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Walt Whitman, Paul JAMATI

Je n’avais jamais entendu parler de Walt Whitman avant de voir « Le cercle des poètes disparus » en 1989. « O Capitaine ! Mon Capitaine », c’est Whitman. J’ai, depuis, lu nombre de ses poèmes puis je suis tombée récemment sur cet ouvrage aux pages jaunies, dans une brocante. Cette monographie classique, éditée en 1948, présente le poète, sa vie, son œuvre et une sélection de poèmes et extraits de « Feuilles d’herbe » son recueil majeur. L’auteur, Paul Jamati, était un critique littéraire spécialisé dans la poésie américaine.

Poète du 19e siècle, Whitman était aussi journaliste et essayiste. Second de neuf enfants, il grandit dans la ferme familiale. Une famille joyeuse mais puritaine aux règles strictes. Il aime par-dessus tout la liberté. Il court les champs, pêche, se baigne, il observe et « absorbe » la vie qui l’entoure. Il a 4 ans quand la famille quitte la ferme car son père s’installe charpentier à Brooklyn. Il y vivra douze ans et après ses primaires sera placé par son père chez un avocat comme coursier. A 17 ans, il devient maitre d’école et fonde en même temps un journal. Il est heureux et vit simplement. Son rêve est de s’imposer comme écrivain. Mais ses écrits trop moralistes ne trouvent pas preneur
Durant la guerre de Sécession, il travaille dans des hôpitaux auprès des blessés et partout, il observe, ouvre grands les yeux, se nourrit de la vie qui l’entoure. Après 1848, il abandonne le journal et devient charpentier avec son père tout en continuant à lire, aller au théâtre, flâner… C’est là dit-on, sur une charpente, que l’envie irrésistible lui vient d’écrire un recueil de poèmes.
Profondément attaché à Abraham Lincoln, il lui dédie plusieurs poèmes dont « O Capitaine ! Mon Capitaine ! » et donne plusieurs conférences sur Lincoln.
Il s’attèle à son recueil « Feuilles d’herbe » dès 1850 et le remanie jusqu’à sa mort en 1892. En 1855, une première édition du recueil est imprimée sans aucun nom d’auteur. Un livret in-octavo d’une centaine de pages, des vers libres pour la plupart. Seulement, en première page, un portrait gravé. Son nom est glissé au milieu d’un poème « Walt Whitman, un Américain, un rustre… »
Cette première édition suscita un vif intérêt et une large diffusion. Elle fit scandale chez les auteurs puritains et le scandale attira des lecteurs.

Son œuvre a transformé la forme poétique de l’époque par son rapprochement à la prose. Il traite du corps, de l’âme, de soi et des autres. Il aime les images et les symboles, parle de la mort, de la sexualité. J’ai aimé comprendre l’œuvre en découvrant l’homme.

L’ouvrage de Jamati et son étude critique est une porte d’entrée idéale et très documentée pour comprendre l’univers de Walt Whitman.

 

« A pied et le cœur léger, je pars sur la grand-route,
Bien portant, libre, le monde devant moi…
Désormais je ne fais plus appel à la chance, c’est moi-même qui suis la chance…
Je suis plein d’eux ; et je les remplirai en retour. »

« Ne fermez pas vos portes, orgueilleuses bibliothèques,
Car ce qui manquait sur vos rayons bien remplis, mais dont on a bien besoin, Je l’apporte,
Au sortir de la guerre, j’ai fait un livre
Les mots de mon livre, rien ; son âme, tout ;
Un livre isolé, sans attache, avec les autres, point senti avec l’entendement.
Mais à chaque page, vous allez tressaillir de choses qu’on n’a pas dites. »

 

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P
Comme je ne suis pas très poésie, je ne suis pas tenté par ce livre...<br /> Bonne fin d'année.
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