• N'oublie pas, Michelle GAGNONQuatre. Ils ne sont plus que quatre : l'Armée de Persefone a été décimée. Noa, Peter et les autres sont traqués, dévastés, épuisés… Mais où qu'ils aillent, quoi qu'ils fassent, leurs ennemis parviennent toujours à les retrouver, et l'étau se resserre. Pourtant, ils n'abandonnent pas. Ils veulent affronter l'homme qui a créé le monstrueux Projet Perséphone.
    Quitte à se jeter dans la gueule du loup. Après tout, ils n'ont plus rien à perdre

    Mon avis :

    Ce troisième tome des aventures de Noa Torson clôt aussi la saga. Toujours en fuite, Noa cherche à sauver sa vie, sans mettre celle de ses compagnons en danger. Mais où qu’elle aille, elle sème malgré elle, des cadavres sur son chemin.
    Le deuxième thymus qu’on lui a greffé perturbe de plus en plus son organisme. Elle souhaite en finir avec Perséphone pour être délivrée de cet implant. Pour cela, dès que Peter et elle en ont l’occasion, ils connectent les disques durs volés dans le laboratoire de Pike & Dolan afin d’y rechercher le dossier qui la concerne. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin.

    Dans la veine des précédents, « N’oublie pas » distille les réponses aux questions qui se sont posées dans les deux premiers opus mais il ne se limite pas à ça. Ici aussi le scénario est vif, abouti et promet des rebondissements. Il est l’heure de régler ses comptes. La tension est tout aussi palpable car la santé de nos jeunes héros est mise à rude épreuve : dormant peu, mangeant mal, ils sont en plus soumis à des poussées d’adrénaline à tout moment. En effet, fuir, c’est vivre ; s’arrêter c’est mourir. Mais leur détermination est intacte et ils tiennent à tout prix à comprendre et à venger leurs camarades sacrifiés à cause de la mégalomanie et de la cupidité d’un homme.

    Malgré quelques longueurs évitables, ce dernier épisode est le point d’orgue de la série. L’auteure parvient encore à nous surprendre et à garder le dynamisme des tomes précédents. La bonne idée est d’avoir mis sous les projecteurs un autre duo que Noa et Peter. Suivre Teo et Daisy, leur donner la parole et les regarder évoluer apporte un autre éclairage à l’histoire.

    Construit comme le scénario d’un blockbuster, ce récit tient ses promesses et est tout aussi addictif que les autres. Un dénouement comme on l’attendait pour une saga jeunesse accrochante et non dénuée de réflexion sur la société actuelle et ses apprentis sorciers.

    Merci aux éditions Nathan pour l’envoi de cette trilogie.

     

     

     

     

     

     

     

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  • Le destin de Napoléon Bonaparte, Hélène MONTARDRE1178. A 9 ans, le jeune Napoléon Bonaparte quitte pour la première fois la Corse pour le continent. Il entre au collège puis rejoint une école militaire. A 17 ans, le voilà lieutenant ! La Révolution éclate et bientôt, la France entre en guerre contre plusieurs nations. En Italie, Bonaparte remporte victoire sur victoire. C’est le début d’une grande époque, celle du futur empereur des Français.

    Mon avis :

    Revoici le duo Hélène Montardre-Glen Chapron aux commandes de ce récit qui nous présente cette fois l’ascension de Napoléon Bonaparte.

    L'histoire commence quand, à neuf ans, Napoléon quitte la Corse à contre cœur, accompagné de son frère Joseph, pour rejoindre le collège d’Autun. Ne parlant pas français, ils travailleront d’arrache-pied pour le comprendre et y arriveront au bout de quatre mois à peine. C’est alors pour lui le moment d’entrer à l’école militaire de Brienne. Avec la Révolution, arrivent aussi les tensions et la famille Bonaparte quitte la Corse pour une France en proie à la guerre civile.

    Le récit brosse à grands traits les batailles du Général Bonaparte qu’elles soient militaires ou personnelles, jusqu’à son couronnement en 1804. Avec la précision et la concision qui est la sienne, Hélène Montardre met en exergue la personnalité du futur empereur et l’ambition qui a mu chacun de ses actes, tout au long de son ascension vers le pouvoir. Une personnalité forte et complexe qui le rend encore extrêmement populaire en France aujourd’hui.
    En fin de récit, quatre pages didactiques entrent davantage dans la vie privée de Napoléon et présentent ce que la France lui doit.

    Un deuxième récit de la collection « Petites histoires de l’Histoire » que j’ai apprécié. Une courte histoire idéale pour initier les plus jeunes à l’Histoire de France.

     

     

     

     

     

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  • Versailles, le défi du Roi Soleil, Hélène MONTARDRELouis XIV grandit à Paris, dans une ville agitée par les révoltes. Une nuit, il doit même fuir le Palais Royal pour se mettre à l’abri ! Il a douze ans lorsque, au cours d’une chasse, il découvre le château de Versailles qui n’est encore qu’un modeste pavillon de chasse ? Ce petit manoir bâti par son père le séduit. Il y retourne souvent et commence à l’aménager et à l’agrandir... jusqu’à en faire un palais grandiose qui montrera à tous, ses sujets comme ses ennemis, l’étendue de son pouvoir.

    Mon avis :

    On ne présente plus Hélène Montardre. Tout le monde la connait, surtout si vous fréquentez régulièrement mon blog. Passionnée de mythologie grecque, d’histoire et de voyages, elle écrit pour la jeunesse depuis une vingtaine d’années. Mais ses livres s’adressent également aux grands qui y trouvent toujours matière à réflexion.

    Dans cette nouvelle collection des éditions Nathan « Petites histoires de l’Histoire », débutée en 2015, elle signe tous les tomes. Pour illustrer les récits, Nathan a fait appel à Glen Chapron, jeune dessinateur trentenaire originaire de Bretagne.

    Louis XIV a à peine six ans quand son père meurt. Il monte sur le trône secondé par le cardinal Mazarin qui lui apprend son métier et par sa mère qui veille sur ses intérêts. Marqué par la Fronde et forcé de quitter en cachette le Palais Royal pour se mettre en sécurité, il verra dans le château de Versailles, l’endroit idéal où résider.

    Ecrit dans une langue soutenue abordable pour tous, ce récit de 50 pages n’aborde pas l’entièreté de la vie de Louis XIV. Il met l’accent sur les trente ans qui ont vu l’agrandissement du château, le coût des travaux, la  jalousie de Louis XIV envers Nicolas Fouquet, surintendant des Finances du Royaume qui vit dans le magnifique château de Vaux–le-Vicomte...

    Le coût des travaux d’aménagement, les réticences des ministres... tout cela est abordé sobrement pour que les enfants perçoivent le climat de l’époque, la magnificence du règne de ce Roi Soleil et les dépenses somptuaires qu’il a réalisées tout au long de celui-ci.

    En fin de récit, quatre pages didactiques présentent les personnages cités dans le récit, expliquent la Fronde et quelques dates ou lieux importants.

    Une courte histoire intéressante idéale pour initier les plus jeunes à l’Histoire de France.

     

     

     

     

     

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  • Mauv@ise connexion, Jo WITEKJe me suis inscrite sur un nouveau tchat. J'ai tapé Marilou. Je trouvais que ce pseudo correspondait bien à la fille que j'avais envie d'être. Plus sexy, plus délurée, plus effrontée aussi. Marilou, une autre moi-même. Une fille qui l'a tout de suite attiré.
    - Bonjour Marilou. C'est joli comme prénom.
    T'as quel âge ?
    J'ai menti :
    - Seize. Et toi ?
    - Vingt.
    Mentait-il lui aussi ? Je ne me suis pas vraiment posé la question, trop heureuse de partager ma tristesse nocturne avec un garçon.

    Mon avis :

    Ce court roman ne tourne pas autour du pot. Très vite, il plonge le lecteur au cœur du problème et retrace le calvaire de Marilou, jeune fille trop confiante. Une fois commencé, je n’ai pas pu lâcher ce roman poignant.
    Parce que sa mère refuse qu’elle se lance dans le mannequinat, Julie, 14 ans, cherche une oreille attentive sur un forum de discussion. Elle devient Marilou. Un prédateur sexuel roué, un manipulateur aguerri à toutes les techniques de séduction et la voilà prise au piège. Elle tombe amoureuse, idéalise son interlocuteur et se retrouve entrainée malgré elle dans une relation qui la dépasse. Une relation qui va peu à peu la couper du monde.

    Quatre ans plus tard, Julie revient sur cette année de sa vie qui l’a changée à jamais. Elle raconte avec des mots simples l’histoire de cette relation malsaine, destructrice. Elle décrit étape par étape comment elle a laissé Laurent prendre possession de sa vie, de sa volonté, de son innocence. Une violence psychologique décrite avec justesse et pudeur mais qui frappe en plein cœur. En tant que mère, on ne peut rester insensible à ce drame vécu par cette toute jeune fille, cette lente descente aux enfers dont elle a conscience mais contre laquelle elle n’a pas la force de lutter.

    On a beau avertir les jeunes contre les dangers d’internet, les mettre en garde contre le cyber harcèlement, ils sont encore nombreux à en être victimes.

    Ce récit coup de poing est à mettre entre les mains de tous les jeunes dès 13 ans et de leurs parents. La vigilance est plus que jamais de mise pour tenter de les protéger des abus et ce roman est une bonne entrée en matière. On ne peut y rester insensible. Il fera réagir les plus fermés des ados.

    A lire !

     

     

     

     

     

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  • La fée de Verdun, Philippe NESSMANNNée en 1884, Nelly Martyl rêve de devenir chanteuse à l'Opéra de Paris. Malgré toutes les difficultés qu'elle doit affronter, elle atteint son objectif et devient rapidement une vedette, l'emblème de sa génération. Après son mariage avec le peintre Georges Scott, Nelly est une femme heureuse et épanouie. Mais tout bascule en 1914, lorsque la guerre éclate entre la France et l'Allemagne. Nelly souhaite aider son pays et ses compatriotes. Elle abandonne sa carrière de chanteuse et s'engage dans l'armée comme infirmière.

    Mon avis :

    Une grand-mère raconte à son petit-fils un souvenir d’enfance. Un soir de 1943, sa mère et elle sont tombées sur le corps d’une jeune femme, victime d’une agression. Elle apprit le lendemain qu’il s’agissait d’une certaine Nelly Martyl mais ne sut jamais si elle avait survécu.

    Devenu historien, son petit-fils décide de s’intéresser à cette mystérieuse jeune femme après avoir lu dans la presse qu’on allait abattre une bâtisse sans grâce, « La fondation Nelly Martyl ». Intrigué, par cette femme dont tout le monde semble avoir oublié le souvenir, il se lance sur ses traces et effectue une véritable enquête, mettant au jour, un par un, les épisodes de sa vie.

    J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ce jeune homme dans ses recherches et à découvrir la vie de Nelly Martyl, une jeune femme étonnante. Je me demande cependant si la construction narrative de ce récit mi roman historique, mi documentaire convient vraiment aux enfants de 11 ans comme il est indiqué sur la couverture.

    En effet, deux narrations se mêlent : la biographie romancée de Nelly Martyl dont tous les aspects sont réellement authentiques et l’avancement des recherches du narrateur qui appuie ses notes de photos et de documents d’époque. Cela rend ce livre très riche et très intéressant et permet d’avancer dans l’histoire en même temps que lui. On découvre alors les deux vies de Nelly : avant 1914 et après. Mais cela ne risque-t-il pas d’être difficile à suivre pour des enfants ? A essayer avec les plus jeunes car ce récit en vaut la peine.

    L’auteur, que je découvre avec ce roman, est un conteur remarquable et captivant. J’ai particulièrement apprécié la partie qui se déroule au front. Il nous offre un texte poignant, décrivant les conditions de vie difficiles dans les tranchées et à l’hôpital, qui devrait plaire à tous les jeunes amateurs d’Histoire ou désireux de la découvrir.

    Nelly Martyl est de ces femmes à qui tout a réussi sans qu’elle devienne pour autant superficielle et insensible aux autres. Décorée quatre fois de la Croix de guerre et honorée de la Légion d’honneur, elle fait partie de ces femmes courageuses qui se sont battues pour la liberté. A travers elle, c’est à toutes ces femmes que ce livre rend hommage. Une belle façon de célébrer les 100 ans de la bataille de Verdun.

     

    Merci aux éditions Flammarion pour cette belle découverte.

     

     

     

     

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  • Si c'est la fin du monde, Tommy WALLACHAvant, on était définis par des étiquettes: le sportif, l'intello, la salope, le glandeur.
    Mais ensuite, tout a changé.
    La fin du monde a été annoncée.
    Un astéroïde arrivait dans deux mois.
    Il avait deux chances sur trois de faire exploser la Terre.
    Il ne restait que deux mois.
    Deux mois pour renoncer aux étiquettes.
    Deux mois pour réaliser ses rêves.
    Deux mois pour s'aimer, pour être libres, pour être heureux.
    Deux mois pour vivre.
    Pour vivre vraiment.

    Mon avis :

    Plus je lis des romans jeunesse américains, plus je me demande s’ils disposent de la même grille de construction pour rédiger leur histoire.

    Dans tous les derniers romans lus, on a affaire à un roman chorale – la grande mode. Les adolescents ont les mêmes profils type -si, si, allez voir dans vos lectures, on les retrouve tous ! Les adultes sont quasi inexistants dans leur monde – ou ce sont des cons finis- et le tout semble tellement formaté, américanisé, typé... que l’on (que j’ai) du mal à y croire.

    Pourtant, l’idée de départ n’était pas mal. Alors qu’une météorite s’approche de la Terre avec laquelle elle devrait entrer en collision, quatre amis de terminale voient leurs projets d’avenir voler en éclats. Ils sont en sursis pour deux petits mois. Doivent-ils continuer à y croire ou se préparer à la fin du monde ? Le futur n’existe plus semble-t-il. C’est alors un bouleversement profond qui s’installe autour d’eux : l’anarchie s’impose peu à peu. Pillages, vols, violences, fuites... deviennent le quotidien de tous. Alors que la nourriture commence à manquer, les adolescents s’interrogent sur la voie à suivre.

    Chacun étant typé, étiqueté dès le départ, on sait qu’ils réagiront de manière différente. Au fil de l’avancée du récit et des révélations de chacun, on touche du doigt leurs craintes, leurs espoirs, les sentiments contradictoires qu’ils traversent... On s’identifie soit à l’un, soit à l’autre. Parfois à tous à différents moments. Et on se demande ce qu’on ferait à leur place. Qui ne s’est pas posé une fois cette question : que ferai-je s’il ne me restait que deux mois à vivre ?

    On aurait pu avoir une belle réflexion sur le sens de la vie, la liberté, la réalisation des rêves, les priorités et valeurs de nos vies... mais, comme souvent, on reste à la surface des choses. L’auteur choisit -trop à mon goût- la facilité et au final, le roman manque cruellement de profondeur

    Bref, vous l’aurez compris, je ne suis pas sortie convaincue de cette lecture. Elle plaira sans doute à certains ados mais beaucoup risquent de la trouver trop superficielle et cousue de fil blanc malgré quelques rebondissements inattendus.

    Merci aux éditions Nathan pour cet envoi qui, malheureusement, ne m’a pas séduite.

     

     

     

     

     

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  • Je t'enverrai des fleurs de Damas, Frank ANDRIATS'expatrier et aller se battre pour une cause que l'on croit juste, donner sa vie pour la démocratie et la liberté, c'est bien. Sauf si l'on a quinze ans et qu'on s'est fait "tourner la tête" par des extrémistes qui, au nom de Dieu, envoient des jeunes à la mort.

    Mon avis :

    Quel coup de poing ! Ce roman jeunesse bouleverse autant les jeunes que les adultes, surtout s’ils ont en charge des adolescents.

    Les vacances de Pâques sont l’occasion pour certains de partir un peu. Mais deux élèves de quinze ans, Othmane et Wassim ne reviendront pas à la rentrée. Au grand étonnement des uns et désarroi des autres, ils sont partis combattre en Syrie. Pourquoi ? Comment ? Qui les a recrutés ? Et comment leurs amis et familles ont-ils pu ne rien soupçonner ?

    Alors que chacun accuse le choc, les profs et le directeur se mettent au service des jeunes pour les écouter, laisser sortir les questions et les émotions. D’autant qu’il faut aussi les protéger de la presse qui rode aux abords de l’établissement, harcelant les jeunes afin d’obtenir quelques infos.

    Construits sur un schéma répétitif, les chapitres donnent la parole à un jeune garçon via son journal, à Myriam, la meilleure amie de Wassim qui écrit à son professeur de français afin d’exorciser sa douleur, à un élève de la classe et au professeur de français. Quatre points de vue, quatre manières d’analyser les choses, de les vivre. Et combien de questions qui n’ont pas toutes de réponses. Comme celle que se pose le prof « Suis-je quelque part responsable, moi qui propose à mes élèves des textes de Malraux, Eluard... qui mettent en évidence les valeurs de l’engagement ? »

    Paru en 2014, ce roman a été remis en lumière suite aux tragiques événements de 2015. Ils ont jeté un éclairage brutal sur ce phénomène qui existe depuis plusieurs années et semblait jusqu'alors n'intéresser personne. Frank Andriat pose de bonnes questions dans ce roman et avance de bonnes pistes de réflexion sans avoir la prétention de détenir la vérité. Il propose plutôt un moyen d’ouvrir à la discussion, à l’esprit critique. La seule chose dont il est sûr (et moi aussi) c’est qu’il faut oser le dialogue avec les jeunes et éviter toute rupture avec eux. Notre rôle d’enseignant est de leur montrer la voie du vivre ensemble, des valeurs communes que nous partageons et qu’il faut absolument mettre en avant fréquemment. Ce n’est qu’avec l’écoute et le respect de tous que nous pourrons éviter le radicalisme, quel qu’il soit. Surtout qu’une fois la rupture enclenchée, le retour en arrière est bien peu probable.

    Un roman important, à donner à nos jeunes. Un récit qui défend des valeurs universelles et offre à penser. Des personnages attachants, une histoire très crédible, un style fluide où se mêlent sans artifice les niveaux de langue des jeunes et des adultes. Un livre coup de poing.

     

     

     

     

     

     

     

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