Par argali
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Autant ma précédente lecture s’est soldée par un abandon, autant j’ai été ferrée dès le début par le récit glaçant que nous a concocté Bernard Minier. J’ai dévoré les 700 pages de ce pavé en deux jours et une nuit.
Le soir du réveillon de Noël, une femme trouve une lettre anonyme dans sa boite aux lettres. Un appel au secours doublé d’une accusation : pourquoi l’as-tu laissée mourir ? Elle ignore de qui il s’agit mais cette missive lui glace le sang. Cependant son fiancé l'attend pour passer Noël dans sa belle-famille, qu'elle rencontre pour la première fois. Elle décide donc de repousser sa visite à la police après les fêtes.
C’est le début d’un engrenage infernal. Des phénomènes inexpliqués surviennent dès les jours suivants : accusations publique, impression d’être épiée, intrusion dans son appartement… Un véritable harcèlement commence l’isolant de tous et la laissant au bord de la folie.
J’aime le style de Minier dans ses descriptions minutieuses et jamais lassantes de la nature environnante et sa manière de créer une ambiance en quelques phrases. Ici, en plus, le rythme haletant instauré par l’auteur dès le début éveille notre curiosité et nous pousse à lire pour comprendre. Et très vite on plonge dans l’enfer subi par Christine. Un jeu machiavélique et pervers commence entre cette jeune femme et son bourreau.
Martin Servaz, son enquêteur vedette, n’étant pas au mieux de sa forme, et l’harceleur ne laissant aucun indice, on se demande comment Christine va bien pouvoir s’en sortir. On avance de rebondissement en rebondissement, les tensions nous envahissant au fil de ce jeu macabre.
Un récit que je n’oublierai pas de sitôt et un auteur que je recommande vivement aux amateurs de grand frisson !
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