• Les narcisses blancs, Sylvie WOJCIKJeanne et Gaëlle se rencontrent sur les sentiers de Compostelle. Elles décident de marcher ensemble, se détournant de l’itinéraire prévu pour suivre un autre chemin au cœur de l’Aubrac. Tout les sépare mais, au bout de leur quête, c’est le même besoin de lumière et de paix qui les fait avancer.

     

    Mon avis :

     

    Ce récit nous plonge sur les sentiers de l’Aubrac, en route vers Compostelle. C’est l’histoire de deux solitudes qui vont s’apprivoiser le temps de quelques jours. Deux âmes meurtries et farouches qui vont s’unir pour lutter ensemble sur les chemins caillouteux.

    L’écriture sobre de Sylvie Wojcik nous emmène sur les sentiers escarpés, à travers orage, tempête ou ciel bleu, le long des pâturages où poussent des narcisses blancs. Ce chemin, décrit de manière délicate et inspirée, ramène chacune à sa propre histoire et son passé. Tout les sépare, l’âge, la force, l’éducation ou le milieu social mais un même besoin de paix les habite. Peu à peu, elles apprendront à se connaître et s’apprécier à travers leurs silences et la sincérité d’un regard.

     

    Court et émouvant, ce roman tisse lentement son intrigue toute simple et met en lumière les rencontres, la vie, le dépassement de soi et l’émerveillement devant les beautés de la nature qui pousse à l’intériorité.

     

     

     

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  • Etes-vous fort en littérature ?Cet ouvrage signé Larousse est composé de plus de 200 QCM qui vous permettront de tester vos connaissances. Diverses questions comme : qu’ai-je écrit ? Quel est le nom de mon héros ? ou encore des questions sur les procédés de style permettent de faire le point sur nos connaissances en littérature.

    Ces QCM permettent de retrouver nos plaisirs de lecture tout en s’amusant. Ils peuvent aussi donner des idées aux enseignants pour faire le point sur les connaissances en fin d’année.

    Si cela vous tente, sachez que la collection propose aussi des ouvrages sur l’art, la mythologie, l’orthographe et bien d’autres.

    Une distraction bienvenue pendant les congés.

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  • Toi qui cherches le bonheur, Xavier de VERCHEREUne manière originale, à la fois profonde et légère, d'actualiser l'Evangile, en écho aux défis d'aujourd'hui. Avec un ton résolument optimiste, non dénué d'humour, Xavier de Verchère décrypte des passages évangéliques, pour un retour à l´espérance.

     

    Mon avis :

     

    Les crises et les difficultés sont inévitables et elles peuvent nous décourager. Que nous soyons jeunes ou plus âgés, nous sommes tous en quête de bonheur profond et durable. Si les manuels de bien-être et de méditation sont dans l’air du temps, il faut bien dire qu’ils donnent rarement des recettes applicables.

    Le Père Xavier de Verchère, aumônier général des Scouts de France, propose plutôt de regarder du côté de l’Evangile. A travers certains récits emblématiques, comme les Béatitudes, la Tempête apaisée ou la Samaritaine, il rappelle qu’ils sont parsemés de moments durs vécus avec l’aide du Christ, chaque fois de manière différente. Le Christ suscite un apaisement, un dénouement et donne des clés pour surmonter les difficultés. L’auteur aide les chrétiens à se lancer dans la quête du bonheur avec les Evangiles comme alliés au quotidien. Et rappelle que les obstacles et les conflits n’ont pas le dernier mot.

    L’Evangile est une ressource solide pour vaincre la crise et aider à relever avec espérance les défis d’aujourd’hui.

    Un livre qui devrait parler aux croyants et à ceux qui cherchent un soutien pour mieux vivre le quotidien.

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  • L'affaire du ticket scandaleux, C. LIERON & B. DAHANSherlock Holmes et le Dr Watson sont sur la piste d’un mystérieux ticket de spectacle chinois, prétexte pour sélectionner une catégorie de spectateurs, dont les « élus » finissent enlevés plus tard dans la nuit. Tous les métiers et couche de la société semblent ciblés.

    Quel genre de complot trame le sulfureux mage ?

     

     

     

    Quel plaisir de plonger dans ce 2e tome « Dans la tête de Sherlock Holmes !

    On retrouve ce qui a fait le succès de la première partie c’est-à-dire l’originalité de la mise en page, ramifiée et spectaculaire, le fil conducteur à suivre pour comprendre les pensées du détective, ses raisonnements et la manière toute particulière qu’il a de relever des indices comme lors d’une bagarre suite à une course poursuite sur les toits de Londres. Ce second tome foisonne lui aussi de détails à rechercher et découvrir. Un vrai jeu de piste et d'observation qui ajoute au plaisir de la lecture.

    L'immense perspicacité de Sherlock est mise en lumière grâce à des procédés où le lecteur est appelé à réfléchir également devant l’exposition originale des indices. On suit réellement l’enquête au rythme de ses réflexions. Une enquête tortueuse, comme les pensées d'Holmes.

     

    Quant à la mise en page dont je vous parlais, elle est soignée, présente des astuces en transparence, une coupe de la tête du détective qui nous montre les rouages de ses pensées et, à nouveau, une couverture découpée du plus bel effet.

    Les dessins de Benoit Dahan sont toujours aussi précis, léchés et le scénario de cette histoire inédite fidèle aux écrits de Doyle. Cyril Lieron est un vrai fan.

    Une réussite totale !

     

     

     

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  • La ferme des animaux, Quentin GREBAN, G. ORWELLLorsque les animaux chassent le fermier, ils pensent que c'est le début d'une vie meilleure. Bientôt, les cochons prennent le contrôle. Un à un, les principes de la révolution sont abandonnés. "Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres."

     

    Mon avis :

     

    Parmi les adultes d’aujourd’hui, beaucoup connaissent « La ferme des animaux » d’Orwell. Cette fable impitoyable a longtemps été donnée à lire aux adolescents en secondaire avant d’être supplantée par d’autres lectures. Mais ce roman reste un incontournable et est toujours d’un criante actualité.

     

    Quentin Gréban, peintre et illustrateur belge, a choisi d’agrémenter ce récit de ses jolies aquarelles et publie chez Mijade ce superbe album.

    Après s’être révolté contre le fermier qu’ils ont chassé, les animaux ont décidé de s’organiser. Tout ce qui a deux jambes est une ennemi. Tout ce qui a quatre pattes ou des plumes est un ami. Tous sont égaux. Mais le temps passe. La belle affiche reprenant les lois est détrempée par la pluie et n’est plus très lisible. Mais il semble qu’on ait ajouté quelques mots à cette première constitution édictée par tous… « certains sont plus égaux que d’autres ».

     

    Ce qui se voulait alors une satyre féroce du régime soviétique dictatorial de Staline peut s’appliquer à bien d’autres situations aujourd’hui.

    L’illustration de cette fable donnera, à n’en pas douter, de nouveaux lecteurs à cette histoire. Les aquarelles de Quentin Gréban sont magnifiques. Certaines pourraient être, par leur précision du détails et leur lumière, comparées à des tableaux de maîtres flamands. Le pinceau de l’auteur rend presque vivants ces animaux de ferme bien ordinaires dont il parvient à faire passer la personnalité dans leur regard. Il sublime également des lieux aussi rustiques qu’une grange ou aussi simples qu’une basse-cour.

    Bref, vous l’aurez compris, je suis tombée en admiration devant ce très bel album auquel je ne trouve que des qualités. Une valeur sûre pour vos cadeaux à venir. A glisser sous le sapin !

    La ferme des animaux, Quentin GREBAN, G. ORWELL  La ferme des animaux, Quentin GREBAN, G. ORWELL

    Merci aux éditions Mijade à à la campagne "Lisez-vous le belge ?" pour cet envoi.

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  • Radiale, Valérie FORGUESLe cœur branle. Il tient à un fil, va tomber ou être arraché. Valse-hésitation entre état de crise et métamorphose, entre aimer et se défenestrer, c’est un livre comme un rite de passage, des flammes salvatrices, un accident. Une histoire à laquelle il faut croire pour rester en vie. 

     

    Mon avis :

     

    J’avais beaucoup aimé « Janvier tous les jours » de la même auteure. Son écriture poétique et mélancolique m’avait plu. J’ai donc lu avec curiosité et intérêt le recueil de poèmes qu’elle vient de publier au Lézard amoureux.

    Beaucoup d’implicite dans ce recueil où l’auteure se cache derrière des chapitres intitulés sobrement « Le feu », « Archipel », « L’accident » et « Dent de lait ». Elle y dissèque les épreuves de la vie. Histoire d’amour, de passion, de femme bafouée, de colère et de blessures… l’écriture vive et lumineuse de l’auteure aborde tout cela dans des poèmes qui parlent de rites de passages et d’apprentissage.

    J’ai été séduite par les mots de Valérie Forgues même si j’avoue que je ne suis pas sûre d’avoir perçu toutes les métaphores de ses poèmes. Mais l’ensemble m’a laissé un sentiment de plénitude et de cohésion.  Je me suis laissé transpercer par ces mots comme des flèches, des ondes de choc qui décrivent de petites et de grandes collisions. Violentes, intenses, passionnées, les collisions du quotidien décrite dans l’urgence et donnant une impression de parte de contrôle. C’est fort, beau, intense.

    A lire par les amoureux de la poésie.

     

    « A pleine pognées je collectionne

    les fragments froids de bombes

    les abeilles prises dans les cheveux

    la stupeur me serre au collet

    soulève les débris

    le cri du moteur

    Tu te tiens juste derrière

    Tu es toujours là. »

     

     Radiale, Valérie FORGUES

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  • Mãn, Kim THUYOrient-Occident. Saïgon-Montréal. C’est le parcours de Mãn, une jeune femme que sa mère a voulu protéger en la mariant à un restaurateur vietnamien exilé au Québec. Mãn a appris à grandir sans rêver, à vivre transparente. Mais en cuisine, lorsqu’elle réinterprète les recettes toutes simples de son enfance, les émotions se déploient. Un bouillon à la tomate rappelle les déchirements d’un peuple, un dessert rapproche deux cultures, et l’art d’émincer le piment en dit long sur celui de la séduction…

     

    Mon avis :

     

    Mãn, qui signifie « parfaitement comblée », est avant tout une histoire de femmes. Celle d’un bébé abandonné par sa trop jeune mère, recueillie par une moniale et élevée par une enseignante. Celle de Julie, son amie, sa sœur, qui va lui offrir une nouvelle vie après avoir découvert ses talents culinaires et celle des femmes vietnamiennes éduquées dans les traditions, la pureté et l’abnégation qui doivent « guider l’âme vietnamienne ».

    Ce deuxième roman de l’auteur raconte avec pudeur et poésie la vie d’une jeune Vietnamienne mariée à un Vietnamien de Montréal, qui tient un petit restaurant traditionnel. Chez Kim Thuy, il y a toujours un peu d’autobiographie dans les romans qu’elle écrit. Mãn raconte un parcours de vie, une éducation dans l’Asie traditionnelle patriarcale, une vie en marge du schéma traditionnel et une volonté de choisir sa vie et son destin malgré les difficultés.

     

    La langue est musicale, sensuelle et les chapitres courts, dont les titres sont donnés dans les deux langues, donnent un rythme enlevé à la lecture. Pourtant, on s’arrête, on goûte une description, on y revient, on la relit pour en savourer les parfums et les couleurs. Kim Thuy manie à merveille les métaphores et l’inférence décrivant ainsi, avec beaucoup de pudeur, les sentiments ressentis.

     

    J’ai adoré ce récit subtile, sensible qui conte un quotidien rude, douloureux parsemés de petits bonheurs - même s’ils sont parfois amers – et questionne le déracinement et la construction de soi dans une double culture.

    Un roman paru en 2013 après le succès de « Ru » et avant « Vi ». A lire absolument.


    Mãn, Kim THUY 

     

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