Par argali
Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d'angoisse inexplicable. Rien n'est plus comme avant. Le blizzard s'est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant...
Mon avis :
J’ai rarement autant peiné à lire un roman. Reçu l’hiver dernier, je l’avais commencé de suite pour le déposer après une dizaine de pages, trouvant l’histoire un peu décousue. Elu livre du mois par mon club de lecture, je l’ai repris ce mardi. Libérée des contraintes professionnelles, je me disais que je serais plus disponible, plus à même de me concentrer sur ce récit. Et j’ai tenu bon 120 pages malgré mes réticences, malgré ma lassitude, agacée par les nombreuses redites, le style haché et la lenteur de la progression de l’intrigue. Mais arrivée là, je n’ai pu achever qu’en lisant en diagonale, allant jusqu’à sauter des passages entiers.
Laura Kasischke tente de créer un huis clos oppressant en nous enfermant, un jour de Noël, dans une maison isolée par une tempête de neige. Holly et sa fille Tatiana y attendent la famille dans une ambiance glaciale et tendue comme il peut en exister entre une mère un peu trop protectrice et une adolescente de 15 ans. Alternant souvenirs et progression de la journée (où rien ne se passera comme prévu), l’histoire interpelle et intrigue.
Hélas, là ou certains ont perçu une tension grandissante, un suspens à couper le souffle, j’ai surtout ressenti un réelle ennui face à la construction de l’histoire, aux digressions et au style adopté par l’auteur. Ayant aimé « En un monde parfait », je m’attendais à adhérer à celui-ci et j’ai été déçue que ce ne soit pas le cas.
D’autres s’extasient sur les réflexions existentielles que l’auteur glisse à propos de l’adoption, l’amour maternel, l’enfant rêvé... J’ai trouvé tout cela terriblement creux.
Le dernier quart du roman se veut une révélation et apporte effectivement un éclairage à toutes ces redites mais cela ne m’a pas fait oublier la pénibilité de la lecture.
Cherchant quand même une note plus positive, je retiendrai la tendresse d’Holly face au souvenir de sa rencontre avec sa fille et les terribles conditions de vie des enfants dans les orphelinats sibériens. Cette partie est d’ailleurs édifiante.
Bref, ce livre est ma plus grande déception de l’année. Libre à vous de vous faire un avis personnel mais je ne vous y encouragerai pas.
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