• Freestyle, SOPRANOTout est possible quand tu sais qui tu es 

    Passionnés de musique, Saïd et Rachid rêvent de monter un groupe. Mais dans leur cité, comment se créer un futur ?

    Quand leur nouvelle professeure de français leur fait étudier la poésie et leur enseigne le pouvoir des mots, Saïd a une révélation. Il va lui aussi se lancer dans l'écriture, donner du rythme à ses textes et s'inventer un destin : celui de Soprano.

    Pour se faire connaître, il doit d'abord aiguiser ses punchlines et passer par la case "battles" pour se mesurer à des adversaires tous plus redoutables les uns que les autres... Sera-t-il à la hauteur ?

     

    Mon avis :

     

    Avec la rentrée, je recherche des titres jeunesse qui pourraient plaire à mes élèves. J’ai donc été attirée par ce titre du rappeur Soprano, édité par Michel Lafon.

    Soprano n’est pas un novice dans le monde musical. Avant de lancer sa carrière solo en 2006, il était chanteur dans le groupe Psy 4 de la Rime. Ce roman, qui nous raconte l’histoire de Saïd et Rachid, s’inspire, on s’en doute, de son histoire. Saïd est son vrai prénom et Rachid est son ami d’enfance, fondateur du groupe Psy 4 de la Rime.

     

    Ce roman s’adresse à des enfants de 10-12 ans ou des lecteurs débutants, comme mes jeunes primo-arrivant. La police de caractère et les espacements sont également adaptés pour les enfants dyslexiques.

    Alors que le papa de Saïd rêve pour son fils d’un bel avenir et l’encourage à travailler dur à l’école, Saïd n’est pas très bon élève. Il préfère traîner avec ses copains et notamment Sarah dont il est secrètement amoureux bien qu’elle l’ignore. Un jour, sa prof de français lui propose de l’aider à remonter ses notes. Comme elle sait que Saïd participe à des battles de rap, elle va partir de là et l’aider à améliorer son rythme et la puissance de ses textes.

    Cela m’a amusée de découvrir la vie de Soprano, sympathique rappeur apprécié de mes élèves. Ce récit est clairement adapté aux fans du chanteur de 10-12 ans. Il parle d’école, de copains, des premiers émois, de musique… avec la légèreté des jeunes de cet âge.

    On pourrait reprocher un petit côté manichéen à ce récit mais le message aux jeunes est positif et en ces temps difficiles n’est-ce pas l’important ? Et puis, c’est assez rassurant pour un enseignant de se dire que, parfois, notre travail peut changer la vie, comme le chantait Goldman.

    Je garde donc ces récits sympathiques en tête (deux tomes sont parus) pour mes élèves quelque peu en froid avec la lecture.

     


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  • Signé poète X, Elizabeth ACEVEDOHarlem. Xiomara a 16 ans et un corps qui prend plus de place que sa voix. Contre la rumeur, les insultes ou les gestes déplacés, elle laisse parler ses poings.
    Etouffée par les principes de sa mère (pas de petit ami, pas de sorties, pas de vagues…) elle se révolte en silence. Personne n’est là pour entendre sa colère et ses désirs.
    La seule chose qui l’apaise, c’est écrire, écrire et encore écrire. Tout ce qu’elle aimerait dire. Transformer en poèmes-lames toutes ses pensées coupantes.

    Jusqu’au jour où un groupe de slam se crée dans son lycée.

     

    Mon avis :

     

    Ce roman jeunesse des éditions Nathan est une réussite. Ce récit m’a touchée, ses personnages aussi et j’ai passé un bon moment à le lire, sans pouvoir le lâcher.

    Xiomara et Jumeau, son frère, vivent dans une famille d’origine dominicaine en plein Harlem. Très pieuse et peu heureuse dans son couple, Mami, leur mère, les élève strictement dans le respect des règles, des traditions et de la foi. Si elle fait entièrement confiance à son fils, bon élève et jeune homme paisible, le caractère frondeur de sa fille et son corps épanoui d’adolescente, lui font craindre le pire et elle devient soupçonneuse et dure. Impossible de dialoguer. Xiomara étouffe. Elle écrit alors dans son carnet les mots qu’elle voudrait hurler au monde. Son professeur de français lui donnera l’occasion de s’exprimer. Mais la saisira-t-elle ?

    Outre l’histoire assez forte d’une famille où l’amour ne se dit pas, ne se montre pas et passe par des interdits de toutes sortes et des obligations rendant la vie stricte et sans joie ; outre l’adolescence, l’éveil à la féminité et à la sensualité qui va hélas de pair avec le harcèlement que subissent les jeunes filles devenant femmes, l’écriture poétique de l’auteur, joliment imagée est aussi un atout du roman. Tout le récit est rédigé en slams et poèmes. La première surprise passée, on plonge dans les mots de l’auteur avec délice. Les métaphores sont nombreuses, les images fortes, bouleversantes et tellement belles qu’on reste suspendu aux textes de Xia jusqu’à la dernière ligne.

    L’auteure, Elizabeth Acevedo, est diplômée en arts de la scène et création littéraire, elle a les mêmes origines que son personnage… Tout porte à croire qu’elle a mis beaucoup d’elle-même dans ce texte. Et la magie opère.

    Ce roman plaira aux adolescents car il parle d’eux, du passage de l’enfance à l’adolescence, des premiers émois, du pouvoir des mots qui libèrent, d’une passion qui épanouit et donne sens à la vie. Lisez-le !

     

    Je m'en voudrais de ne pas citer la traductrice pour le travail exceptionnel qu'elle a fait : Clémentine Beauvais est chercheuse en sociologie et philosophie de l'enfance à l'université de York.

     

     

     

     


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  • Strong Girls forever, 2, Holly BOURNEElles ont 16 ans, elles sont indépendantes et fières de l’être ! Evie, l’angoissée qui a du mal à faire les premiers pas, Lottie la brune qui n’a pas sa langue dans sa poche…et Amber.
    Amber s’envole vers la Californie pour voir sa mère et aider dans le camp de vacances qu’elle dirige. Une mère névrosée, une fille en colère et plein d’Américains séduisants : la catastrophe annoncée. Pas grave, Amber a l’habitude des situations désespérées.

     

    Mon avis :

     

    Ce roman est le deuxième d’une trilogie qui raconte les aventures de trois amies. Je n’ai pas lu le premier mais je pensais qu’ils pouvaient se lire indépendamment, chacun ayant pour héroïne une des adolescentes : Evie dans le premier tome et Amber dans celui-ci. Avec Lottie, elles forment « le Club des Vieilles filles ». 

     

    Amber, jeune fille complexée et en proie à de multiples questionnements existentiels, quitte l’Angleterre pour ses vacances afin de renouer avec sa mère vivant aux Etats-Unis et qu’elle n’a plus vue depuis deux ans. Sa mère y tient un camp de vacances et elle l’y aidera tout en restant en contact avec ses amies par skype ou mails. Si Amber a été tenue éloignée de sa mère c’est en raison de son alcoolisme ; c’est donc avec crainte et espoir qu’elle part la retrouver.

    Peu attirée par les enfants, Amber est sûre qu’elle va détester son travail là-bas ; elle a, de plus, des a priori envers les jeunes Américains. (Jusqu’à sa rencontre avec Kyle). Elle se réjouit aussi de fuir sa belle-mère et son demi-frère quelques semaines mais très vite se prend la tête avec Kevin, son beau-père, encore plus agaçant. Et sa mère la déçoit car ses réactions ne sont jamais celles qu’elle attend.

     

    Pendant une bonne partie de l’histoire, on a donc droit à une Amber geignarde, qui se plaint de tout, n’est jamais contente et pense qu’elle est la plus malheureuse du monde. Elle a le droit de le penser, ses parents sont divorcés, elle ne trouve pas sa place dans la famille recomposée de son père et n’a plus vu sa mère depuis deux ans et en garde de douloureux souvenirs d’enfance. Il y avait là de quoi développer une très bonne histoire et de profondes réflexions. Mais l’auteure nous distrait avec une amourette qui prend vite le dessus sur le reste. C’est dommage.

    Bien que les réparties entre copines soient parfois savoureuses, le reste du récit m’a paru lourd. Les échanges entre Amber et Kyle sont fades, les descriptions des lieux que découvre l’héroïne plates… Rien dans l’écriture n’a suscité mon enthousiasme. De plus, l’histoire est convenue, sans réelle surprise, et quelques fois irréaliste, comme la liberté laissée à une ado de 16 ans, dans un pays qu’elle ne connait pas !

    Ce livre parle de thèmes qui auraient mérité d’être mieux traités, que ce soit le mal être à l’adolescence, les relations familiales, l’alcoolisme, les idées féministes des filles… mais tous les propos prêtés aux personnages de l’histoire m’ont paru assez clichés et peu personnalisés. Ainsi les réflexions d’Amber au sujet de l’alcoolisme sont des idées d’adulte mises dans la bouche d’une adolescente. Cela sonnait faux.

     

    Bref, j’ai trouvé cette histoire assez prévisible dans son ensemble. Et le côté romance, qui prend le dessus, malgré d’autres thèmes forts qui auraient pu être développés davantage, ne m’a pas intéressée. Quant à la situation finale, elle m’a carrément achevée En six pages, l’auteure règle les souffrances d’Amber et les problèmes relatés en 430 pages. Waouw !

    J’ai lu beaucoup de critiques dithyrambiques à propos de ce volume émanant de très jeunes lectrices. Peut-être aurais-je apprécié ce roman si j’avais été adolescente. Ce n’est pas le cas. Mais je ne le donnerais certainement pas à lire à mes élèves.

     

     


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  • A la tombée du ciel, Sophie CAMERONCela aurait pu être une météorite annonçant la fin du monde. Mais ce sont des anges qui ont commencé à tomber du ciel. Face à ce phénomène, chacun réagit à sa manière. Pour Jaya, 16 ans, difficile de ne pas y voir un signe : sa mère est morte quelques jours plus tôt. Entre ce deuil et un père obsédé par l'idée d'attraper un ange, elle n’arrive pas à faire la paix avec elle-même. Lorsqu'un ange croise sa route, elle va devoir se reconstruire et réapprendre à faire confiance.

     

    Mon avis :

     

    Bien que le résumé ne m’ait pas emballée en raison de son côté « fantastico-merveilleux », j’ai donné une chance à ce roman reçu des éditions Nathan.

    Michaël, le père de Jaya et Rani n’a de cesse de trouver et comprendre ce que sont ces mystérieuses Créatures qui tombent du ciel à espace irrégulier et n’importe où dans le monde. Bien qu’elles aient une apparence humaine, le sont-elles ? Rani, la plus jeune le suit dans son idée fixe, Jaya ne s’y intéresse pas du tout, trouvant même cela très macabre.

    Ainsi commence l’histoire alors que la famille Mackenzie est en voiture vers Edimbourg, où le père a loué un appartement miteux pour être plus prêt de ce qu’il pense être le prochain lieu de chute. On se dit alors que l’on va en apprendre davantage sur ces chutes d’anges à travers le roman.

    En fait, on suit Jaya, héroïne principale, qui se remet mal du décès de sa maman et de ses conséquences. Alors que son père et sa sœur ont profité des premières apparitions d’anges pour se focaliser sur un objectif qui leur fasse oublier leur peine, Jaya n’y parvient pas.

    On comprend rapidement que ces chutes d’anges sont un prétexte à l’évolution du personnage de Jaya. Peu à peu, elle va prendre des distances avec sa famille, choquée que ces Créatures ne soient pas respectées (allégorie des émigrés ?). Quand une de ces Créatures apparait près d’elle, elle va choisir de la cacher et de la soigner. Elle se fera ainsi de nouveaux amis, prêts à l’aider dans sa démarche.

    Ce roman complexe m’a déroutée tant par le fait qu’on ne sache jamais qui sont ces Anges et pourquoi ils arrivent ainsi sur la Terre que par les (trop) nombreux thèmes abordés par l’auteure : deuil, résilience, spécisme, concept de genre, homosexualité, handicap… C’est trop pour un roman et rien n’est donc exploité à fond, tout reste à la surface.

    Peut-être ce roman trouvera-t-il son public auprès des amateurs de fantasy et de Young Adult. Pour ma part, ce ne fut pas le cas et je ne lirai pas les prochains tomes, quitte à ne jamais savoir qui sont ces fameuses Créatures.

     

     


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  • Bonaventure - Comment je suis devenu un super agent discret, Johan HELIOT"Je m'appelle Bonaventure et si vous ne me croyez pas, tant pis ! C'est pourtant le prénom qu'ont choisi mes parents, ne me demandez pas comment, je l'ignore. J'ai quatorze ans et demi, j'arrive de Martinique, et je suis interne dans un collège de banlieue, près de Paris. 
    Mais vous voulez apprendre un truc beaucoup plus dingue ? Alors voilà, tenez-vous bien : j'ai été recruté par une organisation méga-secrète pour sauver le futur de la planète... 
    Non, sans rire ! 
    Laissez-moi vous raconter comment je suis devenu un super agent discret. Et après, évidemment, je serai obligé de vous tuer..."

     

    Mon avis :

     

    Envoyé par sa mère faire ses études en France, Bonaventure partage la chambre de Kevin, un ado un peu rustre qui aime l’intimider. Quelques jours après la rentrée, une étrange jeune fille le contacte à la sortie des cours. Dirigeante de l’agence SFN ! (Save the Future Now !) Léonore Risk souhaite le recruter et lui propose de débuter un entrainement d’arts martiaux. Ainsi débute sa formation d’agent discret. Mais Kevin les a vus…

    Ce roman ado, à lire dès 12 ans, est un roman d’espionnage au rythme enlevé qui plonge le lecteur dans un univers technologique digne des meilleurs James Bond. D’ailleurs le roman est rempli de références à l’univers des agents secrets, que ce soit, Bond, Jason Bourne ou Ethan Hunt. Et comme dans tous les récits d’espionnage, les situations rocambolesques se succèdent dont les héros se sortent toujours, après mille péripéties, comme par miracle.
    Mais malgré tout, c'est un roman qui se base sur des faits authentiques, la réalité dépassant parfois la fiction. Ainsi Egan Risk fait furieusement penser au milliardaire inventeur et promoteur de la Tesla et le sommet de Wurtemberg à la conférence de Bilderberg. Quant aux moyens mis en oeuvre pour déstabiliser son adversaire, voler des brevets ou empoisonner ses ennemis, il suffit de se servir dans les actualités internationales pour y trouver de quoi asseoir une histoire qui tient la route.

    Les personnages sont attachants, notamment Kevin qui évolue au fil de l’histoire et perd son côté lourdaud pour un humour plus en finesse. Le trio d’adolescents fonctionne bien, chacun apportant sa personnalité à la progression de l’intrigue.

    C’est aussi un roman bourré d’humour qui devrait faire mouche auprès des jeunes lecteurs tant il est agréable à lire. Certaines ficelles sont un peu convenues mais cela reste un bon divertissement.

    On attend la suite.

    Merci à Masse critique de Babelio et aux éditions Scrinéo pour cet envoi.

     

     


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  • Snap killer, Sylvie ALLOUCHEUn élève de terminale est retrouvé mort un dimanche à l'aube, pendu par les pieds à une branche de platane, au milieu de la cour de son lycée. 980 élèves suspects, sans compter le directeur, les profs et le reste du personnel, l'enquête s'annonce complexe. Pourquoi le meurtrier a-t-il pris le risque fou de cette mise en scène ? Y a-t-il un lien entre ce meurtre et le suicide d'une élève de seconde, victime d'un harcèlement brutal sur les réseaux sociaux quelques mois plus tôt ? Pour la commissaire Clara Di Lazio et son équipe, aucun indice ni aucune piste ne sont à négliger.

     

    Mon avis :

     

    J’avais déjà beaucoup aimé « Stabat Murder » c’est donc avec joie que je me suis plongée dans une nouvelle aventure du commissaire Clara Di Lazio. J’ai tout autant aimé « Snap Killer ». Sylvie Allouche a le don de maintenir le suspens et de ménager son effet. Une fois entré dans ce roman sans temps mort, on ne peut plus s’arrêter.

     

    Il n’est pas nécessaire d’avoir lu « Stabat murder » pour lire ce deuxième tome car les deux enquêtes n’ont aucun lien. Seule l’équipe du commissaire Di Lazio est encore aux commandes. Très vite, on est happé par l’histoire qui met en scène des adolescents d’une quinzaine d’années. Un meurtre sordide commis dans un lycée, ce n’est pas simple. D’autant que les traces sont innombrables, les témoins inexistants et que le coupable pourrait être n’importe qui. L’enquête sera sensible et la commissaire devra user de toutes les ruses pour faire parler des étudiants récalcitrants et hâbleurs.

    En même temps que cette enquête délicate, Clara doit faire face à des soucis familiaux dont elle se serait bien passée à ce moment.

     

     

    Mettant en scène le dur monde des adolescents d'aujourd’hui, l’auteure nous parle d’intimidation, de cyberharcèlement, de manipulation et de rejet… Elle n’élude rien et parle cash à ses jeunes lecteurs donnant tour à tour la parole aux harceleurs et aux harcelés. Le récit réaliste qu’elle nous propose permettra aux jeunes de s’identifier aux personnages. La personnalité explosive du commissaire, elle-même en proie à de vieux démons, la rend humaine et crédible tout en lui conférant une certaine légitimité.

     

    Ce roman pour ados plaira aussi aux adultes par ce sujet brûlant d’actualité et traité avec tact. Un très bon récit à faire lire à tous les adolescents.

      

     

     


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  • Le voyage de nos vies, Chris COLFERCash Carter est une star internationale. Aussi, lorsque quatre de ses plus grands fans l’invitent à se joindre à eux pour un road trip à travers les États-Unis, ils n’imaginent pas une seconde qu’il puisse accepter. Sauf que Cash est présent le jour du rendez-vous. D’abord pétrifiés par leur idole, les adolescents réalisent bientôt que leur star est avant tout un être humain comme les autres avec ses forces, ses faiblesses… et ses secrets. Pourchassés par les reporters et traqués par les paparazzis, ils découvriront, au rythme de ce voyage mouvementé, la vérité sur Cash Carter. Et sur eux-mêmes. 

     

    Mon avis : 

     

    Si votre acteur préféré acceptait de passer ses vacances avec vous, ne seriez-vous pas aux anges ? C’est avec joie que Topher, Joey et les autres voient donc arriver Cash Carter le jour de leur départ. Mais ce ne sera pas forcément un voyage de rêve. 

    Amis d’enfance, les quatre jeunes ont de nombreux points communs mais aussi des jardins secrets. Chacun a une vie perturbée et des souffrances difficiles à adoucir. Et leur idole n’est pas en reste. Le road trip qu’ils vont vivre doit être le point d’orgue de leur amitié avant qu’ils ne s’éparpillent dans des universités différentes. Correspondra-t-il à leurs attentes ?

     

    En découvrant les personnages, j’ai trouvé ça un peu too much : un acteur stressé et en plein doute, un jeune transsexuel, un autre homosexuel qui craint la réaction de ses parents, un gamin qui aide sa mère à s’occuper de son frère handicapé, une orpheline qui communique peu avec son père… c’était du lourd dès le départ. Ajouté à cela, un road trip les plaçant en huis clos d’emblée -pas bien d’original- je craignais le pire.

    Mais il faut reconnaitre à Chris Colfer l’art de raconter les histoires avec rythme et fluidité. Il tient le lecteur en haleine en distillant les informations sur chacun avec parcimonie et le roman se lâche difficilement. Ces jeunes se cherchent, s’affrontent, sortent d’une zone de confort que chacun s’est créée pour résister au monde extérieur. A travers eux, l’auteur propose aux jeunes lecteurs un message de tolérance et d’acceptation de soi. Il leur montre qu’ils ne sont pas seuls à avoir des soucis et proposent des pistes de réflexion. 

     

    Même si j’ai trouvé certains éléments un peu attendus, je me dis que les adolescents peuvent y trouver beaucoup de plaisir tant par l’histoire que par l’identification possible. L’auteur aborde des sujets forts tels que l’amitié, les fanfictions, le racisme, l’homosexualité ou la transsexualité avec doigté mais réalisme. Il démonte aussi quelques mythes de la célébrité et de la vie rêvée des stars et c’est bien. 

    Un bon moment de lecture. 

     


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