Par argali
En ce début janvier gris et pluvieux, je ne peux que vous exhorter à quitter vos livres quelques heures pour aller voir le dernier film de Denis Villeneuve "Incendies".
Vu en avant-première en novembre dernier lors de la Semaine Québécoise, ce film me hante encore aujourd'hui. Il y a longtemps que je n'avais plus vu un film aussi fort. Véritable tragédie grecque, d'une rare intensité émotionnelle, magistralement interprété, c'est mon coup de cœur 2010.
Dégagé de tout ancrage historique, politique, national précis, ce film, qui représentera le Canada dans la course aux Oscars, se pose comme une allégorie de la situation du Proche-Orient, et impose un regard neuf sur une situation maintes et maintes fois abordée au cinéma.
Le propos est fort, les images sont bouleversantes, la fin est cruelle, révélant que la vérité peut être pire que l'ignorance. Quant aux acteurs, ils sont époustouflants. Loubna Azabal est magnifique, portant le film d'un bout à l'autre.
L'histoire :
A la mort de Nawal, leur mère, Jeanne et Simon découvrent les dernières volontés de la défunte : les jumeaux doivent retrouver leur père, qu’ils croyaient mort depuis longtemps, et un frère dont ils ignoraient l’existence. Réticent, Simon refuse de se rendre au Proche-Orient natal de sa mère. Jeanne part donc seule enquêter sur le passé de la famille. Plus sa quête avance, plus elle s’enfonce dans une histoire trouble où la tragédie personnelle de Nawal trouve écho dans une histoire politique trouble.
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