Par argali
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Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest ?
Une prof assassinée, un éleveur dévoré par ses propres chiens… et un mail énigmatique, peut-être signé par le plus retors des serial killers.
Confronté dans son enquête à un univers terrifiant de perversité, le commandant Servaz va faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.
Mon avis :
Deux ans après l’évasion de Julian Hirtmann, Martin Servaz est appelé dans le Sud-Ouest avec son équipe. Une professeure de l’université de Marsac a été retrouvée sauvagement assassinée chez elle. Un de ses étudiants se trouvait sur les lieux en état de choc. Coupable idéal ou au mauvais endroit, au mauvais moment ? C’est la mère du jeune garçon inculpé qui a fait appel à Martin. C’était son grand amour à la fac mais ils ne se sont plus vu depuis 20 ans. Persuadée de l’innocence de son fils, elle est prête à tout pour le sauver.
Tout au long de l’enquête, des événements troublants ont lieu, poussant Martin à suivre plusieurs pistes en parallèle. L’enquête est rendue difficile par l’ambiance de Coupe du Monde qui galvanise jusqu’aux collègues de Martin. De plus, la personnalité de la victime est complexe et cache des zones d’ombres. Son équipe aura fort à faire pour trouver le vrai coupable. D’autant que Julian Hirtmann refait surface. Au fil des jours, Martin sera plusieurs fois confronté à son passé et à ses démons.
J’ai apprécié les chemins tortueux que prennent l’enquête, l’implication personnelle de Martin Servaz qui nous livre quelques détails sur son passé, la psychologie complexe des personnages et les réflexions de l’auteur sur la vie estudiantine et les politiciens ambitieux. On retrouve aussi les références littéraires et culturelles qui font la touche de Bernard Minier et rendent la lecture agréable. Servaz ressemble très fort à Minier. Son double sans doute.
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