Il est toujours intéressant de travailler la compréhension d’une planche de BD à partir de l’observation de l’image et judicieux d’amener les élèves à proposer des hypothèses.
    En 4e, ils ont travaillé des extraits de Le sang des Valentines de De Metter et Catel. Cette BD qui relate l’histoire et le retour d’un poilu à la maison est faite d’aquarelles d’une grande force d’évocation. Et aussi de C’était la guerre des tranchées de Tardi, un autre excellent album dont les dessins en noir et blanc parlent d’eux-mêmes.

       Avec les plus jeunes, je travaille surtout les strips : trois cases, juste ce qu’il faut pour raconter une petite histoire, avec quelques bulles. C’est le gabarit d’une BD comme Snoopy, Le Chat ou Calvin et Hobbes. Un strip obéit à des règles de narration qu’il est facile de comprendre. Une fois les caractéristiques dégagées, les élèves s’essaient à leur tour à réaliser un strip.

       On peut également travailler l’imaginaire en effaçant les textes d’une planche : que disent les personnages ? Quel ton emploient-ils ? Quels liens y a-t-il entre images et textes ? Quel est le registre de langue idéal ?... Tout le monde l’a déjà fait.

       Il m’arrive aussi d’étudier le schéma narratif avec Tokyo Home de Cyrielle et Gloris ou le premier tome de La guerre des Lulus d’Hautière et Hardoc. Autrefois, je travaillais Silence de Comès, mais les élèves y sont moins réceptifs, malheureusement.

       Ou encore de travailler la comparaison BD-cinéma grâce au Magasin des suicides de Collardey et Ka ou Un hiver de glace de Renard.

       Enfin, les bandes dessinées et romans graphiques font partie des listes de livres que je propose chaque année. ODESSA de Dufranne et Peka, Un hiver de glace de Renard et Woodrell, Darkroom, Mémoires en noirs et blancs de Lila Quintero Weaver, Deuxième génération de Michel Kichka ou Le cas Alan Turing de Liberge et Delalande sont de ceux-là.


      
    Lire une bande dessinée n’a rien d’un choix de facilité. La plupart de mes élèves lisent des mangas mais les autres univers graphiques et narratifs leur sont très souvent étrangers et ils ne disposent pas des codes de lecture. Si, en plus, l’œuvre est élaborée ou fait appel à des notions historiques ou culturelles, la compréhension n’est pas immédiate. Mais l’étude simultanée du texte et des images permet de renforcer diverses compétences : le savoir lire, la représentation de l’espace, l’étude de la temporalité, des retours en arrière, des anticipations ou simultanéités... Sans parler des notions de cadrages, de plans et des éléments propres au genre en lui-même.
      La bande dessinée est un support pédagogique très riche. J’espère vous avoir donné envie de le faire vôtre.

     

    Comment utiliser la BD en classe de français ?

     

    * Article rédigé pour répondre à la question de Maud. Elle se reconnaitra.

    ** Et aussi Dernière station avant l'autoroute de Mako, Daeninckx et Pagan, Le Sauvage de Almon et MCKean, Le Labo de JY Duthoo, Idées reçues et corrigées de Lejeune, Turalo, Peyraud, Le bar du vieux français de Stassen et Lapiere Le marchand d'éponges de Fred Vargas et Baudoin, Demain, demain de Maffre et tant d'autres à trouver si vous êtes curieux.

    *** Cliquez sur les titres pour rejoindre les chroniques. 

     

     

     

     

     

    Yahoo! Blogmarks

    5 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique