Par argali
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Je poursuivis la saga de Martin Servaz avec la 4e tome « Nuit ».
Suite au tir d’un malfrat qu’il poursuivait, Martin passe à deux doigts de la mort. Touché au cœur, il est opéré en urgence et restera plusieurs jours dans le coma. A peine remis, son nom apparait dans une enquête pour meurtre. Persuadé qu’Hirtmann est derrière tout ça, il se lance à sa poursuite en compagnie d’une enquêtrice norvégienne, dépêchée par Oslo, Kirsten Nigaard.
Mon avis :
Dans cet opus, Martin Servaz se livre davantage, dévoilant ses failles et ses hésitations. Malmené, il manque plusieurs fois de discernement et tombe dans des pièges qui, avant sa dépression, l’auraient de suite alerté.
Le récit renouvelle les codes de Glacé en nous replongeant dans une atmosphère familière : Toulouse, les Pyrénées, l’hiver, l’ombre d’Hirtmann et la traque. Si l’équipe de Martin est bien présente, elle est reléguée au second plan par une enquête personnelle et mystérieuses.
J’ai trouvé la profusion de personnages inutile et leur psychologie est moins fouillée. L’intrigue s’avère haletante mais malgré ses rebondissements, elle n’est pas aussi finement amenée que dans les récits précédents. De plus, le dénouement trop rapide, m’a laissé un goût d’inachevé.
J’ai le sentiment que Bernard Minier a cherché un second souffle à travers ses choix narratifs audacieux, comme lors du récit de mort imminente vécue par Martin. Aurait-il peur de lasser ses lecteurs ? Il n’en est rien en ce qui me concerne, la magie opère toujours.
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