• L'Elite, Dernière épreuve, Joëlle CHARBONNEAUCia a découvert les secrets du Test.
    Aujourd’hui, elle veut y mettre fin. Mais elle ne peut le faire seule. En qui peut-elle vraiment avoir confiance ?
    Pour le savoir, elle n’a qu’une solution : mettre au point son propre test et y soumettre son entourage.

    Mon avis :

    La dernière épreuve clôt ainsi la trilogie « L’Elite ».
    Cia a vu disparaitre trop de jeunes depuis qu’elle a été sélectionnée pour entrer à l’université ; elle veut que cela cesse. Approchée par des Officiels qui pensent qu’elle pourrait être un atout majeur dans leur lutte pour mettre fin au Test, elle se voit confier une mission de la plus haute importance. Mais pour la mener à bien, il faudra qu’elle fasse des sacrifices et renonce à certaines de ses valeurs. Est-elle prête pour cela ? La fin justifie-t-elle les moyens ?

    Tout au long de ce troisième volet, Cia prendra à nouveau des risques et devra faire preuve de discernement. Les apparences sont trompeuses et il est difficile de savoir qui est un ami et qui est un ennemi. Elle ne peut décidément compter que sur elle-même. Et sur l’amour indéfectible de Tomas.

    Après deux tomes convaincants et palpitants, le troisième tome de cette dystopie originale ne faiblit pas. Nous retrouvons les mêmes personnages, les survivants, et ils seront tous à nouveau confrontés à de nouveaux obstacles à franchir mais plus atypiques cette fois. Alors que l’on pense savoir qui tire les ficelles, qui est fiable et qui ne l’est pas, Joëlle Charbonneau brouille les pistes et amène un rebondissement déroutant.

    Toujours aussi addictive, la lecture se fait en quelques heures, d’une traite, tant on a envie de découvrir comment chacun va s’en sortir et tirer son épingle du jeu. L’auteure est très forte pour maintenir le suspens tout au long des trois épisodes et garder l’attention du lecteur. De plus, ce qui ne gâche rien, la psychologie de ses personnages est précise et les rend crédibles et attachants.

    Les amateurs de dystopie trouveront ici un roman qui respecte les codes du genre tout en apportant une touche innovante. Les adolescents, friands d’aventure, seront comblés par ce récit post apocalyptique où l’action et la réflexion se disputent la première place. Joëlle Charbonneau n’a pas son pareil pour nous raconter une histoire et nous accrocher à sa plume jusqu’au mot fin. A moins que...

     

     

     

     

     

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  • L'Elite, Sous surveillance, Joëlle CHARBONNEAUAvant, Cia menait une vie simple auprès des siens.
    Et puis, il y a eu le Test. Cia l’a réussi. Elle est entrée à l’université, prête à appartenir à l’Elite.
    Mais elle sait. Elle sait que beaucoup sont morts, que le gouvernement condamne les plus faibles.
    Maintenant Cia doit faire un choix.
    Le bon.

    Mon avis :

    Cia a intégré l’Université ainsi que ses amis Tomas et Will. De nouveaux tests les attendent afin de déterminer quelle sera leur assignation. Cia qui se réjouissait d’intégrer la faculté de mécanique se voit choisie pour les sciences politiques. Un profond sentiment d’échec l’envahit. Peu à peu il sera remplacé par la colère et la révolte face à tout ce qu’ils doivent endurer avant d’être reconnus aptes à œuvrer pour la Communauté.

    D’autres épreuves attendent les jeunes héros, d’autres missions périlleuses, d’autres tests d’observation, d’autres pièges de plus en plus cruels et on a parfois le sentiment de redites. Je pense que le but de l’auteur est de montrer à quel point brutalité, intimidation et soumission font partie des moyens de pression de ce système politique.
    La deuxième partie du récit amène une réflexion pertinente sur la gestion de la société, le pouvoir, la politique, les luttes d’influence... La Communauté Unifiée s’est construite sur les ruines du passé en se jurant de ne plus commettre les mêmes erreurs que celles qui ont amené chaos et destruction. Mais le pouvoir corrompt certains et les intérêts personnels priment souvent sur le bien commun. Cia en prend peu à peu conscience et décide de lutter contre ça.

    Tout aussi addictif que le premier tome, dynamique et efficace, ce deuxième volet aurait pourtant pu renouveler un peu la structure de l’histoire. Ouvrage charnière, il insiste sur l’univers sombre et impitoyable de la Communauté Unifiée qui mènera les jeunes à la révolte décrite dans le troisième tome.

    Intelligemment construite, remplie de rebondissements, cette trilogie est un vrai « pageturner » et la fin de ce deuxième épisode oblige le lecteur à lire la suite pour découvrir le dénouement. Terriblement efficace !

     

     

     

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  • L'Elite, Résilience, Joëlle CHARBONNEAUAller à l’Université, c’est intégrer l’élite. Cia le sait. Cia le veut. Mais la sélection sera sans pitié. Bienvenue au Testing.
    Profil idéal : Etre déterminé. Compétent. Débrouillard. Et avoir de parfaites connaissances en sciences naturelles. Utile pour survivre.
    Objectif : Le Test récompense à la fois les guerriers et les sages. Les candidats qui ne réussiront pas les épreuves seront éliminés. Dans tous les sens du terme.
    Les candidats peuvent-ils renoncer à passer le Test ? Non. Une fois le Test commencé, une seule issue : réussir les épreuves.
    La sécurité des candidats est-elle assurée pendant le Test ? La Communauté Unifiée n’est pas en mesure de divulguer ce genre de détail.
    Est-il déjà arrivé que des candidats mesurent durant le Test ? La Communauté Unifiée n’est pas en mesure de divulguer ce genre de détail.

    Mon avis :

    Les Sept Guerres ont ravagé la Terre, l’ont dévastée et polluée suite à l’emploi de produits chimiques. Dans un futur apocalyptique, la population survivante est répartie en colonies assignées chacune à une tâche particulière afin de rendre la Terre un peu plus vivable. Chaque année, les meilleurs étudiants de chaque colonie sont envoyés à Tosu, la capitale dela Communauté Unifiée, afin de passer le Test qui leur ouvrira les portes de l’université, un privilège réservé aux meilleurs. La colonie des Cinq Lacs n’a plus eu de sélectionnés depuis près d’une décennie. Cia, 16 ans, vient de terminer sa scolarité et rêve d’être choisie pour passer le Test. Elle serait la première de la famille, après son père, ses quatre frères ne l’ayant pas été.

    Ce roman a toutes les caractéristiques d’une dystopie : monde futuriste qui interroge l’homme sur son rapport à la nature et à la violence, relations humaines limitées où seul compte la survie de l’espèce, manipulation de la population... mais il se distingue par son style soigné et son vocabulaire soutenu. Dans ce monde, le Test, qui porte sur les sciences, la logique, le sens politique et l’adaptabilité à des situations de crise, est un enjeu capital pour ceux qui espèrent accéder aux plus hautes fonctions. Mais les plus faibles seront éliminés, soit par leurs propres erreurs, soit par les autres. Les différentes réactions humaines sont très bien décrites : il y a les lâches, les fourbes, les opportunistes, ceux qui ne pensent qu’à eux et ne s’embarrassent pas d’aider les autres, ceux qui n’hésitent pas à se débarrasser des concurrents pour gagner, ceux qui prennent plaisir à se montrer supérieurs et violents et ceux qui tentent malgré les circonstances de conserver une part d’humanité. Quelle attitude sera payante auprès des officiels chargés d’évaluer les candidats ? Comment pourront-ils vivre après tout ce qu’ils ont vu... ou fait ? Leur sera-t-il facile de rester fidèle à leurs valeurs ?
    Ce qui m’a plu aussi dans ce récit, c’est que tout ce que les jeunes subissent et endurent à pour but de les mener à l’université. Tant d’épreuves et de dépassement de soi pour accéder aux études, au savoir !
    Enfin, Cia est une jeune fille forte, calme, posée et pragmatique. Elle est autant capable de briller en histoire, de réaliser des problèmes mathématiques que de mettre en pratique ses connaissances en mécanique, électricité ou sciences. C’est une personnalité qui a su me séduire.

    Ce premier tome de la trilogie est riche en rebondissements, pose des questions intéressantes et est très bien écrit. Il plaira aux adolescents friands du genre.

     

     

     

     

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  • Piégés dans le train de l'enfer, Hubert BEN KEMOUN« Teddy s’assit, le sac rouge cadenassé bien posé sur le siège à côté de lui. Interdit d’ouvrir et d’ausculter ce bagage, il connaissait la règle. Un mulet transporte son chargement sans se préoccuper de ce qu’on lui a posé sur le dos. Il était 14h23 quand il prit place dans le wagon du train à destination de Toulouse. Celui-ci s’arrêterait à Bordeaux à 17h42. A peine plu de trois heures. Une affaire vite pliée. »
    Mais ce qui semblait tranquille, devient très vite un enfer...

    Mon avis :

    Je découvre ici Hubert Ben Kemoun dont j’ai entendu dire beaucoup de bien.

    Trois heures. C’est le temps du trajet en train de Teddy. C’est aussi le temps de la lecture de ce roman, un thriller haletant et bien construit, agréable à lire.

    Teddy a accepté de transporter des bagages dont il ignore le contenu et ne veut rien savoir. En échange, il est payé cent cinquante euros. Fils d’une mère célibataire, cela lui permet quelques extras. Ce jour-là, tout se passe comme d’habitude : il a récupéré le sac sans problème et a choisi le wagon de queue du train Corail en partance pour Toulouse.

    Dans ce wagon, sept autres personnes qui ne se connaissent pas : un couple de retraités suédois, un adolescent, une ingénieure d’une trentaine d’années, un homme vissé à son ordinateur et deux autres hommes. Tour à tour, on découvrira l’histoire de chacun et ce qui les a menés dans ce wagon, ce jour-là.
    On sent dès le départ que rien ne se passera comme prévu. Reste à savoir pourquoi.

    Roman idéal pour un voyage en train, il tient en haleine jusqu’au bout et accrochera les jeunes lecteurs. Du début à la fin, les actions s’enchainent sans temps mort ; cela devrait leur plaire.

    Bien sûr, l’efficacité dans l’action fait que les personnages souffrent un peu de superficialité. On voudrait en savoir plus sur eux d’autant que quelques pistes sont ouvertes que l’auteur ne suivra pas. On restera sur sa faim.

    Après une lecture en classe, une réflexion intéressante peut être menée sur l’importance de nos choix et leurs conséquences

    A découvrir.

     

     

     

     

     

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  • Silence Radio, Alice OSEMAN« Je suis Frances, Frances la sérieuse, la solitaire, la discrète. Je passe mes jours à étudier. J’ai un objectif : entrer à Cambridge après le bac.
    Mais je suis aussi Frances, celle qui, la nuit, écoute les podcasts du mystérieux Silence Radio. Celle qui aime rire et dessiner.
    Et puis je rencontre Aled. Avec lui, je peux enfin être moi. Avec lui, je vais enfin avoir le courage de trouver ce qui compte vraiment pour moi. »

    Mon avis :

    J’avais été séduite par le premier roman d’Alice Oseman, L’année solitaire et ses accents de sincérité. L’humour était présent et le traitement du sujet était moins naïf et enfantin que je l’avais craint. Ce deuxième roman est dans la même veine.

    Une fille + un garçon + une rencontre improbable + des goûts communs = une histoire d’amour sur fond d’études en cours. Et bien non. J’avais tout faux. Une fois encore Alice Oseman surprend.

    Frances, jeune lycéenne de terminale, représentante des élèves, passe pour une intello que seules les études intéressent. Il faut dire qu’elle a tout sacrifié pour préparer l’examen d’entrée à Cambridge et ce n’est pas le genre de fille à faire les choses à moitié. Sa seule distraction est le podcast Universe City qu’elle suit chaque semaine et dont l’univers particulier la touche et la séduit.
    Aled, jeune homme réservé, est un solitaire. Il vit en face de chez Frances mais ne lui a jamais adressé la parole. Un concours de circonstances va les mettre en présence l’un de l’autre. Ils se découvrent alors de nombreuses choses en commun -ils vivent notamment seuls avec leur mère. Mais leur caractère respectif les pousse à rester prudents et distants l’un envers l’autre. Chacun garde une part d’ombres que l’autre aimerait comprendre sans dévoiler la sienne.

    L’histoire, racontée par Frances de manière rétrospective, se déroule sur deux années scolaires, à la fin du lycée. Deux années qui ont radicalement changé la jeune fille, elle ne le cache pas. Cette distance avec les faits lui permet d’être plus objective et moins dans l’émotion même si on sent que ce furent des mois difficiles à gérer pour elle.
    Son récit est touchant à plus d’un titre. D’abord, il décrit parfaitement son hésitation entre sa volonté de réussir son entrée à Cambridge pour laquelle elle a tant travaillé et l’envie de choisir une voix qui l’épanouisse et la rende heureuse, comme le dessin pour lequel elle est très douée. Ensuite, il aborde des thèmes sensibles comme le passage à l’âge adulte, les relations familiales, l’autorité, le sens de la vie, la découverte de soi et de la sexualité. Le tout est raconté avec beaucoup de sincérité et cela fait mouche.

    Cette fois encore, l’auteure nous offre un roman jeunesse consistant où les jeunes lecteurs ne sont pas infantilisés. Elle aborde des sujets qui les touchent et crée des personnages attachants et vrais, à la psychologie développée. Les jeunes s’y identifieront sans difficulté.

    Frances et Aled traversent diverses émotions au fil du temps et l’auteure parvient habilement à les faire vivre aux lecteurs. Sa plume d’une grande sensibilité touche et décrit avec justesse, en évitant la sensiblerie.

    Ce roman réaliste sur l’amitié, l’acceptation de soi et l’identité pose à chacun une question intemporelle : doit-on se conformer à ce que les autres attendent de nous ou écouter sa voix intérieure ?
    A chacun de construire sa propre réponse.

     

    Silence Radio, Alice OSEMAN

     

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  • FRNCK, Brice COSSU & Olivier BOCQUETFranck a 13 ans et vit dans un orphelinat depuis son enfance. Alors qu’une famille est prête, pour la quatrième fois, à l’adopter, il entend la directrice avouer qu’on ne sait pas ce que sont devenus ses parents. Franck est stupéfait, il les croyait morts.
    Il décide alors de fuguer et de partir à leur recherche.

    Mon avis :

    Gamin déluré et révolté, Franck n’a qu’une idée en tête : retrouver ses parents. Alors qu’il va faire le mur, le jardinier lui confie que c’est lui qui l’a trouvé il y a douze ans, dans la forêt. Franck commence alors sa quête à l’endroit précis où il a été découvert.
    Il ignore qu’à cet endroit, un parc d’attractions préhistoriques est en pleine construction. Poursuivi par le chien du gardien, il tombe dans un précipice et se retrouve dans un lac. S’enchainent alors en moins de dix pages des péripéties incroyables qui l’emmènent au cœur d’une tribu d’homo sapiens. Franck comprend alors qu’il n’est pas dans un parc d’attractions mais est tombé dans une faille spatiotemporelle. Enfant du 21e siècle, Franck devra survivre dans ce monde hostile, très loin de ses repères.

    Cette bande dessinée m’a été conseillée par un enfant de neuf ans qui avait beaucoup apprécié. Il faut dire que le dessin est dynamique, les péripéties nombreuses et l’humour présent. Mais ce qu’il avait surtout aimé c’est le langage de la tribu préhistorique. Rien n’a été inventé à cette époque, même pas les voyelles. Il y a donc un effort de lecture à faire pour comprendre les dialogues.

    Connaissant le principe qui veut que la lecture ne soit pas gênée si on mélange toutes les lettres tout en gardant la première et la dernière des mots à leur place, Cossu et Bocquet ont imaginé ce langage original. Et il fonctionne chez les enfants qui y voient un côté ludique attrayant.

    Le scénario est particulièrement bien construit car les informations fournies par les homo sapiens ne sont pas vitales à la compréhension globale de l’album. Ce sont seulement des subtilités en plus. Les images apportent un maximum de renseignements et peuvent se passer de mots. Un superbe travail d’équipe !

    Les enfants se mettent facilement à la place de Franck, perdu dans un univers qui n’est pas le sien et doit réfléchir au meilleur moyen de se sortir de chaque situation inhabituelle. C’est une histoire bien construite, cohérente et intelligente. Ce premier tome laisse augurer d’une suite intéressante et pleine de surprises.

    Je vous conseille cet album d’aventure humoristique, frais, rythmé et qui s’adresse autant aux adultes qu’aux enfants.

     

     

     

     

     

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  • De l'arsenic pour le goûter, Robin STEVENS« Je n’aimais pas du tout ce grossier Mr Curtis, et d’après les vibrations de colère que je percevais chez Daisy, j’ai compris qu’elle partageait mon opinion... »
    Nouvelle affaire pour les détectives privées Daisy et Hazel !
    Daisy fête son anniversaire avec la famille au grand complet dans sa maison de Fallingford. Mais l’ambiance est étrange : Mr Curtis, un invité surprise que tout le monde déteste, ne semble vraiment pas digne de confiance.
    Le thé est servi, Mr Curtis tombe gravement malade, empoisonné. Que s’est-il passé ?
    Difficile d’enquêter quand on imagine que tout le monde a une bonne raison d’être coupable...

     

    Mon avis :

    Deuxième tome des aventures de Daisy et Hazel, jeunes filles de bonne famille, pensionnaires de Deepdean et fondatrices de son club de détective.
    Pour ses quatorze ans, la famille de Daisy s’est réunie à Fallingford et ses amies Beanie, Kitty et son inséparable Hazel ont également été invitées. A la surprise de tous, arrive Mr Curtis, un antiquaire que Mrs Hastings a invité. Que vient faire cet inconnu à cette fête de famille ? Pourquoi Mrs Alston, la gouvernante de Daisy, est-elle si distante envers lui ? Pourquoi Mrs Hastings, au contraire, semble-t-elle si familière ?

    Ce récit nous plonge à nouveau dans l’Angleterre des années trente. On retrouve avec délices le style de Robin Stevens qui m’avait déjà séduite dans « Un coupable presque parfait ». En quelques traits précis, elle dépeint avec maitrise une belle demeure anglaise du 19e siècle que le temps et le manque d’argent ont quelque peu fanée. Avec sérieux et humour, elle nous fait revivre les us et coutumes de la noblesse anglaise de l’entre deux guerres, les traditions vestimentaires, alimentaires et éducatives. Ayant dévoré les romans d’Agatha Christie, j’ai pris un grand plaisir à me plonger dans ce tome qui, par de nombreux aspects, lui rend hommage.

    En effet, on y retrouve des caractéristiques chères à la reine du crime : meurtre en huis clos, empoisonnement, étude des caractères et de la psychologie des personnages, enquêtrices observatrices et futées, charme british désuet qui se dégage de l’ensemble.

    Cet ouvrage (deuxième tome de ce qui semble devenir une série) est idéal pour familiariser les plus jeunes au roman policier et leur donner le goût de la découverte des classiques Christie et Conan Doyle. Cependant, par la personnalité des enquêtrices et le point de vue narratif, il risque fort de tenter davantage les filles que les garçons qui pourront plus facilement s’identifier à ce duo féminin.

    L’intrigue, une fois encore linéaire, permet aux jeunes lecteurs de progresser dans leurs observations et déductions en même temps que les héroïnes et d’émettre des hypothèses sur le coupable. Mais ils risquent bien d’être surpris par le dénouement.
    En parallèle, l’auteure aborde des thèmes intemporels qui parleront aux jeunes : l’amitié, les rapports familiaux, la relation mère-fille et le désir d’indépendance propre à l’entrée dans l’adolescence.

    Avec humour et intelligence, Robin Stevens nous propose une enquête trépidante so british qui ravira petits et grands.

    Merci aux éditions Flammarion pour cet envoi.
     

     

     

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